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3lG,678
(1) Le/irbuch (1er consl. Syplt. Eilangen, 1804, p. 127.
(2) Army sldtistical liepovt. Lonùort, 1800, p- 12.
(3) Stnlistique médicale de l'armée pendant l'année 18G2. Paris, 1864.
(4) lùid., p. 9 et 21.
portion, tant pour nos tronpes de l'intérieur que pour celles d'Afrique et d'Italie. Dans les porls de la côte occidentale, les ravages sont généralement plus marqués ; c'est du moins ce qu'il est possible d'observer en France, et nous croyons aussi dans la Hollande, la Belgique, l'Espagne et le Portugal. Si, à l'intérieur de ces derniers pays, la syphilis est moins grave, on ne peut contester qu'elle ne soit fréquente.
c. Littoral de la Méditer7anée et de l'Adriatique. — La syphilis, dans les ports européens de la Méditerranée, est encore remarquable par sa fréquence, relativement grande, et son intensité. Cette maladie est, en effet, plus répandue à Rome, à Naples, et surtout en Sicile, comme l'ont démontré les observations de Chardon (l), Jansen (2), Loder (3), Ziermann (4-), et plus récemment celles de Sigmund (S), que dans le nord de l'Italie, ainsi qu'il résulte des faits rapportés par Guislain (6), Balardini (7), Menis (8).
Sur le littoral de l'Adriatique, la syphilis, comme nous le savons, est tout aussi fréquente, mais plus grave. Dans la Vénétie, la Dalmatie, l'Istrie, l'Albanie turque, et, à l'intérieur des terres, jusque dans le Tyrol, elle revêt les caractères d'une maladie endémique. Elle présente encore ces mêmes caractères dans le nord de la Turquie et surtout en Servie, dans la Bulgarie, la Moldavie et la Valachie, aux confins de la mer Noire. Dans cette dernière province, la syphilis, selon Weizmann (9), ne se propagerait pas seulement par la contagion, elle se développerait encore spontanément; mais- les arguments sur lesquels se fonde ce médecin paraissent peu solides. Dans l'intérieur de ces pays toutefois, la syphilis, toujours répandue, s'observe sous sa forme commune, du moins depuis trente à quarante ans, comme le rapportent Roser (10) et Rigler (11), en ce qui concerne la Turquie;
(1) Gaz. méd. de Paris, 1852, n» 5.
(2) liriefe ûber Italien. A. d. Holl., 1, 297.
(3) Bemerk. iiber iirzil. Verfass. und Unterr. in Italien. Leipsick, 18l2.
(4) Ueber dievorherrsch. Krankheilen Siciliens., p. 184. (6) Loc. cit.
(6) Lettres méd. sur l'Italie. Gand, 1840, p. G9.
(7) Topogr. Stutist. med, délia provinc. di Sondrio. Milano, 1834, p. Gi.
(8) Topoyr. Staiist. med. délia provinc. di Brescia. Biescia, 1837.
(9) Hussische Sammluntj fûr nalur. Wissensch. und Ileilkunde, l. I, cali. ii, p. 126, et Journ. complém. du Dict. des se. méd., t. 1, p. 37fi, 1818.
(10) Veber einige Krankh. des Orients. Augsb., 1837.
(11) Die Turkey und deren Bewo/mer. Wien, 1852, 11, 123.
■iS HISTORIQUE,
Neiigebauer (1), Blaustein (2) et Barasch (3), à l'égard de la Moldavie et de la Valacliie; Roser et Quilzmann (4.), pour la Grèce. Dans les îles Ioniennes, cette maladie, d'après Hennen (o), serait plus rare.
§ 2. — Asie.
a. Asie Mineure, Palestine, Arabie. — Tout aussi répandue et bénigne dans l'Asie Mineure que dans la Turquie (Rigler), la syphilis, au rapport de Wagner (6), revêt une forme plus grave sur les hauts plateaux de l'Arménie. Transportée il y a peu de temps dans les montagnes de la Syrie par les troupes d'Ibrahim-Pacha, elle est fréquente dans les plaines de cette contrée, au dire de Robertson (7), et Tobler (8) a constaté son extension en Palestine. — Pruner (9) prétend qu'en Arabie elle règne à peu près exclusivement dans les ports de mer et surtout à Djedda. Toutefois, on la rencontre encore à partir de Bassora sur la route de la caravane qui traverse le Netjed jusqu'à Djof. Elle s'observe enfin dans la tribu des Schellouks sur les bords de la rivière Blanche, tandis que, dans le sud et à l'intérieur du pays, elle est à peu près totalement inconnue.
l>. La Perse, l'Inde, la Chine, le Japon. — PoUach (10) aconstaté, dans la Perse, le caractère bénin de la maladie qui nous occupe. Glarck (11), Shanks (12), Mac-Grégor (13), et plusieurs autres auteurs, s'accordent à signaler sa grande extension dans l'Inde. A cet égard, Schanks observe qu'il n'est pas rare de voir dans les hôpitaux un tiers des personnes affectées de ce mal. Edmonds (14) calcule que le chiffre des
(1) Beschr. der Moldau und Wallachei. Leipsick, 1848.
