‹ Traité philosophique de médecine pratique (volume 2)Chapitre 15 sur 25 · T. II · texte numérisé non relu

T. II

$6 MODIFICATIONS »të9> ih^ÊéMftlFfXÛÏ^i FONCTIONNELLES.

ééêèàît ; ëë ffltë q&i datis tes intervalle» des règles cette fe&ififc jouissait d'ufle tonne santé. Cet état dura plus d'Une gftiiêéït*iïêiftfoi&&&é ftit ënsuite Remplacée par un flux bémorroïcfal àbôftfarit , qùî subvenait avete tes règlëset durait jfelitftfnthMf^^ate

i^inën&rttéHé étéStà jfëitfè marquée. Une deuxième gros^ sBâfef àWifà, ê^tldâfàt stfdtirtë ùrte épistèfids abondante survintdëûtfôu trois*»*. À^*è» te grosse^ «Tépistaxis reparut éfi&Jhte ih'ôià en ifteme temps que lés< mënstrues pendant &Vtf6ri éfe£*Mt ntôftf. L'feématémè«e se reproduisit ensuite ' ^ÛMtîàtfiêhièm^keqtKr tes î atttresfeémoirhagtes'ï niais ëftë Attifttfèflf abondtftfte 1 , et laissait chaque fois cette femnie J tëBis*Un itik âë déttlitétrès grande : c'est alors que nous *Ï6 VÏnies. L ; hé<tt^tto!^ élait précédée chaque mois d'une ôtttffiiôf #&£ïgftfst*e , qui' devenait très vive par l'ingestion ëVs àlinientë et durait deux ou trois fowts, pendant lefccJtfÉ^îés ?è^s sttfv^natetft éti très- petite quantité-, pais fft&h)ii J $Ù&é€& ïihHMfest&iÇ,' ùn ad deux itomissëment* de sî&g surpaient fè ihatfai pendant quatre ou citfq jours : tàUè éefe abcidéilt^ cessaîent ëWsûite ju«qu ? à l'époque mens* fitaèïfë sVfiNraiïfe. 'E'UtîéJus'ne nous présenta aucune lésion. Nous fîmes appliqué tô t» les jours trois ou quatre sangsttlés^hr te dol de f Kufëriks * et nous coi&eillâmes un bam de s^'cfttotfdha^è jo^r/jfàidâfittroïs jours avant l'appaéîtî6* dfcfe^êgteè et avaiït qucr ltf dôuiéur gastrique survînt -, ôh # âcWi^t*Aîtf m titâfëié temps des' baissons et des âlii^tàYRptitè&Pèrlë glaée. Nonobstant cette médication, ThêiftàlèïïàW L W r^produ^it encore pendant deux: mois , èt tes i nte fttfriït pas, plus* abondantes. Nous fîmes ëàfctîhtrë* 'fte»tfttar tout ^intervalle des règles l'administra 1 !^ dés bains de siégfe Chauds ëtd'usage desboissotis'et 'd&tflîffiéntsà la glace. A l'époque suivante, les douleurs $stetri<![ue8 et l'hémalémèse ne revinrent pâs; maie il se manifesta une épistaxis peu considérable, et les règles dufè^etff trbis jottrV* Le quatrième moi», la malade se

