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On fait dans bien d'autres, porta des pèches avec des baveneaux de différentes grandeurs, et qui ont des mailles plus ou moins larges , suivant les poissons qu'on se propose de prendre ; mais ce que nous venons de dire suffit pour donner une idée assez juste de ces pèches, qui diffèrentpen entre elles, et qu'il serait aussi difficile qu'ennuyeux de détailler. Y. Bichette et Saponeau , et, à l'article Pêche mar ritime, $ 3, les réglemens sur l'emploi. du havane t»
HAYE. Tournoiement d'eau qui se forme dans les courans : on en occasionne quelquefois pour y placer des verveux. V* Haï.
HAYS. Nom que les matelots, donnent aj*x plus grands requins. V. Requin*
HAY-T8ING. Poisson de la Chine, dont las habitons mangent à tous leurs repas, et qu'on croit être une scorpène.
HELLEBUT. Nom que l'on donne quelquefois tuflet, poisson du genre pleuroneete.
HÉMIPTÉRONOTE. Genre de poissons qui con* tient deux espèces : Yhémiptéronota d cinq taches , poisson de s à 3 pieds de longueur, qu'on trouve dans les fleuves de la Chine et des Molaques , dont la chair est délicate, et qui fait l'objet d'une pèche considérable ^ et Yhéminoptéronote (Gmelin), qu'on pèche dans les mers d'Asie»
HENGF1SH. C'est un mot des langues du Nord* qui signifie proprement poisson pendu. Lorsqu'on veut faire du hengfish, on fend le poisson (et c'est ordinairement une morue) dans toute sa longueur, et on le pend à une perche. Y. Morue.
HENÀIOT. Nom que les pécheurs de la Seine donnent aux jeunes brèmes. V* Brème*
HÉPATE. Poisson du genre dm Labre*. V. ce motr
HERBES ENIVRANTES. On s'en servait dans la pêche, chez les anciens, pour enivrer le poisson dans les rivières et les lacs-, et en faciliter la cap* ture. Aristote prétend que lea Phéniciens s'en servaient dans leurs pèches de mer , et Oppien mous apprend que , de son temps , ce procédé facile et pernicieux était encore en usage.
L'ordonnance de 1669 pour la pèche dans les eaux douces, et les réglemens sur la pèche à la mer, défendent de faire usage d'aucune substance propre à enivrer le poisson. V. Appât et Noix vamique.
HERBIERS. Bancs d'herbes qui se foraient au milieu des eaux, et dans lesquels le poisson se réfugie.
HERISSON. On donne vnlgairement ce nom aux poissons des genres diodan et tétrodon, parce qu'ils sont couverts d'épines mobiles comme les hérissons.
HÉRISSON DE MER. Nom vulgaire des espèces d'oursins les plus communes sur les côtes de France*
HERON DE MER. V. Scie.
HERSES. Instrumens semblantes à ceux dont se servent les laboureurs pour enterrer leurs grains : elles sont tirées par des chevaux ou des bœufs, pour entamer le sable. V. la PI. 17, N°. IV, fig. h et it
HERTAUT. On appelle ainsi, à GranviUe, la Menuise. V. ce mot.
HEU. Bâtiment à plate varangue, et qui tire peu d'eau. U est d'un grand usage, sur- tout en Hollande et en Flandre. 11 n'a qu'un mât, qui s'incline vers
l'arrière , avec une demi-varangue ou corne qui porte une grande voile , à laquelle on ajoute quelques voiles d'étai.
HIPPOCAMPE ou CHEVAL MARIN. V. Syn-
gnate.
HIPPOPOTAME, hippopotamusamphibus (Lin.), le cheval de rivière des anciens auteurs. C'est un quadrupède vivipare , aquatique , ou une espèce d'amphibie $ cependant il ne respire jamais que l'air 9 et s'il plonge sous les eaux , il est forcé de remonter à la surface pour prendre l'air.
Cet animal a une forme très- massive , ramassée et trapue; les jambes fort courtes, épaisses, et portant quatre sabots ou quatre doigts à chaque pied ; la tète carrée ; le mufle très-gros ; la gueule large ; lès dents | qui sont au nombre de 24 à 36, longues, robustes , très-dures et d'un beau blanc ; les yeux petits; les oreilles basses et semblables à celles du cochon ; le cuir nu et sans poils, très- coriace , épais et difficile à percer, même avec une balle, excepté sur la tête et au ventre ; la couleur d'un brun bleuâtre en dessus , et moins foncée en dessous.; la queue d'un pied de long, épaisse et garnie de quelques soies rudes. Quelques individus ont jusqu'à 1 5 pieds de longueur et 7 de hauteur.
Les hippopotames sont très-abondans au sein de l'Afrique. Ils se tiennent dans les roseaux et les lieux ombragés pendant le jour, et ils ne sortent guère que la nuit pour aller paître : ils ne vivent que de végétaux. A terre , la marche de cet animal est lourde ; cependant il court un peu plus vite qu'un homme, à cause de la grandeur de son pas; mais il nage mieux qu'il ne court, parce que le volume de son corps et sa complexion graisseuse le rendent léger dans l'eau. C'est un animal brut, stupide et point méchant ; cependant, si on l'irrite, il devient furieux ; il renverse les barques et les met en pièces avec ses grosses dents.
Les dents de l'hippopotame sont recherchées des dentistes , qui en font des dents postiches ; sa chair est très-grasse, comme celle du cochon; le pied et la queue, rôtis, sont des morceaux délicats. Son lard est très-estimé , et il se vend fort cher : on en retire jusqu'à 2,000 livres d'un seul individu ; car un hippopotame pèse ordinairement de 5 à 6 milliers.
La chair de l'hippopotame est très -estimée au cap de Bonne-Espérance : c'est un manger délicieux pour les habitans , pour les nègres et les Portugais , depuis le Niger jusqu'au Nil. Cette chair est grasse et tendre ; elle a un goût de sauvageon.
Cet animal a la vie fort dure , et on le tue difficilement : il faut l'atteindre pour cela dans la tête.
Les Européens qui vont à la chasse ou à la pèche de l'hippopotame tâchent de lui casser les jambes avec des balles ramées , et quand il est une fois à terre, ils en sont en quelque sorte les maîtres ; mais, dans l'eau, l'hippopotame se tourne et s'élance sur le bâtiment où il voit ses ennemis. Il fait sortir des étincelles de feu en frappant ses dents avec fureur.
Les pécheurs redoutent cet animal, qui ne ménage pas leurs filets. Le requin et le crocodile n'osent l'attaquer.
HIPPURUS. Nom spécifique de la Dorade d'Amérique* Y. ce mot.