COMMENT ON PEUT ÉTUDIER L’ALCHIMIE
Le premier livre que nous conseillons de lire en entier, c’est celui de Louis Figuier intitulé V Alchimie et les Alchimistes. Quoique l’auteur se pose en adversaire décidé de la Philosophie hermétique, son livre est très bien fait en somme et, sauf quelques erreurs de détails, mérite la peine d’être pris en sérieuse considération. La partie historique est surtout remarquable et sa lecture conduit fatalement à démontrer avec évidence l’existence de la Pierre Philosophale. C’est donc surtout pour la partie historique que l’ouvrage de Louis Figuier doit être étudiée
C’est alors qu’on pourra lire l’œuvre d’un véritable alchimiste et prendre connaissance de ce style bizarre et figuré. Nous conseillons vivement de prendre à ce point de vue l’ouvrage de Cyliani cité dans le chapitre précédent. On verra que, même au xixe siècle, la langue symbolique est encore en usage malgré la chimie contemporaine ; on pourra aussi se rendre compte, par le récit des quarante années de souffrances et de recherches de l’alchimiste, de la difficulté de l’œuvre entreprise.
On trouvera ce volume, devenu très rare, à la Bibliothèque Nationale (lettre R).
Enfin l’instruction élémentaire sera tout à fait complète si l’on veut lire l'Histoire de la Philosophie hermétique de Langlet du Fresnoy et les auteurs reproduits dans les deux volumes de la Bibliothèque des Philosophes chimiques de Salmon (1753).
Comme il existe plus de trois mille volumes sur l’Alchimie, nous croyons devoir nous borner à donner les plus importants. Ceux qui voudraient devenir des Alchimistes pratiquants, ce dont je les plains fort, devront prendre connaissance de tous les maîtres , surtout des œuvres de Geber, Raymond Lulle, Basile, Valentin, Paracelse et Van Helmont.
CONCLUSION
Parvenu au bout de notre travail, nous espérons avoir atteint le but poursuivi : Démontrer que la Pierre Philosophale nest pas seulement possible ; mais qu'elle a existé et a donné de son existence des preuves irréfutables.
Nous prions les gens sérieux, qui ne sont animés d’aucun parti pris ni d’aucune idée préconçue, de bien considérer nos assertions, de vérifier leur authenticité dans les livres originaux, ce qui est facile à la Bibliothèque Nationale, et de voir si ce sont là des preuves irréfutables ou bien de simples conjectures dénuées de tout fondement stable. L’amour de la vérité nous a seul conduit à défendre les alchimistes, ces modestes philosophes trop peu connus et trop calomniés. Puissions-nous inciter quelque chercheur plus instruit que nous-même à développer et à étendre ce genre tout particulier d’études.
Du reste, nous assistons à une véritable renaissance de l’antiquité. Les phénomènes si curieux de la suggestion viennent détruire bien des conclusions anticipées et peut-être le xx° siècle verra-t-il se constituer enfin la Synthèse par l’alliance de la physique positiviste de l’Occident avec la métaphysique idéaliste de l’Orient. Puisse ce jour être proche où toutes les philosophies rentreront dans l'Unité d’une même Science, où tous les cultes rentreront dans l' Unité d’une même Foi, où la la Science et la Foi donneront, par leur alliance, naissance à une seule et synthétique Vérité !