tttS DYSlirÊNORR&Éks. 67

plaignit , à fépdque menstruelle, de pesanteur de tète, de Vertiges; le pouls devint plein, légèrement fréquent; la face colorée et les conjonctives injectées. Comme la malade était faible , nous ne fîmes pas pratiquer de saignée générale, nonobétàiit ces symptôme* de pléthore, mais nous conseillâmes d'appliqùet) pendant quatre jours, quatre sangsues chaque jour sur le col de l'utérus $ les règles arrivèrent aveb aboiidance et âvec d'assez vives douleurs hypogastriqtites et lombaires: il n'y eut point dTiéittorrhagie insolite. Le cinquième iriôis, ces mêmes symptômes de pléthore âtânt revenus, le même traitement fut suivi, les règles tinrent avec abondance, et un flux hétaorrhrtdal peu considérable les accompagna. Nous ùoife ett tîrtmés alors à faire suivre à la malade un régime très dota, secondé par des bains simples à la température de *4 degrés tous les jours. Les tnenstrueô reparurent régulièrement a\ec assez d'abondance , et , petidant i\± jours , elles ne présentaient cFanorùai que quelques àôuletirs lombaires et hypogastriques. Lé flux bémôrrhoïdal reparaissait cependant chaque mctié ; ttiaîs il était peù cbhsidérable %t rte s'effectuait qu'une ou detix fois. La malade restait décolorée et faible. Les baitos de rivière fdrent alors conseillés et pris pendant totit tin été. Dè ce moment , les menstrùes revinïëtot TégùUèretnent*, cités durèrent qtiatfre jours en quantité modérée 1 , le flux hémorVhoïdal rte repartit plus-, ta pâtetir génMfe èèssà, cette femme prit dè f embonpoiht ■et fut tottt 4 lait rétablie. Depuis dètix atts *a santé n'k pas cfésséd'êti*èbiôiafife.

La dysménorrhée hémorrbagique s'est (fabot'd càràct&rtscVchei tfétte fétiithè pàt ttbé èasttô-héihorrilagte , qui aténsuftè <?té remplacée Jîaf tin flux fcémôhftôïdal , puis yarHmeîépîatà^^, à laquelle s'ùccédaïe retour de là gastrohémbttrhà^ë ; |*iis tfépfiètaxis 1 ifymtt et Remplaça dè nouveau l'hémorrhagie de l'estomac; nous n'cfosèfvâtfaes enstiite <jtftm étett de pléthore *ans tâworthagîe inèbWte j

enfin ,1e flux hémorrrhoïdal revint et fut la dernière perte de sang anomale qui accompagna chez cette femme l'apparition des menstrues, suite^ immé- x 1 65 . La dysménorrhée hémorrhagique , lorsqu'elle s'est morrhagies dyi- prolongée pendant un certain temps, ou lorsqu'elle déter-

ménorrhéiquet. • . i , ' . i l ,

mine d abondantes et rapides pertes de sang par les organes sur lesquels s'établit la fluxion hyperaimique anomale, est ordinairement suivie d'un état d'oHgaimie qui constitue quelquefois l'accident mof bide le plus prononcé. A la rapidité et à l'intensité avec lesquelles se produit l'oligaimie , dans des cas même où l'hémorrhagie mçrîîide est loin d'être aussi considérable que l'est la perte de sang menstruelle normale chez beaucoup de femmes qui jouissent du meilleur état (le santé, on doit reconnaître que l'influence exercée sur l'organisme par des hémorrhagies insolites est toujours beaucoup plus grande que. celle que produit le flux régulier des menstrues.

Nature des hé- 1 164» Les hémorrhagies qui surviennent ainsi sur difléménorîh^queï" *ents organes , comme symptômes de la dysménorrhée . sont exclusivement des hémorrhagies sur des surfaces exhalantes-, au moins n'a-tron conservé aucune observation sur des hémorrhagies interstitielles produites dans ces circonstançes. Ce n'est pas cependant que l'on n'ait recueilli des exemples d'hémorrhagies . interstitielles , telles que des apoplexies, des hémorrhoïdes, des pneumo-hémorrhagies survenues chez des femmes dont les menstrues étaient supprimées ; mais il faut distinguer ces cas des dysménorrhées dans lesquelles il n'y a pas réellement suppression de la menstruation.

Les hémorrhagies dysménorrhéiques sont des épistaxis, des gastro-bémorrhagies, des flux hémorrhoïdaux, des hématidroses (546) et des hémoptysies. L'ordre que nous assignons à ces maladies indique leur fréquence relative dans ces cas. .

