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$ 5. — • Des régUmens rendus en France sur la
pêche, etc.
Voyez l'article Pêche maritime , J 8 ; et à la fin de ce Dictionnaire, le Décret du 6 octobre 17935 V arrêté du 2 février i8o3j le Décret du 8 octobre 1810; V Ordonnance du roi, du 14 août 1816, et celle du 4 janvier 1 822.
HARENG-GAI. C'est celui qui a frayé et qui n'a plus d'oeufs ou de laite.
HARENG- H ALBOURG. On donne ce nom à un hareng fort gros qui se pêche assez communément avec les maquereaux dans les manets, pendant les mois de juin et de juillet. V. halbourg.
HARENG-HUGUÉ. Poisson connu sur les cotes de Pile d'Oléron , et qui ressemble beaucoup au sprat •
HARENG-PEC. On appelle harengs -pecs ceux qu'on pèche dans le Nord...
HARENG DIT NORD. On donne ce nom, ou celui de roi des harengs, au poisson appelé chimère par Linnœus.
HARENG DU TROPIQUE. C'est Itf chipé des tropiques. On a souvent donné le nom- de hareng à des poissons du genre clupé, à cause de leur ressemblance avec le hareng commun , qui est aussi un clupé,
HARENGADE. On nomme ainsi, à Marseille, des sardines salées en blanc , et qui ressemblent beaucoup aux harengs , à cause de leur grosseur.
HARENG AISON. On appelle ainsi la saison où les hareng» donnent sur la côte.
HARENGUB. Poisson qui se pèche au Havre, et qui ressemble beaucoup *x\ grand-gai,
HARENGUIÈRE ou HARRNGUADE. Palis pour prendre des harengs. Y. Palis. .
HARGNIERE. On nomme ainsi , sur les côtes de Haute**Normandie, quelques.braasesde filet à larges mailles, qui terminent les extrémités des saines. V. Saine*
HAROÛELLE. V. Lignes.
HARPE BLEU DORE. Très»beau poisson des mers d'Amérique.
HARP1N. Croc dont les bateliers 6e servent pour accrocher leurs bateaux en remontent les rivières.
HARPON. Espèce de dard' mis au bout d'un manche de bois, qui se lance sur le poisson comme
sortes de pèche à la basse eau , où nous parlons des harpons»
HARPONNAGE , en Provence FiCHURS. C'est la pèche avec la fouane ou le harpon. V. Pèche.
HARPONNBR. Quoiqu'on confonde communément le harpon avec la fouane , on dit harponner lorsqu'on lance le harpon sur un poisson. C'est ainsi qu'on prend les baleines, les marsouins, etc. V. Pèche.
HARV1AU. Anse .de corde qui sert à attacher le grand filet en chausse , qu'on emploie peur les pêcheries établies aux arches des ponts sur les grandes rivières. V. Diguiaux.
HAUSSIER. Grand bateau dont on se sert sur la rivière de Loire.
HAUSSIERS. Y. Manet.
HAUSSOIRES. Ce sont des palettes de bois qui servent à retenir l'eau aux écluses des moulins , et que l'on lève quand on veut.
HAUTES. Le filet de pêche qu'on nomme ainsi en Provence ne diffère delà battude que parce qu'il est plus gr&nd. Y. Battude.
HAU TIN. On donne vulgairement ce nom , dans quelques cantons,, à Vargentine-sphyrène , poisson 'qu'on trouve dans la Méditerranée.
Duhamel dit que ce poisson se trouve aussi en Flandre, en-Hollande et sur les .bords de la mer Caspienne; que sa chair est nourrissante ; que les marchands la font sécher > la salent y et en font un assea grand commerces»
Ce poisson a la figure d'une truite \ le museau allongé, pointu ^ noir;, la mâchoire supérieure plus avancée que l'inférieure , et point de dents.
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HA VEAUX ou HAVBREÀUX. Sorte de filets. V* Haveneau fet^ pour les réglemens, l'article Pêche maritime, $ 3.
HAVENA. Filet en usage en Saintonge pour prendre des feintes, pucelles ou gattes, et qui est le même qu'on appelle ailleurs Haveneau etSavanelle. V. ces mots.
HAVfiNBATJ ou HAVENET. Filet de pèche tendu sur deux perche* qui se croisent comme une paire de ciseaux. Y . la PL a5, JV°. V,fig. 3.
