‹ Traité philosophique de médecine pratique (volume 2)Chapitre 12 sur 25 · DE LA. MENSTRUATION · texte numérisé non relu

DE LA. MENSTRUATION

l # Le petit nombre des vésicules de Graaf et leur éioignement de la surface de l'ovaire \

3© Quand les règles ont paru, la présence de l'alvéole ovarique en voie de cicatrisation plus ou moins avancée, et l'absence de vésicules de Graaf d'un certain développement et déjà voisines de la surface de f ovaire.

(F) Pour la menstruation supprimée depuis un certain temps par cause morbide :

i° L'absence des vésicules de Graaf, soit profondes, soit superficielles, dans les ovaires*,

a° L'atrophie des ovaires et des trompes plus ou moins prononcée.

(G) Pour la menstruation qui ne s'est jamais établie : L'absence des vésicules de Graaf et l'atrophie des ovaires

et des trompes.

Ait. m. Détentes prochaines de l'hémorrhagie menstruelle et de la nature dé la menstruation,

1119. Toutes les recherches anatomiques dont les ré- iMtuitat génésultats viennent d'être exposés établissent évidemment que dm "mtwu f hémorrhagie menstruelle n'est qu'un phénomène pério- <pmtamldiau dique d'une fonction qui commence à la puberté et finit à ttoil* œenitnu " l'âge critique. Cette fonction consiste dans la production et le développement des vésicules dans l'ovaire; elle amène périodiquement une vésicule et par conséquent un œuf à maturation à la surface de l'ovaire , pour y être soit expulsé , soit détruit par la rupture et la phlegmaste de la vésicule. Ce dernier acte, étant la terminaison de la formation et de l'évolution de chaque vésicule et de l'ovule qu'elle contient, ne peut être continu; il s'accomplit à des époques régulières : c'est à lui que se rattache la turgescence hémorrhagique de tout l'appareil génital dont l'hémorrhagie utérine menstruelle est le résultat.

La disposition du pavillon de la trompe , trouvé encore en rapport avec l'ovaire (mi, **fait) pendant la mens-

SO DES HÉMORRHAGIES FONCTIOîTNELLBS.

truation subitement interrompue par la mort violente de la femme; les fonctions bien connues de cet organe comme chargé de recevoir l'ovule devenu libre 5 l'association synergique de l'utérus et de l'ovaire , marquée dans cette circonstance comme dans les cas de conception, par la turgescence utérine et même par un travail organique spécial à la surface intra-utérine; la présence constante d'une vésicule rompue et à l'état de phlegmasiç évidente à la surface de l'ovaire à chaque apparition des menstrues; toutes ces circonstances nous font présumer que dans cette occasion le pavillon reçoit le contenu de la vésicule et le transmet par la trompe à l'utérus.

Il n'est donc pas vrai , et Home l'avait déjà reconnu , que la rupture d'une vésicule ovarienne et par suite l'obstruction de cette vésicule par un travail de cicatrisation , n'arrivent qu'à chaque fécondation. Les alvéoles enflammés de l'ovaire et les cicatrices consécutives se rapportent à chaque apparition d'hémorrhagte menstruelle et non à chaque conception des femmes. La rapidité avec laquelle les liions physiologiques de l'ovaire s'effacent serait d'ailleurs encore un argument décisif contre cette opinion , puisqu'on trouve des cicatricules en voie de formation chez des fèinjnes réglées qui n'ont pas conçu depuis long-temps (1 1 13),

Les résultats des observations directes sur les feranies menstruées sont confirmés par les faits négatifs recueillis chez les femmes non encore nienstruées(iiia), ou qui ont cessé de l'être physiolpgiquement par l'âge critique (m4)> ou par des causes morbides (i 1 16, 1 117)*, ils sont concordants avec l'àbsence, reconnue pair tous le$ physiologistes , des vésicules de Graaf , et par conséquent des ovules, avant le développement de l'ovaire et la puberté (ma) , et avec là disparition de ces vésicules et des ovules après l'âge critique (1 1 14). La coïncidence cpnstante de la menstruation avec la présence de ces organes dans l'ovaire établit une relation nécessaire de cause à effet. On ypit par là pourquoi

Bl LA. MïftSTRUÀÎIOU. 5l

la menstruation indique l'aptitude à concevoir; elle est immédiatement liée t une fonction qui continue dans l'ovaire et qui y amène tous les mois une vésicule et un œuf à maturationfmj)).

