‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 39 sur 292 · CAB · texte numérisé non relu

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CABANEAUX. Petites loges pour faire la cuisine, qu'on fait au bord delà mer, et pour loger les équipages des bâtimeas qui font la pèche de la morue sèche. V. Morue.

CAtAS. Panier fait avec de l'auffe. On en fait un grand usage en Provence et en Languedoc pour emballer des fruits secs , des poissons salés,

CABÉLIAU ou CABILLAUD, ou CAB LI AU.

C'est le nom que porte la morue , gadus morhua , sur les côtes de France , et sous lequel on la mange à Paris lorsqu'elle est fraîche. C'est par erreur que quelques pécheurs regardent le cabéûau comme une espèce particulière de gode. Le cabillaud salé est encore la morue ordinaire, que les Hollandais pèchent au banc de Terre-Neuve , et qu'ils préparent différemment que les Français : ils la fendent dans toute sa longueur et ils en enlèvent l'épine du dos. V. Morue*

CABLES. Gros cordages de chanvre qui servent tr.nt aux vaisseaux qu'aux bateaux.

Dans le moyen âge, on se servait, pour faire des câbles, de peaux de phoques et de rosmares , à cause de leur solidité.

Ces câbles avaient d'autant plus de valeur, qu'on les employait aussi dans les combats sur mer , pour lier fortement ensemble des bâtimens de guerre qui devaient prendre part à l'action.

Les cordages faits avec le cuir du rosmare furent long-temps un objet de commerce entre le Groenland, l'Islande et la Norwege.

C ABLEAU. Diminutif de câble ou synonyme de grelin. Les pécheurs emploient souvent ce -terme pour signifier une petite corde qui sert â amarrer quelque chose.

CABLLÈKE. Les pécheurs nomment ainsi une pierre percée , qui leur sert à tenir leurs cordes et leurs filets assujettis' au fond de la mer ou sur le sable. On dit pêcher à la petite câblière*. quand on attache au bout d'une ligne simple une petite pierre, qu'on enfouit dans le sable , et pécher à la grosse câblière*. quand on attache de grosses pierres aux deux extrémités d'une grosse corde , qui est chargée d'empilés. V. Hameçons*

CABOCHE. Poisson fort commun dans la grande rivière de Siam. Les Hollandais en font de .grosses provisions, et le font sécher au soleil pour le transporter à Batavia. Ce poisson est long d'un pied et demi , et gros de 10 à i* pouces, il a la tète un peu plate et presque carrée. On eu distingue de deux espèces. L'un est gris et cendré , l'autre est noir et le plus estimé.

CABOT. Poisson du genre mugil. ( V. MugU- Mulet.) C'est mal-a-propos, dit Duhamel, que l'on confond ces deux poissons. Le mulet a la tête allongée et le museau assea menu ; le cabot l'a plus grosse* plus large et plus courte qu'aucune autre espèce de muge. Le terme de cabot est principalement en.uaaoe à Narbonne et en Provence. Ce poisso» a la gueule assez grande , les lèvres peu épaisses , point de dents, les yeux grands. 11 se plaît à l'embottohure des rivières , et il entre dans las étangs salés pour y dé

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poser ses œufs. On fait beaucoup plue de cas des cabots que Ton prend aux Martigues et à l'étang de Thau, que de ceux qu'on pèche auprès de Marseille. On prétend que les cabots ne remontent point dans l'eau douce. On prépare aussi leurs œufs pour faire de la bcratargue; nais elle n'est pas tout-àfait aussi estimée que celle qu'on fait avec les œufs des mulets.

CABOT o« CHABOT. V. ce mot.

CABOTIÈRE. Bateau plat, long et étroit, de 3 pieds de profondeur, ayant un gouvernail fort long , fait en forme de rame , dont on* se sert sur la rivière d'Eure.

G A BOTTE. L'un des noms vulgaires duper/on, poisson du genre des trigles. V* Perlon,

CABOUT 1ERE ou CABUSSIERE, sorte de tramait, dont on fait usage dans les étangs de Cette.

CACHE ou CHASSE. C'est un filet tendu sur des piquets en forme de palis. Ou en met à l'embouchure des parcs, pour déterminer le poisson à y entrer.