La pèche du grand haveneau, qui est sur-tout en usage sur les certes de Haute-Normandie , ne se pratique guère que sur les grèves plates ; et pour en tirer quelque avantage , il mut s'établir dans un courant formé par le retour de la marée, ainsi qu'à l'embouchure f une rivière où la marée entre.
Ce filet est monté sur deux perches ab, qui ont in à i5 pieds de longueur : elles sont jointes l'une à l'autre par an lien, ou, plus fréquemment et mieux , par un clou rivé qui les traverse , et leur
Sermet un mouvement semblable à celui des lames 'une paire de ciseaux. Un peu au-dessus du point de réunion ) il y a des entailles où s'emboîte une traverse c, qui, tenant les perches écartées l'une de l'autre d'une quantité convenable , sert aussi à conserver la même ouverture de l'angle beb; ordinairement les deux extrémités bb des perches sont éloignées l'une de l'autre de i5 pieds.
Le fond de ce filet forme une poche a, qui est plus du côté de la traverse que vers l'extrémité des perches.
Le bord du filet qui est du côté de la poche s'attache à la traverse ; les deux côtés s'amarrent aux parties des perchés , et le reste à une corde qui borde le filet. Oruinmimnent on met à cette corde un peu de plomb ^ nues sa plus 3 ou 4 onces par bmsse ; car un poids plus considérable empêcherait qu'on ne put relever promptement le filet.
Pour se servir du grand haveneau, qu'on nomme aussi havenet et havenat sédentaire, le pécheur le présente au courant, posant sur le fond les deux bouts b b des perches, ainsi que la corde qui s'étend du l'un à l'autre. Les deux extrémités postérieures a a des perches passent sous les* aisselles, et l'angle qu'elles forment s'appuie contre son corps.
Le moindre poisson qui se présente et qui donne dans le filet se fait sentir au pêcheur, lequel relève aussitôt le haveneau peur mire tomber le poisson dans la poche fy qui est du côté de la traverse. L'ayant tiré de la poche, il le met dans sa gline,
£i est un panser couvert qu'il porte attaché sur son i. U replonge immédiatement après son filet, et continue ta même pêche jusqu'à ce que la marée trop haute l'oblige de se retirer. Pour le mire aisément et très-promptement , parce- que , dans les endroits que nous venons d'indiquer comme les plus iavorables à cette pêche, la marée monte trèsvite , ri ôte la traverse 5 il rapproché les deux perches l'une de l'autre 9 il les entoure du filet, et forme du tout lin paquéty^jf. 4> qu'il met sur son épaule pour gagner promptement le bord. Au reste, on mit cette pèche tant de flot que de [usant, opposant toujours le filet au cours de l'eau > et l'on y prend
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des poissons plats , qui se laissent entraîner par le courant, que des ronds qui nagent entre deux eaux. Pour ne point faire tort à la multiplication du poisson en retenant le frai et les plus petits poissons, il faudrait que l'ouverture des mailles fût de t5 lignes en carré. Cependant quand il s'agit de prendre des chevrettes , on est obligé de se servir de filets dont les mailles soient beaucoup plus petites y et en conséquence le filet doit être petit, parce que, s'il était grand , on aurait trop de peine à le relever, à cause de la petitesse des mailles.
Grande pêche au haveneau.
Les pêcheurs au haveneau ne peuvent pousser leur filet devant eux , les bâtons qui entreraient dans le sable les en empêcheraient : ainsi, ils sont obligés de se placer dans un courant qui amène le poisson dans leur filet. Quelquefois, quand ils veulent embrasser toute la largeur d'un courant qui a de l'étendue, ils se placent douze, quinze, vingt, sur une même ligne , et assez près les uns des autres pour que les filets se touchent, N°. IV,fig* 1 , opposant toujours l'embouchure de leurs filets au courant : de sorte qu'ils prennent , au retour de la marée , ce qui leur a échappé à la marée montante.
Quand il se rencontre quelque route que les poissons pourraient prendre pour éviter les filets, plusieurs aides se mettent dans l'eau, qu'ils frappent avec des perches pour déterminer le poisson à donner dans les haveneaux, Jzgm 2.
Pêche au haveneau dans de petits bateaux.
On se sert, dans la Garonne, de bateaux pour pêcher «vec le haveneau ; mais les pêcheurs se disposent différemment quand ils ont intention de prendre des chevrettes, que lorsqu'ils -veulent pêcher des poissons.
