NERFS PATHÉTIQUES OU DE LA QUATRIÈME PAIRE
La paralysie de ces nerfs, si on s'en rapporte aux fails publiés, reconnaît assez rarement une origine syphilitique, puisqu'elle a été observée en tout deux fois : une fois par Mackensie (3) et une autre fois par de Grsefe (4-). A la diplopie, qui en est le symptôme capital, s'ajoule en général un léger abaissement de la cornée du côté paralysé.
Un caractère de cette diplopie, c'est que les deux images sont placées l'une au-dessus de l'autre et qu'elles persistent, quel que soit le point vers lequel les yeux convergent. Selon Follin, pour faire disparaître la seconde image, il suffit de faire incliner la tête à gauche si le grand oblique droit est paralysé, à droite si c'est le muscle grand oblique gauche.
(1) Voy. Ebrard, Gaz. méd. Paris, 25 févr. 1843, p. 251. — Rayer et Badin d'Hartebise, Tiiùsede Taris, 1819, p. 17-22. — G. Lagneau, loc. cit., p. 242.
(2) Voy. les observations de Kbrard, Schutzenberger, Sandras, Hicord, Yvaren, Deval Dupré, Ilérard, elc., dans Léon Gros et Lanccreaux, loc. cit.
t3) Traité des maladies de l'œil, trad. franç., par Warlomont et Testelin. Paris, 1856, p. 510.
(-4) Archiv fiir Ophtlialmolorjie, 1. 1, 2" partie, p. 313, 318.