PLANCHE V
AFFECTIONS DB LA RÉTINE DANS L*ALBUMINURIB, LA GLTCOSCmiB
ET LA POLTURIE.
FiG. 1.
Névro-rétinite albaminariqne ayant amené une ohoroldite atroiihlqae
et pigmentaire. ^ Madcmoisello , âgéo de 17 ans, entra dans le seirice dv
docteur Béhier, à l*Hôtel-Dieu, le 24 ayril 18G8, et fut couchée aa no 39 de la salle Saint-Antoine. Elle n'a été réglée que pendant un an; vers l'âgo do 17 ans ses règles B'arrôtèrcnt. Six mois avant d'entrer à Thôpital sa figure et ses Jambes se sont enfléeit, elle a eu des points de côté, et pendant quelque temps elle ne pouraii môme pai marcher. La vue commença à baisser, il y a trois mois, au point qu'elle ne Toyalt plus à se conduire ; de fortes douleurs de tête accompagnaient cette amblyopie. Peu à peu, sous l'influence du traitement, la santé s*est améliorée, et la vue est rerenne ai point qu'en l'examinant, Je 8 mai 1869, j'ai pu constater qu'elle pouvait lire les eanctèrcsn* 5.
Examm ophthalmoscopique. — Nous avons trouvé une névro-rétinite avec des taches atrophiques disséminées à la périphérie de la choroïde, comme on peut en Juger par li figure no I. La névro-rétinite a guéri, mais les taches atrophiques sont restées tta* tionnaires.
FiG. 2.
Névro-rétinite albuminorique ayant abouti à une atrophie de la
papille. — Madame , âgéo de 64 ans, entra dans le service du docteur Delpech,
en 1868, pour une affection albuminurique grave, compliquée d'un catarrhe bronchique, et d'une insuffisance mitralo. La vue s'est affaiblie progressivement depuis plus de deux ans, et la malade est arrivée à ne distinguer que les gros objets, et ne pouTant môme pas lire les caractères n» 100.
Examen ophthalmoscopique, — Nous avons constaté une infiltration péripapillaire avec unn atrophie consécutive de deux papilles.
FiG. 3.
Rétinite albnminnrique. — M. F , âgé de 38 ans, employé des poster,
vint me consulter au mois de Janvier 1869, pour une porte subite de la rue de l'œil gauche, pendant un accès de toux, dont il était affecté pondant tout l'hiver. L'ceil droit était tout à fait bon, au dire du malade, et il pouvait lire de cet œil les plus fins caractères.
Examen ophthalmoscopique. — J'ai constaté que non seulement Tœil gauche, dont Que voyait pas, était malade ; mais que les doux yeux présentaient une rétinite albuminuHgu€ développée presque au même degré. Mais la macula de l'œil gauche était couTerte d'une hémorrhagie, comme on voit sur la figure 3, tandis que dans Tautre œil cette région était intacte. Les urines contenaient une grande quantité d'albumine, comme cela était constaté par une analyse de M. Sonnerat, pharmacien. Le malade avait reçu huit mois aupa* ravant une forte contusion, avec une lourde caisse qui lui était tombée sur les reins. Nous avons décidé, avec le professeur Peter, que j*ai appelé en consultation, qu*il fallait
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