‹ Traité philosophique de médecine pratique (volume 2)Chapitre 10 sur 25 · S LA. MENSTRUATION.. \J · texte numérisé non relu

S LA. MENSTRUATION.. \J

1108. L'habitude de la continence exerce évidemment influa ^ une influence prononcée sur la menstruation , car les femmes JJJ^ j£°îu£qtti vivent Bans cet état présentent plus fréquemment que les a °°autres des irrégularités dans les règles, et surtout des épiphénomènes à leur apparition périodique (1106). L'habitude des excès vénériens augmente ordinairement l'abondance des règles et expose les femmes à éprouver, à chaque

époque menstruelle , tous les accidents d'une hyperaimie Utérine intense; elle détermine aussi une , susceptibilité nerveuse qui fait que les retours des menstrues sont souvent marqués par des accidents nervqpx (11 02).

1 109. Les grossesses , quand elles ne sont suivies d'aucun p^JjJJ^JÎE état morbide utérin , ont le plus souvent pour effet de

rendre les hémorrhagies menstruelles plus régulières et plus faciles; en sorte qu'un grand nombre de femmes, habituellement mal réglées , et surtout affectées eux époques menstruelles d'accidents épiphenoméniques presque morbides, ont dû à des grossesses intercurrentes une menstruation moins pénible, plus régulière et plus abondante. Les grossesses qui surviennent avant l'accroissement terminé ont souvent un effet contraire, elles sont fréquemment suivies de dérangements menstruels et de règles difficiles qui persistait pendant long-temps après elles. Les grossesses, assez rares d'ailleurs, qui surviennent vers l'âge critique, suppriment souvent les règles pour toujours.

Art. II, Recherches anatomiques sur l'état des organes génitaux internes aux différentes phases de la menstruation.

1 1 10. Toutes les hypothèses qui ont été proposées sur la Moyen rationcause immédiate de la menstruation ne satisfont point Tes- SÏ u eû» î£ prit et ne supportent pas la discusssion, parce qu'aucune met«tiLt£«. U an- découle d'observations directes*, le seul moyen d'arriver

àrla vérité était d'interroger l'état des organes génitaux internes dans les différentes conditions qui se rapportent i l'apparition et aux retours périodiques des règles, et de 7. »

l8 DBS HÉMORRAGIES VOBCTIOKlflLMES.

rapprocher les résulta ô> ces investigation* des différentes circonstauce* connues auxquelles se rattachent l'établisaer yaç nt, les suspectons twporaires et la cessation définitive de la prostration.

Recherches u 1 1 . Les faits suivant* nous ont vgâ* dans le cas de re- S^SS dêïï cueillir des observations anatomiques sur l'état de* organe*

menstruation, ^fa^ la menstruation.

fremiqr foiu Une femme de 5o ans, chez laquelle ou avait remarqué un certain degré de dérangement des facultés intellectuelles aux époques des règlej, fut trouvée pw* due à la tringle de son lit ^ le 8 février i8a8 * son mari dér Clara qu/eUe était 4 l'époque de ses règles. Nous reconnûmes une injection vesculaire tçès prononcée de la muqueuse du vagin et du col de l'auras. La matrice contenait un mucus rouge. , évidemment mêlé de sang y son tissu était fort injecté \ sa surface interne présentait surtout sur sQn fond des villosi* tés d'un rouge grisâtre , comme fungiforme's , d'une ligne de hauteur au plus, qui ne se distinguaient très bien que sous l'eau« L'o.v^reet la trompe 4*°ita n'oflhûent rien d'anomal* il y avait trois vésicules de Grf af entières et peu développées dfms cet ovaire , elles étaient à la profondeur d'une demi* . ligne à çleux ligues sous la surface.de l'organe. La trompe gauche était dilatée, au point que soi\ canal avait près d'une ligne de diamètre 5 il contoijjutune matière muqueuse rou* geâtrç 3 qui se prolongeait dans le pavillon qu'elle remplis-» sait. L'ovaire gauche était injecté à sa surface dans une étendue de trais à quatre lignes , sur le milieu de laquelle on distinguait une déchirure d'une ligne et demie de diamètre , à bords frangés et flottants sous l'eau. Cette déchirure cpnflufsait 4fm$ une petite loge , qui eut pu contenir un gpnn flft cbenevis , ef dont les parois étaient d'qn rouge vif \ c'était éwd&pment une vésicule de Graaf rompue. Quatm véhicules 9 chacune du volume d'un grain de chénevis , exis* % trient à des profondeurs inégales dans le tissu de cet ovaice» Dwxiïrn* ftàU Une fille de 19 ans « appartenant i une

