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EXAMEN DE LA FACULTÉ CHROMATIQUE

§ l*r. — Dytchroinatopsle oo daltonisme.

La rétine est douée de la faculté de percevoir des sensations lumineuses, ainsi que les différentes couleurs et nuances de cette même lumière.

Le nerf optique, ainsi que ses fibres, épanouis dans la rétine, sont des organes de transmission de cette sensation au cerveau, qui est juge et appréciateur de ces impressions.

Cette faculté de percevoir et de discerner les couleurs et d'en apprécier l'harmonie n'est pas développée au même degré chez tous les individus.

Tel homme qui a une vue excellente, sous tous les rapports, ne sait pas discerner des nuances délicates entre les différents

tons d'une même couleur; tel autre reconnaît bien les couleurs principales, mais il a beaucoup de peine à distinguer les nuances secondaires : verte, jaune, bleue, etc., soit le soir, soit à la lumière du jour; tel autre, enfin, n'a aucune notion d'une ou de plusieurs couleurs principales du spectre.

Cette gradation dans la perceptivité des couleurs ne nous empêche pas cependant de faire la distinction entre les yeux normaux plus ou moins bien conformés, et ceux dont le sen^ chromatique est complètement perverti et altéré.

Echelle de couleurs de V auteur. — Pour ces recherches, nous avons établi deux échelles chromatiques différentes : l'une portative (1), composée de feuillets de diverses couleurs simples et composées, qui correspondent aux couleurs principales du spectre; et l'autre plus complète (2), composée de onze gammes chromatiques, correspondant aux couleurs principales acceptées par Chevreul (3) pour la construction de ses cercles et de ses gammes de couleurs. Ces gammes ou colonnes suivent l'ordre des couleurs du spectre solaire : rouge, rouge orangé, orangé, orangé jaune, jaune, jaune vert, vert, vert bleu, bleu, indigo, bleu violet et violet. Chaque couleur est subdivisée en quatre tons, pris à égale distance dans les gammes de Chevreul, qui sont : 15% 10% 5" et l*'lons. Cette disposition permet de juger non seulement de chaque couleur séparément, mais il y a en même temps la possibilité d'apprécier chez les malades le phénomène et les lois de constraste simultané des couleurs (4).

Plusieurs autres méthodes d'investigations ont été mises en pratique par les auteurs.

Maxwell, Woinow et Rose se servent de l'appareil de polarisation.

Holmgren a recours aux divers échantillons ou écheveaux

(1) Galezowski, Échelles portatives des caractères et des couleurs pour mesurer Vacuité visuelle. Paris, 1880.

(2) Galezowski, Echelles optométriques et chromatiques pour mesurer Vacuité de la vision^ les limites du champ visuel et la faculté chromatique. Paris, 1883.

(3) Chevreul, Des couleurs et de leurs applications aux arts industriels à Vaide de cercles chromatiques, Paris, 1864.

(4) Galezowski, Du diagnostic des maladies des yeux ou chromatoscopie rétinienne. Paris, 1868.

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