FOI
Ce que noua avons appelé /b^e est nommé à Dun* kerque cibaudiàre. Ses- maille* ont depuis d jusqu'à 8 ponces d'ouverture.
Xee cibaudières ou demi-folle* de* environ* de Calai* sont composée* de plusieurs pièces , dont chacune a 18 ou ao brasses de longueur sur une
brasse déduite. LWertuœ de b«r* wuUleeest de a. pouce* eu carré*. Quand cm, tend ce* filet» à la basse mer, leur pêche se fait comme nou*. l'avons représenté dans la>iVf 33 >«/&.. !¥&, V. Cette pêche dure depuis k Saijifr-Mi(£ei. jusqrfau, «tfmmencement de mai. , *.
Le* petites pextières du Cjptpy *ent le* petits rieuse d'Ambleteuse.
À .Boulogne,, les pécheur* appellent grands rieux et folle* fas TQte d'un fil très-fin, et dont les mailles ont 5 ou 5 pouces et demi d'ouverture : on le* tend à la càte etàj* mer. L&p&itfi rieux on demi-folles que- ces pêcheur* tendent è± la côte. ont de plus petites maille* que celles de* grands rieux } leur calibre ordinaire est de a pouceaet demi, four pécher à la côte , on ensable le bas du filet , qu'on, place le plus près qu'on peut de U laisse 4e basse-mer. Les pièces de* petit* rieux Qut(.i04>u ta. brasse* de longueur -y leur tête est garnie dftiqueleueftbandigue*. Ce* petit* ret* s'établissent; comjne le* folle» et ci-* bannière* flottées de Calais* .
Du cdfcé d'Abbe ville t.,On. nomme madef peut-être par corruption de /wx#Ze>, ce qu'ailleurs on appelle rieux. Les pêcheurs donnent aux demi-fo^es le.nom de grands* maetes* lorsque le*: raie» abondent à, la côte ^ ils tende^:ces>filet*flpt^a^îp^srré*«un bout à terre et . l'autre à. la, mer*
Dan* le» environs d'Eu, v le»; pêcheurs donnent fo . nom de Usqiies o\i Hscptes aux,.4beud*èrea ou petits rieux..
La* Dieapqi» pratiquent, beaucoup la pêche $ux folles pendant le carême, entrjs.le*. saisons du. ha-« reag et du maquereau.
Quelque* pécheur*. 4* Sainfc-\^ryren*Cauft tea, dent à la.côte pour pécher» de même qu'on le fait en Flandre et en Picardie, avec le* filet* nommé* cibaudières, petits rieux,, mailles royales ou sixdoigts* dont nonô^anonSi parlé *w* étantes sur piquets ; mais ils tendent aussi ces filets flottés* ils vont avec de* cervelle», dii port.de. %S ou 3o ton-* neaux, depuis les moi» de février jusqu'en mai , dans l'intervalle, de la pêche du hareng .et de celle du ma<quereau-, pour pêcher des raies , des anges , des turbots, vers le* côte* d'Angleterre, durant le*, mortes» eaux». Four tendre à la basse mer, ils, placent leur filet -en. demi -cer.de, comme on le voit dans la PL 33,>%:. N°. V9 avec des bandigues/* de. distance en distance*
On fait cette pêche depuis la fin d'octobre jusqu'au commencement de mai. Comme on s'y sert de mailles dont les calibres sont différens, on prend des poissons, plat*. et de* poissons rond*» Il y a de ce* reta dont le fil e*t trèsrfin, et qui ont leur* maille* de ai ligne* en carré ; d'autres, faites de fil blanc qui est aussi. d'une grande fine*ss, ont ao lignes d'ouverture ; on en fait aussi avec du fil, très-tort , auxquelles on donne ce mèm^ calibre.
Environ à a lieues à l'est de Ifécamp , on se sert de bateaux dont le port, est de 3 on 4 tonneaux , pour aller à la pêche de* roussettes , des soles , de* rougets , etc», depuis le mois de février jusqu'à celui de mai. Le* pêcheur* joignent quarante ou quarante-deux pièces de bretelières , qui ont chacune ' 5o brasse*, de longueur et 3 pieds de chute , et dont
FOL
les mailles sont d'environ 16 lignes en carré. Ces rets sont d'un fil très-fin et très-blanc. On fait cette pêche comme celle des folles, à la mer. Plusieurs pécheurs se réunissent pour former une seule tessure. Quelquefois chacun prend le poisson qui se trouve dans la partie du filet qu'il a fournie , et il le rend à son profit ; d'autres fois, les associés sont à la part, et le poisson est vendu en commun. L'équipage de chaque bateau est ordinairement de douze hommes, y compris le maître et un mousse. Les filets sont garnis de bouées, $e câblières et de flottes.
Dans les environs de Barfleur, on nomme houleviches les rets à prendre des chiens de mer. Ces rets diffèrent des breteliôres en ce que celles-ci ne prennent que de petits chiens de mer, au lieu que les houleviches en pèchent de gros , que l'on appelle houles, et qui sont assez estimés sur cette cote, où on les sèche et apprête comme la merluche. Ces rets se tendent sur les fonds de roche , que fréquentent ces sortes de poissons, s'ils sont pierres et flottés : on les tend aussi au large, depuis le mois d'août jusque la fin de décembre. Leur fil est comme celui des folles ; et les mailles ont a pouces 6 ou 7 lignes d'ouverture.