1120. Il paraît , d'après une des observations précédentes ,,^"2^$ ( ijii, ? qu'il peut se fyire que deux vésicules du J*" ie ^ , c JJ p même ovaire arrivent en même temps i maturation et s'ou- «paon, tt des

* fonctions wc-

vrent simultanément. Cette circonstance, dans le cas de fé- ceeeiYea de chaque ovaire. j

concjation > expliquerait les grossesses doubles. Il est remarquable que dans tous les cas qui se sont offerts à nous, I3 fonction ne s'accomplissait que dans un seul ovaire. Si cette loi était constante, il faudrait en conclure que la maturation de l'œuf exigerait un temps plus, long que l'intervalle des règles , et que les ovaires ne la termineraient qu'alternativement; cette induction sera vérifiée par la manière dont s'accomplit la menstruation chez les femmes qui n'ont qu'un ovaire.

1 1 2 1 . Nous n'avons pas retrouvé l'ovule expulsé dan» les w t* jTSÏci

trompes ni dans l'utérus. Nous pourions bien supposer 2^ wlf î^j£ que la présence du mucus plus ou moins sanguinolent trouvé «t l'utérus, constamment dans ces cas dans la trompe qui correspond à l'ovaire, qui est le siège du travail de formation delà ci** catricule , serait le résultat du passage de l'ovule ; mais ce serait une hypothèse, puisque ce produit peut encore s'expliquer par l'état de turgescence siimi-inflaoamatoire dont la trompe est alors le siège* Cette hypothèse ne deviendrait un fait avéré que ai l'gyule ayait été réellement retrouvé dans ces cas dans la trqmpe pu dçns l'utérus* U faut se rappeler que, jusqu'aux obaejrv^wsréçeptea de B*ër et de Coste , les plus babjjes anatopiiate*, Haller \ Ouiltshank \ Haigton *, Prévost et Dumas, Raijsmaoa 4 , s'accordaient i reconnaître que pendant les premiers jours qui suivent la

1 Elem. phys. , t. Tin, p. 27 et 44*

* Philos, irons*, 1797, p. 200.

• J > «iof.flronf. t 1797. p. 2*5*

4 Uebtr àtu Paaren und F€rpaaren\dcr Mènuktn unddêr Tkitre, 4-9 exp.

5 2 DBS HÉUtÔARHAGIES FONCTIONNELLES.

fécondation, quand on trouve la vésicule ovarienne rompue, on ne peut constater que la présence de mucus dans les trompes et dans l'ulérus-, et que récemment Baër 1 etCoste* n'ont pu distinguer l'ovule , composé de granulations régulièrement agglomérées , qu'à l'aide d'instruments d'optique très puissants. Valentin a d'ailleurs constaté 3 que l'ovule, dans la vésicule de Graaf , n'excède pas chez la femme le volume de 0,0376, calculé enlignes; il est à peine la vingt millième partie du volume du corps. Est-il nécessaire d'ailleurs que l'ovule soit reconnu directement, quand nous voyons la vésicule rompue et son contenu évacué? lorsqu'il est certain que cette vésicule contient toujours le premier germe d'un nouvel être qui n'acquiert que par la fécondation la faculté de se développer normalement, et lorsque d'un autre côté nous trouvons toujours la disposition du pavillon de la trompe et du canal de cette trompe indispensable pour la possibilité de la transmission de l'œuf à l'utérus , liée aussi à la possibilité de la menstruation par l'état de l'ovaire , sans lequel cette fonction ne s'accomplit pas (1112, iii3).

