ORIGINES DE LA FRANC-MAÇONNERIE
2° La Fraternité des Maçons C onstructeurs d' Angleterre.
Au commencement du xive siècle eut lieu l’arrivée en Angleterre d’un certain nombre de bandes, de coteries, d’Ateliers de Constructeurs Allemands, appelés pour y construire des basiliques3.
L’admission d’Apprentis Anglais en fut la conséquence, et bientôt se formèrent en Angleterre des Ateliers de Constructeurs Anglais,
1. Sephar H’Debarim, par Albert Pique, souverain grand commandeur du Suprême Conseil de Charleston. ü. U, Charleston, 1879.
2. The Traditions of Freemasonry, par A. T. C. Pierson, grand capitaine général du Grand Campement du Temple aux États-Unis. New- York, 1870.
3. The History of the Lodge of Edinburgh, par David Murray Lyon, souverain grand commandeur du Suprême Conseil d’Écosse. Edimbourg,
Lexicon of Freemasonry, par Albert-George Mackey, grand secrétaire au Saint-Empire du Suprême Conseil de la juridiction sud des États-Unis. Londres, 1873.
Historical Landmarks of Freemasonry, par Georges Olivier, souverain grand commandeur du Suprême Conseil d’Angleterre. Londres, 1846.
organisés sur les mêmes bases que les Ateliers de Constructeurs Allemands .
Des modifications dans la manière d’être de ces Ateliers ne tardèrent pas à se produire, réclamées qu’elles étaient par les conditions sociales de l’Angleterre 1 2.
D'abord, les magistrats ordinaires eurent la haute main sur la vigilance des agissements des Ateliers, aux réunions desquels ils eurent le droit d’assister, et de rendre justice suivant les règles du droit commun 3.
Ensuite l’enseignement donné aux Apprentis et aux Compagnons Anglais différa de celui que recevaient les Allemands, en ce qu’il affecta une tendance très marquée à ajouter, aux enseignements purement techniques du métier de Constructeur, des enseignements destinés à moraliser, à intellectualiser les ouvriers 4.
Au xv° siècle, le premier Code des Constructeurs fut compilé et fît son apparition sous la forme d’un poème d’environ cinq cents vers 5 6 .
On lui donna le nom, qu’il a conservé, de « Constitution d’York », malgré qu’aucune assemblée constituante ne se fût réunie à York pour le rédiger®.
Les Constructeurs Anglais donnèrent depuis lors à leur groupement le titre de Fraternité de Libres Maçons, employant le mot « Fraternité *> dans le sens de confrérie, de réunion de frères, et le mot « Maçons » dans le sens de constructeurs en maçonnerie7.
Pendant les siècles xv° et xvie, l’influence des tendances intellec-
1. The History of the Lodge of Edinburgh, par David Murray Lyon, souverain grand commandeur du Suprême Conseil d’Écosse. Edimbourg,
Lexicon of Freemasonry, par Albert-George Mackey, grand secrétaire au Saint-Empire du Suprême Conseil de la juridiction Sud des Etats- Unis. Londres, 1873.
Historical Landmarks of Freemasonry, par Georges Olivier, souverain grand commandeur du Suprême Conseil d’Angleterre. Londres, 1846.