IL GÉNÉRAL
11 peut se faire qu’une surface cartilagineuse soit en contact avec une autre surface cartilagineuse, mais alors de deux choses l’une, comme l’articulation est très-peu mobile en elle-même et qu’elle n’est destinée qu’à permettre entre les deux os qui la forment un simple glissement, jamais d’écartement, jamais de déplacement, il y a toujours un fort ligament interosseux et des ligaments périphériques en capsule serrée périphérique du côté plantaire et palmaire pour le pied et la main ; et de plus, des fibres capsulaires ou périarticulaires d’autant moins importantes que le ligament interosseux est plus fort; il y a alors syndesmo-chrondrose.
Dans les syndesmoses et dans les syndesmo-chondroses, l’union est si intime que les séparations des surfaces articulaires ne se produiront que bien rarement, grâce à la
laire qui maintient en contact les os dans les articulations les plus mobiles, 1 hanche.
Les ligaments ne sont ainsi des moyens d’union que dans les syndesmoses.
p'::::;)'!' «péHencelir connue Oes ’fràres Weber dénjontce bien penb 6|rc ,ue L pression atmosphérique a une certaine influence , mais cette force i eprésente-t elle l,i
centième partie du poids du membre inférieur!
La force musculaire, cause fréquente de lésions traumatiques des os et des articulations, va être étudiée dans quelques-unes de ses manifestations, la station, la marche.
avant soin à chaque changement, de projeter les pieds en avant, en arrière dehors, en dedans, on aura la marche en avant, en arriére, etc.
(t) L’expérimenmlion cadavérique avait jusqu’alors seule été invoquée^dans h question Nous
expérimen^é^sur Ics^antoaux
cadavre des viclimes dans les accidents.
Je citerai comme exemple des complications qui aggravent considérablement le pronostic de l’entorse, certains arrachements osseux profondément situés, et jusqu’à présent absolument impossibles à préciser devant l’ensemble symptomatique de l’entorse qui les englobe; en essayant de produire sur le cadavre des luxations du genou, il m’est arrivé
l’arrachement du V tibial, insertion des ligaments croisés n’est plus pour moi une simple donnée expérimentale, et il m’a été donné une fois de disséquer à l’hôpital pareille lésion, et de confirmer ainsi mes suppositions par l’anatomie pathologique et la clinique.
11 serait bien important, si cela était possible, de distinguer les entorses simples ou à simples lésions fibreuses et synoviales, des entorses osseuses ou à arrache-
,J COUP D’OÎIL GÉNÉRAI,
Il ne faudrait pas, en effet, confondre avec les luxations proprement dites, les cas assez communs dans lesquels une arlicul.ition à surface plane, à union ligamenteuse, solide et serrée, est simplement déplacée par glissement d’un des os qui la forment, dans lesquelles, en un mot, le contact n’est plus parfait, n’a plus lieu dans toule la surface, mais peut être toujours rétabli par une main habile, sans de grandes difficultés, sans avoir à vaincre de violences.
Les auteurs ont tous senti de quelle importance il était de séparer ces luxations imparfaites, ces luxations incomplètes comme ils les ont quelquefois appelées, cl de les isoler pour toujours dans un groupe h part, en dehors des luxations parfaites et complètes, célèbres par les obstacles à vaincre dans leur réduction qui ne sera jamais obtenue que par des manœuvres spéciales bien raisonnées et bien méthodiques; toutefois quand il s’est agi de limiter les unes et les autres, de poser les bornes des luxations incomplètes et d’établir clairement la séparation, les discussions ont commencé, et il en est encore parmi tes chirurgiens qui admettent que dans les énarthroses, contrairement aux principes de la mécanique, une surface sphérique ou cylindroïde peut se tenir en équilibre stable et permanent sur le rebord tranchant de la cavité glénoïde, du cotyle fémoral, de l’apophyse coronoïde. Ce qui a fait vivre pendant très-longtemps la doctrine des luxations incomplètes dans les énarthroses, c’est la nécessité d’expliquer certains cas dans lesquels la réduction est simple, très-facile, et qui s’accompagnent de peu de déformations. Nous aurons souvent l’occasion, dans l’étude détaillée dos luxations étudiées dans les différentes régions, de faire voir qu’il n’y a véritablement point là de caractère de premier ordre, et que si les luxations incomplètes s’observent souvent à l’état de luxations pathologiques, cela ne sert de rien pour l’élude des luxations traumatiques. Il n’y a en effet, entre les luxations traumatiques et les luxations pathologiques de véritablement commun que le nom. Les luxations pathologiques sont des maladies articulaires chroniques avec déformation des os, co qui change entièrement la thèse.
