‹ Traité historique et pratique de la syphilisChapitre 49 sur 98 · NERFS SYMPATHIQUES · texte numérisé non relu

NERFS SYMPATHIQUES

… Ces nerfs n’échappent pas à l'influence pernicieuse de la syphilis sur la nutrition des tissus et des organes. Ils sont, suivant Petrow (3), passibles d’une double altération : l’une porte sur les cellules nerveuses, et se traduit par une

(1) Le docteur Paul Rousseaux, aujourd’hui médecin distingué à Vouziers (Ardennes). . (2) Recherches expérimentales sur la régénération des nerfs séparés des centres nerveux, dans Mém. de la Société de biologie, année 1859.

(3) P. Petrow, Ueber die Veranderungen des sympat. Nervensyst. bei constit. Syphilis, Archiv f. path. Auat., t. LVII, p. 121, 1873.

dégénérescence pigmentaire et colloïde de ces cellules ; l'autre consiste dans une) modification hyperplastique du tissu interstitiel peu différente de celle que ka syphilis détermine au sein des autres organes, elle entraine secondairement l’atrophie des cellules et des fibres nerveuses. Enfin | endothélium qui entoure les cellules nerveuses peut participer au processus pathologique ; au début on observe une abondante prolifération cellulaire endothéliale, plus tard une méta- | morphose régressive et granulo-graisseuse des éléments de nouvelle formation.

Nous avons autrefois réuni six faits de viscéralgie (gastralgie, entéralgie, | hépatalgie), que l’observation clinique portait à rattacher à la syphilis. Ces faits, empruntés à des auteurs recommandables (Trousseau et Pidoux, Andral, | Portal, Baumès), font mention de désordres qui, en l’absence de toute démon stration anatomique, paraissent devoir être attribués à une modification des! branches nerveuses sympathiques, plutôt qu'à une lésion matérielle de lorgane souffrant. Il faut convenir, en tout cas, que les viscéralgies syphilitiques ne constituent pas des affections graves et sérieuses, puisqu'elles ont guéri! plupart du temps avec rapidité (1).

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