TROUBLES DE NUTRITION ENDOSMOTIQUE
qui produit ces mouches n'est pas difficile. On sait, en effet, d'après les recherches de Weber, d'Ivanoff et de Duncan, que le corps vitré se compose de cellules bipolaires ou multipolaires, et que la membrane hyaloïdienne, d'après Ch. Robin, est recouverte de cellules épithéliales. Ce sont donc ces différentes cellules qui, en se désagrégeant et en se détachant de la masse, flottent librement dans le corps vitré. Lorsque ces cellules sont très rapprochées de la rétine, le malade les voit sous forme de mouches ; mais elles sont si petites, qu'à l'aide de l'éclairage ophthalmoscopique, il est impossible de les découvrir.
ARTICLE II
11 n'existe qu'un très petit nombre d'affections idiopathiques du corps vitré, et elles ne sont nullement de nature inflammatoire. Ce sont, notamment, le synchisis étincelant, le cysticerque et la liquéfaction du corps vitré.
Mais il existe une grande classe des flocons qui ne sont que le résultat des maladies de la choroïde ou de la rétine. Les auteurs allemands paraissent admettre des inflammations idiopathiques, des hyahtes, etc., ou bien ils veulent y reconnaître nn processus prolifératif des éléments cellulaires. Il me semble difficile d'admettre l'une ou l'autre de ces hypothèses, qui ne jont basées sur aucune observation.
Pour nous, les altérations du corps vitré sont, tantôt des troubles de nutrition endosmotiques provenant des maladies de la choroïde, tantôt aussi elles sont le résultat d'épanchemenls sanguins ou séreux qui, des vaisseaux rétiniens ou choroïdiens rompus, se portent dans le corps vil ré. Tous ces épanchements, de quelque nature qu'ils soient, apparaissent sous forme de flocons noirs et opaques, nageant dans l'intérieur de l'œil.
§ 1*'. — Troubles de nutrition endotmotique.