‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 167 sur 454 · S 4. — LES TROIS SENS DÉVOILÉS · texte numérisé non relu

S 4. — LES TROIS SENS DÉVOILÉS

Traduction correcte par Fabre d’Olivet Les 10 premiers chapitres

Les oeuvres de Fabre d’Olivet étant devenues fort rares, nous allons donner in extenso la traduction correcte des dix premiers chapitres du Sepher de Moïse tel qu’il l’a faite.

Nous devons prévenir le lecteur que d’Olivet n'a pas voulu révéler tous les sens de ce livre sacré. Il a donné généralement le second sens dans sa traduction.

Pour garder secrètes certaines des vérités cachées par .Moïse, d’Olivet a employé un procédé très simple. Il a laissé tous les noms propres.

Il faut bien se souvenir en lisant que ces noms propres sont des noms d’êtres cosmogoniques, des forces générales de l'Univers ; c’est comme si nous disions Monsieur Espace et Madame Temps.

Il faut aussi savoir que nos forces physiques actuellement connues sont les plus inférieures que mentionne Moïse seulement au chapitre 10. L’initié égyptien a donc poussé ses études bien plus loin que les plus forts philosophes naturalistes contemporains.

Les lecteurs qui voudraient des détails complémentaires à ce sujet doivent, de toute nécessité, lire les notes qui expliquent chacun des mots traduits par d’Olivet, dans l’ouvrage original de cet auteur.

Comme nous ne saurions trop insister sur le sens à accorder aux noms propres, nous allons citer un extrait d’un auteur contemporain, disciple de Fabre d’Olivet, ainsi qu’il le proclame lui-même dans la « France vraie », c’est Saint-Yves d’Alveydre.

« Pour délivrer le législateur des Hébreux des calomnies théologiques dont il a été l’objet au sujet du Père du Genre Humain, je prie le lecteur de soulever avec moi le triple voile dont j’ai parlé.

« Similitude de IEVE masculin et féminin comme lui, Adam a une signification bien plus vaste encore que ce que les naturalistes formulent malgré eux, quand, voulant exprimer la Puissance cosmogonique qui spécifie l’homme, en tant qu’individu physique, ils appellent cette puissance le Règne Hominal.

« Adam est l’hiérogramme de ce principe universel; il représente l’âme intelligente de l’Univers lui-même, Verbe Universel animant la totalité des systèmes solaires non seulement dans l’Ordre visible, mais aussi et surtout dans l’Ordre invisible.

« Car lorsque Moïse parle du principe animateur de notre Système solaire, ce n’est plus Adam qu’il mentionne, mais Noah.

« Ombre de IEVE, pensée vivante et Loi organique des Ælohim, Adam est l'Essence céleste d’où émanent toutes les Humanités passées, présentes, futures, non seulement ici-bas, mais à travers l’immensité des deux.

C'est l’Ame universelle de Vie, Nephesh Haiah, de cette substance homogène, que Moïse appelle Adamah, ce que Platon nomme la Terre supérieure.

« Or ici je n’interprète nullement, j’exprime littéralement la pensée cosmogonique de Moïse; car, tel est l’Adam des sanctuaires de Thèbes et du Baereschit, le grand Homme céleste de tous les anciens temples, depuis la Gaule jusqu’au fond des Indes L »

« Le fameux serpent du prétendu jardin de délices ne signifie pas autre chose, dans le texte égyptien de Moïse, que ce que Geoffroy Saint-Hilaire vient d’exprimer (l’attraction de soi pour soi) : Nahash, l’Attraction originelle dont l’hiéroglyphe était un serpent dessiné d’une certaine manière.

« Le mot Haroum dont le législateur des Hébreux fait suivre l'hiérogramme précédent, est le fameux Hariman du premier

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