^S^tnij^ 1 * 65 • D ans le plus grand nombre de* dysménorrhées M-

DES DYSMÉNORRHÉES. 69

morrhagiques , il y adiminution de la quantité de sang habi- ££™f héivx ** tuellement perdue aux époques menstruelles (1099). L'hé- ^uadon. morrbagie symptomatique parait le plus souvent un ou deux jours avant les règles , et dès que l'organisme ressent l'influence de la fonction menstruelle; presque toujours elle dure Butant qu£ les règles, et se prolonge même pendant quelques jours après elles. On voit cependant un assez grand nombre de dysménorrhées,, dans lesquelles l'hémorrhagie supplémentaire ne se déclare qu'à la fin du flux menstruel régulier, mais seulement peu considérable, eu égard à la quantité de sang habituellement perdue par les malades , et eu égard â leur constitution et à leur âge.

1166. La dysménorrhée hémorrhagique se manifeste nM É ££ h ^°™£ assez fréquemment avec les symptômes de l'hystéralgie cata- ^^J t h ^ mor " méniale (1 1 5o) , qui se joignent alors à ceux qui lui appartiennent en propre; les accidents hystéralgiques sont même quelquefois si intenses dans cette dysménorrhée , qu'ils constituent les phénomènes dominants delà maladie. Il n'est pas rare aussi cFobserver des attaques d'hystérâlgie cataméniale alternant avec celles des hémorrhagies par déviation en sorte que l'état morbide se montre à une ou à plusieurs époques menstruelles , ou pendant plusieurs mois , sous la forme hystéralgique , et pendant plusieurs autres , sous celle d'une simple déviation de l'hémorrhagie* menstruelle.

1167 .La dysménorrhée hémorrhagique présente souvent, et plus souvent peut-être que l'hystéralgie cataméniale, des épiphénomènes nerveuî, simulant toutes les formes des accidents si variés de l'hystérie (11 61); dans quelques cas même, ces symptômes se montrent régulièrement comme prodromes où comme effet immédiat des hémorrhagies anomales , ou des hy|)eraimies qui précèdent tet accompagnent ces hémorrhagies. Il faut , plus encore que pour Vhystéralgie cataméniale , attacher peu d'importance à ces symptômes, qui en imposeraient facilement pour des maladies graves des organes encéphaliques ou du système

Ojçrv|çiîX. Npu? avons oJ)serYf5 jme jpune femme, ej^ez la^ quelle dysménorrhée , qui déterminait ime épistaxis 4'aiNeijrs peu aboudai^e , df&Ntait à phaque attaque par d$s aQci(lwî8 wryevx épileçtiforraes qui Avaient faif porte* su? çfltftç maladie un fâcheux prognostjc. Cependant, tpj^B ces iLÇM$ent& disparptept comme l'epistaxis ^eljem/lme, Jp^qu'op .epjt yamçpé par up traitent métypdfque le? pkfoomèpjesde * a plçpstrua)£op Jçur état normal. An. II. Étîologie des dysménorrhées.

Causes pré- i ).6§. JUe? causes prédisposante? les plu$ 4irectes 4 e * 5 dysménorrhée»? dysménorrhées se Jrpuvept (J ans le tempérament dçs fepimes.

et dans Je^ conditions spéçj^es dç? fpp$tion? menstruelles.

I#s femmes 4'*™ tempérament sapguip prononcé, ou celles njui ont une puscepi^bilité extrême du système nerveux , $ppjt si immédi^tjemç^t prédisposées ^Ja dysménorrhée , qu'elle ae pr/oduft souvent chez çljbes sans causes occasionnelles évidep^çs, ou au moins, par Je? causes occasionnelles les plfcts Ijég^pes. Ce? causes prçdi$posanJes sont surtout rendues efficaces chez ces femmes , quand ej^es sont favpri?ées ou activées par (Jes habite? prppres à leur donner une intensi té ipsolite. Aipsi, l'habitude des boissons çt des aHwepts stimulants , et surtout des stimulants diffusibles-, une vie mollç, oisive, consacrée aux impressions excitantes des plaisirs des sens , ou troublée par des affectipns morales yivçs , sopvept répétées pp prolppgées sans mesure, sont des conditions si faitarable? à la production des dysménorrhées, qu'elles $opt la malade habituelle de presque fouies les femmçs qi^i y S( >ot sppmijses.

