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il parait que les vers de terre sont préférables à toute autre espèce d'amorce.
Pèche dans les étangs avec des lignes dormantes. — On cherche un endroit dont le fond soit uni et entouré d'herbiers ; on en sonde la profondeur pour donner aux lignes une longueur telle, que l'iismerçon du bas traîne sur la terre. On amorce' les hameçons avec de gros vers de terre; on dispose les quatre ou cinq lignes dont on se sert comme pour la pêche aux lignes dormantes $ mais il faut observer que, comme la tanche joue le plus souvent pendant a ou 3 minutes avec le ver avant de le manger , on voit le bouchon remuer assez long- temps. avant qu'il soit entraîné vers l'herbier, ce qui a lieu lorsque. la tanche emporte l'amorce pour la manger. C'est seulement alors qu'il faut piquer, parce qu'elle tient l'hameçon dans sa bouche , et il est rare de la manquer. On la tire de l'eau de la même manière que la carpe.
Pèche avec la ligne à carpes et à tanches. — On attache cette ligne à la canne n°. a , et on amorce avec un gros ver de terre* On choisit une eau dormante, et on en mesure la profondeur; si elle est de 4 pieds,, on laisse entre l'hameçon et le bouchon une distance de i a pieds , .afin de pouvoir jeter le plomb un peu loin, et que l'hameçon aille Lien au fond. Lorsqu'on a jeté le plomb , on ne s'occupe plus que d'examiner le bouchon : au moindre mouvement qu'on lui voit faire , on laisse filer 3 ou 4 pieds de ligne ,♦ et si le bouchon est toujours entraîné , on est sbi .que le poisson tient le ver et l'hameçon ?. c'est alors qu'on peut piquer en toute assurance» A cette pêche, on change souvent de place, parce qu'aucun appât de fond n'attirant le poisson dans un lieu donné , il faut chercher l'endroit où il peut s'en trouver.
Dispositions' réglementaires.
Suivant l'art, la du tit. XXXI de l'ordonnance de 1669 , les pêcheurs doivent rejeter à l'eau les tanches qui ont moins de 5 pouces entre l'œil et la queue', à peine de 100 fr. d'amende , et de confiscation, tant contre les pêcheurs que contre les marchands qui en auraient vendu ou acheté qui seraient au-dessous de cette dimension.
TANCHE DE MER. Les çêcheurs donnent souvent ce nom au Labre tan cota e. V. ces mots.
Duhamel dit que la tanche de mer est un. poisson saxatile , qui aie museau pointu et allongé, la bouche assez grande, et des petites lignes et des points bleus à la tête et aux opercules des ouïes. Ce poisson vient frayer dans les algues. On le mange rarement.
TANNER. Cest faire tremper les filets, pour les conserver, dans une forte teinture d'écorcede chêne,
2ui sert à préparer les cuirs, et qu'on nomme tan. •es Catalans tannent leurs filets avec Pécorce de quelques espèces, de pin. V, Filet.
TAPECON. V. Raspecon.
TARCHE au TARGER. On donne ce nom à la plieàana quelques endroits. Y. Plie.
TARD (VOYAGE DE). Second voyage que les pêcheurs de monte font dans l'année à Terre-Neuve,
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et qui fournit de meilleure' morue que le voyage de prime. V. Morue.
TARE1R A. Nom qu'on ââhne au Brésil à deux „ espèces de passons : run , ' qui a 8 pouces de long , *3t dans la tnér, et paraît être' une espèce tféàoce à deux nageoires dorsales ; l'autre, qui a un pied de long, habite lès 'rivières, et parait appartenir au genre çypri**
TAHÔBUfr. Poisson du genre Pkuroriécte. V. ce mot.
