‹ Traité méthodique de géographie du CongoChapitre 107 sur 118 · VOIES DE PENETRATION · texte numérisé non relu

VOIES DE PENETRATION

Bas-Congo. — La voie la plus favorable pour pénétrer dans le Ma5'ombe est celle du Schiloango par Landana. Cette situation changera avec la construction du chemin de fer de Boma à Borna Sundi.

Haut-Congo. — Vtrs le nord. — Les voies les plus suivies pour atteindre le Haut-Uellé sont celles de rUban^i par Zongo et Banzy ville et celle du Rtibbi par Ibembo vers Djabbir ou Bima. De ces postes on remonte l'Uellé en pirogue. La route par Ibembo et Bima paraît être la plus courte. Elle se fait en 12 jours. Une autre partant des Stanley- Falls vers les sources de TUellé et le Nil vient d'être suivie dernièrement. On ignore encore sa valeur.

Vers l'est, — On arrive au Lualaba en contournant les Stanley-Falls, mais cette voie semble moins favorable que celle du Lomami qui permet aux steamers de remonter la rivière jusqu'à Bena-Kemba, d'où une ligne de chemin de fer de cinquante kilomètres pourrait mener les marchandises sur le Lualaba.

En partant de celui-ci on atteint le lac Albert Edouard en allant des Falls, par le poste de Lindi ; le lac Tanganika par Nyangwé et Kabambaré ; le lac Kivu par le Tanganika et la Rufidji.

Vers le sud. — La voie suivie jusqu'ici pour pénétrer dans le Katanga, part de Lusambo pour Lupuagu et de là par Kilema-Museya et Shimaloa vers Bunkeia. C'est un itinéraire long et difficile, entrecoupé de marais, de rivières et de montagnes, qui ne pourrait en aucun cas servir de route

commerciale aux produits de la région qui se dirigent presque tous aujourd'hui vers le Bihé. Mais l'aménagement des rapides du Lomami en amont de Bena-Kemba, permettrait d'atteindre le confluent de la Lukassi, d'où un tronçon de 120 kilomètres de chemin de fer, en un pays absolument plat (1) conduira au Lualaba. Or celui-ci, d'après les récentes explorations, est navigable jusque Kalenga. La riche et salubre région du Katanga deviendra ainsi d'un accès facile et restera en communication avec le centre du bassin.

Il est inutile d'insister sur les extraordinaires facilités de communications qu'offre le Congo. Aucun pays d'Afrique n'est aussi privilégié sous le rapport des voies naturelles. L'étude des communications proprement dites nous a permis de voir leur énorme et heureux développement ; rétude des voies de pénétration, le peu de travaux qu'il faudra faire pour étendre encore leur zone d'attraction de la région centrale aux confins du pays. Le Nil, les deux chemins de fer orientaux et le Zambèse seront sans aucun doute appelés, dans un avenir lointain» à jouer un rôle dans Técomie des parties extrêmes nord, est et sud de l'Etat. Mais il serait encore impossible de dire quelle en sera l'importance et si les facilités, d'ailleurs fort onéreuses d'accès à la côte, compenseront l'élévation du fret des ports éloignés de Mombaz, Dar-es-Salam et Quelimane, en Europe. En. tous cas et pour longtemps encore, le seul exutoire des produits de la totalité du bassin, sera le chemin de fer des cataractes, de Matadi à Léopoldville.

(i) Delcommune.

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