ME LA MENSTRUATION
trlndiqùe pas, parce qu'elle serait aggravée par leur effet immédiat, l'administration prudente des emménagogues qui agissent sur l'appareil vasculaire utéro-ovarique a beaucoup moins d'inconvénients que les émissions sanguines , principalement quand il y a un état d'ottgaimie , ou de cachexie , et surtout de cachexie chlorotique.On la seconde utilement par l'emploi des moyens qui appellent dans l'appareil vasculaire utéro -ovarique une plus grande activité circulatoire , tels que les topiques irritants sur les extrémités inférieures et sur le pourtour du bassin.
L'abeenee des règles survenant par des maladies qui n'entraînent pas un état cachectique peut indiquer des émissions sanguines , non dans le but de produire le retour de la menstruation , car Putérus n'est pas le siège primordial de cette fonction , mais pour suppléer à l'hémorrhagie utérine suspendue, et satisfaire ainsi à un besoin de déperdition sanguine né de l'habitude des hémorrhagies antérieures. On conçoit que cette indication ne se présente pas chez les jeunes filles qui n'ont point étéréglées ; il ne devient guère nécessaire chez elles de provoquer par l'art deshémorrhagies vers le système vasculaire utéro-vaginal que pour combattre soit un état pléthorique , soit des hyperaimies qui peuvent survenir dans divers organes. L'imminence des hémorrhagies menstruelles que l'ordre physiologique tend à établir à cette période de la vie par l'utérus , indique d'agir alors sur cet organe plutôt que sur d'autres.
1 i5a. Lorsque pendant le cours d'une maladie la mens- soarctt <u»
indication thé-
truation annonce son accomplissement par une apparence raptutijuettau d'hémorrhagie utérine , ou par les autres phénomènes tmlûon incomr périodiques de cette fonction , et surtout par des symp- plèle ' tômes épiphénoihéuiques plus ou moins intenses , les malades sont dans un véritable état de dysménorrhée qui n'a ' cependant pas le plus souvent une intensité telle qu'il faille le considérer comme une complication réelle de l'état morkide primitif. Les indications thérapeutiques qu'il fournit
4* DES HÉMMftHMll* Wlf ClIQmf KLLES •
restent aloi* subordonnées à eelles qui déce*Leaê de eet état morbide; elle* n'en sont pas moin* urgentes et qUm ne peuvent être ratkmn*tten*»t remplies qaepa*4tfe& appréciatif» exaete dés phénomène*!*
Les fim simples de oès phénomènes et les plu& futiles i réeonnaîtfe, sont ee«L qtai se tarourettt dans Y état ëfe l'été* rua; cet organe pest être dans lin état d'hyporaiaflèe pifes** que i rJUaDiH atofare «sai> par son hrtensité raénie ,t naefcob-» staele i la msnifé itaéea tarife de tfbééwrrkagie qui setait son mode de ténrtfimson natiiiek On te résonnait m do«leu**giavatî^»épr^^ à l'bypogwtre on dans les, skies y potdant k^m iwuwj BflMtev par >a statàon, patf lfadte : d?e(Ériéik>n dm uriner et ésa fècee, à m* scfriiimert de ihafeu* au cagpwsa $4nstaux , etc. Une saignée à laifeès spriiatrtee* dématifcee* dors indiquée et suffit 1» pim staient pmm iMiwimTj soit Fapparitipoi de f Wn***rhagie utérine f atos* teufoors utile r se*t la ceassikJ» de* acddaats utérine Dans, las cas eà l'état général efoUge à* ménager le sang, des bssh ladea, on se bonne 4 une sajfpiéet loeafe. à l'h^p&gasfre, aux aâaes ou à la vAWe« Q& arrive qjèekpieft)» au aftettt* résultat en* s'e* tenant aa& moyens qui sont propret 4 idirmi&uer l'orgasme utérin et à reMeber ea> quelque sarte par teux action émoltienAe les vaisseaux de 1$. matrice, tels que les bains généraux ou les bains de siège? les applioations émollienleasur le ventre* des fumigation* vannâtes aqueuses y etc. Chez, les femmes très débile*,, et surtout chez celles qui nonobstant cet état de l'utérus sont dans, un état cachectique,, et spéctalement k dan*l'état derehlosose^ce* derniers moyens doivent être d'abord prescrit**, ils n'ont pas , comme les émissions sanguines , l'inconvénient de dir» minuer la masse du .sang, et d'ajouter encore a l'état mor-» bide général auqueL il ne manque qu'un, pius haut degré