■f ART ANE. On nomme tdrtàne un bâtiment
Îtonté et léger , très-commun surla Méditerranée. 1 y en a de différentes grandeurs, et qu'on' emploie à divers usages , tant à Marseille qu'aux Martigues, .ainsi qu'aux environs et sur plusieurs côtes de Lan -
S «doc, et même d*Espagne et d'halie. Le port des artigues a' toujours passé pour un de ceux de la Méditerranée où l'on en fait le mieux la construction . Ce bâtiment porte presque toujours des voiles latines; son mât ou arbre est placé vers le milieu , et il porte une grande vergue ou antenne , à laquelle est attachée une voile a, PL 38, JV<>. I, dite la meistre, ou grande voile. On joint à cette voile, quand il le faut, des foques, qu'on nomme aussi coutelas ou voiles d'étàies.
On a aussi donné pendant long-temps le nom de tartane au filet dont on se servait dans la principale pèche où l'on emploie cette sorte de bâtiment : il est encore d'usage à Livourne et en quelques autres endroits.
Il y a des pécheurs languedociens qui appellent ce filet laùte; mais les Marti gaux disent laveû. Il est encore d'usage à Senagaglia de' nommer ce filet tar~ teita , et la barque pesca récria. Cette barque est du
Ï>ort de 7 à 8 tonneaux , et quand elle peut aller à a voile } sept à huit hommes s'y mettent avec deux mousses. En général même, comme les filets usités dans l'état ecclésiastique ressemblent beaucoup à ceux des Martigues, les pêcheurs de ces cAtes les' nomment marteguaU.
Les pécheurs provençaux ont changé le» proportions du bâtiment et celles1 du filet 1 et au lieu de tartane 9 ils appellent' aujourd'hui1 le filet trabàcon et tmbaaaué*
La pêche à la tartane -se > fait jour et nuit ,-à> quatre milles de terre : plus le vent est fort, plus on y prend de poissons.
Dans les étangs des -côtes de la Méditerranée, on appelle assez fréquemment cette pèche gangui par tartane, ou gangui par bateaux. Plusieurs pécheurs lui donnent encore le nom de. grand gangui.
Cette pèche revient assez à celle qu'on pratique dans l'Océan, et qu'on y nomme Dreige. (V, ce mot.) C'est un jjrand filet, qui s'établit à 20, ita ou 35 brasses sous l'eau , et qu'on traîne sur le fond de la mer pour prendre le poisson qui s'y est réfqgié. 11 est tr^s-rare qu'on trouve à une moindre' profondeur les fonds convenables pour cette pêche , tels que ceux de sable ou de vase. Les pécheurs évitent soigneusement les fonds de roches , ne pouvant y rien prendre, et risquant d'y déchirer leuts filets.
La tartane dirftrè de la dreige à plusieurs égards.
Cotttme ce premier filet porte à son fond une manche ou poc^as^i étendue, le1 poisson <**yen-
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gage, et il aurait peine à enst*tlr-tantrquète filet est e» traîne ; cVst pourquoi on sVst contenté dtoi faire un filet «impie, au lieu que la dreige qui nfc pbint'dê pochetstiin tteffittit.
Avec la tartane ainsi <pf,*f ecla dVe4*e,'cm ^êdhe en dérivant ; mais les dreigeurs de l'Océan savent profiter adroitement du cOurs die ' la marée , pour augmenter kdértvê de feur bateau , en' me ttatat des voiles'à l'eau,- où elles sont enflées par' le'totrrant^ au lieu que duns la Méditerranée, <eù iVnr n'a'point de marée, on est obligé de précipiter la ' dértve at moyen du'veftfet'de* voile*.
Les bâtiment qutm emploie «pour cette ipêche *ut nos côtes sont' du pdrt & environ *5 tonmefru* , et Ils ont huit, dbt'ou douté hommes <dty[ufpiig*.
Description > du grteTHèltti "- fca lettre' a >e*t k grande voile; -b est ta tente , elle de*r*H este triangulaire; c est letrinqUette dé protfe? </, la trinquette <te poupe»; «eyie panMtewoue^ /,'lepau depoupe;^, les sattis) h, lé dtarolede sortis \ i„ i'atas; k, les enclestres; /, k inargue' ou mnnefae? m y -la ségarié; n , le Krtilaignon.
