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a vant-phopos.
l’observation et de l’expérience ; et elle dut certainement dégénérer en une pratique d’habitude , lorsque l’esprit ne se sentait appuyé par aucune règle rigoureusement déterminée.
Ainsi l’anatomie devait régénérer la médecine, et la science moderne acquérir des avantages immenses sur l’ancienne. Soumise à l’observation, source unique d’où elle tirait tout ce qu’elle était autrefois, aujourd’hui elle a de plus les connaissances de l’organisation considérée sous le double rapport physiologique et pathologique, et toutes les ressources que lui fournit le perfectionnement des sciences collatérales; l’histoire naturelle si avancée déjà relativement aux vues anatomiques et vitales; la physique, l’enrichissant de quelques lois d’optique et de mécanique; la chimie, en déterminant la valeur précise des principes des médicamens,etc. Tant de moyens acquis doivent nécessairement découvrir les lacunes qui sont dans les écrits qui ont pré- i cédé le nouvel âge de l’art de guérir. Ils
AYANT-PUOPOS.
démontreront si les monographies qui y sont contenues pouvaient suffire })our édifier la science sur des bases inébranlables. Ou je suis bien dans l’erreur, ou les progrès qu’elle fait promettent que l’anatomie, la physiologie et la pratique médicale étudiées séparément^ puis comparativement et simultanément, donneront pour résultat les lois immuables de la vie , sur lesquelles repose la saine doctrine médicale. S’il doit en être ainsi, ne peut-on pas espérer que, si l’amour du vrai et de l’utile entretiennent le courage, il est possible d’amener la médecine au degré d’exactitude des sciences physiques? et, comme elles, elle pourra dire : l’observation est fausse, si elle dément la théorie.