m cause immé- j. 1 2 2 . Si l'on ne peut maintenant douter que l'apparition

diatedel'hémor. * *

rhagie utérine mensuelle des règles ne se lie a la maturation et a la rupture des vésicules de l'ovaire avec expulsion ou destruction dans les vésicules d'œufs non fécondés , il faut aussi admettre que la cause immédiate de l'hémorrhagie se trouve dans l'état d'hyperaimie de l'utérus et dans une modification qui s'opère sur la surface interne de cet organe, par la manifestation de vÙlosités , d'apparence vasculaire , que nous avons toujours rencontrées dans ces cas. Jean Hunter avaitreconnu cette hyperaimie del'utérus et la facilité avec laquelle le sang transsude sur la surface interne de cet organe aprèèlamort survenue durant la menstruation ,

1 Dê ovi mammalium et hominis genêsi, p. 12.

9 Recherches sur la génération des mammifères, p. 15.

* Han4tuch dtr Entwickcltmgsgcschichfç des MenscHen, p, 20,

M LA. KtUSnUATIOH.

i*ai* c'est Jorog 1 qui a ie premier signalé la présence dans ce cas sur les parois utérines de villosités d'apparence yasoulaires et comme fongueuses. L'hypefrfcimie de l'utérus et de ses annexes , la formation de villotités à sa surface interne , la turgescence simultanée de tous lés organes qui concourent 4 l'accomplissement de la génération , tous ces phénomènes sont les mêmes <jt*e ctiax qui se produisent quand il 7 a fécondation par l'imprégnation spermatiqae. La similitude ne reste incomplète que par rapport à ce que devient l'ovule ; s'il est détruit dans la cellule ovarietife; c'est ùne disposition spéciale qui n'appartkmt pas 4 la conception , et qui serait particulière^ la fonction menstruelle ; s'il descend dans la trompe et l'utérus, il y aurait cette différence que, n'ayant pas en lui, oupe«t*4tfe rte trouvant pas dàns l'utérus las conditions qui le fait vivre ét se développer comme un êt*e à part ainsi qisrïl arrive après la fécondation, son adhérence intra-utérine ne se bàt pas , «a lliétaorrhagie vient l'entraîner au dehors» Dans tous les cas, chaque menstruation correspond à Ja rupture d'une Vésicule ovarienne et à l'expulsion ou à la destruction d'un œuf arrivé à maturation , mai* qui n'a pas reçu , sait dans l'oiaire, soit dans la matrice, par l'action fécondante du sperme, le mode de vitalité nécessaire peur adhérer dan* l'utérus et continuer de s'y développer.

ii25. Les observations que npqtvçnuii* de présenter .^^ïï^ïuJS modifient profondément las opinion* a«bnisea jusqu'ici sur la génération chez la femme. Elles établissent que pendfcrit ^J^jJJ**^ tout le temps de la vie que, ixpp l'aptitude à concevoir, ftaM,t il se développe dans l'ovaire des v fr kul s s et des ovules; chaque mois une vésicule arrivée à la surface de Vbvaire devient le siège d'un travail orçâniq^ié qqé partagent par synergie tous les organes gémtau^JtrnMtetd* ee. travail est la rupture delà vésicule et 1» petted'tm œuf ntm fécondé , soit par destruction 1 ovarienne , soit par expij!- 'Grundftxm tm#r tllgmtini m JNçmotogh étr Jtottfe** p. 177.