Description du' filet, etc.*— Le'filétpôtnrlapêcèe de k tartane on du grand gangui- est uneciuusse, manche ou sao, 'dont l'ouverture est précédée des deux eAtés par une aile dite dbxs, 'qui peut avok 6 ou 8 brasses de longueur ,' et depttîs* «me brasse et demie jusqu'à 6 'brasses -de 'hauteur perpendleulaire. Ces alas font une espèce d*e*tOtinoir à l'avant du sac; leurs mailles ont environ 6 lignes «n carré; fe sac ou 1a manche k 6' brasses de longueur? Lee vnaiU les dés deux premières brârsses ont 7 lignes en carré, celles dés a brasses éuivantéè'sont'de 6 'lignes yl* cinquième brasse, qtfon ntotamela ségarié, a ses maillet dé 5 lignes en carréjenfin k detrrJère^rnste, appelée cui-de-sati, culaignon etvvrsgnonj eet pins étroite que les ntftres, et formée de maillée- encore plus serrées. Gomme elles sont 'faites *veo dff 61 aussi gros que des ficelles fleur calibre dinrinne de moitié quand lé filet a été à là mer /part e qtte «tfs fils- retors 'se gonflent et «0 rétirent beaucoup.
Sur plusieurs côtes, les pécheurs appellent margue la gorge où l'ouverture de la chausse à Narborine; cette petwie 'est tfalte de* tnaiUeè dites Aeux doigts $ > celles* qui 9iAvwt{8mt'dê*pùtisniJ On Appelle séguarié ou'f&irtrfrflcellèff du eerpd : «Hjb« ont un quart de 'pouce d'otrvemve;
Le filet' qui forme cette chansse qu'est -pa*s *tvn«raillé en rond , (comme le sont les -verreox» lies 5 premiéVes brassés sc^tfarres de deux» pièce*- de fikts , dont les mailies'djinrinttenteèlon les ^proportions que nous venons d'indiquer : chacune :âe ces pièces a quwtreuvingts marries de>largëury et contme c«s mailles sont piiwr petites 'if smii>esjt tjai^^SMatse, les pièces sont de largeurs faiégafes-cnt «es?
une de ces pièces fait U droite ito iasheuache: , et
Vautre la gauehet elles «setst fénuielêsg dessus et en dessous par demc bandev detnin%èes^sâtjas>Ki^mfil très4brt. Les pédseute' les nOminesift' ^îtnrvsar -ou gueyrons, et >ce «ont oomaredenk nTrts^^sriosae ,iqui s^^é^Bndsnt depoisla boUche<deia chàusag^ybeusA la séguérié seulement , etsc^varrttjnesralbisruioatsjétsni les dieux tiers de la margue; •'.';> 1
Ces '4beu bandes 'sont «enshie», ••«* isrssisJinnimnt
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tout le poids de la chsusse, parce que les pièces) du filet qui sont attachées dessus sont plisseea ou froncées* Ces, pièces sont donc lâches , et ne souffrent point 4e la tension ; cependant le gueyron du dessous de la. chausse y. api doit supporter la plus grande partie de l'effort de la traîne, est fait avec de lorte&ficelLes,, et ses mailles n'ont que 3 pouces d'ouverture. Le cul delachausse porte.à ses côtés deux anneaux de corde , qui servent à retirer la manche dans le bâtiment: lea. matelots les nomment des coueUy les Martégaux las appellent coûtions.
