TUR
Habitation et nourriture. — Le turbot habite dans la mer du Nord , la Baltique et la Méditerranée. Sa voracité le porte à se tenir auprès de l'embouchure des fleuves ou de l'entrée des étangs qui ctoiritnuniquent avec la mer , pour trouver un plus grand nombre de poissons qui remontent ou des-' ce n dent les fleuves. Il se tient au fond de l'eau, se couvre de limon, et se tient ainsi en embuscade, en faisant un léger mouvement pour troubler l'eau et pouvoir saisir plus facilement sa proie. Il se nourrit principalement de petits poissons , de petite crustacés et de vers. -
Propagation. — 11 parait qu'il fraie au printemps; car c'est* la saison la plus favorable pour le pren~ dre. Il est abondant dans toutes les mers d'Europe.
Qualités. — > Le turbot est Je meilleur poisson de toutes les espèces du genre «pleuronecte : sa chair est blanche, ferme et très-savoureuse. -
Pêche. — On le prend presque toute l'année, mais plus abondamment aU' commencement du printemps. Il s'en fait une pêche' assez considérable sur les côtes de Suède , d'Angleterre et de France. On en trouve. notamment en grand nombre entre Honfleur et l'embouebuve de l'Orne , où l'on pèche ceux que l'on vend dan* les marchés du Havre , de Rouen et* de Paris. On se sert rarement de filets pour cette pèche : cVst avec des lignes de fond garnies d'un grand nombre d'hameçons amorcés avec des morceaux d'aigrefin ou de hareng, qu'on le prend ordinairement. Les Anglais , qui en font une plus grande pèche que nous , emploient pour appât de petits poissons «encore en vie» et sur-tout de jeunes pétromyzons-prickas , qu'ils achètent de pécheurs hollandais.' On prétend même que tes turbots ne sont point attirés par les amorcés auxquelles d'autres poissons auraient mordit. Les pécheurs anglais vont* à la pèche dans èea canots qui portent trois ; hommes. Chacun d'eux- a trois cordes ou- lignes de 3 milles anglais de longueur *, on attache à chaque eorde>' d^ô» pieds en 6 pieds, Un* crochet retenu par une ficelle de crihj des plombs maintiennent les lignes dans le fond de la mer : des morceaux de liège *en indiquent la place, et on se Tègie sur tes marée** pouf jeter» ou relever lés cordes.
ppêpà**ilon an twbot. —On le prépare de plusiedrs "manières ; an maigre et au gras, fin générât , on le (ait cuire datas une saumuré préparée à l'avance avec du sel, de l'ail, des Oignons { de fines herbes , du pêreU^- ée -la ciboule et du girofle , -et à laquelle. On a ajouté moitié de lait; Lorsqu'il a légèrement boum*, on lé sert ou à sec pour un* plat de rôt , ou à la sauce aux câpres, du à telle autre sa^uce maigre ou grasse pour entrée. Lorsqu'on veut le faire 'ctfire au grés, en le met dans un vase avec des tranches dé veau et de lard', 'dit sel', du pcrrvrë, un bouquet de- fines Serbes , et un ou deux verres de vin blanc, et on -le fait suer à petit feu. On .le sert également à sec pour rot ou avec toute àxrtré'sauce grasse. * ' r
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