CABROLE. C'est le Camuse glauque. V. ce mot. CACHALOT, pkyseter. Les cachalots forment un genre de la famille des cétacés. Ils sont, après les baleines , les plus grands animaux de la mer; il y en a même qui sont aussi grands que les plus fortes baleinée. Ils sont plus courageux, mieux armés qu'elles, et ils les attaquent avec fureur; ils marchent en troupes nombreuses et ne sont point, comme les baleines, confinés dans quelques parages; ils royagent presque dans toutes les mers, où ils portent le ravage dans les bancs de poissons.

description* — On distingue les cachalots des baleines ( V. la PI. i o , fig. i ) par leur tète énorme , et qui forme près de la moitié de tout leur corps ; par un seul évent au bout du museau , et par des dents nombreuses , crochues et pointues à la mâchoire inférieure seulement. Il y a dans la mâchoire supérieure des cavités correspondantes aux dents inférieures, et de petites dents plates et enfoncées dans la gencive. Les dents des cachalots arrachées ont la forme d'un concombre et la grosseur du poignet. Leur gueule est d'une largeur énorme , et telle qu'un bœuf pourrait y entrer. Leur estomac est fort large, car on a vu un cachalot blessé vomir un poisson entier de 12 pieds de longueur, qu'il avait avalé d'une seule fois. Quelques espèces sont pourvues d'une nageoire sur le dos; une simple eminence la remplace dans d'autres espèces. Les yeux des cachalots sont petits , comme dans tous les cétacés , et le canal de l'oreille presque invisible. Les cachalots ont le sang chaud , et respirent par des poumons; leur chair est très-ferme, dure et entrelacée de tendons, de ligamens et de fibres grossières, dans lesquelles le harpon a peine à mordre ; leur nesru est douce , veloutée et de couleur grise 5 leur langue fort petite ; leur mâchoire inférieure plu* étroite que la supérieure et placée au-dessous au corps , ce qui les oblige de se retourner pour saisir leur proie.

Habitation. — On rencontre des cachalots dans toutes les mers; mais ils se tiennent plus fréquemment dans les mers polaires. Leur séjour ordinaire, au nord, est vers le détroit de Davis, les côtes de

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Finmarchie ; et au sud , vers la péninsule méridionale de l'Afrique. En 1 670 , 3oo cachalots échouèrent sur les grèves de 111e Tiréia ; et en 1 690 , 102 furent jetés sur le rivage près du port de Kairston. Le 14 mars 1784, à la suite d'une tempête, 3 1 cachalots demeurèrent à sec sur la côte occidentale d'Audierne, en Basse -Bretagne. En échouant, ils poussaient des gémissemens affreux, qu'on entendait de trois quarts de lieue dans les terres. Cetévénement répandit la terreur dans les environs, et ce ne fut que peu-à-peu qu'on s'enhardit et qu'on se décida à approcher du lieu où ces monstres avaient fait naufrage. Ils étaient couchés pêle-mêle , comme de vieux chênes qu'un grand ouragan aurait renversés. Le plus petit avait 34 pieds de longueur, et d'autres en avaient 45. Bn 17^3, après une tempête suivie d'une marée extraordinaire , 17 cachalots furent jetés sur les bancs de Riteebuttel, près de Hambourg; ils avaient de 40 à 70 pieds de longueur, et huit hommes pouvaient se tenir sur la largeur de chacun d'eux.

Nourriture. — Comme les cachalots sont mieux armés que les baleines , ils se nourrissent de plus gros poissons : ils donnent la chasse aux veaux marins ou phoques, aux cycloptères, aux dauphins et même aux baleines à bec. Le requin lui-même fuit à l'aspect du grand cachalot, et cherche à s'enterrer sous le sable des mers pour se soustraire à la dent meurtrière de son ennemi.

Propagation. — Les cachalots sont vivipares , et s'accouplent comme les baleines z les mâles sont pourvus d'une verge ou d'un balénas renfermé dans un fourreau ; les femelles ont deux mamelles placées près de l'anus , et il parait qu'elles ne portent qu'un ou deux petits à-la -fois $ que la durée de la gestation est de 9 ou 10 mois, comme pour la baleine franche. La taille dés petits est d'environ 10 pieds, et ils n'ont en naissant aucune dent. La mère montre pour son petit une affection plus grande encore que dans presque toutes les autres espèces de cétacés.

Pèche du cachalot et de ses produits.

Quoique la pêche du cachalot ne soit point aussi productive que celte de la baleine, elle a cependant fixé l'attention des gouvernemens , qui ont accordé à cette pêche des encouragemens particuliers.

Nous faisons connaître à l'article PSehe maritime, j r 1 , les actes du gouvernement-français qui déterminent la quotité des primes qui sont accordées aux armateurs des ports, et les formalités à remplir pour les obtenir. V. cet article.

Les cachalots ne fournissent qu'une assez petite quantité d'huile , et leur graisse est remplie de tendons et de filamens. Ils nagent d'ailleurs avec encore plus de rapidité que les baleines , et plongent beaucoup plus de temps, parce qu'ils éprouvent moins souvent le besoin de respirer. Ils résistent aussi plus long-temps aux blessures que leur font la lance et le harpon des pécheurs ; on ne leur arrache que difficilement la vie , et on assure «pt'on a vu des cachalots respirer encore, quoi*** privés de parties considérables de leur r-^s. Leurs coups de queue sont moin» vîolens que ceux des baleines;

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néanmoins , Us sont assez forts pour briser les nacelles des pêcheurs.