L'entrée ou embouchure de la chausse est environnée d'une corde qui s'étend tout autour ; la partie qui borde le bas est garnie de plomb quand on le juge. nécessaire; celle du haut l'est de flottes de liège ou nattes , comme on dit en Provence, afin que cette embouchure bâijle et se tienne ouverte \ mais les pécheurs varient la quantité du plomb , se* Ion la nature du fond où ils se proposent de pécher 5 si c'est un fond de sable, qui est ordinairement fort dur et uni, et sur lequel les poissons plats s'appliquent pour se reposer , on met /assez de plomb pour les obliger à quitter le fond et à nager* Il y a tels fonds pour lesquels on met 3o livres de plomb, distribuées de trois en trois pans par. morceaux, dont chacun pèse p onces \ mais quand on doit passer sur des fonds de vase molle., non-seulement les pécheurs ne mettent que très-peu de plomb à la gorge de leur filet; mais ils mettent en avant ce qu'us nomment des paillets : ce sont Ae petits fagots de cordage de 9 pouces de longueur ^ qui remuent le fond sans charger le filet ; mais aux endroits où la chausse se joint aux ailes , et par en bas, on attaché deux JAQrceaux.de plomb avec des cordes, ce qui suffit pour que la chausse se porte sur le fond* Ils tiennent lieu de ce qu'on appelle baude dans la Méditerranée , et câblière dans l'Océan.
Il y a des cotes où le filet de la tartane n'est aucunement garni de plomb. \ on y, attache, de brasse en brasse, des pierres qui pèsent 8 à 10 livres ) le haut du filet est garni de 40 à 5o livres de .liège : ainsi le filet nage v entre deux, eaux, ou au moins porte peu sur le fond;, ce qui est très-avantageux pour la conservation du poisson. Les pêcheurs ont intérêt de ne pas épargner le liège, parce que la tartane allant à voues déployées , il faut assez de liège pour que le filet ne s'affaisse pas. On met dans cette intention au-dessus de la manche un paquet de liège qui pèse environ i5 livres, et les.aiLes sont soutenues par huit ou dix nattes, dont le poids. est de 8 à o livres.
Ces lièges ne sont pas assez considérables pour faire flotter le filet de ta manche sur l'eau \ mais ils tiennent la manche ouverte.
A l'égard des ailes qui précèdent la chausse et qui forment l'entonnoir de ce filet, où l'on ne met pas de plomb , les cordes ou ralingues qui les bordent par en haut sont garnies de liège, et celles d'en bas le sont de plomb.
Le filet tient au bâtiment par de longues cordes, qu'on fait quelquefois de chanvre, mais presoue toujours , en Provence , avec une espèce de jonc qu on appelle aujfe ou sparte* Ces cordages, qui ne valent pas ceux de chanvre, sont beaucoup meilleur marché.
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Ces mainceuvres ouiâbleaux, qui joignent 1+ Jlet à la tartane ,» ser nomment libans ou sartis; ce sont d'ordinaire des cordages de 4 à 5 pouces de eircon*férence : on peut les appeler écoutes du filet, parce qu'elles font à-peu-pvôsle même effet que les écoutes des voiles. Chaque pièce de cordage est de a3 brasses,. et on en met 12 au bout les unes des autres pour former chaque liban , ee qui fait fltf 6 brasses» Les aa5 brassea de l'extrémité de* ailes .ont des. écoutes, libans ou sertis doubles , et l'en* droit où ils commencent est garni de pierres, que nous avons dit être appelées boudes en Provence. Celle qui est sur la corde qui répond à Ta proue pèse 35 livres , et celle de la corde qui répond à la poupe. en pèse 25. La saison de cette différence est que les pierres sont destinées à amortir, les secousses que le filet pourrait recevoir du bâtiment , et que les secousses de la proue étant plus fortes que celles de la poupe , la baude qui y répond, doit être plus pesante.
Ces pierres font encore que la tire du filet est plus rapprochée de la ligne du fond, sans toutefois le. draguer. C'est aussi pour cette raison que. depuis les boudes jusqu'au filet on met de vieilles cornes , afin qu'étant plus souples elles effleurent mieux le fond. Il ne faut cependant pasrcroire que les baudes y fassent une grande impression; car, comme elles reçoivent les premiers effets des secousses du bâtiment, elles sont souvent à une .ou a brasses au-dessus du fond,, se levant ou «'abaissant continuelle-* ment) suivant que le vent mollit ou qu'il devient plus fort, ou suivant les élans du bâtiment.