d'intensité pour supprimer tout à lait la meustrcation» m 55. Les apparences de l'héiaocfhagjtt uté*»e memsr
H LA HUnTAVAVlOlCè
troèHéee montrent quelquefois en même terisp* qise les j^tij***^ phénomènes généraux de la menstruation portés aU font nom^nc mende déterminer de v érftable* accidents morbides par T$or in** tettsité , éans que f Utérus présente aUdtm signe d'hyperaimi* et decèt état dé turgescence dbnt nous venon* d'apprécier l'importance comme scrutée /Tl&dioations thérapeutkpee spéciale». On troute fréquemment allfrs des phénomènes d'hyperaifflie vets quelque organe plus ou moins éloigné da l'utérus, soit vers la tète ou vers les muqueuse* nasale 4 pulmonaire, gastrique* ou même sur quelques parties ex* Wrietmss du carpe (546)* etci L'indication directe A rem» pMr aktt* mitre dans «elle qui se rapporte au traitement des dysméfloifrbétes héM0*rh*glquee (1 189 et*q+) * elle prescrit de diminuât cette hypertimiê anomale et de favoriser la manifestttién de Vhémorrbagi» utérine. On a alors le moyen d'agir k la foi» sur ka parties frappées d'hypermimie * par les saignées dérrvatives , et sur Putéritfe qui devait être k siège de la congestion hémnrrhagiqite* par l'évacuation du sang de ses vaisseaux* Cette saigùée loealé a pour résultat d'activé* la circulation utérine et de favoriser ainsi l'établissement d'un mouvement fluxionuaire qui supplée à lté-* morrhagie, quand il ne la détermine pas. Les topiques irritant*, eur lea extrémités abdominales , agissent dans le même sens et deviennent dans ces eaa des moyens adjuvants ttèa utiles* et même ils constituent lès moyens principaux ai l'on craint que les émissions sanguines n'augmea» tent un état de cachexie ou d'oligaitnie déjà existant*
1 1S4. Il n'est pas très rare de voir dans ces eus, eba les JSSSïr^SÎ femmes caeheotiquei, se manifester des épiphéao»èaes iSueûdaw qui ne peuvent se rapporter à aucune hyperaimie anomale le> c » chcxiM qui indique des émissions sanguines et dea moyens dériva*tifs» Gee épiphénomène* consistent dans des accidents nerveux d'une plus ou moins grande intensité , portant soh sur lé système nerveux de la locomotion o» des perceptions, suit sur lés feeuitée iertettectuettes. La médtcatk» ne peut
44 DES HEMOREHAQIB8 FONCTIONNELLES .
être alors utilement dirigée vers le but d'obtenir une .augmentation dans fhémorrhagie utérine, dont la faiblesse est expliquée par l'état général du sujet 5 elle doit n'avoir en vue que d'atténuer l'influence exercée sur l'organisme par la fonction ovarique , influence qui est fréquemment augmentée par des émissions sanguines» Les antispasmodiques sédatifs , et spécialement l'application du froid à la peau par les bains et les affusions froides , ont souvent alors les résultats immédiats les plus utiles. La crainte xnal fondée d'arrêter Fhémorrhagie utérine a seule empêché de reconnaître l'utilité de ces moyens, en éloignant de les prescrire. L'opium est ensuite, parmi les antispasmodiques sédatifs, le médicament qui mérite le plus: de confiance; nous l'avons souvent trouvé efficace, et nous ne l'avons jamais vu déterminer d'accident. Nous le préférons à l'assa fœtida, que la plupart des médecins conseillent dans ces circonstances , bien que nous ayons aussi eu quel* quefois à nous applaudir de son administration. . MicatioM n35. L'invasion d'une maladie aiguë à l'époque des
qui naissent du o r t.
