NERFS FACIAUX OU DE LA SEPTIÈME PAIRE
C'est ordinairement par des troubles paralytiques que se traduit l'affection tiaire du nerf de la septième paire. Cette variété de l’hémiplégie faciale syphitique n’est pas très-rare, puisque Ladreit de Lacharrière en signale treize 1 presque tous survenus dans la période tertiaire. La lésion qui en est la ause est jusqu'ici fort mal connue, en raison de la rareté des autopsies. Quel ües observateurs, il est vrai, ont admis sans preuve directe, une lésion du Ssu fibreux (inflammation du névrilème) ou des os (exostose ou périostose). énière, au rapport de Bedel, aurait constaté, sur des individus syphilitiques ont le temporal paraissait hypertrophié, le gonflement du rocher et l’altéraion du nerf de la septième paire; mais il est vraisemblable que cette paralysie St le plus souvent produite par des dépôts syphilitiques siégeant à l’origine des rfs. Ordinairement précédée de douleurs vives, la paralysie faciale à un début antôt brusque, tantôt lent et en quelque sorte progressif, ce qui semble déjà lénoter que des lésions diverses peuvent lui donner naissance. Ses caractères ont bien connus : tous les muscles de la face, d’un même côté, sont généralenent paralysés, d’où la déviation de la commissure labiale, la difficulté du ifflement, de la mastication, etc., comme aussi l'impossibilité de fermer l'œil. orbiculaire des paupières est le plus souvent atteint dans cette forme de para- Ysie, qui est le fait ordinaire d’une altération du nerf lui-même. L’excitabilité
(4) Ramskill, dans Medical Times and Gaz., 1868, p. 934.
électrique des muscles diminue ou se perd complétement, et la persistance o l'absence de ce phénomène indique si l’altération occupe l’encéphale où} nerf facial. La déviation du voile du palais est le symptôme d’une lésion voi sine de l’origine de ce nerf. Dans certains cas, des troubles concomitants la sensibilité ont donné lieu de croire que la cinquième paire était en mêm: temps affectée. |
La paralysie faciale syphilitique n’attemt en général qu’un seul côté del face. Davaine (1) rapporte, d’après Ch. Bell, un seul cas de paralysie facial syphilitique double. Ordinairement plus rebelle que les paralvsies des nérf moteurs de l'œil, cette affection finit néanmoins par céder le plus souvent : un traitement approprié : c'est dire que son pronostic est sans gravité. Le ner peut toutefois s’atrophier et subir une destruction plus ou moins complète alors la paralysie devient persistante.