La grosse tête des cachalots n'est pas entièrement remplie par leur cerveau, qui est même assez petit ; niais tout l'espace qui existe entre la cervelle et le crâne est rempli de cellules contenant une huile très-limpide , qui se fige à l'air, et produit le blanc de baleine 9 qu'on a bien mal à propos nommé sperme de baleine (sperma ceti). Cette substance se retrouve encore dans toute la graisse de leur corps , mais en moindre quantité. En effet , l'huile retirée du lard des cachalots devient grenue , et dépose une foule de cristaux en flocons semblables à de la neige : c'est du véritable blanc de baleine , quoique moins beau et moins considérable que celui de la tête. Un cachalot de 80 pieds de longueur rend communément 36 quintaux d'huile et plusieurs tonnes de blanc de baleine. La qualité de cette huile n'est pas inférieure à celle des baleines. Il convient d'observer que l'huile qui se vend sous le nom à? huile de baleine ne se tire pas seulement des animaux cétacés : on en tire d'un grand nombre de poissons, par exemple, du foie des morues et des chiens de mer, et même des harengs et de tous les poissons de marée , à l'aide de la chaleur et de la pression.

Les cachalots sont fort difficiles à harponner, parce qu'ils sont sauvages , et que le harpon pénètre avec peine dans leur chair, excepté au-dessus des nageoires latérales.

L'un des produits très- remarquables du cachalot est Y ambre gris,- qu'on rencontre fort souvent dans ses intestins , et particulièrement dans le cachalottrumpô. C'est une matière de nature résineuse , qui se fond comme de la cire, d'un parfum très-agréable , onctueuse , opaque , légère , d'une nuance cendrée, et remplie de paillettes ou de taches blanchâtres. La chaleur ramollit cette substance, exhale son odeur, et celle-ci se développe sur-tout lorsqu'on la mélange à des poudres aromatiques : on l'emploie en médecine comme cordiale et antispasmodique.

C'est principalement dans les mers des tropiques et de la zone torride que se rencontrent les masses d'ambre gris flottant sur les eaux, ou s'amassant sur les bords de quelques lies, comme les Maldives, les Philippines , le canal de Mozambique , les S les Lucaies, les Bermudes, etc. Les oiseaux marins, les poissons, les cétacés, sont très-friands d'ambre gris , et le recherchent pour le dévorer.

On prétend que les baleines et sur -tout les cachalots, se nourrissant de poulpes et de sèches, qui eux-mêmes contiennent de l'ambre gris , peuvent le former dans leurs intestins, et le rejeter avec leurg excrémens ou par vomissement. Il est certain qu'on en a trouvé dans l'estomac de plusieurs cétacés , et que les Indiens, les insulaires, qui ramassent cette matière, la regardent, en général, comme un excrément de baleine. On trouve des masses d'ambre gris d'une grosseur prodigieuse : on en a vu du poids de 182 livres, de 225 livres et même de plusieurs quintaux. Quoique cette matière soit assez commune, elle **t cependant très -chère : celle de 225 livres fut vendu^52,ooo fr. L'ambre, en sortant de la mer, répand «n*r <^Ur désagréable et très-forte, mais qui devient suave par \a

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Lorsqu'on harponne le cachalot , il vomit souvent et rend ses excrémens : il est inutile alors de chercher l'ambre gris -dans ses entrailles ; mais si l'animal est malade, engourdi, dans ce cas il ne rejette rien , et l'on peut espérer de rencontrer cette précieuse matière. C'est principalement dans les individus maigres et malades qu'on la trouve ; elle est placée dans une poche intestinale du cœcum, et souvent entourée de matières fécales. Cet ambre gris est plus mollasse que celui qu'on trouve dans la mer, mais l'air lui donne bientôt de la solidité. Dans le ventre du cachalot , l'ambre a presque l'odeur et la couleur des déjections de cet animal, qu'il perd promptement par son exposition à l'air et au soleil.

Quoique beaucoup de probabilités semblent se réunir pour faire penser que l'ambre gris est produit

{>ar les cachalots, il est possible que ces animaux 'avalent tout formé, de même que les poissons , les oiseaux et les quadrupèdes, qui en sont fort avides.

Espèces de cachalots.

Lacépède a donné, dans son Histoire des Cétacés, la description de quatre espèces de cachalots : le macro cép haie , le tnimpo > le svineval et le cachalot blanchâtre} et il a formé deux genres, sous les noms de phy sales et de phjsétères , de quelques autres cétacés , que plusieurs naturalistes avaient renfermés dans le genre des cachalots. Nous les comprendrons tous dans cet article , pour éviter les renvois.

Grand cachalot, physeter macrocephalits. (Lin./ [PL 10, fig. 1.) Suivant Anderson, le nom de cachalot lui a été donné sur les rives occidentales de la France méridionale , et signifie animal à dents. 11 se nomme en hollandais potvisch , kaizilotj en allemand, pottfisch , caschclott; en norwégien , kaskelot, trold-hual > etc.; en islandais, rod-kammen (peigne rouge); en anglais, sperma ceti.