Quelques pêcheurs mettent, de aô en do brasses, dans toute la longueur des écoutes du filet ou des libans, des morceaux de liège attachés à des lignes fines assez longues : ils les appellent signaux, parce qu'ils prétendent que ces petites bouées , qui flottent sur l'eau, indiquent la position des libans , ou, ce qui revient au même , celle des deux ailes du filet , observation utile pour conduire la manœuvre ; de façon que. les ailes se tenant écartées l'une de l'autre, la. chausse soit suffisamment ouverte. Cba-
ue aile tient au liban par un morceau de bois long e 3 pieds , nommé le clava , qui la termine en trar vers, et sur lequel on amarre les libans.
Quoiqu'â cette pêche 1* tartane dérive eu travers, et qu'un des cordages que les pêcheurs provençaux nomment libans soit attaché â l'avant, et l'autre à Perrière du bâtiment , l'entonnoir formé par les ailes du filet pourrait n'être pas assez ouvert. C'est pour cette raison que les patrons placent à l'avant et à l'arrière, à poupe et â proue, deux vergues ou mâùçreaux, que les .pêcheurs nomment patrx , bouts- dehors ou ailes, et qui ont 40 à éfi pieds de longueur. C'est â l'extrémité de ces paux ou bouts* dehors qu'on amarre les libans \ et la tartane , pré» sentant le tsavers au vent, traîne le filet à force de voiles, se halant cependant toujours un peu ver» l'a»» vaut. Tout vent convient pour cette pêche, puisqu'il est presque toujours indifférent de quel c6té on tassm route ; mais on craint if calme, qui l'interrompt entièrement, et la tourmente^ qui déchire le filet. En général, beaucoup, de. vent est avantageux pour la tartane.
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Le bâtiment^ étant établi, par exemple bâbord au vent , et sillant en dérive , le filet parcourt le fond, et la manche se charge de tout ce qu'elle rencontre, poisson, coquillage, pierres, goémon, limon, etc. Nous avons dit qu'on évite les tonds de roche, parce qu'ils déchireraient le filet. ,
On conçoit que le poisson qui est engagé dans l'entonnoir que forment les ailes se trouve forcé d'entrer dans la manche ou bourse, d'y rester pendant 1 5 ou 20 heures que dure cette pêche, plus ou moins , suivant que le temps est favorable et selon d'autres circonstances ; car il y a des côtes où l'on relève ordinairement le filet toutes les 9 ou 10 heures.
Four mettre la tartane en pêche, on amène la vergue ou antenne sur le bâtiment , de manière que l'extrémité de la penne se trouve entre deux bittes de l'arrière , et que le bout du quart soit entre les bittes de l'avant j après quoi, on hisse une petite voile à la poupe pour taire dériver le bâtiment,
Î rendant le temps qu'on jette le filet à la mer , ayant evé.la barre du gouvernail) ensuite on attache la sortis aux paux, que l'on pousse dehors , et on fait de la voile suivant le vent. On commence par la grande voile, ensuite la tente ; après on pare des voiles de foque , dites aussi les trinquettes ou trinquets k l'avant et à l'arrière \ les écoutes sont bordées dans- le bâtiment. Quand le vent est mou , on ajoute trois autres petites voiles : deux dites les mouvaillons , sous chacun des paux ; et une troisième , dite le mqyreau , placée comme la grande voile, attachée d'un bout au bateau, et de l'autre au quart de l'antenne. Ces voiles reviennent encore aux fbques de l'Océan.
La tartane se trouve ainsi toute couverte dévoiles, et elle présente par le côté une voilure énorme en largeur, mais fort basse.
Lorsque le vent varie, le patron gouverne en halant ou en larguant les libans de l'ayant et de l'arrière.
