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Retour du printemps, etc

Le Printemps L’Été L’Automne L’Hiver

On peut donc figurer les saisons par un cercle ainsi.

La première moitié du cercle indique la période de croissance, la seconde moitié la période de décroissance.

La théorie du Mythe solaire serait vraie si cette loi ne s’appliquait qu’au soleil.

Mais faut-il méditer bien longtemps pour voir qu’elle s’applique aussi exactement à la vie humaine?

L'enfance c’est le printemps, la jeunesse l’été, l'üge mûr l’automne et la vieillesse l’hiver.

II ne s'agit pas ici d’une comparaison poétique, il s’agit d’une loi vraie, la loi d’évolution dont nous trouverons l’application partout.

Le même cercle peut figurer cette évolution en changeant les noms.

On peut appliquer à cette loi une foule d'autres faits. Signalons en passant l'évolution d'un jour qui reproduit ces phases comme toutes les évolutions possibles dans ses quatre périodes.

On peut de même considérer sous le même aspect l'évolution du mois en quatre phases lunaires, le matin cor-

respondant au premier quartier , le midi à la pleine lune , le soir au dernier quartier et la nuit à la nouvelle lune.

Partout nous verrons une période de croissance et une période de décroissance, telle est la formule véritable de la loi d’évolution applicable au « Progrès » comme à tout le reste.

En considérant la Marche du Soleil nous pouvons donc découvrir la loi d’évolution générale applicable à tout.

Mais cette loi nous pouvons aussi bien la découvrir en considérant la Vie humaine ou bien la Marche de la Lune pour formerle mois ou bien la Marche de la Terre pour former le jour.

Cette loi générale nous pouvons aussi bien la tirer d’un fait que d’un autre, et bien plus un seul des faits suffit à nous la donner.

Mais il serait ridicule de prétendre qu’un de ces faits a plus d’importance que les autres, puis cette loi « la Marche du Soleil» n’estpas davantage la clef de la mythologie que la Marche de la Lune ou celle de la Terre. — La clef véritable ce n’est pas, encore une fois, un fait, c’estuneloi et c’est cette loi dévolution que les anciens ont symbolisée dans tous ses détails en leur merveilleuse et savante mythologie.

L’année, la vie humaine, le jour, le mois sont donc analogues, suivant tous une même loi. Il ne viendra à l’idée de personne qu’ils sont « semblables », erreur dont il faut bien se garder en appliquant l’analogie.

Dans chaque fait quelque minime qu’il soit, il y a donc une loi générale cachée comme en chaque homme il y a Dieu d’après les maîtres mystiques. Mais pour trouver cette loi générale il ne faut pas s’arrêter à des constata-

lions de détail, ainsi que nous le montre la figure suivante.

Les faits A, 15 , G, D, situés à la base du triangle, ne présentent aucune similitude entre eux. Si l’on s’arrête aux lois secondaires situées au milieu du triangle on ne pourra non plus les réunir, mais si l’on monte jusqu’au sommet on' verra que là tous viennent converger, tous sont unis en un point. Ce point d’union de tous les faits c’est lu loi générale, l'unité qui est dans/c tout (év to racv).

Prenons comme exemple deux faits bien opposés, la marche d’un coucou et la circulation du sang dans l’homme. Nous allons chercher la loi qui les identifie, qui démontre leur analogie.

Nous choisissons le coucou comme instrument de mécanique très simple pour ne pas prendre comme exemple la machine à vapeur ou toute autre de description plus compliquée.

Le coucou se compose d’une roue garnie de dents dans lesquelles passe une chaîne. Au bout de cette chaîne est un poids qui fournit la force nécessaire à la marche, l’échappement de la chaîne est de plus réglé par un balancier rattaché à un pendule .

Comment peut-on généraliser ce fait? |

En montrant que les principes en action sont :

1° Quelque chose qui reçoit de la force : la roue dentée ;

2° Quelque chose qui condense et distribue celte force : le balancier et le pendule.

Nous avons donc dans le coucou :

Une force ;

Un centre récepteur ;

Un centre condensateur et distributeur.

Pourquoi le pendule est-il un condensateur?

Pai ■ce qu’on peut enlever subitement le poids, c'est-àdire enlever la force sans que le pendule s’arrête tout à coup. U continue à marcher sous l’influence de la force qu’il a emmagasinée.

Dans l’autre phénomène, dans la circulation du sang, que voyons-nous?

Une force amenée par l’air: l’oxygène.

Un centre dans lequel se fait l’apport de cette force :1e poumon.

Un autre centre dans lequel va s’emmagasiner la force pour être ensuite distribuée : le cœur ‘.

En résumé nous trouvons :

1° Quelque chose qui reçoit la force : le poumon.

2° Quelque chose qui condense et distribue : le cœur.

La roue dentée du coucou joue donc le même rôle que le poumon vis-à-vis de l’homme tandis que le balancier et le pendule jouent le même rôle que le cœur.

Qu’arrive-t-il si vous arrêtez net votre respiration?

Ce qui arrivait quand vous avez enlevé le poids du coucou. Le cœur continue à battre comme le balancier continuait à marcher.

1. Voir pour développement et justification de tout cela : Louis Lucas, Médecine Nouvelle, Paris, 1863, in-8°, et Gérard Encausse, Essai de Physiologie synthétique. Paris, 1890, in-18.

Qu’arrive-t-il au contraire quand vous respirez plus vite , quand vous faites entrer plus d'air dans vos poumons sous l’influence d’une montée rapide, d’une course ou de toute autre excitation?

Ce qui arrivait quand vous augmentez la force du poids du coucou: le balancier battait beaucoup plus fort, de même le cœur bat plus fort aussi.

Quand on veut appliquer l’analogie on ne sait où s’arrêter. En effet dans la machine à vapeur (que nous aurions pu prendre comme exemple) le piston est le récepteur et le volant , le condensateur. Quand on arrête le piston, le volant continueàtourner sous l’influence de la force emmagasinée comme le balancier continue à marcher quand on enlève le poids et comme le cœur continue à battre quand la respiration s'arrête.

Nous avons pris ces exemples d’analogie en apparence étranges pour bien insister sur ce point : l'analogie n'est pas la similitude.

Suivant une heureuse expression de Louis Lucas dans le Roman alchimique , Dieu a fait l’homme à son image et pourtant Dieu n’est pas un animal vertébré.

Rappelons, en terminant cet exposé, que Goethe a défendu cette idée de l’unité du type de composition de l'être humain en considérant la vertèbre comme point de départ de cette unité. Depuis, nombred’auteurs ont soutenu l’existence des vertèbres céphaliques1. Foltz et le docteur Adrien Peladan 2 ont fait à ce sujet des découvertes fort curieuses.

Rappelons aussi que la théorie cellulaire de Virchow est une autre manière de considérer synthétiquement les êtres organisés.

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