Kircher, Œdipus Ægyptiacus ( Cabala Hebræorum
lois que la Science occulte considère comme les lois primordiales, les pourquoi de la Nature.
Et cela est si vrai que l’auteur termine son livre en synthétisant dans une seule phrase les lois qu’il a analysées précédemment. 1
A côté de cette évolution, partie de la Divinité pour se répandre à travers la création, dont l’idée est, en somme, assez claire, apparaissent, de place en place, des passages obscurs dont le sens se rapporte aux pratiques divinatoires, et par suite occultes, du sanctuaire.
Quelques lettres de l’alphabet suffisent pour exprimer un nombre incalculable d’idées et cela par leur simple combinaison. Ainsi voici trois lettres l’N l’M et l’O qui vont exprimer une idée entièrement différente suivant qu’on les écrira NOM ou MON. C’est à ces combinaisons des lettres et par suite des nombres et des idées que se rapportent les deux cent trente et une portes de la fin du chapitre n et les maisons du chapitre iv.
Les deux cent trente et une portes se rattachent à la pratique d’une table appelée Ziruph en Kabbale et indiquant tous les mots que peuvent former les vingt-deux lettres, substituées les unes aux autres. Mais, dans le cas qui nous occupe, voici l’explication de Guillaume Postel:
Multipliez les vingt-deux lettres par les onze nombres (les dix Sephiroth -]- l’ineffable), vous obtiendrez deux cent quarante-deux desquels vous retrancherez les nombres pour n’avoir plus que les portes occultes, ce qui vous donnera 242 — 11 = 231 portes.
La table des substitutions sert à remplacer la première lettre de l’alphabet par la dernière, la deuxième par l'avant-dernière et ainsi de suite.
Prenons un exemple du français, l’alphabet :
ABCDEFGHIJKLMN OPQR S T U Y X Y Z deviendra : ZYXVUTSRQPONMLKJIHGFEDCBA,
si bien que pour écrire ART on écrira en lisant l’alphabet placé au dessous ZHF. Cette méthode combinée avec la suivante est d’un grand secours pour l’usage pratique de la Rota de Guillaume Postel1.
Le deuxième passage (fin du chapitre IY) se rapporte au nombre de combinaisons que peuvent former un certain nombre de lettres :
f. Voyez Eliphas Levi, Rituel de Haute Magie , chapitre XXI.
ainsi deux lettres ne peuvent former que deux combinaisons, trois peuvent en former six. Ex. :