34 DES J#HW1WRELLES.

B^lji#^4t % ecwikmftnt »çe que l'pn «uav.aitfMa établir aur [wrav^tiq^fW# inàwaiws w bten déchûtes ipi'ielfes ^ij^ajer* ppesijrçç, à ,dep preuve*,, mt éé*mm*rè qm tas ^puj^s^ip Cri^JE cjsptiepiiafct; vu ov«le 4a*s leqiitl as fcqiwwt tpm^ te p#rfe» es^ntielk* du tiosaf *mmal (MA&tmW mm"** ** même temps dtuasi'o»^?

pept dftqttt'ftfcUc» »'y -esûitavtt ^tie;pendaat w «aitaî* î ***** 9 W U*W j^q^à tout cupide spontané*

4pljsijri£«&£ iFWfcdJN* a^<â*etafa* et 4>elui de l'orale

fife^4gP^eimivW si ^cnfaUf^ïëgttix; parla* Swsail <*> Nécessité d... Jto*iirtiei*i*ta> <aaijtf«atat*^Mm 1*

truelle. gj<pl»fqT !tf^Gaam£Jsr &*n&£S orgues que i'utéwis> ihffa\Jié*qiw'*s&toM* ^àitxg&m^àam les pMaoœèi«s *»&i$oràt lis ifcilcfi w prjtooqiiflle ovackpie <e( utiérioe A

t< î .* iJ^H^s^ioBJSft^àlemgit ^ofntéé * Juv* ré jow, l«**é*ièttle* ^a^&jefdy^ fc*^» 1 **^ par l'imprégnation spermatique, restèrent aa n#m ; e état dans l'ovaire c)ie* les femmes qui ne sont pas fécondées. Cet état stationnaire est incompatible ' *' ' " 1 i*ve**tes wiMiois^feiVâutte^è ces ifesfcules dans l'ovaire , avec leur ac- ^iM»^^^iW)elte'skî^htt* de k<s*ifrce ;de *et<*g»e, «t

V .ave* lenr.FO^ y recherches montent de. plus, gué cette opinion ne peut plus être admise des * ' * qtfil est-eertata qat^ i vtëfculés trompent et së détruisent successivement ^tBe.fcaytf O9^«O0^ iftrt sussitèpar «Mise iqflueoce «coudante ^tèfùwe^M^^e^^^ *ôs*te*4e ces" ruptures spontanées et du travail inflammatoire, flui répare Ja continuité n & ^ surface* de rirgifii; nè peut plus être considéréecomme la trace de -^ndatfrbs»té^ * <**

^uis^^^WW^ , ^HicJarm^mw^fela Sicile, aàPmrtnmre un alvéole enflamm$/ jusqu'à leur, aç^vement, ou elles ne sontpltt^** 5 "'&stoches' 'fa [palissent de plus en plus, il est certain qu'elles tendentt

laquelle Jliémorrhagie est liée et cett$ hémoprbagie eUe- . même,

La ipenffré 4e sang plut ou moins considérable que les jiepvaes perdent i chaque époque menstruelle provient de l'appareil vasctyleire utérô* Ltypereiipie et l'extorayasation sanguine extérieure sont donc néoessairemeut subordonnées immédiatement A toutes les conditions, soit physielogiqoee , soit morbides 9 dans lesquelles peut se trouver çetappareil vaeculaire, La méfto^émorrhqgie menstruelle d4peqd donc nécessairement d'une manière directe, pour #i qptotiité, pour s» dwée et pour les phénomènes dont eDe s'aeeemp^gne, de toutes les conditions qui font varier . # qjii modifient i'byperaimie dans l'utérus. Cqst pourquoi v toutes les causes qyi agissent su* la circulation utérine «xerces* sur la mfuuCeslgtiQn de xette béfljorrh&gte orne |fè»^awle jfijlueppe*

4 ia5. La ©çcaakmnfille de la xepjrpduc&on WW- *u*HlSî& tnAlle de l'hémorrhacie ee trouve dans la fonction oui renU i*** "»*- JwwwQiit prwcipajtoeat etquipommeoce dans rojwixs ; ftprôçyt A laquelle ppacouyent» ichacffne selon somnole

#§Betlgéfl&*l* nww : les wawas* tes teoxqp^ r*téws , Je vi^îm PtHsqu'^wmwawBes^ La ijwge*oçci4 onJ C ftlle 4e

