‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 434 sur 454 · G. Montière (études diverses sur résotérisnie · texte numérisé non relu

G. Montière (études diverses sur résotérisnie

source de branches qui toutes se sont effondrées Tune après l’autre.

11“ H. P. Blavatsky, un ancien médium spirite qui voulait détruire en son nom toutes les écoles possédant la tradition occidentale, a vu ses procédés mis à jour et déjoués un à un.

Un essai d’accaparement par « ordre supérieur » des occultistes français lui valut une jolie série de déboires, couronnés par la disparition de la dernière branche sur laquelle elle comptait pour relever son crédit, Y Hermès (1890).

Attaqué violemment par cette école que nous avons crue sérieuse et loyale jadis, nous avons donné, pour toute réponse, son histoire trop peu connue1.

En France les œuvres de madame la duchesse de Pomar ont contribué à répandre le bouddhisme ésotérique (1887-1890). .

Madame la comtesse d’Adhémar yl 888- 1889) défendit aussi ces idées pendant l’existence de sa revue.

Les autres écoles continuent leur évolution pendant ce temps.

Le Spiritisme se développe d’une façon remarquable sans toutefois rien produire de bien original ; on piétine toujours sur place. Pezzani en 1875, Gabriel Delanne , Camille Çhaigneau, Léon Denis , Lucie Grange poursuivent ces études (1880-1 889) plus ou moins heureusement.

Marins Georges fait en vain des efforts pour atténuer les divagations de certains adeptes (1 887-1888). Sa revue, la Vie Posthume, ne tarde pas à succomber.

Cependant les expériences de Crookes sur la force psychique, contrôlées dans divers autres pays par des savants éminents et en France par le docteur Paul Gibier 2,

1. L’Histoire de la S. T., par Papus ( Voile d’Isis, année 1891).

2. Paul Gibier, le Spiritisme ou Fakirisme occidental, 1887, in-18.

viennent prouver irréfutablement la réalité des phénomènes quelle qu’en soit d’ailleurs l’explication.

Aussi le Congrès Spirite et Spiritualiste international de 1889, qui réunit les adhésions de toutes les écoles d’occultisme fraternellement unies aux groupes spirites, comptat-il plus de 40.000 adhérents et environ 200 délégués spéciaux 1 .

Le spiritisme rencontra de nombreux détracteurs niant, sans vouloir les constater, tous les phénomènes. Mais bientôt les savants américains se déclarèrent convaincus, puis quelques savants anglais, entre autres Crookes, et enfin, malgré le traitement prescrit par la médecine pour les spirites qui sont considérés comme des hallucinés 2, un ancien interne des hôpitaux de Paris, préparateur au Muséum, le docteur Paul Gibier, vient de publier un livre dans lequel il se déclare convaincu. Il révèle en même temps l’existence très ancienne de tous ces phénomènes dans l’Inde 3.

Il faut voir l’article de critique consacré à Paul Gibier et à son livre dans la Revue scientifique pour comprendre la rage sourde des corps savants devant ces phénomènes.

Ne pouvant mettre en doute la sincérité des expériences irréfutables du savant anglais Crookes, la critique s’attaque à celles de Gibier. Elle le blâme de vouloir former une société pour l’étude des phénomènes et avoue que des savants s’en occupent en secret.

« M. Gibier appelle de ses vœux la formation d’une société pour étudier cette nouvelle branche de la physiologie psychologique, et paraît croire qu'il est chez nous

1. Compte rendu du Congrès Spirite et Spiritualiste international de 1889. Un grand vol. in-8° de 500 pages, prix 5 fr.

2. Article spiritisme de l’Encyclopédie des' Sciences médicales de Dechambre.

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