moïhagie utt" ^S^ 8 a 80uvent pour résultat de supprimer rapidement «ne menstruelle lTiémorrhaede utérine, le plus ordinairement elle ne fait
par l'invasion ■ . . ^ i -, i r
dyne maladie que diminuer son abondance et abréger sa durée.
Dans tous les cas il peut en résulter un état de pléthore général , nécessairement lié à la suspension subite d'une perte de^sang à laquelle l'organisme était habitué , et à l'accomplissement de laquelle il s'était pour ainsi dire préparé. Cet état de pléthore , qui rend si faciles les hyperaimies hémorrhagiques et inflammatoires , fait sentir plus spécialement son influence sur les organes qui deviennent le siège de la maladie intercurrente -, d'autant plus que cette maladie a véritablement agi, par rapport à l'utérus, dans le sens d'une véritable dérivation qui a fait cesser l'hyperaimie utérine et par suite k métro-hémorrhagie. L'indication qui se présente la première à l'esprit est celle de combattre par des émissions sanguines plus actives la pléthore
»ï LA Mllf STEUATIOIf •
et l'hyperaimie morbides exaspérées par cette circonstance ; mais faut-il diriger ees émissions sanguines vers les organes génitaux pour rappeler l'hémorrhagie utérine? On agit souvent dans ce sens, mais c'est presque toujours inutilement : la fonction menstruelle ne consiste pas seulement dans l'hémorrhagie utérine, sa condition essentielle et primitive, le travail organique qui s'accomplit dans IV vaire était terminé quand l'hémorrhagie a été interrompue par T&at pathologique intercurrent, et nos moyens de traitement, qui peuvent suppléer à l'insuffisance de l'hémovrhagie etatténuer les effets fâcheux de sa suppression , ne peuvent rétablir la condition physiologique & laquelle cette; hémorrhagie était liée comme effet. Aussi, i'expérieaee apprend-elle que, dans ces cas, les émissions sanguines dirigées vers les organes génitaux ne sont pas plus avantageuses que toute autre saignée*, elles sont toujours moins immédiatement utiles que celles qui sont pratiquées directement en vue de combattre l'état pléthorique, et l'affection morbide intercurrente. Les saignées .générales et les saignées locales qui se rapportent aux organes directement affectés doivent être alors les principaux moyens de traitement.
Lorsque les phénomènes menstruels en voie d'évolution sont seulement diminués, quant à l'hémorrhagie utérine qui en (ait partie, par l'invasion d'une maladie intercurrente, la fonction physiologique des organes génitaux persiste à s'accomplir, parce qu'elle n'est pas dénature à cesser , instantanément , comme une simple hyperaimie hémorrhagique , sous l'influence d'une dérivation d'origine morbide -, ©lie n'est diminuée que dans le phénomène de la métço-bémorrhagie, et il en peut résulter tous les inconvénients qui surviennent par l'interruption d'une hémorrhagie habituelle (i 14). Les indications sont dans ce cas de même nature que dans le précédent, seulement on ne doit pa* négliger l'indication précise qui résulte de la per-
46 BBS HÉHOMHAGI1S f OH$TIQff HBLLÈâ •