Les pêcheurs de Honfleur vont à morte eau le long de la côte tendre des folles, pour prendre des barbues, turbots, raies et quelquefois des esturgeons. En hiver, ils vont aussi de temps à autre tendre des folles qui ont 6 pieds de chute , sur un banc de galet qui est du côté du Havre.
Les folles de Trouville ont leurs mailles de 8 pouces d'ouverture.
Les pêcheurs de Villerville se réunissent quatre ou six potir porter à la mer leurs folles , qui ont 6 pieds de chute , 4° brasses de longueur , et les mailles de 6 pouces en carré. Ils y prennent plus de poissons plats que d'autres.
Dans les environs de Touques et de Dives , on fait en mer la pêche aux folles avec des plates du port d'environ 2 tonneaux , et montées de six hommes. Chaque pièce de filet est longue de 5o brasses : on en met ensemble trente , qui forment une tessure de r,5oo brasses. Ces pécheurs se servent aussi de fiues et demi-folles pour prendre des poissons plats \ elles se tendent comme les folles. Chaque pièce a 12 brasses de longueur et 2 brasses de chute. Le calibre des mailles est de 3 pouces et demi ou 4 pouces. Chaque bateau en porte jusqu'à quatrevingt-quatre pièces, dont les pécheurs forment quatre tessures , de vingt et une pièces chacune \ ce qui fait pour le tout une étendue de 8,000 brasses.
Les séchées de Morlaix sont les cibaudières des Flamands, ainsi que les bretelières, fiues, et haussières ou ansières des Normands , et les tressons ou fressures des Bretons de la côte de l'Bst. Cette espèce de pêche n'est guère en usage dans cette endroit qu'à RoscofF. On s'en sert aussi sous le même nom à l'Ile de Bas.
A l'Ile de Bouin , on nomme rets de gros-fond des folles dont les pièces ont 35 ou 4° brasses de longueur, les mailles 5 pouces 8 lignes ou 6 pouces d'ouverture, et qu'on tend rarement à plus de 2 lieues au large.
Ce que les Languedociens nomment mâclonnière
FOL
sur les côtes de la Méditerranée est un filet que l'on peut rapporter aux folles. Il est formé d'une simple nappe , dont les mailles ont 2 pouces 4 lignes d'ouverture. On le tend à la mer par 4 ou 5 brasses d'eau ; il porte environ 28 brasses de longueur. Sa chute est de 4 P*n* ou 36 pouces. Les plombs et lièges dont on le garnit sont à 3 pans les uns des autres. Ce filet est assujetti au fond de l'eau avec des pierres qui tiennent par des lignes à la ralingue du pied : sa tète est soulevée au moyen de quelques gros lièges ou signaux. On n'y prend guère que des poissons plats.
Rézlemens. — V., pour les réglemens sur la largeur des mailles et l'emploi des folles , l'article PSche maritime, § 2.
FOLLÉE. Bourse que les pécheurs laissent faire au filet en le tendant sur des perches. Y. Folles.
FOLL1ER. Bateau qui sert à la pêche aux folles»
FOND* Nom que les pêchenrs donnent à une espèce de garenne à poisson : elle se fait pour l'ordinaire dans les rivières sablonneuses et dans les endroits les plus découverts*
Le lieu choisi pour placer le fond doit avoir au moins 4 pieds de profondeur quand les eaux sont basses \ on y jette quantité de pierres , éloignées les unes des autres de manière qu'il s'y trouve autant d'espaces pleins que de vides $ ensuite on place sur ces pierres une espèce de porte faite avec des planches de bateau , longues a'environ 1 2 ou i5 pieds , et larges de 8 ou 9 , et on fait au bord de cette porte deux où trois trous , afin de pouvoir la lever avec un crochet de fer quand on veut pêcher le fond*
Quand la porte est posée sur les pierres , on la charge de sable et de cailloux , pour empêcher que l'eau ne l'entraîne et pour la dérober à la vue de ceux qui voudraient se servir de ce réservoir. Cette précaution contribue aussi à y entretenir la fraîcheur , et par conséquent à attirer le poisson , qui, dans les grandes chaleurs, se réfugie dans cet asile*
Pêche du fond.
Avant de pécher ce réservoir , on approche avec un petit bateau , et on remue tout autour avec une perche : si l'on voit l'eau bouillonner , c'est une preuve que Ton y trouvera du poisson.
Quand on est sûr de sa proie* on s'avance avec une perche | un ou deux boutoirs et un tramail assez
Srand pour environner un espace de 7 à 8 pieds de istance autour du fond 5 on tend ensuite le filet f et on en joint les deux bouts, afin qu'il forme une espèce d'enceinte.
Après ces préparatifs, on prend un gros pieu bien uni, long à proportion de la profondeur de l'eau où l'on veut pêcher, et ferré par l'extrémité inférieure , afin qu'il entre mieux dans le sable , et on le pique contre la porte.
Bientôt après, on accroche la porte, on la lève toute droite contre le pieu ; on passe une corde dans un de ses trous, et on la lie bien fortement au haut du pieu $ on arrête ensuite le bateau ; on prend le boutoir pour fouler le fond de l'eau , et on contraint le poisson à se jeter dans le filet ; dès qu'on le sent/ on lève le tramail, et la pêche est faite.