<Éans Ifôttî du L'umarail ■a aaimla ute .ulérin ■ Les « ca uses joré* diapesMtes et4dtewm<m»t^qwig^^ rm^ewité 4&t Jtos t jw &A mm gui ■*» gaftiafrqM: #a»^ma^ Ifajpstf- **** , i^i|^en»f^^ajan

diâir ment au imB^idiateiaBnt Fannareil va sc u lfl tre utérin* On ne peutdonc se rendre raison de {or* Jes j^i&umrènts «an«t»u<As, ^w*4f#f*rt |*r XapaJaw Jgs ^pspjtaétiotogiye»des4M^te »o |a4ataa îteantifr fonction» forp pédant *faei* l'on a* «s ibwne** ,-pbis £ « considérer J'héfQQUMcrhagtc ^nilr^Metet o^Uiops quUe saBporjtent A ion

DES HÉHORRRAGISS FOU CTÏOH5ILLE8 •

comme constituant toute la menstruation ; on tiendra compte avant tout de l'acte initial qui s'accomplit dans l'ovaire, et de la loi qui règle les phases progressives et la durée de cet acte , puisqu'il est la condition première et essentielle de là fonction à laquelle appartient l'hémorrhagie utérine menstruelle.

Mais là ne doit pas encore se borner pour le médecin f analyse des phénomènes menstruels* Pour saisir à la fois tous les éléments constitutifs et les effets de la menstruation, il faut qu'il considère aussi son influence sur l'organisme en entier; c'est surtout & Fhémorrhagie périodique qui appartient à cette fonction qu'elle est due. Elle introduit dans l'organisme une habitude d'hémorrhagie comparable à l'habitude de toute autre perte de sang qui fait naître une disposition procathartique à la pléthore et aux hyperaimies hémorrhagiques (n5); elle exerce de plus sur toute l'économie une action évidente , liée et proportionnée aux rapports qui rattachent les organes par lesquels elle s'accomplit i tous les principaux appareils de l'organisme et principalement aux centres nerveux. C'est à cette action spéciale que se rapportent comme effets la plupart des phénomènes menstruels qui ont leur siège dans des organes très divers, et qui sont variables selon les circonstances et les individus. Ces phénomènes, évidemment indépendants de l'abondance et de là durée de l'hémorrhagie menstruelle, comprennent tous les accidents nerveux et toutes les altérations fonctionnelles qui s'observent si souvent à chaque retour de» règles , dans des parties différentes qui n'ont aucun rapport direct avec les organes génitaux (lira, no5).

data dît àiSt 11 ^ n tenant compte de ces divers modes d'influence tioni menstruel- exercés d'une manière habituelle et pendant long-temps sur l'économie , par un acte pérodique qui détermine des pertes dé sang et qui agit sur la plupart des grandes fonctions, on se rend raison de tous les accidents qtt'on comprend

SI LÀ M1H8TEUATIOF,

sous la dénomination de déviations menstruelles. Ces dé- / viations, qui arrivent après l'interruption des règles, consistent dans des hémorrhagies , des hyperaimies, des congestions inflammatoires sur divers organes, qui se reproduisent pendant un certain temps d'une manière périodique, comme le fusaient les menstrues elles-mêmes. On comprend facilement la possibilité , après l'interruption de la fonction ovarique menstruelle, d'une reproduction de l'hémorrhagie selon le type périodique habituel de la menstruation , au moins pendant un certain temps. On conçoit de la même manière que, dans ces cas, l'utérus n'appelant plus sur lui au même degré, par suite de la suspension de l'influence physiologique qui lui venait de l'ovaire, la fluxion et l'hyperaimie hémorrhagique , l'hémorrhagie affecte d'autres organes qui se trouvent dans des conditions favorables pour sa reproduction. Enfin, l'on s'explique les reproductions dans l'économie i des intervalles plus ou moins réguliers des phénomènes sympathiques qui accompagnaient la manifestation des règles actuellement suspendues. Pourquoi ne verrait-on pas, après l'interruption accidentelle ou normale des actes menstruels , se reproduire , sous la seule influence d'une habitude contractée , une partie des phénomènes que ces actes ramenaient périodiquement? Cette reproduction arrive après l'interruption de presque tous les actes organiques normaux ou anomaux qui ont duré assez long-temps pour habituer l'organisme à leur présence et surtout au renouvellement périodique de leurs phénomènes ; et cependant, la plupart de ces actes n'exercent pas sur l'économie une influence comparable à celle de la menstruation.