sistance de l'Aat menstruel, pour agir yet* to ff&mB génitaux de manière à appek* tut le molimea tuonfcagique «a détriment de ï^tat morbide tpie l'on « À ttttofeattrfc. ï*e aa*ga4es locales wrs le* aioea, i k vu!**, teooadéet d«M feu* dfet» pur le» topkpiee *ntantirfl«r lès «trtmfofc, aaipnatiUat l^JT?epwaù« et fiàémociÉagie utfriMt, o* u mot»* a f p p fakn t à rinsaffisance df la pette de «og, et contribuent puissamment à préreak tout Us inconvénient que proddnut la p<5rtMrbatiQp secondaire de la métro - héipewbagie tntiptraette, ÏMt M sattsftûsat* à <5ee indaoaftioas préetses , il iaiyorte de ne pas néglige* les épiasions auigaines géaéndes qaipeatvent être tedi^ufes pur «m état de pléthore oa par les accidents morbides locaux. Ces éaosfioti* eaBgcôpfs amft trop «Gavent repottseéesdaas^es^aspar la cramt© d'iotervortir là menstruation, CSontme «lies we peuvewt agir sar 4a i^o-*émo»bagie , qsi ntet qu'à* éss phénomène* 4ela TtoteD^uwtikm , «t qaVtks «ie peu**irt «faire cesser i'&atptiyi- «iolo^que principal qai Js'aœeii&pUt dans Fawait», aftte raakrte ap point fondée ; atai Yoifc-Dn ie plus e s ar s a *,, waslturkiâu^ce , aoto^eeulenMnt la menstrtNrtaeti eaai{r nuer, mais même Thémorrha^e «ieaJtaietie depeafr pfcp «^boftdaiïte, parce <i»e la saignée * attéirad Ma* patfeelogiqae <jtri flmdirit 4 f affaiblir »t à ta «wnfclèa; inconvédieût. 1 1 S& La efcafcat* de tredMer ii la^steuattyri v&t 4e conçùê maT'UenftW «M «des accMfeitts, p<p*e «Wfaartéeuapaûdae £ur p08 ia e menl'OH * «j&wner fl'«Rple* de moyens itu&apeatifcpiae ioifrîSTde c P er r .^qués^O#tflfe cra&tt nkstipe* fondée dam laifdap** das<0ia* SiripeutiqJS! 8 tieurensemeirtqiiei^^
jamais^^iKf^meato. La ^arffesaMâoli^esaftgtoa^^ maladies tfçoëéinêique le ptes<ordiaa*r«»eirt wérà"Mk4m -morbide d f tme faftde ^grsfrité <qui 4*e modifie pas profondément Ferganisme, soit tme propenai©* a la conservation *<m auTétabMssemetftde FëqôiBbre déboutes las fendions xp& atoemee ï^ammence du déoaweeineat (feja#iala<fc|
as xa mm&mwnon.
Dans les maladies cWowqw^ les €«8 «fui érigea* l'<em«ploi urgent de remèdes aetife aoM *tè* aants, et lïonpeut presque toujours «ans dpngar retarder àé ye lqaes jours radnuttistmtioa des moyens thérapeutiques,, d'autant plus que presque toujours la thérapeutique de^cestnaladaee, peur «tre efficace, doit 4fxefa"fte^ prolongé* et chroniquey comme la maladie qu'on al jcaaîbattBc^ Tau4eMs* couuœ il est dea.eas dans lesqudbil imposte ^a^r iaamédialeaieot, si laut qa* leonédpcè» apprécie ke indîéaUoos qat résukcait 4e la manifestation Satoroarccote des réglée your l'eoapiai des moyens thérapeutiques par lesquels on aatûfait dans les maladies à.ees iqiËcatioBs urgentes. Ces noyens sont fieu nombreux : W principaux sont les émissions aanyiiac*, les éanétiques et les catfcartiques, les aapootiques -et lee ffc-
hrtfuges,
11%. Les ésE ptmim ' éaggotttes , quand elles m sont pas
lades dans WiétatrfeÉrçjafaafe complet, n'exercent aucun* ii4[«ettenittsil|ie«ipla4Mk menstruel ? 4*1 se rendent même qaelqu*foi*lèe rèf^siplus abondante*, surtout lorsque l4i v^st^pstito^oooiiqpslgâe , 40maa*tt arrive souvent dans les Maladies aigaës, d* syaaptfates très prononcés dliy*peraiinie utérine ou dtipttéralgia ( î i$o)« Mais rendissentelles les règles mains. abondantes, ce qui -arrive en réalité le pfae eoufeàt parla saignée, ait «a eançoit pas quelte influence nuisible il pourrait résulter de cet effet d'un moyen qui agît directen**Bt de manière i prévenir Vbry*çauaknie locale ou la pléthore, qui pourraient être h suite de la suppression éé l'Mêteesrhagte utériae. Ajoutons que tes état* pathologique que f on combat par la saignée dans ces circonstances, exercent eux-mêmes sur rhémorrhagie menétruéllé unë influence bien plus directêment nuisible, car ces états morbides p étant de leur nature propres à déterminer dos byperaioiies locales hémoxrhagiques et inflammatoires, appellent sur les parties quik affectent toute
