KAI
Raies dont les dents if ont point été observées.
La Raie mosaïqwe, raja pic ta, est la plus belle des raies ; mais vraisemblablement elle n'est pas la meilleure, puisqu'elle est restée inconnue pendant long -temps, quoique habitant les rivages de la France et de l'Angleterre. Elle a le museau un peu allongé ; un rang d'aiguillons étendu depuis la nuque jusqu'à l'extrémité de la queue; deux ou trois piquans au-devant de chaque œil ; un ou deux piquans derrière chaque é vent 5 une série longitudinale de cinq à six piquans de chaque côté de l'origine de la queue f la couleur jaunâtre ; des taches blanches , petites et arrondies; plusieurs séries doubles ^ tortueuses et placées symétriquement de points blancs ou blanchâtres. Les mâles ont des appendices d'une très-grande longueur* Cette raie se trouve dans toutes les mers d'Europe.
La Raie nègre, raja nigra$ que les pécheurs des environs de l'embouchure de la Seine nomment raie-rat> habite dans toutes les mers d'Europe. On la prend avec les raies bouclées , lès oxyringues et d'autres raies. Cette raie , qui est de médiocre grandeur, a le museau pointu ; un rang de piquans sur le dos et sur la queue ; une autre rangée de piquans plus écartés de chaque côté de la queue ; toute la partie supérieure plus ou moins noire ; la peau légèrement chagrinée et très-épaisse; la chair ferme et peu agréable au goût. Cette espèce est rare à l'embouchure de la Seine. L'individu qui a servi à la description qu'en a donnée M. Lacépède avait été pris à Honneur ; il pesait environ i3 livres.
La Raie ondulée, raja undulata, a une parure moins riche que celle de la mosaïque , mais peut-» être plus élégante; sa couleur grisâtre se marie agréablement avec les teintes grises et douces des bandelettes qui serpentent sur sa surface supérieure. Elle a le museau un peu pointu ; une rangée de piquans étendue depuis la tête jusque vers l'extrémité de la queue ; deux aiguillons devant et derrière chaque œil ; un aiguillon situé auprès de la tête, et de chaque côté de la rangée de piquans qui règne sur le dos , un grand nombre de raies sinueuses et dont plusieurs se réunissent les unes aux autres. On la trouve avec la précédente.
La Raie pabronienne a 12 pieds de largeur; deux grands appendices sur le devant de la tête ; chaque nageoire pectorale aussi longue que le corps proprement dit , très-étroite et occupant par sa oase la portion du côté de l'animal comprise entre la tête et le milieu du corps. On dit que les appendices de son museau se déploient à la volonté de l'animal et lui servent à porter sa nourriture à la bouche; ce qui parait difficile à croire. Ces appendices, dans l'état de repos , ressemblent à deux cornes , et ont fait donner à cette espèce le nom de raie-vache par les pêcheurs de Toscane.
PSCHE DES HAIE».
Les raies se pèchent aux haims ou hameçons , et aux filets.
Les raies sont très-voraces, et elles se nourrissent principalement ae petits poissons et de chevrette* , qui sont par conséquent les meilleurs appâts dont
RA.it
on puisse garnir les haims ; et comme par leur forme plate et l'habitude qu'elles ont de m tenir an fond de la mer, elles sont difficiles à tirer hors de l'eau, il faut que l'hameçon soit solidement attaché à une ligne très - forte , faite de fanons de haleine ou de petites lanières de la peau du grand phoque. C'est du moins ce que pratiquent les pécheurs Groenlandais.
Pour faire cette pêche en grand, on garnit un moyen câble d'une multitude de ces lignes hameçpnnées , et jusqu'à 10 à ia,ooo ; . on le jette en mer à 3o brasses au mois» de la côte ; et pour indiquer l'espace 4}u'il occupe, on y attache dans sa longueur et de distance en distance, des signaux de liège qui tiennent à de petites cordes assea longues pour empêcher le câble de gagner le fond.
Cette pêche-, qui se pratique dans la Méditerranée et particulièrement sur les cotes d'Italie, rapporte beaucoup; mais si elle produit du poisson plus frais que celui qu'on prend aux filets , elle a cependant cela de désavantageux , que les haims de* vaut être garnis de petits poissons et quelquefois de loàia par chaque haim , il en résulte une grand* destruction de frai de poisson, que les pêcheurs sont d'ailleurs obligés de se procurer à prix d'argent : en sorte que ces amorces sont coûteuses es tendent à diminuer le» espèces ; ce qui devrait faire
S référer la pêche au filet, à l'exception cependant e celle qui se fait au chalut, et qui est très-destructive. '
On pêche les raies avec le filet qu'on appelle Folle, avec les Dragues ou Chaluts et avec la Seine. , V. ces mots.
Quand les pêcheurs ont pris beaucoup de raies dans des momens où la vente n'est pas avantageuse , ils Les conservent en leur passant une ligne dans la gueule et dans un des troua des ouïes. Ils attachent cette ligne par chaque bout â des pieux éloignés , et de manière que la ligne soit lâche f et le tout placé dans le fond d'un parc qui ne sèche point.
Sur la côte de Quimper, on étend les petites raies sur le rivage pour les mire séchef* en évitant qu'elles ne soient mouillées par la pluie \ cas l'eau douce les fait noircir et les met hors de vente ; en envoie à Nantes ce poisson ainsi préparé • Le* gens de la campagne en font une grande consommation , surtout pendant les vendanges. On vend séparément les têtes, que l'on nomme goules rondes $ on en fait des paquets de vingt têtes ; elles sont regardées par ceux qui en font usage comme un mets délicat»
RAlETON. Y. Raie bouclée.
RAYON. Y. Raie boudée.
RALINGUE. Corde commise par des hélices fort allongées et mollement : on les coud en forme d'ourlet autour des voiles, ou on les attache au bord des filets avec des. ganses pour les fortifier. Y. Fi/et.
RAMANDER UN FILET. Terme de Haute- Normandie, qui signifie le radouber , le rétablir. V. Filet.
RAMEES. Ancien instrument de pêche, qui n'est plus connu , et qui était prohibé par les ordonnances de i326, i33tt, M*** i5i5et i55o. (Saint-* Yon*> p* 3*40