NERFS MOTEURS-OCULAIRES EXTERNES OU DE LA SIXIÈME PAIRE
Observées par Rayer, Badin d'Hurlebise, Sandras (1), Mackensie, Knorre (2), Foville, Moissenet, Landry, Beyran (3), Lulon (4), A. Maunicr (S), les affections syphilitiques des nerfs oculo-moteurs externes se manifestent sous forme de paralysie. Comme la plupart des paralysies syphilitiques des nerfs crâniens, elles sont quelquefois précédées de douleurs qui ont leur siège habituel dans les régions temporale, susorbilaire et frontale du même côté, et qui dans un cas se firent sentir dans la région temporale du côté opposé. Strabisme interne ou convergent, diplopie cl un certain degré de faiblesse visuelle; tels sont les principaux symptômes de la paralysie syphilitique de ces nerfs. Beyran a noté en outre le rétrécissement de la pupille avec persistance de sa contractilité,ce que Luton a voulu,expliquer par une anomalie en vertu de laquelle la racine motrice du ganglion ophthalmique serait fournie par le moteur oculaire externe. L'œil se trouve porté dans l'adduction. Si la paralysie est incomplète, les efforts du malade se manifestent par de petites secousses qui rejettent le globe oculaire en dehors sans pouvoir l'y maintenir ; mais si la paralysie est complète, l'œil retenu en dedans ne laisse apercevoir qu'une partie de la cornée, l'autre partie étant cachée dans le grand angle de l'œil. La diplopie n'existe qu'autant que les malades fixent les deux yeux sur un objet; avec un seul œil la vue est toujours nette. Les deux images sont parallèles ou superposées, suivant la disposition de l'objet. La guérison, qui est la terminaison ordinaire de cette paralysie, ne se fait pas attendre, en général, plus de quinze à trente jours, sous l'influence d'un traitement anlisyphilitique. Il est à remarquer que toute autre médication reste sans résultat. Le pronostic est sans gravité.