‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 421 sur 454 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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gnés sous les noms d’ Art de la Médecine, correspondant à l’Idéalisme, et de Science de la Médecine, correspondant au Réalisme.

Tous les penseurs, je le répète, ont compris cette distinction et la physiologie proclame encore l’unité de l’imagination et de la Science par la bouche de Claude Bernard quand il dit :

« La Science ne contredit pas les observations ni les données de l’Art, et je ne saurais admettra l’opinion de ceux qui prétendent que le positivisme scientifique doit tuer l’inspiration. Suivant moi, c’est le contraire qui arrivera nécessairement.

« J’ai la conviction que, quand la physiologie sera assez avancée, le poète, le philosophe et le physiologiste s’entendront tous1. »

De quelque manière qu’on juge Claude Bernard, il est impossible de ne pas lui reconnaître une merveilleuse sagacité dans la manière de conduire ses recherches. Il sentait admirablement la Vérité, et il est curieux de constater la justesse avec laquelle il a vu l’iniTtilité du matérialisme expérimentalement parlant :

«■ Si ce n’était m’écarter du but de ces recherches, je pourrais montrer facilement qu’en physiologie, le matérialisme ne conduit à rien et n’explique rien2. »

« Les propriétés matérielles des tissus constituent les moyens nécessaires à l’expression des phénomènes vitaux; mais, nulle part, ces propriétés ne peuvent nous donner la raison première de l’arrangement fonctionnel des appareils. La fibre du muscle ne nous explique, par la propriété qu’elle possède de se raccourcir, que le phénomène de la contraction musculaire ; mais cette pro-

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