Les femmes abondamment menstruées , celles qui se livrent avec excès aux plaisirs de l'amour, celles qui ont la funeste habitude de la masturbation , celles qui provoquent et entretiennent des impressions erotiques par des lectures , par dés images, par des conversations , par $es spectacles, par upe imagina tiqp vive çt non tempérée par la raison pu

parles principes religieux, sont te plus sojuvçnt aflfeAt&p de dysménorrhées; il suffit même Ae£\v$i\xwcfi d* W £W*ses, continuée pestant quelque tempe, pour Xayre naUrç ces maladies. Ge&Uauriout .apci* le j^vdtaftiop dp py+ berté.que la dywpaéoorrkée e*t ii»mi»ettte cbez 1#b j^upç* filles qui ee trouvent soumtscp i aes cause* frëdww^ 8 *

Les Jouisefuttes vépérieumç* aptwâpéest che? les jewçs foomee ayant que le cerpt spt acqrô UmX *w d^évpjqppemeat, surtout lorsqu'elle* s'y abaodop#ei*t wfts modération, cowOitueut une habitude 4e vie iauaédi#t^ei^ prédisposante £ la dysménorrhée, dont 091 jj> >que #qp d'occasion* de reconnaître les ftcbeu* effet?.

jLa privation forcée des piai&if s 4e l'autour , le câife# imposé u&ajgré las d&to pés d'up twpjérw^eot ardflpt* l'habitude de Aa vie contemplative jajt <des ip&JitajtHW tiques, les attac^esnepts pa**iopné» , paàffie pwr 4 e ? p?rsonpes du même je» , ne prldtapwent pa? ftwps dir#çtemept à h djtwfaQTKbit qw fc* pauae* pi^qéde^^', w apparue opposées dans lw e#eU.£'e$t ftfns <}putç A <$? cirooPÊtanees qu'il foui attribuer la fréquence 4e W -maladie* parmi les femme* vouées à la vie monarô.f ue-

La dysménorrhée a pour causes prédisposantes jSp^eW les phlegmasje* de Vufcérup st les catarrhes vagiwuy» l'hystérie seruWe anaei l'une de» pause» paAoJogiqw Le* plus immédiatement prédisposantes de eetfte maladie. Il eftt peu de femn&çp hystérique* cta leaqp^Ue* elle U9 Pe fgy^ jnaflifestéç à un {ftftain degré et souvient plusieurs fais,

* I*» ocçasiofluaelies de? dysjp&orrfM&es ?w* c-y •«*. si ûpfptoreus^s, qu'eus pe peuvent ftre tauft&s jouées, ï y < ^!wi^ W p'sft pa* de ci? wp&taaP? dopt J'influcppe pupsj* i$brap*< l$r 1 VgWtfme à un certain &g?é et d'une UMtnjire b;rpsque , par laquelle ou n'ait yu la dysxnénortbée immédktement produite, surtout lonsqu'-etys agit pendant l'imlnijaenec et la du^ée de i'hépoorrbagie raenstrjuêjle , sur des femmes prér disposées à ççs maladies» Mm f de* commotions n\oreles

« a MODIFICATIONS DIS HÉHORRHA.GIES FONCTIONNELLES.

subites , un ébranlement physique violent, l'action immédiate du froid ou d'une vive chaleur, ou le passage rapide d'une de ces conditions à l'autre; l'impression douloureuse d'un état morbide occupant un organe important, très vasculaîre , ou recevant beaucoup de nerfs, etc. , etc. causes <!«• ré- Û70. Les dysménorrhées qui surviennent par toutes ces w£mnb££ Jêm cames ne se bornent pas toujours à une attaque limitée à une seule époque menstruelle ; le plus souvent elles se reproduisent aux époques suivantes, pendant an temps plus ou moins lông , sans l'influence de nouvelles causes occasionnelles. Cette circonstance, fréquemment observée, doit faire considérer les* attaques de dysménorrhées antécédentes comme des causes prédisposantes de nouvelles attaques, et l'habitude de cette maladie qui s'établit âinsi comme une' cause occasionnelle de son retour.