1127. Comme fonction de l'état normal , la menstruation Caractère co»-

/ non des acci«

peut être modifiée dans les différents phénomènes qui se J^JJ^^^J; rattachent i son accomplissement, de manière à déterminer £"8«jj^£ e,a des accidents qui constituent un état de maladie. Quelque variés que ces accidents paraissent dans leurs formes et leur

38 Dfig HitiOftUAGIES FONCtlOlTiriLLBS.

intensité, fls sont identiques par leur cause immédiate, l'irrégularité et les anomalies de la fonction menstruelle ; c'est pourquoi nous lés comprenons sous la dénomination commune de dysménorrhées. Pour les dérangements quë Ja menstruation subit par la présence des différents états pathologiques , nous ne les considérons pas à part , pas plut que flous ne traitons spécialement des dérangements qui surviennent dans les autres fonctions, comme phénotnè-» nés symptomatiques des différentes maladies; toutefois, comme les phénomènes menstruels et leurs anomalies peu* vent modifier la thérapeutique des maladies , nous croyons utile de traiter spéeialement des principales indication* thérapeutiques qui résultent de leur présencé.

À*n IV* Bn iaëetÊkm fthéra(>«ftkpes rditirci à la awustmtkm dan»

les maladies

Nécessité de iifctf. heè indications thérapeutiques qui peuvent dé* ™dî£t™n» thi- coûter des différentes circonstances qui se rapportent à la îé^teT^eT înenstruâtion dans les maladies ont été jusqu'ici interprétées g £!iïï!?£î£à pat les médecins en né la considérant que comme la mani* Mpwt# festation d'une métro-hémorrhagie périodique, dont l'accomplissement régulier est une condition de l'état de santé. îfti point de vùe où nous avons été amenés pat nos observations, la menstruation n'eétpour nous qu'une fonction des organes génitaux qui commence et s'àccomplit principalement dans l'ovaite , rhéihdrrhagîe périodique n'en est qu'un phénomène intermittent (itâè)/Là fcdnséquence de notre faiànière dé Voir est qtié toutés lefr indications qui reposent sur le fait de fhémofrrhàgie men&trtieîlë, et qui sont de même ordre que toutes celles qtte pourrait fournir toute autre hémorrhagfe habituelle, sbnt nëceséaîretnent trop restreintes dans leur sou* ce , et par conséquent éouvent mal fondées , puisqu'elles ne sont déduites que d'un phénomène de la menstruation et qu'elles ne tiennent pas compte dé ses conditions principales et Essentielles*

m uk uBumeAfiuit*

nac. Lee ikeousUnuci dans l a ww ctkr te présentent, circonstance*

. - , . de la tnenstrua-

pour la curatM» de» maladies , des indM&tions thérapeute uon qui fournu-

i.ii . « *. , sent des indica-

qnea relatives a Jamenstafuatioa, «ont Fabsenee des règles tions thérepeuou l'aménorrhée, Y b éi ma ib ag ieroemtrirene trop peuabo»- t,<|Ut,, * écUlM ihutn, 1» supp resstow de celte béiwerrhagie et la présence de etÉttf Wmorrbagie payant le cours des maladies.

i ï 5o. L'abat ne* des règles, ou l'aménorrhée, n'étant que conditions pa*

thologiques aux»

