NERFS FACIAUX OU DE LA SEPTIÈME PAIRE
C'est encore par des troubles paralytiques que se traduit Tafifection syphilitique du nerf de la septième paire.
(1) Journ. de mëd. et dechirurg. prat. Paris, 1851, p. 338, et Gaz. des hâpit., 30 oct. 1854.
(2) Deutsche Klinik, 1849, p. GO.
(3) Union méd., juillet I8G0, Paralysie syphilitique du nerf moteur ocul. externe.
(4) Union méd., 20 sept. 1860.
(5) Paralysie syphil. de la sixième paire {Union méd., 18G1, t. II, p. 394).
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L'hémiplégie faciale de cause syphilitique n'est pas extrêmement rare, puisque Ladreit de Lacharrière en signale treize cas survenus, à pan quelques-uns, dans la période tertiaire, et non, comme nous l'avons vu plus haut, au début de la période secondaire. La lésion qui en est la cause est jusqu'ici fort mal connue, en raison de la rareté des autopsies. Quelques observateurs ont admis, en pareil cas, sans preuve directe, une lésion du tissu fibreux (inflammation du névrilème) ou des os (exostose ou périostose). Ménière, au rapport de Bedel, aurait constaté, sur des individus syphilitiques dont le temporal paraissait hypertrophié, le gonflement du rocher et l'altération du nerf de la septième paire ; il pourrait bien arriver aussi, ce me semble, que cette paralysie tînt à la présence de dépôts syphilitiques à l'origine des nerfs. Ordinairement précédée de douleurs vives, la paralysie faciale a un début tantôt brusque, tantôt lent et en quelque sorte progressif, ce qui semble déjà dénoter que des lésions diverses peuvent lui donner naissance. Ses caractères sont bien connus : tous les muscles de la face, d'un même côté, sont généralement paralysés, d'où la déviation de la commissure labiale, la difficulté du sifflement, de la mastication, etc., comme aussi l'impossibilité de fermer l'œil. L'orbiculaire des paupières est le plus souvent atteint dans cette forme de paralysie, qui est le fait ordinaire d'une altération du nerf lui-même. En général l'excitabilité électrique des muscles diminue ou se perd complètement. La persistance ou l'absence de ce phénomène indique si l'altération occupe le centre ou le cordon nerveux. La déviation du voile du palais est le symptôme d'une lésion voisine de l'origine du nerf.
Dans certains cas, des troubles concomitants de la sensibilité donnent lieu de croire que la cinquième paire est simultanément affectée.
La paralysie faciale syphilitique n'occupe en général qu'un seul côté de la face. Davaine (1) rapporte, d'après Ch. Bell, un seul cas de paralysie faciale double d'origine syphilitique. Ordinairem'ent pins rebelle que les paralysies des nerfs moteurs, celte afl'ection finit néanmoins par céder le plus souvent à un traitement approprié : c'est dire que son pronostic est sans gravité. Le nerf peut
(1) Mémoires de la Société de biologie, t. IV, année 1852. Consultez : O'Conor, Paralysie double de la face, dans Union méd., I8CI, t. Il, p. IGO, et Dubl. quarterly Journ., févr. 18G1. — Maunier, Hértiiplégie faciale, dans Gaz. des hôpit., 18G2, p. 27.
loutefois s'atrophier el subir une destruction plus ou moins complète; la paralysie persiste alors indéfiniment.