‹ Traité ou observations pratiques et pathologiques sur le traitement des maladies de la glande prostateChapitre 3 sur 58 · III · texte numérisé non relu

III

Lorsque la superstition est universelle, et qu’elle domine dans une religion, elle ne se borne pas seulement à

AVANT-PROPOS

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agir sur les moeurs et les actions des hommes, mais elle étend ses effets sur les produits qu’on devrait attendre de l’intelligence; elle arrête, elle empêche le progrès des sciences; et le sage luimême est obligé de fléchir sous une nécessité aussi déplorable. L’anatomie chez les peuples anciens, même chez les Grecs, fu t ni a i n tenu e dans le n éan t p a r u n resp ec t superstitieux pour les cadavres. Ainsi la médecine, qui, par son but, devrait être de toutes les sciences la plus positive, ne s’appuyait sur rien de positif, et la seule partie de l’art qui soit exacte aux sens et à l’esprit, et qui aurait du le commencer, parce qu’elle seule porte le caractère de vérité, a été la dernière étudiée. La physiologie , qui n’est que le résultat vital des matériaux que fait connaître l’anatomie, dut être livrée à toutes les imaginations, et la médecine proprement dite, avec les moyens qu’elle emploie, devint peut-être dangereuse, toutes les fois qu’on s’écartait de la seule route qu’il y avait alors à suivre, de

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