(2) Rohatzsch, Allgem. Zcilung. fur Chirurg., 1842, n» 49.
(3) Wien. med. Wochenschrift.
(4) Deutsche Briefe ûber den Orient.
(6) Sketch of the med. iopograp. of the Mediterranean. London, 1830. — Voy. J. Rose, la Syphilis à Malte, Lancet, I, U, p. 31 1, 18G4.
(G) Reise nach dem Ârarat. Stutlgard, 1848.
(7) Edinburgh med. and surg. Jourii., LIX, 247.
(8) Beitrage zur med. Topograph. von Jérusalem. Berlin, 1856, p. 5G.
(9) Die Krankheiten des Orients, p. 179.
(10) Wochenbl. d. Zeilschrift d. Wien. Aerzle, 1856, n» 29.
(11) Londonmed. Gaz., 1844, July, 470.
(12) Madras Quarterlg med. Journ., I, 248, 260; III, 13, 31.
(13) I/>id.,\\. irjO.— Voir encore Macpherson, /.o«rfo7j»ie(?. G«:., 1841, Jun., 546. — Voigt, Biljliothèque pour les médecins, IH'i'i, I, 35S. — Gibson, Bomlmy med. TransacL, III, 68. — Leslie, Calcutta med. Transnct., VI, 62. — Mac-Cosli, Indian Journ. ofmed. science, 11, 423.
(11) Lancet, I8J8, Junc.
DISTRIBUTION GÉOGnAPHIQUE DE LA SYPHILIS. 47
syphilitiques, parmi les troupes de l'Inde, s'élève par an, en moyenne, à 12,16 pour 100 d'Européens, et à 3,18 pour 100 d'indigènes. « Dans la présidence de Bombay, les maladies vénériennes, dit Kinnis (1), font un mal affreux; elles fournissent à elles seules le sixième environ des admissions dans les hôpitaux, augmentent la liste des malades, privent l'armée des hommes capables, et minent la constitution d'un grand nombre d'entre eux, ou les rendent inaptes au service militaire. » A Pondichéry, la syphilis, d'après Lequerré (2), serait peu fréquente; on ne l'observe guère chez les femmes que parmi les bayadéres et les femmes d'une caste tout à fait inférieure. Suivant Gastano (3), elle serait l'affection la plus commune à Saigon (Gochinchine). Selon Saunders (4), déjà dans le siècle dei'nier cette maladie était fréquente et maligne dans le Thibet et le Boutan (Chine). Wilson (5) signale simplement sa présence sur les côtes de la Chine. Mais Gauthier (6) et Armand s'accordent à reconnaître sa grande fréquence dans l'empire chinois, principalement dans les ports de mer et sur tout le littoral. Ce dernier rapporte (7) que, sur 530 malades traités à l'hôpital militaire français de Tien-tsin pendant le premier semestre de l'année 1861, on comptait 90 chancres et 21 cas de syphilis. « Cette maladie, qui est la première de toutes à redouter en arrivant en Chine, se trouve partout, nous dit-il, et sa plus grande fréquence est en raison de l'agglomération des masses et de leur plus grande fréquentation par les étrangers. Mais, de plus, les affections vénériennes qui y sont contractées par les Européens prennent un caractère de sur-acuïté et de gravité qui n'est pas en rapport avec les accidents éprouvés par les Chinois. Leurs vénériens ont rarement le teint altéré, et souvent chez eux, chez leurs femmes surtout, la contagion se cache sous les apparences d'un bel état de santé. On dirait que la Chine a subi, depuis des milliers de siècles, une sorte de syphilisation générale qui a atténué progressivement l'infection virulente dans les organismes qui en sont atteints. » Parker (8) ob-
(1) Edinb. med. and surg. Journ., LXXV, 302.
(2) Quelques considér. sur Pondichéry et ses habitants. Thèse de Paris, 1837, n» 262, p. 26.
(3) Bull, de l'Acad. de médec. Séance de l'Académie de médecine, 2 juillet 1801.
(4) Pldlosoph. Transact., LXXIX, 100.
(6) Médical Notes on China. London, 1846.
(6) Deux années de pratiq . méd. à Canton (Chine). Thèse de Paris, n" 117, 1803.
(7) Letlî-es sur l'a.rpéd. de Chine et de Cochinchine {Gaz. méd., 1862, 077).
(8) Journ. of an Expedil, from Sinrjapore to Japan. London, 1838.
serve que la syphilis est généralement connue au Japon sous le nom de feu de la volupté.
§ 3. — Océanie.