Description. — Cet énorme ce tac é a en quelque sorte la figure d'une crosse de fusil. Sa tête , volumineuse, et qui comprend le tiers de sa taille, parait comme une grosse masse tronquée vers le museau : c'est de sa cavité que s'extrait le blanc de baleine. La mâchoire inférieure, plus courte, plus étroite que la supérieure, est placée en dessous. Ses dents inférieures, fortes, saillantes de quelques pouces, pointues et un peu recourbées , sont reçues dans autant de cavités de la mâchoire supérieure , entre lesquelles se trouvent des molaires aplaties. Sa langue est courte , carrée , rouge , et ressemble à une grosse masse de chair. L'œil est situé plus haut que dans plusieurs cétacés , et n'a qu'un très-petit diamètre. On peut à peine distinguer l'orifice du conduit auditif. Les deux évents se réunissent à l'extérieur , et n'ont qu'une seule sortie ; l'eau qui est lancée par cette ouverture , au lieu de s'élever verticalement, décrit une courbe dirigée en avant. Sur le dos s'élève insensiblement une sorte de callosité longitudinale , et qui présente la figure d'un triangle rectangle. La pectorale est un peu ovale, ordinairement longue de plus d'un mètre. La nageoire de la queue se divise en deux lobes , dont chacun est échancré en forme de faux. Le dos est noir ou noirâtre, quelquefois mêlé de reflets verdâtres ou de nuances grises. Le ventre est gros , arrondi et blan-

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châtre. La verge du mâle est renfermée dans un fourreau ; la femelle porte deux mamelles, cachées chacune dans une cavité longitudinale. La graisse nVi que 6 pouces d'épaisseur) la chair est rouge, comme celle du cochon.

. Habitation. — Le cachalot macrocéphale appartient à presque toutes les mers : il se trouve dans la Méditerranée ; on l'a vu dans les parages du Spitzberg ; auprès du cap Nord et des côtes de Finmarck ; dans les mers du Groenland; dans le détroit de Davis; dans la plus grande partie de l'Océan atlantique septentrional ; dans le golfe britannique ; auprès de l'embouchure de l'Elbe ; aux environs de Bayonne ; non loin du cap de Bonne-Espérance ; près du canal de Mosam bique , de Madagascar et de l'Ile-de-France ; dans la mer oui baigne les rivages occidentales de la Nouvelle-Hollande ; vers les côtes de la Nouvelle-Zélande $ près du cap de Gorientes , du golfe de Californie ; autour des îles Gallapagos, à la vue de l'île Mocha et du Chili ; dans la mer du Brésil, et enfin auprès de notre Finistère.

Les macrocéphales , pour se livrer à leurs amours avec moins d'inquiétude et de trouble , se rassemblent auprès des rivages les moins fréquentés. Le capitaine Golnett dit que les environs des îles Gallapagos sont, dans le printemps, le rendez-vous de tous les cachalots macrocéphales des côtes du {Mexique, du Pérou et du golfe de Panama.

Pêche et produits. — Ce que nous avons dit delà pèche des cachalots en général s'applique à la pêche des macrocéphales.

CACHALOT-SviKEVAL OU PETIT CACHALOT , phy-

seter catodon. ( Lin. ) Le nom de svineval ou svinchval lui a été donné en Norwege , et celui de petit cachalot par les naturalistes , quoiqu'il en existe encore une espèce plus petite.

Ce cétacé a la tête arrondie ; Couverture de la bouche petite; la mâchoire inférieure plus étroite que celle d'en haut , et garnie de dents qui correspondent à des alvéoles creusés dans la mâchoire su- Êérieurc ; l'orifice des évents situé à l'extrémité de i partie supérieure du museau; une éminence raboteuse et calleuse sur le dos.

Les svinevals vivent en troupes dans les mers septentrionales. Vers la fin du dernier siècle, 102 de ces cachalots échouèrent dans l'une des Orcades , au port de Kairtson : les plus grands n'avaient que 8 mètres (24 pieds) de longueur.

Cacha lot-Trum po, physeter trumpo. (Bonnat.) Cette espèce a jusqu'à 24 mètres (72 pieds de longueur), et 14 mètres (42 pieds) de circonférence dans sa plus grande grosseur , à l'endroit où finit sa tête et où commence le corps. Il a une tête énorme, dont la longueur peut surpasser la moitié de la longueur totale du cétacé; la mâchoire supérieure beaucoup plus longue et plus large que l'inférieure ; la partie supérieure de la tête convexe dans presque tous les sens ; les dents de la mâchoire inférieure , le plus souvent au nombre de dix -huit de chaque côté, droites, grosses, pointues, blanches comme de l'ivoire, et longues d'environ 2 décim. (7 pouces)*, l'œil petit, placé au-delà de l'ouverture de la bouche et plus élevé que cette ouverture ; à l'extrémité du museau, une bosse dont la sommité présente l'on-

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fice des évents; au-delà de cette sommité et sur la tête, une grande convexité, séparée de celle du dos par un enfoncement très-sensible ; près de la queue, sur le dos, une bosse épaisse d'un pied; les bras ou nageoires pectorales extrêmement courts; la peau douce au toucher et d'un gris noirâtre en dessus, et plus pâle en dessous du corps.

