DU PORTRAIT A L'AQUARELLE
Il y a deux manières de traiter les portraits à l'aquarelle: 1° celle du pointillé et ensuite une autre manière qui consiste dans un travail obtenu par des lavis légers et souvent répétés.
Papiers. — On emploie ordinairement les papiers anglais, qu'il est nécessaire de tendre, excepté le bristol, qui possède un grain excessivement fin et serré.
Esquisses. — Pour esquisser, on se sert du crayon mine de plomb numéro 2. Le trait au pinceau se fait avec la teinte neutre et la laque mélangée ; il faut ensuite masser légèrement les ombres avec le crayon. Dans les carnations, il faut resserrer les lumières ; on obtient les autres parties en mouillant avec le pinceau. On peut également, quand les ajustements ou les accessoires sont des teintes un peu vigoureuses, se servir de la gouache pour reproduire les parties lumineuses; il faut éviter de faire lourd.
Eau gommée. — On fait fondre dans de l'eau tiède trois parties de gomme arabique et une partie de sucre candi blanc; on y ajoute un demi-verre d'esprit de vin. Après entière dissolution, on passe le tout dans un linge fin. Pour éviter l'évaporation, il faut tenir fermé.
L'aquarelle étant arrivée au degré de force de la peinture à l'huile, on comprend que le papier n'a pas assez de corps pour soutenir les tons vigoureux, il a donc fallu composer exprès une espèce de parchemin, nommé vélin, possédant les qualités bien grandes de conserver aux couleurs toute leur fraîcheur et leur éclat sans ombres.
Pour que le vélin ne se macule point en peignant, il faut le tendre sur un carton recouvert d'une feuille de papier blanc.