Nous ne voulons point, pour le moment, développer une question qui présente les plus grandes difficultés, et qui ne peut être fructueusement discutée que dans les considérations spéci.ales à chaque articulation, noos nous bornons pour le moment à rapporter deux phrases extraites de la clinique de M. Velpeau ; elles mettent la question sur son véritable terrain : « Si, par luxation incomplète, on veut entendre que la surface cartilagineuse de la tête de l’humérus ne soit échappée qu’à moitié de la cavité glénoïde, nul doute qu’on n’en doive pas admettre l’cxislenco. Mais si au contraire on veut entendre par luxation incomplète un déplacement dans lequel l’humérus est arrêté par un point de son col anatomique sur le bord de la cavité glénoïde, il est impossible de contester son existence. »
Dislocations. — Les luxations sont représentées au plus haut degre du traumatisme articulaire par ces cas assez nombreux et si graves dans lesquels les explosions, les chutes d'un lieu 1res eleve, séparent les surfaces d’articulations et les écartent assez pour que dans le nouveau lieu occupé par les os, il n’y ait plus entre eux aucun contact ou au moins aucun contact de leurs surfaces articulaires. C’est là ce qu’il y a de plus grave ; les os luxés sont souvent en partie brisés; toutes les connexions détruites, tous les ligaments rompus, les muscles arrachés ainsi que les nerfs, et quel-
facettes articulaires, il peut se faire qu’il se trouve séparé en même temps de tous les os auxquels il est uni. Ainsi, on a vu le grand os, les têtes des métatarsiens, l’astragale, luxés à la fois dans deux, trois articulations ; nous donnerons à ces déplacements complexes le nom S énucléations.
Les e'mic/tofoiîs les plus communes senties énucléations del’astragale; elles s’accompagnent quelquefois de renversement de l’os.
Nous n’avons, jusqu’à présent, étudié les lésions traumatiques que dans les seules articulations mobiles ou cinésiques, mais quand les articulations sont acinésiques, quand ce sont des engrenements intimes, des emboîtements, de véritables mortaises comme entre les os de la tête; malgré l’intime union, il peut encore y avoir séparation, cela est excessivement rare et; dans tous les cas, en raison de l’inamovibilité articulaire qui existe dans ce cas, on ne saurait désigner ce traumatisme du nom de luxation. Ce n’est point là non plus, à proprement parler, une fracture ; c’est bien plutôt une simple séparation, une disjonctim des sutures.
des plaies des os indépendantes des fractores, il serait plus logique d’y faire rentrer tous les écomements de crêtes osseuses ; les perforations d’os plats, d’os longs ; les arra¬
chements de parcelles osseuses donnant insertion à des muscles ou à des ligaments, à la condition toiitefois que la continuité de l’os n’ait point été rompue.
C’est pour nous une question de mince importance, et qui ne nous arrêtera point ; on pourrait fournir pour ou contre, des arguments plus ou moins spécieux, mais qui seraient ici complètement déplacés pour une raison bien simple, c’est qu’ayant l’intention de parler ici des luxations et des fractures en général, nous devons considérer ces maladies chirurgicales non-seulement en elles-mêmes, mais encore dans leurs rapports avec celles qui leur ressemblent et qui reconnaissent les mêmes causes.
les fractures transversales dentelées. Le plus souvent, dans le cas de fracture oblique, la ligne de fracture représente une ligne spirale contournant en hélice le corps de l’os. En raison de cette disposition, nous dirons que les fractures obliques du corps des os longs sont le plus souvent oblique spiroïdes.
Il ne faut pas rejeter cependant la fracture oblique- simple ; nous avons pu en produire dans quelques cas sur le tibia, mais on peut assurer que la disposition spiroïde de la ligne de fracture est ce que l’on observe le plus souvent.
Déplacements. — Les fractures incomplètes et les fractures complètes sans déplacement sont de toutes les plus faciles à guérir, mais ce sont aussi de beaucoup les
** Dans la majorité des cas, la cause qui a produit lu fracture ayant continué son action, les mouvements du malade pour échapper au traumatisme ; les muscles irrités qui s’insèrent aux fragments, le poids du membre, produisent une séparation des frag-
2(1 CODP D’ŒIL GÉNÉR4L
On f'bsei'vp. quelquefois en même temps chevauchement, déplmemnt angulaire et