DE LA MENSTRUATION
plus habituellement des vésicules. Dans un cas récemment observé , où les règles avaient paru six jours avant la mort, il y avait une cicatricule rouge-jaunâtre sur la surface de l'ovaire droit. Jamais dans ces cas les deux ovaires ne sont également atrophiés , fréquemment l'un des deux est seul atrophié , et seul ne contient pas de vésicule.
Les ovaires des femmes qui ont eu leurs règles jusqu'à la fin de leur vie, quoique affectées de maladies chroniques, présentent les mêmes variétés de lésions qu'après les maladies aiguës (i 1 15).
Deux filles, la première rachitique, âgée de 26 ans, et l'autre de 34 , ont succombé l'une et l'autre à une maladie du cœur; elles n'avaient jamais été réglées. Nous avons trouvé sur l'une et l'autre les ovaires atrophiés comme chez les jeunes filles impubères.
1118; Les observations que nous venons de rapporter % 4^SSll3^S*tt sont les unes positives, les autres négatives. Celles-ci ac- ^„£ M i îï a |£ quièrent de leur concordance avec les premières, et dû jnf*"/, 8 *"}^ rapport direct qui existe entre l'état des organes et lesmo- J^JJ^, u difications qui se sont montrées dans la manifestation des phénomènes, une valeur incontestable.
Toutes ces observations anatomiques se réunissent pour montrer que le phénomène de l'hémorrhagie menstruelle est constamment lié à des conditions toutes spéciales qui s'accomplissent dans les ovaires.
Ce» conditions sont :
(A) Pour l'aptitude à la menstruation:
i° Le développement normal de l'ovaire et de te trompe qui s'accomplit à la puberté et dure jusqu'à l'âge critique ;
a° La présence dans l'ovaire des vésicules de Graaf, d'autant plus développées qu'elles sont plus voisines de la surface de l'ovaire.
(B) Pour l'existence actuelle de l'hémorrhagie menstruelle :
i° La présence à la surface de l'ovaire d'un ou deux
?8 DES BÉM0RAHAG1ES fOHCTIONMLLES.
alvéoles enflammés, résultat évident d'une rupture vésiculaire qui tend à se cicatriser par une phlegmasie réparatrice 5
3° La dilatation de la trompe et la position de son pavillon encore très voisin de la surface deYovaire ;
3° La réplétion de la trompe ou des trompes par un mucus rougeâtre , plus ou moins sanguinolent ;
4* La présence dans l'utérus d'un mucus sanguinolent ou de grumeaux sanguins ;
5° La manifestation à la surface interne de la matrice de villosités comme fungiformes, peut être vascukrires;
6° Enfin la turgescence du Système vasculalre de l'ovaire , de la trompe et même de l'utérus et du vagin , pouvant même être reconnue pendant la vie pour ce dernier organe (1098) , de même que la turgescence mammaire*
(C) Pour l'hémorrhagie menstruelle terminée et dans les intervalles des règles :
i° La cicatrisation) plus ou moins avancée de l'alvéole ovarique;
2° Les taches jaunes restes des cicatrices achevées, déjà notées par Graaf, mais attribuées par lui à la condition d'une fécondation préalable ;
3° Le développement progressif des vésicules de Graaf, et leur rapprochement progressif aussi de la surface de l'ovaire.
(D) Pour l'hémorrhagie menstruelle non encore établie avant la puberté, ou ayant cessé de paraître après- l'âge critique :
i° L'absence des vésicules ovariques de Graaf; 2° Le non-développement ou l'atrophie des ovaires et des trompes.
, (E) Pour la menstruation devenue irrégulière et souvent interrompue dans la succession des hémorrhagies périodiques:
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