Ce cachalot est très-agile et plein de courage : lorsqu'on le blesse , il se tourne sur le dos , et se défend avec sa gueule à toute outrance.

Il se plaît dans la mer qui baigne la Nouvelle- Angleterre et auprès des Bermudes; mais on l'a vu aussi dans le Groenland, le Golfe britannique et dans celui de Gascogne. La graisse du trumpo fournit une huile qui , dit-on , est moins acre et plus claire que l'huile de baleine franche.

Un trumpo mâle qui échoua, en avril 1741,' près de la barre de Bayonne, donna 10 tonneaux d'adipocire (blanc de baleine), d'une qualité supérieure à celui du macrocéphale , et qu'on retira de la cavité antérieure de sa tête» On trouva aussi dans son intérieur une boule d'ambre gris, du poids de 1 3 livres.

Cachalot blanchâtre , catodon albicans. Ce cétacé parait de loin avoir beaucoup de rapport avec la baleine franche ; mais il en diffère par la forme de sa tête , plus allongée , et par son museau moins arrondi. 11 a les dents fortes , mais émoussées à leur extrémité, comprimées et courbées. Sa couleur est d'un blanc mêlé de teintes jaunes. Sa longueur n'excède souvent pas 5 à 6 mètres. On l'a rencontré dans le détroit de Davis.

Cachalot cylindrique, physalk cylindrique de Lacépède , phy salis cylindricus. C'est le wa/visckwangst des Hollandais. (V. la PL 10, Jig. 2. )

Description. — La position des évents de ce cétacé a déterminé Lacépède à le séparer de la famille des cachalots, et à en former un genre particulier, auquel il a donné le nom de phy sale. C'est, de tous les grands animaux , celui dont les formes ont le plus de régularité , et qui , vu de loin , ressemble peut-être le moins à un être animf . La forme cylindrique , qu'il présente dans la plus grande partie de sa longueur , le ferait prendre pour un immense tronc d'arbre , si on connaissait un arbre assez gros

Sourlui être comparé. Sa tête, sur -tout, ressemble 'autant plus à un cylindre colossal, que la mâchoire inférieure disparaît, pour ainsi dire, au milieu de celle d'en haut , et que le museau , qui parait tronqué , se termine par une surface énorme , verticale , presque plane et presque circulaire. La tête. du physale peut être aussi longue que la moitié du cétacé, et sa hauteur peut égaler une très-grande partie de sa longueur.

Le physale cylindrique a la mâchoire inférieure un peu plus courte que celle d'en haut , et d'ailleurs plus étroite 5 l'ouverture de la bouche plus longue [que large, et d'autant plus effrayante , que la mâ- Ichoire inférieure est hérissée, sur ses deux bords, de dents pointues, recourbées, et qui deviennent plus fortes à mesure qu'elles sont plus prè* de l'extrémité du museau. Ces dents, au no«ùre de vingtquatre ou vingt-cinq de chai;»* fôlé \ entrent dans des cavités m ri-e*f amiantes de la mâchoire supé-

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loups de mer recherchent volontiers les calmars pour en faire leur proie ; mais ceux-ci se dérobent à leur poursuite par un artifice ingénieux : ils jettent une liqueur noire contenue dans deux canaux qui sont situés sous leur ventre : cette liqueur trouble Peau et voile leur faite; le poisson s'élance alors dans l'air et échappe à la poursuite de son ennemi mortel. Le calmars* trouve abondamment' sur les côtes du Portugal : on le pèche) quoiqu'il ne soit pas regardé comme un bon poisson. Celui qu'on péchait autrefois dans le golfe d'Ambracie était fort estimé des Romains. Y. Sèche.

CALOPS. Poisson du genre des Labres \ V. ce mot.

CAME 9 CHAMA. Genre de coquilles bivalves, dont le caractère est d'avoir les valves inégales et adhérentes aux rochers, une charnière composée d'une seule dent oblique , épaisse , crénelée ou raboteuse, et articulée dans une cavité de là valve opposée. Les anciens auteurs comprenaient dans le genre came beaucoup de coquilles dont on a formé quatre nouveaux genres.

