Aristoteles, Meteor, lib. II, c. ni
Théophraste avait observé la même chose en Ombrie1.
C’était au « mélange des alkalis avec les acides » que Platon attribuait la cause des effervescences2.
Salomon sur le même sujet cite comme exemple « l’effet du vinaigre sur le nitre » des anciens3.
Pline, Slrabon, Vitruve, Dioscorides, nous prouvent encore que les Égyptiens connaissaient « toutes les différentes manières de faire le sel, le nitre et l’alun ainsi que le sel ammoniac 4 5 6.
Chimie médicinale. — Le litharge d’argent, la rouille de fer, l’alun calciné étaient employés pour guérir les ulcères, les coupures, les furoncles, les fluxions des yeux, etc.
Les Égyptiens savaient extraire l’huile et préparer l’opium dont ils faisaient usage pour calmer les grandes douleurs du corps., ou bannir de la mémoire les grands chagrins3. Homère paraît avoir eu ce dernier en vue lorsqu’il dit qu’Hélène fit prendre à Télémaque d’une drogue qui avait ces propriétés G.-
Enfin, pour terminer sur ce sujet, rappelons que d’après Dioscorides les emplâtres et les collyres des Égyptiens
étaient faits avec le « plomb brûlé, la céruse, le vert-degris et l’antimoine brûlé » tout comme en 1890.
Chimie industrielle. — On sait aujourd’hui partout que les anciens connaissaient au mieux la métallurgie, aussi n’en parlerons-nous pas.