DE LA. MEHSTRUATIOK. tj

famille dans laquelle trois personnes s'étaient suicidées , son grand-père, son pncle et sa mère, était à l'époque de ses règles lorsqu'elle se jeta par une fenêtre d'un quatrième étage et s'enfonça le crâne; elle périt une heure après. La membrane hymen existait. Une très petite quantité de sang demi-liquide se trouvait dans le vagin. La muqueuse vaginale , surtout autour et à la surface du museau de tanche, était injectée; l'utérus contenait du sang liquide mêlé de mucus, ses parois présentaient des villosités très prononcées. Ces villosités, examinées au microscope, étaient rougeâtres et comme fungiformes *, leur extrémité renflée ressemblait à celle de certaines moisissures; elles avaient une ligne au plus de longueur; nous n'y distinguâmes pas de vaisseaux. Les trompes étaient remplies de mucus rou- , gteâtre jusqu'au milieu de la longueur de leur canal pour la trompe gauche et pour la droite jusqu'à son pavillon, qui se trouvait appliqué à l'ovaire. La surface de ce dernier organe présentait un lacis de vaisseaux très serré et admirablement injecté. Une petite solution de continuité, comme arrondie , à bords lacérés, conduisait dans une loge qui avait deux lignes de diamètre; le fond et les parois de cette loge étaient d'un rouge livide. Le réseau vasculaire injecté de la surface de l'ovaire devenait plus serré et se fondait dans une teinte rouge uniforme sur une étendue de deux ou trois lignes autour de la petite solution de continuité. Trois vésicules, dont deux du volume d'un grain de chenevis et l'autre à peu près de celui d'une très petite tète d'épingle, se remarquaient sur pet ovaire; les plus grosses étaient presque à sa surface , la plus petite était & peu près à une ligne et demie au dessous. L'ovaire gauche contenait dans son épaisseur* à une profondeur variable d'une demi-ligne à deux lignes, cinq vésicules du volume de grains de millet; il présentait une petite tache jaune très peu apparente f et sur laquelle nous ne pûmes constater aucune trace de cicatrice* mucus rougeâtre conttuu

20 DBS HÉMOEUMACÏBS FOKCTIOftKBLLBS,

dans le pavillon et le canal de la trompe, examiné sous un grossissement de cent cinquante diamètres , ne nous présenta aucun corps organisé.

Troisième fait. Une fille de 27 ans eut le bras arraché dans f engrenage d'une machine mue par la vapeur. Elle était au troisième jour de ses règles , qui duraient ordinairement six jours. Cette fille fut immédiatement jetée dans un état de stupeur avec délire ses règles furent supprimées. Dupuytren pratiqua la résection des lambeaux de la plaie. L'état nerveux persista, et la mort arriva trente heures après l'accident. A l'ouverture du cadavre, nous ne trouvâmes pas d'apparence d'injection prononcée de la muqueuse du vagin et du col de l'utérus. La cavité de la matrice contenait une très petite quantité de mucosité sanguinolente •, sa surface interne ne présentait que de faibles apparences àe villosités situées sur le fond de l'organe. Les trompes, dont les parois étaient comme dans l'état ordinaire , ne contenaient l'une 4 et l'autre qu'une très petite quantité de mucus à peine rosé. L'ovaire droit présentait deux cicatricules évidentes inachevées \ l'une de ces cicatricules ? déprimée et comme ombiliquée , offrait encore le vestige d'une petite excavation centrale-, l'autre était d'une teinte jaune, et l'apparence d'une excavation adjacente ne s'y remarquait plus. Cependant une loge vide, d'une ligne et demie de diamètre, à parois d'un rouge-jaunâtre, se trouvait sous'cette cicatricule. Deux ou trois vaisseaux capillaires injectés apparents à la surface de l'ovaire rampaient entre ces cicatricules. Nous trouvâmes cinq vésicules entières de Graaf dans l'ovaire gauche et une seule dans le droit. -

Quatrième fait. Une fille de 20 ans rat apportée k l'hôpital Cochin , avec une pleurésie double et une péricardite qui duraient depuis trois jours. ]Le cinquième jour de sa maladie , cette fille fut prise de ses règles, qui* paraissaient A leur époque ordinaire*, elles durèrent vingt-quatre heu-