Les cames proprement dites vivent ordinairement à une petite profondeur dans la mer , attachées aux rochers ou aux coraux , ou groupées ensemble. On les mange comme les huîtres. Il y en a une douzaine d'espèces , parmi lesquelles il faut remarquer la came feuilletée, qui se trouve dans la Méditerranée et dans toutes les mers entre les tropiques , et dont le caractère est d'être couverte de feuillets lâches , tuiles, déchiquetés, et dont les bords sont légèrement plissés; la came gryphoïJe, qui se trouve . dans les mêmes eaux, et qui est couverte de feuillets serrés , tuiles , plissés , ou épineux, et dont les valves sont légèrement striées en dedans et sur leurs bords.

CANARD. Espèce de filet de 5o brasses de longueur et de 8 pans de large, soutenu par des roseaux. La pèche de mer où on emploie ce filet dure pendant les mois de juillet, août et septembre.

CANAUX. Fossés ou saignées faites pour contenir dé Peau , la conduire d'un endroit à l'autre , ou la faire écouler.

Par Part 44 du tit. XXV JI de Ford, de 1660, il est défendu de détourner Peau des rivières navigables et flottables , et d'en affaiblir ou altérer le cours par tranchées, fossés et canaux, à peine d'être puni comme usurpateur.

Les lois des 16 septembre 1807 el ia avril 1810 ont ordonné des impositions extraordinaires pour confection de routes et canaux, et pour la navigation des fleuves et rivières. Elles contiennent le détail des travaux à exécuter.

La mise en ferme de la pèche dans les canaux , et les produits des francs-bords et des plantations qui appartiennent à l'État , sont attribués à la direction des ponts et chaussées. ( Décr. du a3 déc. 1810.;

CANCHALAVAR. Nom que les pécheurs des Açores donnent à une espèce de truble.

CANCRE. Ce mot désignait autrefois tous les crustacés plus ou moins aplatis , plus ou moins approchât de la forme ronde, et dont la queue est courte et whée entièrement sous le ventre. Il est aujourd'hui synon^ «fc cm*e. y. Crabe et Crustacé.

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CANESTEAU. On nomme ainsi, en Provence, le panier dans lequel les pécheurs roulent les cordes chargées d'empilés et de haims. Ces paniers ont une bordure de liège, qu'ils nomment garlande.

CANICULE. Y. Milandre.

CANNES ou PERCHES. Le mot canne vient du latin canna , qui signifie roseau* On désigne aussi sous le même nom toute espèce de brin de bois façonné de manière à servir à la promenade. La perche est un brin de bois long et menu.

La perche du pécheur est ordinairement composée de trois pièces principales, qui s'ajustent les unes au bout des autres, et qui sont la canne, la ba-

f nette et le scion. Sa longueur varie suivant Retenue de la nappe d'eau où l'on se propose de pécher, et sa grosseur doit aussi être proportionnée aux lignes qu'on y attache.

Les personnes qui pèchent pour leur agrément ne se donnent point la peine de fabriquer elles-mêmes leurs perches ou cannes : elles les achètent toutes faites chez les marchands d'ustensiles de pêche. M. Kresz, qui tient une fabrique de ce genre à Paris , quai de la Ferraille , a donné , dans son Pécheur français , la description de trois modèles de cannes les plus usitées, et qui suffisent pour toutes sortes de pêches dans les rivières.

Nous allons les faire connaître ; après quoi, nous parlerons de la manière de préparer soi-même les perches-à pêcher.

La première espèce de canne décrite par M. Krest sert à la pêche des petits poissons $ sa longueur est de 9 à 10 pieds , et elle se compose de trois pièces r la première est un bambou creux, d'un ponce de diamètre , dans lequel est un autre bambou de 8 lignes de diamètre , également creux et proportionné au premier. La diminution, qui se prolonge d'une extrémité à l'autre, doit être la même dans chacune de ces pièces , afin qu'elles puissent s'ajuster parfaitement. Dans cette seconde pièce est un scion de 4 ligues de diamètre à son gros bout, et d'une ligne à l'autre extrémité , qui se trouve terminée par un bouton de fil poissé, auquel on Bxe la ligne. Il se compose lui-même de deux pièces entées l'une sur l'autre : la première est en bois de troène , la seconde en baleine unie. Pour monter la canne , on visse ces trois pièces les unes au bout des autres ; pour la démonter , on met le scion dans le bambou du milieu , puis Jes deux dans le premier, aux extrémités duquel on visse une pomme et un bout , ce qui fait alors une véritable canne de promenade.

La deuxième sorte de canne pour la pêche des moyens poissons ne diffère de la première qu'en ce qu'elle se compose de quatre pièces , dop* trois en bambous, et un scion semblable * celui dont on vient de parler. Sa grosseur doit être double de celle de la première, et sa longueur de 1 5 à 1 6 pieds, afin d'atteindre commodément les endroits éloignés des bords, dont ces poissons approchent rarement.

La.j%. 16, PL 1 1 , représente une canne : le bambou a b est la première des quatre pièces ; à son extrémité b s'Ajuste le bout a du bambou n°. 2, qui reçoit également à son bout b celui a du n°. 5, dont l'extrémité cassée est réunie au

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ii0. 4, qui présente le scion, autour duquel est roulée une ligne, pour donner l'idée de la manière dont on l'attache.

