Odyssea, <J. V
Citons pour mémoire le procédé «• pour tirer le vif argent du cinabre, qui est une description exacte de la distillation’ ».
Le cristal taillé devait leur çtre connu si l’on en' croit l’empereur Adrien écrivant au consul en lui envoyant « trois coupes d’un verre très curieux qui, comme le col d’un pigeon, avait la propriété de réfléchir différentes- couleurs, étant vues dans un sens différent2 ».
Enfin voici ce que dit Dulens à ce propos (p. 182) :
« Cet art de contrefaire les pierres précieuses n’était pas particulier aux Egyptiens seuls ; les Grecs, qui le tenaient à la vérité de ces grands maîtres, étaient aussi fort entendus dans cette branche de la chimie; ils savaient donner à un cristal composé les teintures des différentes pierres fines qu’ils voulaient imiter. Pline 3, Théophraste4 et plusieurs autres en citent quelques exemples que je rapporte ci-dessous et dont les plus remarquables étaient leurs succès à imiter parfaitement les rubis, les hyacinthes, les émeraudes et les saphirs 5. »
Au point de vue encore plus utile les Egyptiens avaient « l'art de faire éclore des œufs de poule, d’oie, ou de toute autre volaille, en toutes saisons et par différents moyens 6 7.
La bière leur était parfaitement connue comme le montrent Diodore de Sicile1, Pline8 et Dioscorides9.
1. Dioscorides, lib. V, c. ex, et Vilrurius, lib. VII, c. vin.
2. Flav. Vopiscus Syracusius ex Adrian. Imperatur. Epistol. in Saturnino. Augustæ. Histor. Scriptor, p. 723, édit. 8.