Voir les Prolégomènes de Messianisme
3. Voyez le jugement de Goethe sur la conduite des savants vis-à-vis des novateurs et vérifiez-le en l'appliquant à Louis Lucas et à Wronski.
4. Voyez Lazare Augé. Notice sur Hœne Wronski, Paris, 1865, gr. in-8, librairie philosophique de Lagrange, rue St-Audré-des-Arts, 44 (se trouve à la Bibliothèque nationale à l’indication suivante : L. 27 n. 20.957).
détruits, reportez-vous à la page 243 de ce même volume et vous lirez ce qui suit :
« Après le décès de Lagrange, aucun géomètre en France, sans doute par suite de préoccupations différentes, n’a pu trouver le temps pour étudier ni, par conséquent, approfondir ces vérités nouvelles et générales que l'Institut avait qualifiées ainsi1; au point que le propriétaire des ouvrages mathématiques qui venaient d’être publiés sur la demande de ces géomètres, ne pouvant les céder aux libraires français chez lesquels on les avait décriés comme ne contenant que des rêveries, fut forcé de les vendre au poids du papier à la halle de Paris. »
N’est-ce pas toujours l’application de ce procédé si bien décrit par Gœthe?
Du reste, un second rapport fut présenté à l’Institut par Àrago et Legendre. Ce rapport était entièrement le contraire du précédent dont les rapporteurs ignoraient sans doute l’existence; Wronski pour se venger publia les deux rapports côte à côte2.
Wronski prétend avoir découvert une méthode grâce à laquelle on parvient facilement à la connaissance de l’absolu.
Cette méthode, il l’applique dans ses ouvrages qui sont très obscurs et il faut les étudier patiemment pour voir la vérité apparaître magnifique de place en place.
Il tire ces données de la Kabbale, comme l’a bien vu Eliphas Levi :
« Cet admirable résumé magique de Paracelse peut servir de clef aux ouvrages obscurs du cabaliste Wronski, savant remarquable, qui s’est laissé entraîner plus d’une fois hors de son absolue raison par le mysticisme de sa nation et des spéculations pécuniaires indignes d’un penseur aussi illustre3. »
En effet, dans sa vie privée, Wronski a été mêlé à plusieurs affaires d’argent. Du reste, je ne comprends guère les arguments de ces gens qui, pour combattre les doctrines d’un auteur, soitent toutes les sales histoires qu’ils peuvent trouver sur son compte. Qu’importe tout cela à la science et à la vérité? De nos jours on emploie le même « truc » contre Saint-Yves d’Alveydre et Mm° Blavatsky. Pour montrer la fausseté de leurs idées, on s’attaque à leurs personnes. Qu’est-ce que cela prouve?
1. Voir le rapport élogieux de Lagrange sur Wronski à l’Institut •en 1810. Prolégomènes de Messianisme, p. 241.
2. Voir Réforme du Savoir humain, p. IXI j 2e vol., et Réfutation de la Théorie des fonctions analytiques de Lagrange.