Les récidives faciles et si souvent observées des dysménorrhées , même après des intervalles de plusieurs années , et souveqt sans qu'on en trouve la raison dans* des causes appréciables, nous fait penser que la prédisposition â la dysménorrhée peut persister long-temps d^ns l'économie et suffire pour occasionner des récidives de cette maladie j on comprend pourtant qu'on ne peut guère à cet égard établir que des probabilités , puisqu'il est souvent très difficile de déterminer l'existence de beaucoup de causes prédisposantes, et qu'il est toujours impossible de mesurer exactement la puissance et les limites de leur action. •u^deT C <S££ 1 1 7 1 * ^ es deux formes de dysménorrhée que nous avons dT%s^éè" distingué 8 (* 1 48) se manifestent également sous l'influence rhées. prédisposante, ou déterminante des causes qui viennent d'être indiquées \ toutefois la dysménorrhée hystéralgïque est celle qui est le plus souvent observée , tandis que l'autre est une rf maladie rare \ cela dépend évidemment de la plus grafride facilité avec laquelle les conditions morbides qui la constituent se produisent dans l'économie, causes immé- n^ 2 . Les causes immédiates des dysménorrhées se trou-

DES D Y&MISIf OàRRÀBt • 7 3

vent dans l'exagération des conditions physiologiques qui se produisent aux époques menstruelles (i 119 etsqq.), troublées dans leur évolution normale.

1175. La congestion utérine qui s'accomplit chaque ctw« mois, sous l'influence du travail organique qui se reproduit ^w^i? 2y£ dans l'ovaire , si elle devient trop prononcée, si elle étend Urll * l * ,ie * son atmosphère dans le système vasculaire abdominal, si la susceptibilité des sujets exagère l'influence qu'elle exerce à l'état physiologique sur tout l'organisme (1 ia5), est évidemment le point de départ de tous les symptômes de la dysménorrhée hystéralgique ; aussi ces symptômes se rapprochent-ils de ceux des congestions utérines inflammatoires en lesquelles on voit souvent se convertir les attaques de dysménorrhée hystéralgique.

1174* La dysménorrhée hémorrhagique se rattache bwécomme effet immédiat à la perturbation d'une hémorrhagie méoorrMe habitueUement et périodiquement reproduite dansl'orga- morrhiglq,,# * nisme (n3, 1098, 1126). L'habitude des pertes de sang se lie nécessairement à un état pléthorique qui se reproduit comme l'hémorrhagie elle-même, et dont elle semble être la terminaison critique. Cet état pléthorique, ou plutôt cette préparation à la déperdition sanguine , se manifeste même comme effet des hémorrhagies artificielles périodiquement répétées (114) pour 18; manifestation régulière des menstrues -, il n'estpas seulement l'effet des déperditions sanguines périodiques, il se lie très probablement à la fonction ovarique , et il arrive comme un des actes qui concourent à la produire (1 1 25). On est Tondé à le penser d'après les symptônfes d'excitation générale du système circulatoire qui précèdent et accompagnent lès attaques de ces maladies. Il suffit que l'hémorrhagie utérine ait été troublée pour qu'il survienne immédiatement une fluxion hémorrhagique sur quelque organe qui devient ainsi le siège accidentel d'une hyperaimie, suivie ou non d'extravasation sanguine. C'est ainsi que Ton conçoit la manifestation de la dysmé-»