La canne étant démontée et la ligne détachée du scion, on place ce scion n°. 4 dans le bambou n°. 3$ celui-ci dans la pièce n°. a, qui entre elle-même dans celle ab9fig. 16. A l'extrémité a de celle-ci , on visse la pomme Cf et à l'autre b le bout en cuivre d.

La troisième sorte de canne n'est employée que pour la pêche des saumons , truites et brochets. Elle se compose de trois pièces d'une longueur de 5 pieds chacune , fig. 17, et qui toutes sont pleines : les deux premières sont en bois de frêne j le plus sec possible ; et la troisième , qui forme le scion , est un bambou des Indes orientales, garni d'une baleine à son petit bout. Ces trois pièces s'ajustent l'une sur' l'autre ; et la canne , étant montée , doit avoir au gros bout a, n°. 1 , 18 lignes de diamètre, qui se réduisent à une seule ligne à l'extrémité b du scion n°. 3.

Elle est garnie , dans toute sa longueur , de plusieurs anneaux de a lignes de diamètre , placés à une distance de a pieds l'un de- l'autre, ainsi qu'on le voit aux trois pièces : cette disposition est nécessitée par la force des poissons à la pêche desquels cette canne est destinée. Ces anneaux servent à conduire la ligue le long de la canne ; ils l'amènent ainsi jusqu'au bout a de la pièce n°. 1 ,fig. 1 7, où l'on voit, un moulinet en cuivre Z>. On roule sur le moulinet la ligne, qui doit avoir une longueur qui varie de 5o à 100 aunes , et on la dévide lorsqu'il est nécessaire de la laisser suivre le mouvement du poisson , qui, opposant une résistance opiniâtre quand il se sent piqué, parviendrait à la rompre sans cette précaution.

M. Kresz observe que les deux premières sortes de cannes doivent être en bambou d'Amérique, parce que tout autre bois creusé dans sa longueur présente l'inconvénient de se fendre , ou de se déjeter par l'effet de l'humidité ou de la chaleur du soleil \ ce qui empêche de retirer les pièces les unes des autres. On peut cependant pêcher avec- une gaule à l'extrémité de laquelle on place un scion de noisetier, orme, cornouiller , troène, épine ou tout autre bois flexible.

Manière de fabriquer les perches. — Les pécheurs qui fabriquent eux-mêmes leurs perches emploient un bois léger et élastique , tel que celui du coudrier, du saule, du peuplier, du tremble, du micocoulier. Le choix et la préparation de ces perches exigent quelques précautions : elles doivent avoir au moins 9 pieds de longueur, 4 ou 5 pouces de grosseur au gros bout, et pas tout-à-fait un pouce à l'autre extrémité ; être bien droites et exemptes de' nœuds, qui en trancheraient le bois. Il faut les couper en hiver; et pour qu'elles ne se courbent pas en se desséchant , on porte souvent l'attention de les lier chacune sur une forte règle de bois, bien dressée à la varlope. W al ton conseille même, lorsqu'on les a coupées, de les coucher à plat dans un tour modérément chauffé, où on les laisse jusqu'à ce qu'elles soient refroidies, et de les tenir ensuite dans un lien sec pendant un mois ; puis de lier for-

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tement chaque brin sur une forte pièce de bois carrée. On s'occupe ensuite de percer le brin dans toute sa longueur; et à cet effet, on prend un gros fil de fer de chaudronnier , qu'on appointât par un bout ; on fait chauffer ce bout dans un feu de charbon, jusqu'à ce qu'il soit rouge à blanc, et on s'en sert pour percer la gaule,1 en l'enfonçant dans l'axe et le tenant toujours droit ; on perce tantôt par un bout et tantôt par un autre, jusqu'à ce que les deux trous se rencontrent. On se sert, pour augmenter ce trou, de broches de fer dont le diamètre augmente de plus en plus , et qu'on fait également rougir jusqu'au blanc. Il est entendu que le trou doit diminuer de diamètre par degrés , depuis le gros bout jusqu'à l'autre extrémité, où il doit être plus étroit.

Lorsque cette canne , qui forme la première pièce de la perche , est ainsi préparée et travaillée proprement, tant à sa surface qu'à l'intérieur, on la fait tremper dans l'eau pendant a jours \ puis on la transporte dans un lieu couvert , où on l'expose à la fumée jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement sèche. Cette canne doit faire environ la moitié de la longueur de la perche , et le trou dont nous venons de parler sert à recevoir deux baguettes.

