NERFS DE LA TROISIÈME PAIRE, OU MOTEURS OCULAIRES COMMUNS
La paralysie des nerfs oculo-moteurs communs où de la troisième paire est tellement fréquente dans le cours de la syphilis, que son existence seule doit toujours éveiller l'idée de cette maladie. Les faits observés jusqu'ici se sont présentés tantôt dans le cours de la période secondaire, ainsi qu'il arrive pour certaines hémiplégies faciales; tantôt, et le plus souvent, dans la période tertiaire. La paralysie occupait rarement les deux côtés, quelquefois même elle
(4) Med. Times and Gaz, 23 oct. 1858.
(2) De la nature et du traitement de l'épilepsie. Paris, 1827, p. 48.
était limitée à une seule branche ou à un seul rameau nerveux; mais alors les centres plutôt que les cordons nerveux étaient lésés. Un des premiers phénomènes de cette paralysie, c’est l’abaissement ou prolapsus de la paupière supérieure, sans épiphora, ce qui tient à la persistance d’action du muscle orbiculaire. Dans certains cas, la branche du muscle releveur se trouvant seule altérée, ce phénomène est unique. Mais le plus souvent les autres branches prennent part à l’altération, il existe alors un strabisme externe, et l'œil subit autour de son axe un mouvement de rotation de bas en-haut et dé dehors en dedans; en même temps la pupille ést dilatée et l'iris a perdu sa mobilité. Quelques malades accusent en outre de la diplopie et un certain degré de faiblesse visuelle, par défaut d’accommodation de l’œil (1). ‘fa
Tels sont les symptômes de la paralysie syphilitique de la troisième paires Cette paralysie n’est pas toujours isolée, quelquefois elle coexiste avec des désordres encéphaliques (2) ; et ceux-ci sont d’une grande utilité au point de vue éliologique, car, le plus souvent, cette paralysie n'ayant aucun caractère spécial, les manifestations qui l’accompagnent viennent seules dévoiler SON origine. 1 ‘4
NERFS PATHÉTIQUES OU DE LA QUATRIÈME PAIRE. x
La paralysie des nerfs pathétiques, si l’on s’en rapporte aux faits publiés® reconnait rarement une origine syphilitique. IlLest vrai qu'elle a été peu obser= vée. Mackensie (3) et de Græfe (4) en ont rapporté chacun un cas. Le sym= ptôme capital de eette affection est une diplopie à laquelle s'ajoute en général un léger abaissement de la cornée du côté paralysé. Un caractère de cette diplopie, c’est que les deux images sont placées l’une au-dessus de l’autre, et qu'elles persistent, quel que soit le point vers lequel les yeux convergent. Selon Follin, pour faire disparaître la seconde image, il suffit de faire décliner 14 tête à gauche sile grand oblique droit est paralysé, et à droite si c’est le musclé: grand oblique gauche. ‘4