48 DES HÉM0RMAG1B8 FOBfCTICmNELLES.
l'jafluenoe de l'état pléthorique et du molimen hémoirhagique qui 6e manifestent habituellement avec les règles. Bien loin donc de rejeter la pratique des saignée* pendant les règles, nous tirons même de lew présence une indication plus forte encore pour avoir recours aux émissions sanguines, dès qu'elles «ont indiquées- par l'état morbide principal à un degré tel qu'il n'est pas probable que l'hé* morrhagie menstruelle puisse remplacer la saignée comme une sorte de crise. Nos observations cliniques ne nous ont jamais (ait remarquer d'inconvénient de cette manière d'agir^ qui nous est habituelle 4 .
racuoîd^éinï 11 38. L'administration des cinétiques et des càtbarti^ âMUqttcfîûr'îa" Mwwrt d'une telle urgence qu'il faille la
menstruation, prescrire, au risque d'exercer une influence fâcheuse sur la menstruation; toutefois on rencontre quelques- circonstances dans lesquelles l'état pathologique , auquel ces moyens peuvent remédier, menace si directement la vie, et exerce même sur la manifestation de k métro-hénlorrhagie menstruelle une influence si grande , qu'il ne faut pas hésiter à recourir immédiatement à leur administration. Dans les empoisonnements , où l'on ne peut supprimer l'action toxique de la substance ingérée qu'en l'expulsant du tube digestif > il ne faudrait pas s'arrêter devant la considération du danger de déranger la métro-hémorrhagie menstruelle» Nous avoua été dans le cas d'agir récemment de cette manière sur une fille qui s'était gtttpoiaonnée avec du laudanum , pendant l'écoulement de ses règles. Des vo-r missements réitérés et des selle* nombreuses, provoqués par le tartrestbUé, ne les ont point dérangées. Nous comptions, ri cela fifrt arrivé recourir ensuite aux émissions San-
* Van Swieten ne s'anftait pas dans la pratique 4e la saignée à came 4e la présence des règles, au moins dans les maladies thoraciques aiguës : née dbstinui a venœsectione, si respiratio multum impcdita erat $ licef mentftmm (Lièrent) et bono f aâkm CMft êuéeetê** (Comment, ip apk, 690, p. 85»
DE LA. MEKSTEUATIOIÏ. 49
guines z il valait mieux risquer de troubler la menstruation que de laisser cette fille exposée aux suites de l'absorption du poison ingéré dans l'estomac.