Fréquente dans l'arcliipel Indieu, la syphilis, suivant Heyraann (1), se rencontre particulièrcraenl dans les villes du littoral et dans les pays circonvoisins en relation avec les Européens, tandis que, dans les districts de l'intérieur de quelques îles, elle est encore pour ainsi dire inconnue. A Sumatra notamment, elle a été importée, au rapport de Junghuhn (2), pour la première fois, en 1841, par les Européens, chez les habitants des pays Battas. Selon W. Marsden (3), le mal vénérien, commun dans les bazars malais, est à peu près inconnu dans l'intérieur des terres. Rare aux îles Nicobar, d'après Steen-Bille, la syphilis est fréquente et grave aux îles Moluques, où elle exerce, suivant Lesson, des ravages aussi grands que lorsqu'elle apparut en Europe (4). Les Malaises les plus misérables, ajoutç cet auteur, sont la plupart perdues par cette maladie, dont les symptômes se composent de ce dégoûtant cortège d'ulcères rongeants qui envahissent toutes les parties du corps. — Dans la Polynésie australienne, la syphilis règne depuis la fin du siècle dernier. C'est dans les années 1769 et 1770 qu'elle a été introduite par les matelots de Gook à la Nouvelle-Zélande et aux îles Sandwich. Longtemps mise en doute, cette assertion a été de nouveau vérifiée par Bouillon-Lagrange (5), lequel fait remarquer avec raison que les indigènes n'ont tout d'abord connu la syphilis que sous le nom de mal des Anglais. Cette maladie, en tout cas, prit bientôt la plus grande extension dans ces îles (6), principalement à Taïti (7), où elle exerça d'abord des ravages considérables dans la population indi-
.(1) Darstcllung c^er Krunkh. in den Trôpenlatidern, 187.
(2) Die Ballalunder auf Sumatra, 11, 300.
(3) Histoire de Sumati'a, trad. franç. Paris, 1788.
(4) Voyage médical autour du monde, 1829, p. 100.
(5) Journ. général de médec., I, 38.
(6) Voy. pour la Nouvelle-Zélande. Lesson, loc. cit., p. 119. — Polack, Manners and custom.i of tlie Ncw-Landun, II. - Power, Sketcltes in Ncw-Zcland. London, 1849, 14G. — Thompson, Brilish and forcign med. chir. lieview. Loc. cit. — Pour les lies Sandwich : Chopin, American Journal, mai 1837, 43. — Jarvcs, History of the Sandwich Islands. London, 18i3. — Lockwood, Atrierican Journ., janv. 184G, 91. — Gulick, New- York Journ. of med., mars 1855.
(7) Lesson, p. 55. — Wilson, Edinb. med. and surg. Journ., II, 284.
gène. Depuis lors, elle sévit avec moins d'intensité. — Dans le continent australien, et particulièrement dans la terre de Van-Diemeu, la syphilis était tellement rare au commencement de ce siècle, que, de 1821 à 1831, Scott (1) n'observa, à Hobartstovi^n, que six fois des accidents primitifs; encore provenaient-ils de Sidney et de l'Ile-de- France. Depuis l'année 1834, cette maladie, au rapport de Dempster (2), a pris de l'extension, tellement qu'aujourd'hui elle est généralement répandue dans tout le pays, du moins parmi les Européens qui l'habitent. C'est de la même façon que s'est comportée la syphilis dans quelques groupes insulaires polynésiens, et surtout aux îles Marquises et Garabier. A l'île des Pins (sud-est de la Nouvelle-Calédonie), les chancres, dit Vinson (3), revêtent ordinairement le caractère phagédénique; mais les accidents secondaires et tertiaires n'y sont pas fréquents. Peu répandue aux îles Tonga et Samoa (4), la syphilis n'a pas encore que Ton sache pénétré jusqu'ici dans quelques-unes de ces terres posées au milieu de l'océan Pacifique.
§ 4. — Afrique.
a. Afrique méridionale. — Si, comme le prétend Chapotin (5), la syphilis, au commencement de ce siècle, était peu répandue à l'île Maurice, depuis lors les maladies vénériennes s'y sont montrées sous les formes les plus hideuses. Nous en avons vu un grand nombre, dit Lesson (6), où les symptômes étaient au maximum d'intensité. Les malades appartenaient à la race nègre, et ils étaient traités à l'hospice civil de la Grande-Rivière. Il est vrai que les nègres, avant de déclarer l'infirmité, essaient de la combattre par des remèdes qu'ils croient propres, et en buvant des tisanes faites avec des écorces d'arbres qu'ils vont dépouiller dans les bois. » Meunier (7) rapporte que la syphilis et les inflammations aiguës ou chroniques des viscères abdominaux sont les affections les plus fréquentes et les plus graves chez les indigènes de l'île de Nossi-bé. A Madagascar, les accidents syphilitiques, connus depuis un petit nombre d'années, ont néanmoins
(1) Provinc. med. Transact., III.
