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Anatomie homologique

Enfin à ceux qui ne verraient dans l’analogie qu’une méthode purement poétique je ferai remarquer que tous les travaux des embryologistes modernes, étudiant le développement des organismes inférieurs pour en déduire celui de l’embryon humain, sont tout simplement un superbe exemple d’application scientifique de la méthode de la Science occulte: l’analogie.

La méthode analogique n’est donc ni la déduction, ni l’induction ; c’est l’usage de la clarté qui résulte de l’union de ces deux méthodes.

Si vous voulez connaître un monument, deux moyens vous sont fournis :

1° Tourner ou plutôt ramper1 autour du monument en étudiant ses moindres détails. Vous connaîtrez ainsi la composition de ses plus petites parties, les rapports qu’elles affectent entre elles, etc., etc. ; mais vous n’aurez aucune idée de l’ensemble de l’édifice. Telest l’usage del’induction;

2° Monter sur une hauteur et regarder votre monument le mieux qu’il vous sera possible. Vous aurez ainsi une idée générale de son ensemble ; mais sans la moindre idée de détail.

Tel est l’usage de la méthode de déduction.

Le défaut de ces deux méthodes saute aux yeux sans qu’il soit besoin de nombreux commentaires. À chacune d’elles il manque ce que possède l’autre : réunissez-les et la vérité se produira, éclatante ; étudiez les détails puis montez sur la hauteur et recommencez tant qu’il le faudra, vous connaîtrez parfaitement votre édifice; unissez la méthode du physicien à celle du métaphysicien et vous donnerez naissance à la méthode analogique, véritable expression de la synthèse antique.

1. Voyez Edg. Poe, Eurêka, p. 10 à 29 (Traduction Baudelaire).

Faire de la métaphysique seule comme le théologien, c’est aussi faux que de faire de la physique seule comme le physicien; édifiez le noumène sur le phénomène et la vérité apparaîtra!

« Que conclure de tout cela?

« 11 faut en conclure que le livre de Kant, dans sa partie critique, démontre à tout jamais la^vanité des méthodes philosophiques en ce qui concerne l’explication des phénomènes de haute physique, et laisse voir la nécessité où l’on se trouve de faire constamment marcher de front l' abstraction avec l' observation desphénomènes , condamnant irrévocablement d’avance tout ce qui resterait dans le phénoménalisme ou le rationalisme pur '. »

Nous venons de faire un nouveau pas dans l’élude delà science antique en déterminant l’existence de cette méthode absolument spéciale ; mais cela ne doit pas encore nous suffire. N’oublions pas en effet que le but que nous poursuivons estl’explication, quelque rudimentaire qu’elle soit d’ailleurs, de tous ces symboles et de toutes ces histoires allégoriques réputées si mystérieuses.

§ 2. — LE TERNAIRE. — OPÉRATIONS INCONNUES SUR LES NOMBRES. — SENS MYSTIQUE DES NOMBRES

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