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aux piquets à un demi-pied <k> terrain 1 ainsi, le Raies. V. ce mot.
filet fait un grand sac ,'qns se replie en dehors ou en dedans , suivant le cours de la marée.
Les mailles des folles ont an moins 5 pouces d'ouverture en carré»
Le temps le plus favorable pour faire la pêche avec les folles montées en ravoir est durant le printemps et l'automne , parce qu'alors les raies bordent la côte par troupes , et elle serait infructueuse pendant les chaleurs, à cause de la quantité de tourbes, d'orties de mer et de crustacés, qui , fréquentant la côte durant l'été , en chassent presque tous les paissons. Cette pêche serait également désavantageuse en hiver , perce que les poisson» gagnent alors la
S rende eau , pour chercher une température pins ouce.
Les folles flottées font une très-grande pêche , dont nous parlerons ailleurs.
S,4« — Demi-filles tendues en ravoir.
Les demi^folles ne différent des folles dont nous venons de parler que par ta grandeur des mailles, qui n'ont» que 3 ou 4 polices d'ouverture en carré.
endroits .où la maféè % tombant avec rapidil^ entraîne avec elle les poissons plats , qui , se laissant aller au cours de l'eau; donnent dans les poches que forme ce filet*
On pratique assez fréquemment cette pêche sut les bajncs de sable mou vans, qui se trouvent en divers endroits des côtes de Flandre, de Picardie et de Normandie : en ce cas , on entoure le pied des filets avec de la paille ; si le terrain a plus de fermeté 9 on y établit les filets plus solidement en enfonçant les piquets à la profondeur de i5 à 18 pouces , préparant jnênie le trou avec une cheville de fer, et alors on craint moins que les filets ne soient entraînés par la lame.
On prend avec les demi-folles , oujtre les raies et les turbots , des soles , des plies, des carrelets , etc. , mais rarement des poissons ronds.
i 5. — Des rieux.
Le filet qu'on nomme petit vieux ou mbaudière sur quelques côtes, diffère très-peu des demi- folles, puisque c'est un filet simple, dont les mailles ont 4 pouces d'ouverture en carré : il a 4 pieds de chute, et on le tend sur des piquets pour prendre des soles, de gros flets , etc.
Le grand rieux, qui, ressemble à la folle, se tend quelquefois sur piquets; mais communément on n'y emploie point de piquets. Y. Cibaudière et Hauts-
Règlement.
V., pour les r^glemens concernant ■ les ravoirs, l'article Pèche maritime , $ 3.
RAY ou CAPEIRON. Bnein ou filet fait en forme d'entonnoir, à mailles fort étroites : il est de chanvre, et sert aux petites pêches, particulièrement à celles des petits poissons qu'on nomme saupes. On s'en sert à Marseille et à Cassis» . .
RATE. On donne ce nom à plusieurs espèces de poissons.
RAYON. Les pécheurs appellent ainsi les jeunes
RATONS. On appelle ainsi les petits cylindres osseux ou cartilagineux qui soutiennent les nageoires des poissons. Y. Poissons.
RECLARES. Filet en nappe simple , très-clair , pierre et flotté. Il a a5 brasses de long sur 3 de large» On le tend la nuit depuis le commencement de novembre jusqu'en avril.
PLEINE DES CARPES. Poisson fort voisin de la carpe ordinaire , mais qui s'en distingue par quelques rangées de. très-grandes écailles , et par la nudité du reste de son corps. Quelques naturalistes le regardent comme une variété de la carpe ordinaire, d'autres comme une espèce. On le trouve dans une partie de l'Allemagne , où il se multiplie dans lès étangs, et où on l'estime plus que la carpe ordinaire,. .
RELACHER. Terme employé par les pêcheurs pour dire que les anguilles descendent les rivières on s'abandonnent au cours de l'eau.
RELOUAGE. Pêche de harengs qui se fait hors saison : on lui donne ce nom , parce qu'on fait de
On tend les demi-folles comme les ravoir», dans les! nouveaux marchés avec les matelots.
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la peau de ce squale pour en Caire des harnais de chevaux , des souliers , etc. On tire de sou foie jusqu'à deux et même deux tonnes et demie d'une huile bonne à brûler et à être employée dans les arts. On en tire également dé sa graisse en la faisant bouillir à grande eau ou en la fondant à sec dans des marmites de métal. On fait encore de bons ragoûts avec son foie , et des omelettes analogues aux omelettes au lard. Comme la peau du requin est très-rude , on l'emploie à polir différens ouvrages de bois et d'ivoire. On s'en sert pour faire des liens et des courroies pour couvrir des étuis etd'autrès petits meubles. Bile est connue dans le commerce sous le nom de peau de chien de mer, tandis que celle qui est con-
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rend la pèche facile : aussi les matelote, lorsque dans le calme ils n'ont rienàfaire, ne manquent-ils jamais de s'y livrer. Pour cet effet , ils attachent un morceau de viande , et même quelquefois un simple morceau d'étoffe , à un gros hameçon £xé à une chaîne de fer et attaché à une longue corde , et jettent le tout dans la mer. Le requin , sur- tout quand il a faim, ne manque pas de se jeter sur l'appât et de se prendre ; alors on le hisse sur le pont , on le tue à coups de hache, et on le dépèce pour le tnaogsr* On le prend aussi, lorsqu'on n'a pas d'appât, t lui offrir, ai "" " " ~
exercé se
en
passe
nue sous le nom de peau de requin appartient à la dos; le monstre, blessé, fait des bonds prodigieux,
raîe-sephen.