(2) Calcutta med. Tratisact., VII, 359.
(3) Thèse de Paris, p. 85, 1868, Èlém. de topogr. méd. delaNouv.-Calédonie,?Xz,
(4) "Wilkes. Narrative of a voyage, etc., 111, 32.
(5) Topographie médicale de l'Ile-de-France, Paris, 1812, p. 76.
(6) Loc. cit., p. 144.
(7) Thôse de Paris, 1849, De la fièvre interm. à Vile de Nossi-bé.
Lancereaux. 4
déjà pris un assez grand développenient,leur marche y est relativement aiguë et rapide (1). Clierzer (2) elSchwarz (3) font remarquer que la syphilis, généralement rare au Gap, se trouve moins répandue encore dans l'intérieur du pays. Cette maladie, suivant Livingstone (4), serait totalement inconnue dans le centre de l'Afrique du sud, où d'ailleurs elle se guérirait d'elle-même. « Ce mal affreux, rapporte cet intrépide missionnaire, ne persiste jamais squs aucune forme dans l'intérieur de l'Afrique, chez les indigènes dont la race n'a pas été croisée. Il en est autrement pour les individus de sang mêlé. Chez tous les mulâtres que j'ai été appelé à soigner, la violence des symptômes secondaires a toujours été en proportion de la quantité de sang européen qui coulait dans les veines du malade; chez les Corounas, chez les Gricquos et les métis portugais, l'affection produit les mêmes ravages qu'en Europe. J'ai trouvé chez les Barotjès une maladie qu'ils appellent manassah, et qui ressemble énormément au fœda mulier de l'histoire. »
1>. Nubie et Ahjssinie, et centre de V Afrique. — Au rapport de Brocchi (5) et d'Ebn-Omar-el-Junsy (6), la syphilis serait devenue une véritable calamité dans les pays nègres, et principalement dans le Darfour, où elle est connue sous la dénomination de maladie française. Cette maladie, qui dans le Cordofan et le Sennaar aurait été importée, selon Pruner, par des convois de troupes venant d'Égypte, revêt, ainsi que le prétendent Veit (7) et Brocchi, la plupart des caractères d'un état morbide endémique. De même, après avoir fait invasion, au commencement de ce siècle, dans les vallées circonscrites de l'Abyssinie, le mal dont il s'agit y a rapidement acquis une grande et importante extension, tandis qu'il a, jusqu'à ces derniers temps du moins, respecté les habitants des pays Gallas (8). Un point important à vérifier serait la prétendue introduction de la syphilis
(1) Daullé, Cinq années d'observations médic. dans les établiss. de Madagascar (côte Ouest). Thèse de Paris, 1857.
(2) Zeilschrift der Wien. Aerzle, 1859, n" II.
(3) Ibid., 1858, n» 40.
(4) Missionarij Travels, London, 1857, 128. Société anthropol., t. I, 237.
(5) Giornale, etc., V, 201.
(6) Voyage au Darfour, Paris, 1845.
(7) Wurtemberg, med. Correspond enzbl., JX, 107.
(8) Voy. Pruner, toc. cit., 177. — Tamisier, Voyage en Âbyssinie. Paris, 1839. — Rochet (î'Héricourt, Voyage dans le paysd'Adel, etc. Paris, l81I. — Aubert-Roche, in Annales d'hygiène, XXV, 15.
en Abyssinie, pav les Portugais, au quinzième siècle. Selon Aubert- Roche, celte maladie cède facilement, dans cette contrée, à un léger traitement, pourvu qu'on ait soin d'éviter les grandes hauteurs, où ses symptômes cutanés paraissent s'aggraver rapidement (1). Les Nubiens (2) empruntent au règne minéral un spécifique précieux contre les maladies syphilitiques, la téréba, terre grisâtre, imprégnée peutêtre de sels de mercure. Pendant trois jours, les malades, mis à la diète, sont gorgés de téréba; pendant trois jours, l'usage en est suspendu, puis repris et abandonné de nouveau par périodes de trois jours. On assure dans le Soudan que les maladies les plus invétérées ne résistent pas à neuf jours de ce traitement. Des auteurs recommandables (3) constatent que la syphilis, bien que fréquente en Égyple et surtout au Caire, y est néanmoins bénigne. Dans la haute Égypte, soit qu'elle se rencontre à l'état primitif, ou avec des symptômes constitutionnels, quax'anle jours d'usage de salsepareille en poudre, joints à la diète sèche, des bains de vapeur, deux ou trois purgatifs, suffisent en général pour détruire les effets du virus. A Alexandrie, sur 8 230 malades entrés à l'hôpital européen, de 1844 à 1861, il y eut 589 syphilitiques, dont 6 morts (4).
