‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 150 sur 454 · Fabre d’Olivet, p. xix · texte numérisé non relu

Fabre d’Olivet, p. xix

seul des trois sens que Moïse a groupés dans certains hiéroglyphes constituant la langue hébraïque h

Nous connaissons certains des moyens dont disposait le prêtre initié d’Osiris. Passons donc à l'histoire de la Bible pour saisir le caractère initial de la Tradition et ses changements depuis ses origines jusqu’à nous 2.

1. En choisissant la langue hébraïque, je ne me suis dissimulé aucune des difficultés, aucun des dangers auxquels je m’engageais. Quelque intelligence de la Parole et des langues en général, et le mouvement inusité que j’avais donné à mes études, m’avaient convaincu dès longtemps que la langue hébraïque était perdue, et que la Bible que nous possédons était loin d'être l'exacte traduction du^Sepher de Moïse.

Parvenu à ce Sepher original par d’autres voies que celle des Grecs el des Latins, porté de l’orient à l’occident de l’Asie par une impulsion contraire à celle que l’on suit ordinairement dans l’exploration des langues, je m’étais bien aperçu que la plupart des interprétations vulgaires étaient fausses, et que, pour restituer la langue de Moïse dans sa grammaire primitive, il me faudrait heurter violemment des préjugés scientifiques ou religieux que l'habitude, l’orgueil, l’intérêt, la rouille des âges, le respect qui s’attache aux erreurs antiques, concouraient ensemble à consacrer, à raffermir, à vouloir garder.

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