ii3q. Dans les accès violents et opiniâtres de dyspnée Nécessité de
, ... , * « diminuer parles
dus al emphysème pulmonaire, Inemorrhagie menstruelle émétiques, P endevient quelquefois plus abondante et plus prolongée que des règles , u dans l'état ordinaire. Il est alors indispensable de recourir ^5° ta qu rempromptement aux moyens qui peuvent diminuer cette ex- Mfw èmepuUno cessive dyspnée, non-seulement parce qu'elle occasionne une vive souffrance aux malades, mais aussi à cause de fhémorrhagie utérine qui peut sous son influence se convertir en perte de sang ou passer à l'état chronique, et dégénérer ainsi en une véritable maladie. L'efficacité des émétiques, contre ces accidents asthmatiques, est un fait thérapeutique si bien établi pour nous , que nous n'hésitons pas à y recourir dans ces cas , sans nous préoccuper de la crainte d'augmenter ou de déranger l'hémorrhagie concomitante. L'expérience nous a toujours montré que la diminution de la dyspnée, obtenue par le vomitif, était suivie de la diminution de l'hémorrhagie menstruelle trop abondante et même de sa suppression , quand elle avait déjà duré plus long-temps que d'ordinaire. Nous n'avons jamais vu d'accident survenir par cette manière d'agir il est vrai que toutes les fois qu'il existe dans ces cas un certain degré de pléthore , ou des symptômes quelque peu prononcés d'hyperaimie utérine, nous faisons précéder l'administration de l'émétique d'une saignée générale, sans nous préoccuper aussi de la présencé des règles.
1 i4o. Nous avons recours aux émétiques, et même aux indication de éméto-cathartiques, dans des cas d'embarras gastrique, ntéSquwnoîob" ou gastro- intestinal, nonobstant l'apparition des règles, S^^eT^aS toutes les fois qu'il nous paraît évident, comme cela n'est ïat^trîîue*'" pas très rare , que les symptômes de la menstruation tendent à s'exaspérer jusqu'à déterminer des accidents de dysménorrhée ou de métro-hémorrhagie •, nous avons souvent eu à nous en applaudir. Les symptômes de l'affection
5o DES HÉMORRHAGIE* FOH CTIOKN ELLKS •
gastro-intestinale diminuent immédiatement et le plus ordinairementl'liémorrhagie menstruelle se réduit à sa forme normale et parcourt ses périodes sans accident. Dans presque tous les cas où le6 malades affectées de ces lésions abdominales se trouvaient sur le point d'avoir leurs règles , il nous a paru évident que la période menstruelle était accélérée par la médication évacuante, mais nous n'avons pas ensuite remarqué que l'hémorrhagie périodique fût modifiée* indication et 1 1 A i . Les purgatifs, par l'action qu'ils exercent sur le tube
contre - indica- ^ » i • r • •* y
tion des cathar- digestif, accélèrent la manifestation des règles et augmen-
tiques pendant , 7 „ . Y , °
i es règles. tent leur abondance ; ils peuvent , de 1 avis de tous les praticiens , favoriser la conversion de l'hémorrhagie utérine normale en une véritable métro-hémorrhagie morbide (1 099) ; il ne faut donc en venir à prescrire des purgatifs pendant la durée , ou au moment de l'imminence des règles , qu'avec une grande prudence. Il est néanmoins des cas ou l'on s'écarte utilement de cette recommandation; ainsi chez des femmes habituellement constipées f la manifestation de coliques stercorales produit quelquefois des accidents assez intenses pour exiger une médication évacuante immédiate. Ces accidents se montrent même chez quelques femmes par des symptômes menstruels hystéralgiques très prononcés, et par la manifestation difficile et incomplète du flux menstruel; dans ces cas, nous administrons les purgatifs cathartiques f et nous n'en voyons jamais résulter d'inconvénients , ils sont au contraire ordinairement suivis de la cessation de tous les accidents , et de l'évolution facile et normale des phénomènes menstruels.
Ae u et***. 1142. Hors le6 cas que nous venons de déterminer, et faut «pportet d autresétats pathologiques analogues , nous pensons néann^Mfues et des moins qu'il ne faut en général recourir,pendant l'imminence Santies'rèjtîeT. et la durée des règles, aux émétiques et aux purgatifs, qu'avec une grande circonspection. L'action directe de ces médicaments sur les organes abdominaux est toujours à un certain degré partagée secondairement par l'utérus : elle
m tk MKKSTRUÀTIOlf. 5l
peut troubler l'accomplissement des phénomènes menstruels , soit en supprimant leur manifestation normale et en convertissant l'état physiologique des ovaires en une véritable phlegmasie, comme cela arrive souvent et avec facilité par l'influence de toutes les médications qui peuvent stimuler outre mesure ces organes dans l'état de turgescence où ils se trouvent (ïii8) , soit en changeant lliyperaimie hémorrhagique menstruelle en une véritable congestion inflammatoire de l'utérus , soit en convertissant la métrohémorrhagie cataméniale en une véritable hémorrhagie utérine morbide.
