‹ Traité ou observations pratiques et pathologiques sur le traitement des maladies de la glande prostateChapitre 19 sur 58 · VINGT-QUATRIÈME O E S E R VA TION · texte numérisé non relu

VINGT-QUATRIÈME O E S E R VA TION

Un gentleman âgé de soixante-cinq ans, lut, par circonstances , empêché pendant plusieurs heures de verser de l'eau , et lorsqu’il put satisfaire ce besoin , ce fut en vain. 11 fut sondé, et la vessie fut vidée; mais par la suite, il lui fut impossible de rendre une goutte d’urine sans la sonde. La première année, il fut si difficile d’introduire l’instrument , qu’il devint nécessaire de le maintenir dans la vessie , en le changeant de temps en temps. Dans la suite, on parvint à l’introduire plus facilement , mais il était toujours essentiel qu’il eût un certain degré de courbure, autrement il n’entraiL que difficilement. Cinq ans après, étant de nouveau affecté de cette maladie, il survint une affection des intestins dont il mourut. A l’examen du corps, on trouva la glande prostate trèsengorgée; elle était d’une texture ferme, et faisait une saillie qui se portait dans la vessie, en formant une tumeur au-dessus et en arrière de l’orifice interne de l’urètre. A la partie inférieure de cette saillie, il y avait un orifice qui formait une communication directe entre

124 TRAITEMENT DES MALADIES 1 urètre et la vessie, assez grande pour comprendre la grosseur du cathéter • et vraisemblablement il avait été fait par le cathéter luiinerne , qui aurait , dans le premier degré de la maladie, pénétré dans la poche vésicale, à travers la tumeur , au lieu de prendre la route naturelle; mais en examinant la préparation, et laissant le canal ouvert, dans la direction de la vessie, on vit que l’instrument n’avait pas i ) eusé de route à travers la glande , mais qu il avait percé les feuillets membraneux, transverses, entre les lobes moyen et latéraux.

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