‹ Traité ou observations pratiques et pathologiques sur le traitement des maladies de la glande prostateChapitre 36 sur 58 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Des symptômes produits par l’engorgement de

ce lobe.

J’ai décrit, dans le premier volume, presque tous les symptômes qui se rencontrent dans cette maladie; mais l’un des plus importans ne s’était pas encore présenté à mon observation, c’est l’hémorrliagie produite par une compression soudaine. Ce symptôme , occasionné parla promenade à cheval , était difficile à comprendre pendant la vie du malade, ignorant d’ailleurs qu’un tel accident se fût jamais présenté. Mais maintenant il s’est fiait connaître; il ne J se manifeste qu’après l’abus de l’équitation; j lorsque le sang sort mêlé a un peu d’urine, il I se coagule: s’il ne vient qu’après l’urine , ce liquide est clair , et ce n’est que la dernière portion qui est du sang; ce sang se précipite au f fond du vase, circonstances qui n’arrivent pas il lorsque l’hémorrhagie vient des membranes de i la vessie, a cause des excroissances lonmieuses 11 qui se projettent dans sa cavité, comme on le I verra dans le cas qui vient après ceux d’hé- Il morrhagies du moyen lobe ; nous l’avons an- :

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ncxé à la suite clc ceux-ci , pour que le lecteur pût être mieux à même de remarquer la différence îles symptômes.

J’attache la plus grande importance à ce symptôme, car je le considère comme éclaircissant la nature et le traitement de la maladie.

L’inflammation , et même l’ulcération de la membrane qui revêt le moyen lobe, surviennent plus souvent que je ne l’avais cru d’abord. Toutefois je ne pense pas que la maladie en soit exaspérée; mais, je dois le dire, si l’instrument n’est pas introduit avec légèreté dans la vessie, alors elle peut augmenter.

C’est cet état d’inflammation ou d’ulcération qui produit la chaleur brûlante que l’on ressent au col de la vessie; il produit aussi une grande douleur et la sensation déchirante causée par le passage de la sonde , qui dure pendant toute sa présence dans l’urètre. Cet état s’accompagne quelquefois de contractions spasmodiques qu’il faut se hâter de dissiper; lorsqu’on y réussit, la douleur persiste encore dix ou quinze minutes.

Même lorsque nul instrument n’a été introduit, et que conséquemment il n’y a pas d’inflammation née de cette cause, la surface du lobe moyen et des parties voisines est si sensible, que l’introduction douce d’une sonde

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dégommé élastique, sans stylet, suffira pour y porter le trouble, au point que si l’on fait une seconde tentative, on y excitera un état de spasme qui empêchera le succès de l’opération.

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