ii43. Les effets fâcheux qui peuvent être produits par eJ^J**^^" l'administration inconsidérée des émétiques et des purgatifs, ™ gl ™ meal dei au moment des règles , sont bien plus sûrement encore déterminés par l'usage des stimulants emménagogues. Les accidents graves si souvent produits par l'abus de ces médicaments, auquel se livrent un très grand nombre de femmes, en sont la preuve. Hors les cas pour lesquels ces agents thérapeutiques sont spécialement indiqués, lesquels consistent surtout dans divers états de cachexie plus ou moins intense dont ces stimulants peuvent être le remède, il faut absolument en suspendre l'usage aux approches et pendant la durée des règles. L'action excitante que ces remèdes exercent sur tout l'organisme, et spécialement sur les organes génitaux, peut augmenter l'hémorrhagie cataméniale jusqu'à la convertir en un état morbide, ou activer la turgescence fonctionnelle ovarique et utérine jusqu'à l'état d'inflammation. Il n'existe pas d'ailleurs de cas pathologiques dans lesquels leur administration soit indiquée d'une manière si urgente, qu'il y ait de l'inconvénient à la suspendre pendant quelques jours.
1 1 44- Lesaffusions , les immersions et les bains froids, qui contre - indirendent de si grands services pour la curation de plusieurs S^mu!»*^ maladies, ne peuvent être interrompus sans inconvénient k vè ^ qa * def dans beaucoup de cas, tels, par exemple , que des typhus.
5 a DES HÉMOURttAfclËS FONCTIONNELLES.
des affections spasmodiques hystériques graves , des phlegmasies encéphaliques , etc. Il n'est peut-être pas de moyen de traitement qui inspire plus de craintes pour le dérangement de la menstruation , il n'en est certainement aucun qui, sous ce rapport, soit plus exempt d'inconvénients. Les bons effets que ces remèdes procurent contre les maladies graves qui les réclament sont si importants , qu'il ne faudrait souvent pas en priver les malades, au risque de déranger la menstruation, ce qui aurait moins de gravité que de les abandonner aux accidents croissants de ces maladies *, mais on n'a pas besoin de faire cette distinction , toujours difficile, caria menstruation s'établit et continue toujours nonobstant cette médication ; il ne serait v donc indiqué de la suspendre que parla manifestation d'épiphénomènes, que nous n'avons jamais observés , et qu'il faudrait apprécier d'après la nature des accidents qu'ils occasionneraient.
L'administration des bains locaux et généraux tièdes n'a pas autant d'inconvénients qu'on le pense pendant les règles 5 elle n'entraîne le plus souvent aucun accident, quelquefois pas même l'augmentation de l'hémorrhagie. Cependant chez les femmes qui sont très abondamment réglées, il y aurait de l'imprudence à administrer les bains, qui ne peuvent qu'augmenter la quantité du flux menstruel ; mais au contraire, chez les femmes peu abondamment réglées, qui ont des symptômes de dysménorrhée, les bains sont souvent très utiles, indication des 1 145. L'apparition des règles pendant le cours d'une fièpoqne S det à iè." vre intermittente grave ou pernicieuse ne peut jamais être gies. un motif d'aj ourner l'administration des fébri fuges , touj ours
urgente dans ces cas à cause du danger que la maladie périodique fait courir aux malades.La répétition des accès de ces fièvres rend souvent les règles plus abondantes, et prolonge l'hémorrhagie utérine au point même de la convertir en une métro-hémorrhagie. Presque toujours dans
DES DYSMÉNORRHÉES. 53
ces cas l'administration des fébrifuges non seulement x n'aggrave point cet accident , mais en détermine même la cessation en interrompant la maladie périodique.