DIVISION DE LA SCIENCE
L’enseignement du Temple se réduisait uniquement à T étude de la force universelle dans ses diverses manifestations.
Étudiant d’abord la Nature naturée, la nature des phénomènes, des effets, l'aspirant à l’initiation apprenait les sciences physiques et naturelles. Quand il avait constaté que tous ces effets dépendaient d’une même série de causes, quand il avait réduit la multiplicité des faits dans l’unité des Lois, l’initiation ouvrait pour lui le Monde des Causes. C’est alors qu’il pénétrait dans l’étude delà Nature naturante en apprenant les Lois de la Vie toujours la même dans ses diverses manifestations; la connaissance de la Vie des Mondes et des Univers lui donnait les clefs de l’Astrologie, la connaissance de la Vie terrestre lui donnait les clefs de l’Alchimie.
Montant encore d’un degré dans l’échelle de l’initiation, l’aspirant retrouvait dans l’homme la réunion des deux natures, naturante et naturée, et pouvait de là s’élever à la conception d’une force unique dont ces deux natures représentaient les deux pôles.
Peu d’entre les hommes atteignaient la pratique et la connaissance des sciences supérieures qui conféraient des pouvoirs presque divins. Parmi ces sciences, qui traitaient de l’essence divine et de sa mise en action dans la Nature par son alliance avec l’homme, se trouvaient la Tliéurgie, la Magie, la Thérapeutique sacrée et l’Alchimie, dont l’aspirant avait entrevu T existence au 2e degré de son initiation.
« Il n’y a pas eu qu’un seul ordre, l’ordre naturel, d’étudié dans la science antique; il y en a eu quatre, comme je l’ai indiqué dans les chapitres précédents.
« Trois d’entre eux embrassaient la Nature naturante'
la Nature naturée et enfin la Nature humaine qui leur sert de lien; et leur hiérogramme était ÉYÉ, la Vie.
« Le quatrième, représenté dans la tradition moïsiaque par la première lettre du nom de IEYE, correspondait à une tout autre hiérarchie de connaissances, marquée du nombre dix1. »
« Un fait certain, c’est que dans ce cycle de civilisation, l’Unité du Genre humain dans l’Univers, l’Unité de l’Univers en Dieu, l’Unité de Dieu en Lui-Même étaient enseignées non pas comme une superstition primaire, obscure et obscurantiste, mais comme le couronnement lumineux, éblouissant, d’une quadruple hiérarchie de sciences, animant un culte biologique, dont le Sabéisme était la forme.
« Le nom du Dieu suprême de ce cycle, Iswara, Epoux de la Sagesse vivante, de la Nature naturante, Pracriti, est le même que Moïse tira, près de cinquante siècles ensuite, de la Tradition Kaldéenne des Abramides et des sanctuaires de Thèbes pour en faire le symbole cyclique de son mouvement : Iswara-El, ou, par contraction, Israël, Intelligence ou Esprit royal de Dieu2. »
D’après ce qui précède, on voit que l’enseignement de la science antique se réduisait aux quatre degrés suivants :
1° Étude de la force universelle dans ses manifestations vitales.
2° Étude de cette force dans ses manifestations humaines.
3° Étude de cette force dans ses manifestations astrales.
■4° Étude de cette force dans son essence et mise en pratique des principes découverts.
Sciences physiogoniques H
Sciences androgoniques l
Sciences cosmogoniques n
Sciences théogoniques 1