En Algérie, cette maladie est très-répandue, comme l'établissent les observations de Hermann (5), Schônberg (6), Langg (7), Bertrand (8), Armand (9), etc. Furnari (10) remarque qu'elle y est surtout fréquente et maligne depuis l'occupation française, tandis que Deleau, Armand, Daga(ll), s'accordent à reconnaître que les ravages qu'elle produit doivent être avant tout attribués à l'incurie des Arabes. Richardson (12) prétend l'avoir rencontrée jusque dans l'oasis
(1) Dict. encyclopéd. des sciences médic. Paris, 1864, t. I, p. 251.
(2) Mission de Ghadamès. Alger, I8G3, p. 351. Note médicale sur le Soudan.
(3) Pruner, loc. cit. — Clot Bey, Guz. méd. de Paris, 1830, n» 45; et Aperçu général sur l'Égijptc, II, 324. — Griesinger, Ârchiv fur physiol. Ileilkd. 1853 n» 2. '
(4) Schnepp, Du climat d'Alexandrie. Paris, 1862.
(5) De morbis qui Algerii occurrunt. Herbipoli, 1833, 31.
(6) Esquisse sur V Algérie. Copenhague, 1837, 41.
(7) Bibliothèque pour les médecins , 1847, 11, 298.
(8) Médecine et hygiène des Arabes. Paris, 1865.
(9) Algérie médicale. Paris, 1854. p. 415.
(10) Voyage médical dans l'Afrique septentrionale. Paris, 1845.
(11) Archiv. gén. de médecine. Paris, 1864, p. 158 et 287.
(12) Travels in the great désert of Sahara, etc.
de Ghadamès, au sud-est de Tripoli, a A Ghadamès, dit le docteur Hoffmann (1), la syphilis me paraît caractérisée par la prédominance des manifestations cutanées (syphilides). Les exostoses viennent après les syphilides, puis indistinctement et avec une égale fréquence, les affections bucco-pharyngiennes , le coryza ulcéreux, etc. Cette terrible maladie se transmet dans toutes les familles, soit par l'hérédité, soit exceptionnellement par une contagion directe, c'est-à-dire chancreuse; soit, presque toujours, par la contagion des accidents secondaires, s'opérant par diverses voies, et surtout par la bouche, qui s'infecte au contact des vases et objets d'un usage commun. Le traitement consiste dans une diète très-sévère de quarante jours, et l'usage de la salsepareille (acheba) en tisane ou aliments. »
c. Côte orientale. — Déjà, au commencement du dernier siècle, la syphilis existait sur une grande échelle, le long de la côte orientale de l'Afrique, et particulièrement au Congo; aujourd'hui elle est tout aussi fréquente sur la côte de Sierra-Leone, dans la baie de Bénin (2), à Biafra, et dans les îles voisines (3). A cet égard, Daniell nous apprend que dans le royaume de Bénin, et le long de la rivière du même nom, cette maladie est une des plus fréquentes et des plus fatales de toutes celles auxquelles sont exposés les habitants mâles, chez lesquels elle exerce une prédominance marquée. Un grand nombre d'entre eux meurent dans leur jeunesse, faute des remèdes nécessaires à leur guérison. Il n'est pas rare de voir les accidents durer pendant les deux tiers de la vie des individus. Les formes les plus graves de syphilis, venues à ma connaissance, dit cet auteur, ont été des ulcères phagédéniques, gangréneux et malins, attaquant assez indistinctement les deux sexes; la gonorrhée virulente, les nodus, les éruptions cutanées et la plupart des manifestations syphilitiques, y sont prédominantes, et résistent très-souvent au traitement rationnel et énergique des médecins européens. Cependant Thévenot (4) affirme que la syphilis est très-rare dans la Sénégambie, et que les seuls cas qu'il ait observés
(1) Mission de Ghadamès, Rapport officiel. Alger, Duclaux, I8G3. Rapport médical par le docteur Hoffinann, p. 345. Précieuse indication que je dois à l'obligeance de mon excellent ami H. Forneron, inspecteur des finances, A Oian.
(2) Oldneld, Lond. tned. and sur g. Journ., novemb. 1835, 10;î.
(3) Daniell, Shetches of ihe med. topogr. of the Gulf of Guinea. London, 18i9, 43,96, 114, 138.
(4) Traité des maladies des Européens, etc., 247, 249.
dans ce pays appartenaient à des Européens nouvellement débaniiiés.
A l'île de Madère, cette maladie, au rapport de Kampfer (1), règne principalement sur les côtes et dans les grands ports de mer (Funchal); elle est rare à l'intérieur des terres.
§ 5. — Amérique.
