VIII
Le texte de cette traduction forme deux volumes, mais peu étendus; dont l’un parut en i8ji, et l’autre en 1818, c’est-à-dire six ans après. J’ai traduit sans omission et aussi fidèlement que possible tout le premier volume, attendu qu’il contient en principe, en détail et en pratique, toutes les affections de la Glande Prostate; mais pour éviter des répétitions, j’ai dû me permettre de faire quelques suppressions dans le second, parce qu’il 11’est en effet qu’un complément du premier. La suite complémentaire de ce travail, ayant été publiée quelques années après. Fauteur devait sans doute y rappeler des idées , des principes , des circonstances exposées dans le premier volume, pour que les personnes qui ne l’auraient pas entre les mains pussent néanmoins le com prendre.
Mais comme le Traité de sir Évérard Home se trouve contenu en un seul volume dans cette traduction, il devenait
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en quelque sorte utile de faire les omissions de répétitions. Je prie le lecteur de croire que je les ai faites a^ec discrétion, et avec tout le discernement dont je suis capable , et que je n’ai voulu nullement m’abréger le travail. Je crois savoir ce qu’on peut et ce qu’on ne peut pas se permettre lorsqu’on traduit un livre; je n’ignore pas que j’avais a rendre les idées d’un chirurgien estimable, à qui les sciences naturelles , et l’art de guérir en particulier, doivent des progrès réels.
Cependant, je dois prévenir que ces suppressions ne sont rien moins que nombreuses; elles le sont si peu , que si je n’eusse craint qu’on ne m’en fît le reproche, je n’en aurais rien dit.
Les deux volumes du texte étant réduits à un seul, j’ai du, toutefois, ne pas les fondre l’un dans l’autre, bien qu’ils contiennent des chapitres qui ont la même matière pour objet ; en conséquence, j’ai établi la division de pre-
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micre et de seconde partie , ou coniplèmenlaire.
L’original contient vingt- trois planches environ, et les pièces anatomiques qu’elles représentent sont déposées dans le beau muséum du Collège royal des chirurgiens, situé dans Lincoln’s-In- Fieds à Londres; mais comme il eût été très-dispendieux de les graver toutes , et que l’ouvrage en serait devenu trop cher, comme d’ailleurs elles ne traduisent que la même maladie dans des degrés différens, ou dans quelques complications, j’ai cru pouvoir les supprimer sans inconvénient, en en conservant seulement quatre , qui offrent l’organe dans ce qu’il a de plus tranché : la première, est la glande dansson état naturel ; la seconde , dans un état d’engorgement ; dans la troisième , la glande est abcédée; et dans la quatrième, elle est ulcérée.
J’ai conservé les trois tables qui sont contenues dans un appendix; comme
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on pourra s’en convaincre, ces sortes de tables sont si rares et si exactes, que l’ouvrage aurait resté incomplet si l’on eut négligé de les transcrire : on n’a pas tous les jours occasion de pouvoir se former une idée précise du résultat comparatif d’une sécrétion régulière et irrégulière du système rénal.