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DS LA MBlf STB tJATIOl* •

res, et 8e supprimèrent. La mort arriva le troisième jour après leur apparition. Le vagin et le col de l'utérus ne nous offrirent rien d'insolite. Un caillot de sang demi-coagulé remplissait la cavité utérine. On ne distinguait pas à la loupe de villosités sur les parois utérines ; les deux trompes étaient remplies de mucus incolore jusque dans leurs pavillons. L'ovaire droit présentait une petite déchirure d'une ligne environ de diamètre, surmontant une dépression dans laquelle ses bords se confondaient. Cette dépression marquait l'orifice d'une cavité loculaire dilatée , de deux ligne* de diamètre environ , dont les parois étaient rouges et semblaient comme tomenteuses à leur surface examinée sous l'eau. Une injection vasculaire entourait, comme une aréole d'une ligne de diamètre , cette petite solution de continuité. Une seule vésicule de Graaf , n'offrant rien d'anomal, se rencontrait dans cet organe. L'ovaire gauche ne présentait aucune trace àe cicatricule, ni de vésicule de Graaf $ il était d'un volume très petit, ayant à peine la ♦moitié du volume ordinaire , il ne pesait que vingt-trois grains.

Cinquième fait. Une femme de 44 an * av *it eu trois enfants avant une attaque d'apoplexie, qui avait laissé une paralysie incomplète du bras gauche et une céphalalgie continue ; elle avait régulièrement ses menstrues qui duraient trois jours. Ses règles parurent le il juillet \ le 1a , elle eut un étourdissement, suivi d'une perte de connaissance qui dura une demi-heure \ quand elle revint à elle , son bras et sa jambe gauches étaient privés de mouvement, et elle tenait des propos incohérents. Les symptômes suivirent une marche rapidement croissante. Apportée le soir à l'hôpital, elle était sans connaissance , et la respiration était embarrassée $ elle mourut à la fin de la nuit. A l'ouverture du cadavre , nous trouvâmes un épanchement de sang qui occupait le centre de l'hémisphère droit du cerveau et avait fait irruption dans le ventricule latéral. Le vagin

22 DES HÉMORRHAGlfeS FONCTIONNELLES.

contenait du sang à demi coagulé*, l'utérus en était rempli. Cet organe avait un volume qui nous sembla de moitié plus considérable que dans l'état normal ; sa surface interne était couverte de villosités rougeâtres, d'apparence vasculaire très prononcée. La trompe gauche était dilatée et pleine d'un mucus rouge ; son pavillon était appliqué à l'ovaire, sur la surface duquel on distinguait une petite déchirure de lieux lignes de diamètre; du mucus sanguinolent pénétrait çar cette solution de continuité, et remplissait la petite excavation qu'elle surmontait. Cette locule, examinée sous l'eau, paraissait avoir une ligne de profondeur; elle formait le centre d'une injection vasculaire qui n'avait pas moins de quatre à cinq lignes de diamètre.Trois vésicules, du volume d'un grain de chenevis, étaient disséminées dans cet ovaire , et ne présentaient rien d'insolite. L'ovaire droit n'était le siège d'aucune lésion ; il contenait deux vésicules à l'état ordinaire.

État des ovai- 1 1 1 1 . Nous avons fait de nombieuses recherches sur l'état impubères, desovaires de jeunes filles mortes avant la puberté, nousn'y avons jamais rencontré la moindre traoe des modifications que nous venons d'indiquer. Le développement de l'ovaire est toujours chez elles fort peu considérable.. Avant l'âge de dix, ans, nous n'avons presque jamais pu constater l'existence du canal des trompes, au moins dans toute sa longueur. On le trouve ouvert , du côté des pavillons , sur une largeur de quelques lignes seulement ; il nous a même semblé évident dans quelques cas qu'il formait un cordon plein jusqu'à l'utérus. Deux fois seulement dans un cas , sur le cadavre d'une jeune fille de huit ans , et danç l'autre sur celai d'une fille de neuf ans, ce canal existait pour les deux trompes sur cette dernière , et pour la trompe gauche sur l'autre. Il faut cependant remarquer que ce point de recherche esj des plus difficiles, à cause du petit volume des trompes sur ces sujets. Ces conduits sont alors fort petits, ils n'ont aussi que quinze à vingt lignes de lon-

fcfc 1A MÏ5STKU ATION •

guètar, et leuts pàtfois sônt très peu épaisse». Le pavillon est toujours extrêmement peu développé, excepté par son ligament d'attache à l'ovaire, lequel Bst toujours assez prononcé et plus long qu'il ne le sera à un âge pitre avancé, à causé de féloignement de l'ovaire dè lMtértiS', éloignement dû en partie au volume encore très petit de là matrice, et en partie à la position de l'ovaire , qui est de près d'un pouce au dessus de là plàce qu'il doit occuper vers la région lombaire.