Un intérêt tout particulier s'attache à la recherche de l'existence de ia syphilis en Amérique; pendant longtemps, en effet, cette terre a été regardée comme le berceau de la maladie vénérienne, et cette manière de voir eut des partisans acharnés. — Delgado (2), cependant, soutint que la syphilis était d'importation européenne, et, plus récemment, des voyageurs ont été conduits à partager ce sentiment, qui s'appuie, en définitive, sur les relations qui ont existé entre les indigènes et les colons. Des observations faites à la fin du dernier siècle, et au commencement de celui-ci, prouvent en effet que la syphilis était inconnue, ou du moins fort peu répandue dans le nord et dans le sud de l'Amérique, tant que les naturels sont restés éloignés des Européens, mais que, depuis, l'extension de cette maladie a toujours été proportionnelle à l'intimité des rapports établis entre ces peuples et ceux d'Europe. Aujourd'hui même, certaines tribus indiennes, restées sans communication avec les Européens, sont exemptes du fléau syphilitique. C'est là un nouveau fait, on le conçoit, peu favorable à la doctrine de l'origine américaine de la syphilis,
Kalm (3) rapporte que dès le commencement du siècle dernier, et même avant l'invasion européenne, la syphilis était connue au Canada, où elle avait été introduite à la suite des luttes qui fréquemment existaient entre les indigènes et d'autres tribus plus méridionales en rapports commerciaux avec nous. Nous savons d'ailleurs que, vers la fin du même siècle, elle prit une grande extension, et exerça des ravages effroyables parmi les naturels du pays. Plus récemment, elle sévit avec une égale intensité chez les indigènes de la Colombie et des provinces d u territoire russe du nord de l'Amérique (4).
(1) Uamburg Zeitschrift. fur Medicin.XXXlW, 160.
(2) Del modo di adoperare il legno santo d' India occidentale. Venise, 1600, in-'i».
(3) Svenska Velensk. Academ. llandl., XI, 280.
(4) Voy. Blaschke, Topayr., 66. — Romanowsky, in Med. Zeitunq. Russland, 1849, n» 20. ^
s 4 HISTORIQUE.
La syphilis, aux États-Unis d'Amérique, ne diffère pas de ce qu'elle est en Europe; chez les nègres (1) toutefois, elle est fréquente et maligne, comme aussi parmi les tribus indiennes (2) de l'ouest depuis leurs relations avec les Européens. Elle a pris, parmi les indigènes de la Californie, une extension telle qu'il n'est pas rare, au dire de Praslow, de voir tous les membres d'une même famille en être affectés. Elle n'est pas moins répandue au Texas, où Husson (3) et Swift (4) la font provenir des communications établies entre les Indiens et les Mexicains.
On s'accorde (5) généralement à reconnaître que la syphilis a pris au Mexique une extension plus considérable que sur la plupart des points de la surface du globe ; le peuple y est même si peu renseigné sur la nature de ce mal, qu'il en parle comme de toute autre maladie, l'attribue à des influences générales, et ne doute pas de sa genèse spontanée. Dès le siècle dernier, Hunter (6) nous apprenait que la syphilis était plus rare aux Antilles, et particulièrement dans les parages où on a prétendu qu'elle avait son origine, que dans toute contrée d'Europe. De son côté, Gordoba (7) insiste sur la rareté relative de la syphilis à Porto-Rico, et se prononce pour l'importation espagnole. Plus récemment, Clark (8) affirme que la syphilis est à peine connue dans certaines îles des Indes occidentales. Cette maladie, au rapport du même auteur, est si peu fréquente parmi les troupes anglaises de la Jamaïque, qu'il est possible d'en observer plus de cas dans un seul régiment des Indes orientales que dans toute la garnison des Antilles (9). A Haïti, toutefois, elle est plus répandue et plus maligne, surtout parmi les nègres (10). Le libertinage et le peu de pré- Ci) Tidymann, in Philosoph. Journ. and physic. se, III, n» 6.
(2) Hunter, American med. Record, V, -112.
(3) Ç.oo\\à^ç., Slalisiical Report, etc. Philadelphia, 185G, 377.
(4) Ibid., 385.
(5) Voy. Usiar, in Prcuss. med. Vereins Ztg., 1843, no 36. — Slricker, in Wamô. Zeitschr. fur Med., XXXIV, 530. — Newton, Med. topogr. of Ihe citij of Mexico. New-York, 1848. — Porter, in American Journ., jan. 1853, 40.
(6) Remarques sur les maladies des troupes dans la Jamaïque. Leipsick, 1792,
(7) Memor. geograf. de la ïsla de Puerto-Rico. Sanmiltan, 1831.
(8) Madras Quarterly med. Journ., I, 381.
(9) Voy. encore Saunders dans Hermann Holder, Traité des malad. vénériennes, p. 132.
(10) Ilirsch, Hist. geographisch. Pathologie, t. I, p. 3C3.
cautions qu'on apporte à Saint-Domingue dans l'usage des femmes font qu'il y a dans ce pays peu de maladies plus communes que les affections vénériennes, qui, outre leurs symptômes ordinaires, se montrent sous plusieurs formes, et compliquent la plupart des maladies (1).
