‹ Traité historique et pratique de la syphilis [electronic resource]Chapitre 44 sur 107 · ARTICLE IV. — APPAREIL DE LA DIGESTION · texte numérisé non relu

ARTICLE IV. — APPAREIL DE LA DIGESTION

§ 1. — Affections sypliilitiques de la bouche et du pharynx.

Nicolas Massa, in Aphrodis., p. 44, signale les gommes du pharynx et leur ulcération, l'asthme et la diarrhée qui souvent leur font suite. — Gabriel Fallope, de morbo Gallico tractatus, cop. 97 et 98. — W.-H. Bucholtz, De cicutae cflicacia in ulceribus faucium et veli palatini veiiereis. Novaacta Academ. nat. curios., t. IV, p. 261. — Van Swieten, commentaria in Hermann Bocrhaave Alphoiismos, t. V, p. 369, Paris, 1773. — E. Horn, Versuche ûber Wiiksanikeit des Eisens in veralleten, vermischten uiid mi» mercurial Cachexie verbundenen Geschwùren. Arc/au fûr med. Erfuhrung, 1 Bd., 1 Heft. — John Humer, Œuvres complètes, p. 558. — Maisoneuve, Des tumeurs de la langue. Thèse de concours de 1848. — Bouisson, Gaz. méd. de Paris, 184G. — Fano, Sur les tumeurs du voile du palais. Thèse

de concours, Paris, 1837. — Sigmund, Das papulôse Syphilid amweichen Gaumenund an den Mandeln. Œ^err. Zeitschr. f. prakt. Heilk. n»35, 18S8. — W.-J. CouLsoN, ïhe LanctM, t. Il, 20 novembre 1862. — Lagneau, Des tumeurs gommeuses de la langue, Archiv. génér. de médec, t. I, p. 217, 4860. — C. Adler, Die syphilitischen Gesch-wûre der Zunge, Wien med. Halle l, n"'' 3 et 6, 1861.

De même que. les lésions primitives ou secondaires de la bouche et du pharynx diffèrent à peine du chancre et des éruptions cutanées, de même les affections tertiaires de ces parties ont la plus grande analogie avec celles de la peau et du tissu cellulo-adipeux. Cette analogie , qui nous a frappé, n'avait pas du reste échappé aux observateurs qui avaient reconnu la fréquente coexistence des affections qui vont nous occuper avec les altérations profondes et tardives du tégument externe. En effet, pas de différence notable dans la nature ou dans la constitution de la lésion élémentaire suivant que l'un ou l'autre tégument se trouve affecté, mais variabilité dans la marche, tenant surtout à la non-identité de texture. Le voile du palais, lavoûie palatine, la langue, le pharynx, les amygdales ; tel est le siège ordinaire de ces affections qui se présentent sous des aspects variés et qui apparaissent à des époques parfois un peu différentes. Plus précoces, les unes, sous forme d'ulcérations plus ou moins profondes, sont assimilables au rupia et au tubercule delà peau ; plus tardives, les autres se rapprochent plutôt des gommes du tissu cellulaire souscutané.

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