Kabseoce dupkéuouièMe principal par lequel se caractérise queues m rap- Vanomplissemeat uormal 4e la meuttruatkHi , est néces- Kie! * m nor " sÉûraoam liée à l'état de l'ovaire et à ^influence exèrede sur cet organe, peu*4tte pur le système nerverix , et eettaî- Benoit par le système circulatoire , considéré non-seule- BMat dm l'action dea appareils de la eireofatk», maïs aussi dam l'ustten du sang , comme stimulant et aliment iwinliti: de tous lea ae*e» twgawiqae*. Aussi ve*f-*en l'absence des règles se usantaer comme symptôme, après lea ébranlements moraux ou dans les maladie» quv affatbtiusent à ub kaut degié Wafonctions du sy stenwe nerveux ; èau* les muladies aigu ës et chroniques dea o vaires ? dausHs dffltt» fautes caofaetiea aiguës et chroniques qui jettent le sys+ tème circulatoire dans un état d'atonie prononcé, soit en ayssaut sur se* organe* constitutifs , soit en modifiant Fétat du sang-, le même résultat ^observe aussi dan» les otigai* mies produites par des hémorrhagies krtlficiettes ôtr mof- Mdes, été* L'absence des règles dans eefr circonstances ett complète ou seulement imparfaite. Dans le premier caar, l'bémonrhagie meustauelk périodique n'arrive pas, at fort ne Toitsur Tenir aucun deaphénomènesqùtf se rapportent à la menatruatiesi : il est probable qu'atars la fonction ôvarique est Suspendue. Dana le second cas, Kbémorr hagïe périodique menetruette est si peut eooridétable qu'elle ne fait file s'annoncer, sait pur Y écoulement d'une petite quantité de sang, soit par la perte <futoe sérosité sanguinolente qui dure phi* du m«dn*$ lu fonetSott erratique s'accomplit : <ie n'aat que la fliuûon hfoorrittgipare totértne sécotfd^tîré

4o DES H^MOUHAOIM VOKCTIOSUfELLES.

qui est lésée; aussi tous les autres phénomènes menstruels surviennent-ils; ils se montrent même quelquefois avec une intensité extrême, rendue plus grande encore par le développement d'épiphénomènes nerveux. 1 iodkràMt tî2 x ^ es locations thérapeutiques qui peuvent résubnpentimiM dam ter de Famenorrhée se rapportent à l'absence de la fonction

les eu 4 atncnor-

*hèê. ovarienne par une cause morbide ; elles doivent se déduire

de cette oirconstance et nullement de la non-apparition de Fhémorrhagie mensuelle utérine qui ne survient pas , parce que la condition physiologique première , de laquelle seule résulte son opportunité, ne s'établit pas. On n'obtiendrait dans ces cas aucun résultat utile de toute médication qui serait dirigée dans le seul but d'appeler sur l'utérus le molimen hémorrhagique, et de favoriser l'établissement de l'extravasation sanguine intra-utérine. lien serait de même d'une médication qui n'aurait pas pour effet direct d'agir sur la cause morbide primitive , dont l'absence de la fonction ovarienne n'est que l'effet; si même cette médication avait pour résultat d'augmenter l'état cachectique, ou l'oligaimie, ou l'état morbide de l'ovaire, elle serait souvent nuisible.

Le médecin n'a autre chose à faire, dans les aménorrhées dont il s'agit, que de traiter la maladie primitive, sans s'occuper de l'absence des règles , qui n'est qu'un symptôme secondaire qui ne fournit par lui-même d'autre indication que celle de porter l'attention sur l'état morbide primitif et sur l'influence qu'il exerce dans l'organisme. On ne saurait trop fortement s'élever contre la facilité avec laquelle des médecins, attribuant, dans ces cas , à la non -r apparition des règles des phénQmènes morbides qui dépendent , comme cette aménorrhée ellemême, d'un état morbide antécédent, prescrivent des émissions sanguines locales vers f utérus ou des excitants emménagogues qui ne font qu'aggraver, la maladie. Toutefois, si la nature de l'affection primitive ne la con-

Page 1