La syphilis, dans l'Amérique centrale (2) et dans plusieurs des points de l'Amérique du Sud, se montre avec une extension égale à celle qu'elle présente au Mexique. Au Brésil, elle constitue une maladie commune et' surtout grave parmi la population indienne qui est en relations avec les peuples d'Europe (3), tandis que, selon Marlius (4), elle serait entièrement inconnue des tribus qui vivent à l'ouest. Elle est fréquente en Bolivie (5), au Pérou (6), au Chili (7), dans les États de Rio de la Plata (8). Tschudi observe que les maladies syphilitiques sont tellement répandues dans toute la confédération Argentine, que même dans les localités les plus isolées, on trouve des individus affectés de déformation formidable de la face. Oister rapporte que le tiers de la population de Cordova est atteint de la syphilis, et que les individus frappés de ce mal se trouvent par douzaines mendiant dans les rues. Eu égard à l'avènement de la syphilis dans ces contrées, il résulte des recherches de Tschudi, que cette maladie n'était pas connue au Pérou avant la conquête, et suivant cet auteur et plusieurs autres, elle a dû y être introduite ou par les Espagnols ou par les nègres. Moins répandue au Chili, dans la population indigène que parmi les Européens, la syphilis est enfin entièi'ement inconnue des tribus qui vivent à l'ouest des Andes.
Telles sont, en somme, les principales données sur l'état de la syphilis dans les différentes parties du globe. Maintenant que nous avons fait connaître les grands traits historiques de celte maladie, depuis les
(1) Conseils aux Européens dans les climats chauds, t. YllI, p. 4(i3. Maladies communes à Saint-Domingue.
(2) Voy. Bernhard. in Deutsch. Klinik, 1854, n» 11.
(3) Pleasants, Americ. Journ., ia\. 1842, 88. — Rendu, Études topograph., etc. sur le Brésil. - Sigaud, Du climat et des maladies du Brésil^ 117, 133, 421.
(4) tJuthncr, Repertor. fûr Pharmacie, XXXIV.
(5) Bach, Zeitschrift fûr vergleieh. Erdkunde, III, 543.
(6) Lesson, Voijage, p. 27. — Tschudi, Œst. med. Wochenschrift, I84G, 474.
(7) Poppig, in Clarus und Radius Beitruge zur Ileilkunde, I, 629. — I.aforque, Bulletin de l'Académie de méd., XVII, 189.
(8) Brunei, 06,çm'. topograph., etc., 45. — Tschudi, Wien.med. Wochensch ., 1858, no 45.
temps les plus reculés jusqu'à nos jours, le moment est venu de porter nos regards en arrière et d'embrasser d'un coup d'œil général l'espace qui vient d'être parcouru. Dans tous les temps et pour ainsi dire dans tous les lieux, partout où a existé un système d'observations médicales, on a noté l'existence d'affections variées des organes génitaux, dont quelques-unes ne sont pas sans analogie avec l'accident primitif de la sypliilis de nos jours. Les ulcères de la bouche et de la gorge, les éruptions de la peau, les altérations du 'système osseux, bien que moins fréquemment signalés, n'ont cependant pas fait défaut. Depuis les temps les plus anciens, par conséquent, on a connu la plupart des manifestations à la réunion desquelles nous appliquerons la dénomination de syphilis. Une seule chose a manqué aux premiers observateurs, qui est la connaissance synthétique de cette maladie ; aussi les accidents qui s'y rattachent sont-ils, les uns, décrits séparément dans le chapitre consacré aux ulcères des parties génitales; les autres, confondus et relégués dans le domaine des maladies ordinaires de l'époque et de la lèpre en particulier. Il a fallu la grande épidémie du quinzième siècle pour montrer la relation qui unit l'accident primitif aux accidents secondaires et tertiaires, c'està-dire les faciès ulcères des parties génitales aux éruptions de la peau, et aux affections des os. Dès ce moment seulement, la syphilis est apparue constituée de toutes pièces, et de celte époque date en réalitél'établissement du système syphiligraphique actuel. Obscur à ses débuts, ce système a été peu à peu débrouillé. Bientôt, en effet, fut reconnue la contagion par ce quid ignotum, qui prit le nom de virus, et le rapprochement sexuel fut considéré comme la cause la plus fréquente de la contamination. L'évolution du mal fut mise à jour, les manifestations les plus profondes, celles-là seulement qui attaquent les viscères, restèrent dans l'ombre. Un jour vint cependant, qui n'est pas éloigné de nous, où l'on se prit à douter de la solidité du brillant échafaudage dressé par une observation de plusieurs siècles. Un instant ébranlé sous l'influence de l'agitation des esprits éveillés par les idées révolutionnaires de Broussais, cet échafaudage ne tarda pas à reprendre des assises meilleures et à se consolider au point de devenir inébranlable. Pourtant des observateurs consciencieux se demandent encore si l'épidémie du quinzième siècle est bien la syphilis, et, sur ce point, le doute semble persister; mais il ne peut être que passager. Les endémo-épidémies postérieures à celle de 1493 pré-