Nous avons constaté constamment dans ces recherches l'absence des vésicules de Graaf dans l'ovaire des jeunes filles impubères, fait déjà reconnu par les anatomistes. t/obser- » vation ne nous a présenté sur ce point d'excèptîon qtle dans trois cadavres de jeunes filles , âgéçs de plus de douze ans , qui cependant n'avaient pas été réglées et nè présentaient pas les caractères efxtérieurs de la puberté. Bans ces trois cas , les trompes étaient perforées et avaient avec les ovaires leurs rapports normaux comme dans un âge plus avancé de la rbè'y ce* ovaires étaient eticore peu développés; les vésicules étaient profondement cachées dans l'épaisseur de ces organes , et n'avaient <}ueTe Voluîhe dNine petite tête d'épingle. Nous en avons trouVé de un 4 quatre dans chaque ovaire.

i ï i3. Nûùs ne tenons cômpte que des observations fàïtés sur des cadavres de sujets morts de maladies aiguës, telles que des pneumonies, des péritonites, dès angines laryngées^ des trachéo-bronchites couenneuse*, dès encéphalites, etc. Nous avoûs toujours constaté en même temps les lésions propres à ces maladies aiguës , et notfe avons écarté les observations faites sur des cadavres de sujets sur lesquels nous avons constaté des -tubercules ou des jjhlegmasies chroniques, parce que ces maladies, par l'influence qu'elles exercent sur la nutrition, peuvent raïentir te développement normal des organes génitaux (i 1 17).

1114. Les ânatomistes sont d'accord pour signafter ÏVb- ref^efksfml

*4 »ES HÉMOHB.HAGIK8 FOHCTIOHKËLLBS.

«es qui ont dé . sence des vésicules de Graaf dans les ovaires et l'atrophie

pusse Page en- *

tique. pi U8 ou moins grande de ces organes chez les femmes qui

ont dépassé l'âge critique.

L'atrophie de l'ovaire , chez les vieilles femmes , se caractérise surtout par la conversion de cet organe en un tissu cellulaire solide, multiloculaire, avec un épaississement et une condensation en un tissu comme fibreux de cette couche superficielle de l'ovaire que quelques anatomistes considèrent à tort comme une tunique albuginée distincte du tissu ovarique proprement dit. La surface ovarique , ainsi condensée , présente de» rides et des anfractuosités irrégulières , sur lesquelles on ne distingue plus les traces des cicatricules jaunes de Graaf évidentes avant l'âge critiqiie. Dans quelques cas, una matière brune-roùgeâtre et quelquefois noirâtre, ressemblant à une^sorte de pigmentum, colore, quelques points de la surface de l'ovaire.

L'ovaire n'est pas, le seul organe de la génération modifié chez les sujets avancés m âge , les trompes aussi ont subi des changements ; leurs parois sont devenues plus minces ; leur canal est évident et même plus large que dans l'état ordinaire avant l'âgo^ritique, mais dans l'extrémité utérine seulement 5 il se rétrécit vers le tieip de la longueur de la trompe , souvent au point de n'être plus perméable à son extrémité supérieure. Nous nous en sommes assuré deux fois en injectant du mercure de bas en haut-, mais , .comme à la partie supérieure , Jes trompes et le pàvilton sont amincis et évidemment converti» en un tissu cellulaire peu résistant que l'on sépare même quelquefois avec difficulté de l'ovaire 5 ilest très difficile de constater si le canal de la trompe reste ouvert , par la fticilité avec laquelle , dans les six à huit dernières lignes de la largeur de ce canal , le stylet dont on se sert ou l'injection mercurielle peûvent se frayer un chemin dans ce tissu cejiulai*e.

