‹ Traite iconographique d ophthalmoscopieChapitre 60 sur 177 · ATROPHIE DES PAPILLES · texte numérisé non relu

ATROPHIE DES PAPILLES

secondaire à la nutrition du nerf optique, et, malgré l'atrophie de ce dernier, elles conservent leur volume normal.

Au début des atrophies progressives de la papille, le diagnostic n'est pas toujours facile lorsque l'altération ne paraît pas encore assez accusée. On étudie alors comparativement et avec beaucoup de soin les deux papilles, et l'on cherche surtout à approfondir les signes fonctionnels qui, à eux seuls, suffisent quelquefois pour le diagnostic de la maladie, même dans les cas douteux. C'est ainsi qu'ayant été consulté par le docteur H... pour un de ses neveux, jeune encore, et qui perdait rapidement la vue, j'ai pu me prononcer d'une manière positive sur l'atrophie progressive des papilles, quoique les signes ophthalmoscopiques fussent douteux, et la papille présentait plutôt des symptômes d'excavation glaucomateuse.

La perception des couleurs, la diminution concentrique du champ visuel et les antécédents cérébraux dans la famille, tous ces signes, dis-je, permettent de faire le diagnostic des atrophies progressives. Il faut ajouter à ces symptômes locaux les phénomènes généraux de Fataxie, qui sont, comme l'a très bien démontré le professeur Charcot, les signes précurseurs ou corollaires de l'atrophie papillaire. On trouvera tous les détails sur les troubles visuels de Tataxie dans mes leçons, publiées par un de mes assistants, M. Despagnet (1).

AmmtoMie pathoioffique. — Les altérations du nerf optique ne peuvent pas être reconnues à l'œil nu, même lorsque la maladie est très avancée, car ce nerf, qui est quelquefois ratatiné par places, ne subit, en général, aucun changement apparent. Ce n'est qu'à l'aide du microscope que Ton découvre les altérations du nerf optique atrophié. On fait macérer pendant quelque temps le nerf dans le chlorure d'or, le picrate, etc., et ensuite dans une solution de carmin, et l'on obtient ainsi des coupes très nettes.

Dans les cas observés et reproduits par Leber, on voit les fibres situées au centre du nerf près de l'artère centrale, bien conservées; ce serait donc de la périphérie et du voisinage de la gaine que le mal se répandrait pour envahir la masse du nerL

(1) Galezowski, Les troubles oculuires dans l'ataxic locomotrice, leçons recueil^ lies et rédigées par Despngnet. Paris, 1884.

I>r^ rh->H^ D^ iK ifikssufM fets^ X^j^mk atftâ. et nous voyons, daor ao certam Boobr^ A?> ck. fc? frd^ieâsw^atropliiqoe envahir à la foU tMote$ k*f fibr^ o« fc ti^ir <i^ Hob atrophiqoes disséminé».

Dans le fai^«aa atrophié da aerf opiiqae. oa constate des fibri?$ n^fireoie» t^ih^ iaes. invsvfièr^. ■■aies par places de nodosités. Par places aa»i. c«s ifarîlli^ têaaes ae diffèrent en rien du tisso ceUnlaîn?'. «jni. et 5*3a cdlé. a pris aae grande extension et remplace les fiiwes seneases. dîspanies totalement on qui ne sont qu'à Fêlât dTiaJaFatîoa et de dégàiérescence grise, ainsi que CharoM le déaioatre.

Tout le long des ^aîsseanx et près de la gaine lymphatique, on aperçoit un nombre de eeUales grumeases pareilles à celles que Robin a trooTêes daas le certean. Leber a rencontré dans quelques cas des prodactioas amyloides.

C*est Fataxie locomotrice qai est. le plos soav^it. la cause de Falrophie de la papille, coaime cela résulte de ma propre statistique. Viennent ensuite le traomalisoie. Falcoolisme, la glycosurie et les affections réflexes, gastriques* cérébrales, etc. La syphilis peut aussi donner lieu a des atrophies papiUaires ataxiques. comme cela a été récemment démontré par Foumier ; dans ce cas« la maladie prend sou%ienl une marche très rapide.

Il . Atr«pia« ac Ui pttpiii« pw aèvrit» «pti^w. — L'inflammation du nerr optique amène très souvent un gonflement tellement intense, qu*ii s*ensuit un étranglement de fibres nerveuses à leur passage à travers le trousclérotical.et une atrophie de la papille.

L'atrophie du nerf optique peut encore être produite non pas par Tétranglement, mais par un processus inflammatoire tout spécial qui, sans*amener dVtranglement* est suivi dès le début d*un processus atrophique marchant, pour ainsi dire, de pair avec le travail inflammatoire. Dans Fun comme dans Fautre cas, Fatrophie n'a pas les mêmes s\iuptomes que ceux de Falrophie tabotique ; ou voit pendant longtemps, et souvent même durant tout le reste delà vie, le nerf opiique entouré d'infiltrations dans tout le pourtour de la papille, ce qui lui donne une forme irrégulière, à contours dilTus, et les^^isseaux centraux sont loHueuXs bien qu'ils aient diminué de volume (Voy. fig. 4,

pi. xiir.

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