Pour faire la baguette qu'on doit ajouter au bout de la canne creuse , on coupe aussi en hiver un beau jet de coudrier, que l'on fait sécher de la même manière que la canne 5 ensuite on dresse cette baguette : on la réduit à une grosseur convenable , pour qu'elle entre dans le trou de la canne du côté du gros bout, et jusque vers la moitié de sa longueur. Pour compléter la perche , on choisit des scions ou nouvelles pousses , droites et déliées , d'épine noire , de pommier sauvage , de néflier ou de 'genévrier : on dépouille ces houssines de leur écorce ; on les fait sécher, après les avoir réunies en faisceaux d'un certain nombre, qu'on a liés fortement avec une bonne ficelle, et avoir diminué leur grosseur de manière qu'elles puissent entrer dans le trou de la canne, du côté du. petit bout.

On joint, les unes au bout des autres, ces trois pièces , au moyen d'écrous et de vis , de sorte que les trois morceaux ne fassent qu'une perche.

Quand on ne pêche pas , les deux allonges se placent dans le trou de la canne, l'une par le gros bout et. l'autre par le petit , et , au moyen d'une pomme qu'on place à la partie supérieure de la canne et d'un bout en cuivre à la partie inférieure, cette canne peut servir pour la promenade comme une canne ordinaire.

Mais, ainsi qu'on l'a fait observer au commencement de cet article, ces cannes ne valent jamais celles qu'on fait avec des bambous ou roseaux des Indes. On s'épargne au surplus bien de la peino lorsqu'on renonce à mettre des allonges dans la première canne 5 alors on ne perce point la canne : on met les trois parties qui doivent composer la perche dans un sac, d'où on les tire quand on veut pêcher, et on les joint les unes au bout des autres sans employer de vis de métal \ on se contente de faire en* trer l'extrémité des unes dans un trou qu'on fait au bout de celle à laquelle elles doivent s'ajuster , ensuite on les arrête avec des goupilles , pour qu'elles

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né se séparent pas lorsqu'un gros poisson tire fortement la ligne.

On fait encore des perches très-propres et trèscommodes, de trois, quatre ou six morceaux, qui s'assemblent les uns au bout des autres à mi-bois. Pour cela » on taille en flûte les deux bouts qui doivent se joindre, et on ménage à une des perches une petite dent, qui entre dans une coche qui est à l'autre ; il faut que ces deux parties, taillées en flûte, se touchent exactement dans une longueur de 4 & 5 pouces. On frotte les faces qui doiyent s'appliquer l'une sur l'autre , avec de la cire grasse de cordonnier, et on les lie par des révolutions d'un bon fil retors, ciré, ou enduit de poix grasse. Lorsqu'on veut que la perche soit propre , on se sert , au lieu de fil , d'un cordonnet de soie verte frotté d'un peu de cire blanche.

Four bien assujettir , les unes aux autres , les pièces entaillées à mi-bois , au moyen du cordonnet de soie ou du fil retors ciré , et pour arrêter l'extrémité du fil , il faut , lorsqu'il ne reste plus que cinq à six révolutions à faire , coucher le bout du fil sur la perche, mettre par-dessus le doigt étendu, et faire les six dernières révolutions en enveloppant le fil et le doigt. Ces révolutions étant faites, on retire le doigt , et on serre le plus que l'on peut ces dernières révolutions les unes après les autres $ on finit par tirer le bout du fil qui excède : de cette façon, il est très-bien arrêté , et on le coupe avec des ciseaux tout près des révolutions du fil.

On doit toujours proportionner la force des perches à la grosseur des poissons $ et si on se propose de pécher avec des lignes amorcées d'insectes naturels ou factices , il faut que les perches soient trèslégères. Dans ce cas, on les fait avec des cannes ou roseaux de Provence , qu'on termine par une baguette de baleine, ou, mieux encore, avec des scions d'épine noire , de néflier , coudrier , genévrier , cyprès, qu'on fait sécher en les liant en faisceaux , pour qu'elles soient toujours bien droites. Y., pour le complément de cet article , les mots Appât > Hameçon et Ligne*

CANNES. Petite ville du département du Var. Il y a dans cette ville une juridiction de Prud'hommes* Pécheurs. V. ces mots.

CAJNN1ERE. On nomme ainsi, en Basse-Normandie , une espèce de bretelière qui sort à prendre des chiens de mer. Y. Folle.

CANON. Bâton ajusté au bout des seines pour tenir le filet tendu. V . Seine.

CANONNIERE. Ouverture qu'on pratique au fond des écluses ou parcs de pierre , pour laisser échapper l'eau.

CANOT. Petite chaloupe. Les Canadiens font des canots, creusés dans de gros corps d'arbres, ou avec de l'écorce de bouleau soutenue sur des membres fort minces.

CANTE. L'un des noms vulgaires d'un poisson du genre spore. Y. Sparaillon*

CANTHÈNE , CANTflÈRE , spams cantharus.

{Lin.) Poisson du genre des spares f qu'on nomme cantheno en Provence , en Languedoc et en Espagne, et tanado ou tanna à Gênes, et qui a pour caractères : 1 1 rayons aiguillonnés et i3 rayons ar-

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