Nous ne devons pas oublier de parler d'un moyen que les patrons emploient pour gouverner leur filet, sur-tout dans l'obscurité ) car ou fait cette pèche le jour et la nuit.
Pour connaître si le filet est bien établi, le patron emploie la sonde} il jette par le milieu du travers delà tartane une ligne de 10 à 12 brasses de longueur , à l'extrémité de laquelle est un plomb
Îiesant 3+ livres , et par la direction que prend cette igné, le patron juge de l'établissement du filet; car, quand la tartane dérive bien, la ligne se tient droite vis-à-vis le corps du bateau. Si la tartane se porte trop d'un côté ou d'un autre , la ligne l'indique par sa situation , et dans le cas où la tartane se trouverait arrêtée, la ligne viendrait à pic se coller contre le bateau.
Mous avons dit qu'on amarrait les libans à l'extrémité des bouts-dehors , que les pêcheurs nomment p aux. Il font cette amarre au moyen d'un œillet , qui est formé au bout des paux , dans lequel ils font passer les libans playés en deux , puis introduisent dans l'anse que forme cette duplicature une cheville qu'ils nomment pacolet t l'extrémité des libans, ainsi arrêtée, rentre dans le bâtiment.
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Il suit de ce que nous venons de dire , que la tartane porte sa voilure renversée, c'est-à-dire la vergue en bas, prolongée de Pavant à l'arrière; l'écoute de la grande voile , au haut du mât, est passée aux itagues ; les deux autres voiles qu'elle porte sont presque aussi grandes que la première; tes deux de l'avant sont saisies aux deux i>outs-dehors , les deux pennes sont attachées au haut du mât, et les deux écoutes amarrées aux bittes de l'avant et de l'arrière. On ôte la barre du gouvernail , pour que le bâtiment aille au gré de la mer. La manière d'orienter les voiles fait gagner de l'avant ou de l'arrière , quand on veut approcher ou s'éloigner de la côte en dérivant pendant la pêche.
Les filets étant en mer, au lieu de la grande voile qu'ont ordinairement les tartanes, plusieurs pêcheurs mettent une autre voile au milieu du bâtiment et une à chaque bout , toutes les trois amarrées an mât : le gouvernail est inutile , et le bâtiment dérive par le travers. Outre les voiles dont nous venons de parler, on en ajoute quelquefois une sur le pau de la proue , quand le vent est peu considérable.
Quand le patron veut finir ta pêche et lever son filet , il tire à lui une petite ligne qui répond à la cheville nommée pacolet, et tout d'un coup les deux libans, au lieu de répondre aux extrémités des bouts-dehors ou paux, sont dans le corps du bâtiment. Cette manœuvre étant faite 9 on amène toutes les Voiles , on retire les paux en dedans , on remet la barre du gouvernail, et on appareille pour faire route.
Après avoir ramené, comme nous Pavons dit, les libans dans la tartane , on porte à la poupe le liban qui était à la proue, pour fermer d'autant mieux la manche ; les mousses rouent les cordages , à mesure que les matelots , qui halent dessus , les tirent à bord. On haie de même les ailes du filet.
Comme il importe pour cette pêche , ainsi que pour tontes les autres qui se font avec des fileta tratnans , de tirer également des deux côtés, quand on relève de manière que la poche reste toujours dans le milieu , il y a un signal de 10 en 10 brasses sur chaque liban, pour servir d'indication le jour coin nie la nuit : c'est un petit morceau de liban de même grosseur que le sarty , passé entre les cordons , et appelé arnaud. Le premier de l'équipage , du côté de l'avant ou de l'arrière , qui , en tirant le sarty , attrape une de ces marques, crie arnaud premier ; après quoi , on tire plus lentement de son coté jus-
forts. A chaque marque , on crie de même arnaud second, troisième, etc.
Dès qu'on aperçoit la chausse, on l'embrasse avec un cordage, qui en ferme l'entrée, et au moyen d'un ou plusieurs palans frappés par le travers du mât , on parvient à hisser à bord la chausse , qui est presque toujours très-pesante ; enfin , on passe des manœuvres dans les œillets, que nous avons dit être dans le fond du culaignon, et l'on tire cette partie à proue.