Pour la pêche des chevrettes , qu'on fait dans les mois de juillet, août et septembre , ils prennent des filets semblables à celui qui est représenté fift. 3, 2f°. Vf dont les perches ou barres ont 90 pieds de longueur. Pour établir ces grands haveneaux sur de petits bateaux qu'ils nomment /Hadières , ils amarrent bâbord et tribord de la filadière deux espares , qui soutiennent à l'arrière de la filadière une traverse de bois d'environ ao pieds de longueur, qu'ils nomment barioste : elle sert à supporter les deux bras du haveneau. "
Les mailles de ce filet sont assez larges d'un côté $ mais elles se rétrécissent beaucoup veTS la poche.
Comme le haveneau esc presque en équilibre sur la barioste , un seul homme peut faire cette pêche dans sa filadière. Quand donc il est rendu au lieu où il veut établir sa pêcbe , il mouille à tribord un petit grapin dont le câbleau, qui est amarré à la filadière, peut avoir ao ou a5 brasses de longueur. A 10 brasses de la filadière , il frappe sur le câbleau un petit grelin , qui a de même 1 o brasses de longueur 5 et cette manœuvre , qu'ils nomment traversière, est à bâbord de la filadière : de cette façon , ce petit bateau est comme enfourché sur son ancre , l'étambot à In marée.
de toutes «orteade poissons f niais plus fréquemment^ Le pêcheur élève le gros bout des barres qui est
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dans la filadière, et plonge ainsi la partie dans Peau, au plu» de 4 pieds. Le courant fait entrer les chevrettes dans la poche ; elles y restent, et ne cherchent point à en sortir. C'est pourquoi le pécheur ne relève son filet pour les prendre que deux fois ou au plus trois pendant une marée, lors même quHl pèche de flot et de jusant.
U est sensible que quand, après avoir péché de flot, on veut pécher de jusant, il faut que la fila* dière tourne sur ses amarres pour se mettre au cou- ' rant \ mais après cette évolution, elleest aiFourcbée par son câbleau et sa traversière, comme elle l'était dans sa première situation .
Pour relever le filet et prendre les chevrettes, le pécheur pèse sur la partie des barres qui est dans la filadière, et afin de tenir son filet élevé, il tourne autour des barres un petit cordage , qui est amarré au dedans de la filadière*
Le filet étant ainsi soutenu hors de l'eau , le pécheur rassemble toutes les chevrettes dans un coin de la poche pour les ramasser avec une sébile , et les mettre dans sa gline ou dans un sac.
A cette pèche , les pécheurs se mettent toujours plusieurs de front, à 10 pieds les uns des autres, pour se prêter la main dans le besoin , de crainte sur- tout que quelqu'un ne s'endorme ; car la moindre chose peut mire chavirer ces petites filadières.
Quand les pécheurs se proposent de prendre des mulets ou muges , et d'autres poissons de moyenne taille , ils emploient des filadières plus fortes que pour la pèche des chevrettes y et les mailles du filet étant plus grandes , il éprouve moins d'effort de la
Sert du courant, qui tend à faire plonger l'arrière u bateau non - seulement en raison du poids du filet, mais encore à cause des amarres qui répondent au grapin.
La pèche des mulets, dans la Garonne, commence
Juand on finit celle des chevrettes, environ au mois e septembre ; et on la continue jusqu'à Pâques , à moins qu'on ne l'interrompe pour faire la pèche des aloses avec de grands filets*
On fait la pèche des mulets de jour et de nuit, et un vent frais y est favorable, pourvu que la filadière puisse tenir la mer.
On ne plonge le haveneau que d'un pied dans l'eau; et comme les mulets font effort pour s*échapper, il faut relever fréquemment le filet. Pour cela, deux pécheurs ont toujours les mains sur des barres, afin de relever aussitôt qu'ils sentent qu'un poisson a donné dans le filet*
Dans les environs de la Rochelle, on se sert d'une chaloupe sans voile, N°. Vl9fîg. 1, qu'on afFourche sur deux ancres, côté en travers à la marée. Le haveneau est placé par le travers du mât à tribord : le surplus de la manœuvre est semblable à ce que nous venons de dire des pécheurs de la Garonne.
On pèche encore au haveneau, dans les environs de la Rochelle , avec de petits bateaux à cul carré qu'on nomme acons, N*. VII, fig. 1. La grande largeur de l'arrière des acons est très-propre à fournir un point d'appui au haveneau. Trois nommes se mettent dans l'acon : un rame pour refouler la marée j et les deux autres gouvernent le filet.