L'ancienne médecine regardait la cervelle des requins, séchée et réduite en poudre, comme apéritive et diurétique, et les dents, également en poudre , comme propres à arrêter le cours de ventre , à Sérir les hémorrhagies , à provoquer les urines , truire les pierres dans la vessie , etc.; ces prétendues vertus ont disparu au flambeau de la raison. Des préjugés encore plus absurdes avaient fait attribuer à ces dents , portées dans la poche , la faculté de guérir des maux de dents et de la peur.
On trouve des dents fossiles de requin dans un grand nombre d'endroits , et il y en a qui ont des dimensions telles , qu'on ne peut )es attribuer qu'à des individus d'une grandeur énorme.
Histoire du requin dans l'ancien et le moyen âge. — Le requin fut connu d'Aristote; mais il fat confondu par les Grecs et les Romains avec les cétacés de petite taille.
Les peuples du Nord se livraient à la pêche des différentes espèces de squales. Ils trouvaient dans la capture de ces redoutables poissons la récompense de leurs périlleuses entreprises : l'huile qu'ils en tiraient, la chair, les intestins et la peau de ces grands habitans des eaux leur offraient des ressources précieuses. La chair du requin et du brygd figurait comme aujourd'hui sur la table des peuples norwégiens et islandais. Si le requin était connu et péché dans la mer du Nord et la Manche pour l'huile abondante qu'on obtient de son foie, il était confondu avec d'autres espèces de poissons ou de cétacés- dans la Méditerranée. Ludolphe nous apprend que c'était un poisson très-redouté des marins qui traversaient la Méditerranée sur de petits bàtimens. D'après l'opinion vulgaire , ce poisson n'était disposé à leur nuire que lorsqu'il était pressé par la faim-; souvent, pour l'apaiser, il suffisait de lui jeter un pain; mais s'il ne s'en trouvait pas satisfait, il ne restait plus qu'une seule ressource : il fallait qu'au moyen d'une corde un homme de l'équipage consentît à se laisser descendre jusqu'à la surface de l'eau \ le succès couronnait son dévouement, pourvu qu'il regardât le monstre d'un air menaçant : autrement, ce dernier saisissait la barque avec ses dents, et la mettait en danger, ainsi que les marins qu'elle portait. On voit jusqu'à quel degré les erreurs populaires prévalaient, et combien , à certains égards , la connaissance èes poissons avait fait peu de progrès* Pêche du requin. — La voracité de ce poisson en
se tourne et retourne dans tous les sens pour se débarrasser du dard meurtrier, rejette souvent tous les alimens qu'il a dans l'estomac, et fuit enfin avec vitesse s alors on lui lâche , sur une longueur suffisante , la corde à laquelle il est attaché $ mais , pendant qu'il nage , il perd son sang , s'affaiblit , et bientôt on peut le rapprocher du vaisseau , et l'y faire monter sans danger.
On arrête souvent ces squales dans les filets qu'on* jette pour prendre des harengs et autres poissons , dans ceux tendus à demeure pour emprisonner, les thons j mais c'est toujours contre le vœu des pêcheurs , qui se trouvent par là exposés à manquer plus ou moins leur but et à perdre leurs filets, et qui en sont rarement dédommagés par la vente de l'huile qu'ils peuvent retirer do foie ou de la graisse de ces poissons , et par celle de leur peau.
On a dit qu'il y avait sur les cotes d'Afrique , dans les mers des Indes et de l'Amérique des hommes asses hardis pour aller attaquer le requin carpe à corps au milieu de la mer \ mais ce mit est démenti par un voyageur moderne, M. de Grandpré , qui assure que c'est un conte.
RESA1GUER. En Provence, c'est jeter des
{lierres auprès du filet qu'on a tendu , pour engager e poisson à donner dedans. V. TramaiL
RESEGUE ou RESSAIGUE. C'est une grande tessure de tramaîl , dont on se sert dans la Méditerranée : elle diffère de la eégetière en ce que ce JUet est fait avec du fil plus délié , et que les mailles sont moins ouvertes. Y. TramaiL
RÉSERVOIR. Lieu rempli d'eau , où l'on met le poisson qu'on a péché , pour le prendre dans le besoin; les grands réservoirs s'appellent viviers et les petits s'appellent huches*
I. DIFFERENTES MANIERES DE CONSERVER EN VIE LES POISSONS DE MER. ET LES COQUILLAGES.
Il est souvent très-avantageux aux pécheurs de marée de pouvoir conserver quelque temps en vie le poisson de leur pêche, pour profiter des circonstances où la vente est plus avantageuse.
Si les pêcheurs qui ont des barques à vivier , comme on en a construit à Dunkerque , n'ont point éprouvé de gros temps en se rendant à leur destination , leur poisson étant en bon état , sis peu-» vent le conserver quelque temps dans leur barque en lui donnant quelque nourriture.
Les pêcheurs conservent quelquefois les thons