On ouvre ensuite la chausse , et on la vide. Ce
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n'est poigtJe cnUufcnp* ou i'extr{mk$ de \a, chaume- .que 1 on ouvre , mais le dessus 4<* U séguériét qui a une ouverture d'environ 6 pans ,- que l'en fient fermée , pendant que le filet est à Peau , au moyen d'une ficelle dite lewdisse, parce qu'on l'oteetla remet à volonté. -,'.:* ' '
Quelquefois ou ne trouve dans la chausse que de la vase , de* pierres , * des coquillages , du goémon, etc. y et s'i\ ejy rencontra des huîtres, elles gâtent le filet \ mais quand lès pêchers,' ont traîné, dans un, bon efdioH9/Ls rapportent plusieurs quintaux de poissons de toute espèce*
La saison de l'hiver est la plus favorable pour cette pêche, parce qu'on trouve, les poissons, retirés dans les grands fonda, et le vent de nord-est, qui souffle souvent alors, est avantageux, pourvu qu'il ne soit pas trop violent. On y prend quelquefois, des lamies et des marsouins.
Comme cette pèche doit se faire à 4o ou ôo milles au large sur nos côtes j depuis- a5 jusqu'à 6o braise* d'eau, on la tolère durant toute l'année, au lieu que les pèches du même .genre qui se font près des côtes sont interdites dans le temps du frai.
On ne pèche point avec la tartane à la Ciotat » parce que le fond de la mer y est rempli de roches. Les pécheurs des Martigues , qui sont particulièrement en possession de cette pèche , vont la faire en Languedoc , à Livourne et à Cadix.
Le poisson étant à bord, les pécheurs le lavent pour en ôter la vase , et ils le mettent dans des paniers , en .séparant ]<es diverses espèces.
Si le poisson n'est pas demeuré assez de temps sur le bprd pour perdre sa fraîcheur, il est encore t^èssain, quelquefois même vivant quand ou l'expose en vente. Les soles , les merlans et beaucoup d'autres poissons encore plus délicats, sont de ce nombre, quelque chaud qu'il fasse , sur-tout quand on. pèche par les vents du levant, du midi, et de l'ouest , et lorsqu'on vient de tirer le bau, c'est-à-dire lever les filets près du port. Quoique les filets de, la tartane, ainsi que les autres filets tralnans , ramassent beaucoup d'autres choses que du poisson, cependant le grand volume de la manche fait que durant toute* la pèche le pjtùsson n'est presque, jamais engage dans les saletés, qui se précipitent au fond ; il nage assez librement dans un. volume' d'eau presque, aussi q tendu que le .filet même, jusqu'au, montent où on le force de quitter }'>eaii. ,;. • • ' ,i. • v '
Ceux qui font cette pèche sont ordinairement à 1* part, et tous lea dimanches \U ccpupteAtfidu produis de leur travail. Le patron fait, plus ou, moins de .parts, suivant le nombre .d'hommes d'équipage qu'il peut avoir. Les propriétaires du bâtiment ont 7if**t*ï snr desquelles ifs, donnent une. djemirpert au patron , qui ,. en ou\re , a ,uue part avec Çéqujjpage ; de* sqrfp que s'il J ff qua,torze hommes à. |a part, le; patron compris,, deux notices à 4emi«parç chacun, et deux mousses à'un quart chacun, laisan^ en, tout ^4> parts et demies le,, profit de Ja, 'semaine se divise en .32 par4s:çf demie* ajouté et/ljemie au bâtiment , .une pa^e^famier au pofjrpn,, et Je ffiate au. surplus de ljéqujnage- Telle estla^gU^éupraifl qu'observent touq.nps 9 pécheurs c|e ; tartane .sur Les çô^es de ^Qv^nce,, sur celles du.I^nguedoi,et,ea