Résultat* gé- 1 1 1 3 . La dissection des ovaires et des trompes , que nous

néraux des re- 9 , , B

cherches «Mto- n avons presque jamais négligée dans les ouvertures de ca-

HE LA MEHSTAUATIOlf. 35

davres de femmes pendant plusieurs années, nous a mis mi JJ£J à même de vérifier bien des fois sur les femmes menstruées m— >— »tn O « . la présence dans l'ovaire des vésicules de Graaf , le siège de ces vésicules d'autant plus rapproché de la surface de l'ovaire qu'elles sont plus volumineuses , la présence de cicatricules qui varient depuis la cicatricule encore rouge , et offrant une injectiçn vasculaire manifeste et une dépression centrale irrégulière, jusqu'à la cicatricule qui n'est plus annoncée que par une teinte jaunâtre et une légère perte de poli de la surface de l'ovaire qui se reconnaît surtout sous l'eau. Toutes les fois que les femmes avaient eu leurs règles de une à plusieurs semaines avant leur mort , ce qui n'est rien moins que rare dans les maladies aiguës, nous avons toujours reconnu que la cicatricule était d'autant plus récente et d'autant plus vasculaire que moins de temps s'était écoulé depuis l'apparition des règles.

1 1 16 • Chez les femmes dont les règles ont été interrom- But de§ o*ai-

, . . re» chei le» f««-

pues depuis peu de mois , quelquefois 1 ovaire ne contient ■»«• doit i—

pas de vésicules , et I on ne reconnaît a sa surface aucune terrompnet.

trace de cicatrice. Le plus souvent cependant on rencontre

des vésicules très petites et profondes dans l'ovaire. Deux

fois seulement nous avons trouvé dans l'épaisseur de cet

organe une cellule de deux lignes de diamètre , à parois très

rouges et lisses , remplie d'une matière comme sanieuse d'un

brun-jaune, ressemblant à un petit caillot de sang ramolli

et à demi décoloré. Des capillaires injectés entouraient

ces cellules jusqu'à plusieurs .lignes de distance-, elles

étaient à plus d'une ligne de profondeur dans l'ovaire, et

ne paraissaient pas disposées à s'ouvrir à sa surface. Ces

deux faits recueillis , l'un sur une fille morte d'encéphalite ,

après trois mois d'absence de règles, et l'autre chez une

femme qui n'avait pas eu ses règles depuis deux mois , et

qui se croyait grosse quand elle succomba à un typhus ,

montraient-ils que des altérations inflammatoires, qui ont

probablement leur siège dans ou autour des vésicules de

a6 ' DES HÉM0RRHAGIE8 FONCTIONKILLKS.

Graaf, peuvent se produire dans des vésicules plongées dans l'ovaire et non encore arrivées à sa surface? Ou bien cette disposition des parties serait-elle le résultat d'une modification semblable à celle qui accompagne les règles, qui cependant présenterait cette différence qu'elle ne siégerait pas à la surface de l'ovaire, et resterait ainsi latente? Ces questions ne peuvent être décidées qu'après un plus grand nombre d'observations recueillies dans des circonstances diverses.

radM^Sni- 1 1 1 7 • La suppression des menstrues chez les femmes afgîeî «ïïtsupp'ît f ect ^ es de maladies chroniques, et surtout de maladies tutaSïdiw'chïa! berculeuses, s'observe très souvent. Dans beaucoup de cas, niques. i es femmes en proie à ces maladies ont leurs règles de temps en temps, à des intervalles éloignés, quand la maladie n'est point encore arrivée à sa dernière période ; quelques unes conservent leur écoulement menstruel jusqu'à la fin de la vie. Ces trois conditions se retrouvent à l'inspection des ovaires sur les cadavres.

Chez les femmes dont les règles ne paraissent plus depuis long- temps, les ovaires ne contiennent le plus souvent pas de vésicules \ dans le plus petit nombre des cas, l'on y en trouve encore une ou deux au plus pour chaque ovaire , ou seulement pour un seul ; elles sont très petites , d'une demi-ligne de diamètre àuplus, et profondément situées dans l'épaisseur de l'organe. Le plus ordinairement, les ovaires sont chez ces femmes d'un très petit volume et ridés k leur surface, presque dépourvus de vaisseaux et véritablement atrophiés $ cette atrophie se reconnaît quelquefois en même temps chez ces femmes au volume excessivement petit des vaisseaux ovariques $ elle coïncide toujours avec l'absence complète de vésicules. Nous ne parlons pas des cas assez fréquents dans lesquels nous avons trouvé les ovaires tuberculeux.

Les ovaires des femmes qui ont eu leurs règles par intervalles, pendant leur maladie chronique, contiennent le

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