DISTTIIBUTION GÉOGHAPHIQUE DE LA SYPHILIS. 57
sentent, en eiïct, avec cette dernière, au dire de la plupart des observateurs, une similitude tellement parfaite, qu'il n'est guère possible de douter de leur identité; et peut-être même serait-on autorisé à rapprocher de ces manifestations épidémiques, à l'exemple de certains auteurs, quelques maladies observées et décrites dans des temps plus anciens. Ce qui, du reste, prouve d'une façon peu contestable la nature syphilitique de ces diverses épidémies, c'est le rapprochement possible de leurs désordres symptomatiques avec ceux de la syphilis étudiée, aujourd'hui même, au milieu de circonstances particulières à certaines contrées. De cette étude ressort ce fait important que, tandis qu'il est des localités où la syphilis est généralement bénigne, ou même n'a pu jusqu'ici ni s'acclimater, ni se développer, il en est d'autres où cette maladie, très-répandue, se montre habituellement sous les formes les plus hideuses et les plus graves; tels, par exemple, les grands ports de mer, ceux-là surtout où la température est basse et l'abus des boissons alcooliques fréquent; telles encore certaines contrées où cette maladie se présente avec un ensemble symptomalique peu différent de celui qui a été observé dans le cours des plus graves épidémies. Dans ces lieux par conséquent, ou mieux dans les conditions diverses des individus qui les habitent, il importe de chercher la raison des épidémies de syphilis et de celle de la Renaissance en particulier. Or, les circonstances qui, en certains endroits, paraissent aggraver la syphilis; le défaut d'acclimatation, les fatigues, les excès, l'encombrement, et peut-être aussi la contamination d'une race à une autre, sont précisément celles au milieu desquelles s'est développée la grande épidémie de 1495. Ainsi tout porte à croire que la maladie épidémique de cette époque n'a différé, ni dans ses causes, ni dans sa nature, d'un certain nombre de cas de syphilis de nos jours survenus, pour la plupart, dans des conditions spéciales. Notons en outre que la maladie de Naples a pu être influencée dans sa propagation par la température élevée de l'année. « Cette onnée-là, dit Commines dans ses Mémoires, tous les vins d'Italie étaient aigres, ce que nos gens ne trouvaient point bon, ni rair qui était si chaud, n Remarquons de plus qu'un grand nombre des épidémies de syphilis qui ont suivi celle du quinzième siècle, ont eu, comme celte dernière, une guerre pour point de départ. A ces épidémies, du reste, nous pourrions encore ajouter, entre beaucoup d'autres, celle dontFergusson nous a conservé la relation, et qui sévit,
en 1814, sur les troupes anglaises de l'Espagne. De même que la plupart des maladies, la syphilis est donc soumise à des variations diverses subordonnées elles-mêmes à des conditions particulières de temps et de lieu, tellement que, légère et bénigne aujourd'hui, dans des circonstances données, cette maladie, plus tard, pourra devenir grave et maligne, ces circonstances venant à changer, et réciproquement.
N'aurait-clle d'autre point de vue, l'étude qui précède ne peut être stérile; aussi comptons-nous plus tard en tirer des déductions étiologiques du plus grand intérêt. Pour l'instant, et après les considérations dans lesquelles nous sommes entré , nous croyons pouvoir émettre, à titre de conclusions générales, les propositions suivantes :
1° Les alFections syphilitiques paraissent avoir été vues ou même décrites dans les temps les plus reculés; toutefois, comme le lien qui réunit ces diverses manifestations, et en constitue une unité pathologique, avait échappé aux anciens observateurs, il faut bien reconnaître que le système nosographique de la syphilis ne date en réalité que de la fin du quinzième siècle.
2" En dehors de sa forme commune et habituelle, la syphilis se montre parfois sous les formes épidémique ou endémique. Rare et presque exceptionnelle, la première de ces formes n'apparaît que dans des circonstances spéciales; plus générale, la seconde est pour ainsi dire la forme ordinaire de la syphilis dans certaines locahtés oti il y a agglomération d'individus non encore acclimatés, et en particulier dans les grands ports de mer.
3» Répandue sur presque toute la surface du globe, la syphilis ne sévit pas partout avec une égale intensité; tandis que, dans certaines contrées, telles que l'Islande (Schleissner), le centre de l'Afrique méridionale (Livingstone), elle germe à peine et ne peut se développer, il est des lieux (littoral delà mer Baltique et de la mer Adriatique, îles Moluques, Mexique, etc.) oti elle prend une extension et une intensité qui lui donnent beaucoup des allures de l'épidémie du quinzième siècle.