74 MODIFICATIONS DBS HÉMORRHAGIE8 ÏONCTIOKNELLIS.

norrhée hémorrhagique; elle est toujours d'abord l'effet immédiat d'une perturbation de l'hémoirhagie menstruelle; il suffit ensuite de la reproduction, chaque mois, 4es conditions sous l'^luence desquelles eUe s'est àévétoppée pcpr favoriser son retour. Elle 4evien / t ainsi facilement une modification anomale permanente du flux ipjepstruel: causes immé. 1 1 f5 . En réunissant les résultats des observations clinites , mais con- ques , l'on est amené à séparer p*£ l'analyse Jks <3j.vers clcIç?

nexes, qui con- , . . ,, ,. , .

courent a pro- physiologiques qui s jccomnu^se^t dans menstruation çt ménorrhées les états morbides fffùse ^en^^uxp^tu^batJ^s^ çesaçjtes v et à leur influence sur l'organisme.

L'byperaimie utérine mençtrueMepeuJ , en pc^sjpnfiapft une surexcitation presque subipfeumwitoiïç £e l'ujt&u?, devenir la cause immédiate , l'élément constitué 4§ tépalgie cataméniale.

L'influence exercée par tfacjte qui js'^çcojpapli): cj?&qu£ mois dans l'ovaire (i j a3), çigiss^nt sujr le pjtfèfftp ttejY,eu$ d'une manière exagérée, détermine le§ apçÂdpnts neryeu$ de l'bysjtéralgie , qui ne sont le pjus gpuy ent jque l'ex/ag^rar lion* des pbénpmènes qui subviennent £ çbfique éppjfcu^ menstruelle chez beaucoup (Je fepupes ^ fo>).

L'état plé&orjque qu^ se Jie , $pit £ la me^tjufgtifln £pnshjérée en elj.e-mêmje ejt çpflnfte fonction , soijt à J^bajjitucjg des héinorjrhçgies , augnaenté pp? <jtes causer extérieures pu par l'insuffisance c}as règles, précjîspose ?ni^é$atemeju; aux déviations (îémor^hag^aef qui c^açj&isçnjt Jf* dysménorrhée hémorrhagique.

Rapportnéces- 1176. Toutes }es perjjurbatipn* tle \% mçmlïwùon <\m des dysménor- l'on remarque <)çns les dysménorrhées n'empêchent «p^s menstruation, l'accomplissement c^e l'acte dont l'ovaire est d'abord 1$ siège et dont l'hémorrhagie menstruelle n'est qu'un résutyat. Le* \ phénomènes menstruels, qui surviennent toujours à un

certain degré à chaque retour de la maladie (i l5p, 1*69) , montrent que la fonction oyarique se fait epcqre mémfc lorsque les règles sont si peu marqué que 1$§ £e&&$s

ÇBS DYSMÉNORRHÉES. 7$

perçoivent à peine de leur présence. Cette circonstance , inaperçue jusqu'ici , a fait considérer lés dysménorrhées dans lesquelles il n'y? pas d'h&norrhagie utérine as*e? prononcée pour être çyidentç, pomme déjte^niinanjt Jes accents hys^aJ^ques et les hémorrhagies supplémentaires par le seul eûejt de Ja suppression 4e menstruation) sans doute dans ce cas l'organisme éprouve l'influencje d$ la non- manifestation pje^que complète 4'une pçpte cje sang hahituetye, mais l'acte inenspruel oyarique primordial n'est pas pour cela supprimé , contribue nécessairement à la production des accidents. I^e|puis que nous avons été conduit*» adopter les opinions gue nos observations nous forcent d'admettre sur la rpmstruation(i j , nous n'avons pas encore rencontré une feinme ^yant accidents cjysménorrhéiques, che^ laquetye ^ ne se soit manifesté * avec fes symptômes ordinaires de l'apparition mensuelle <Jes Règles , au moins un vestige d'Uémorrhagie ou d'éçoujement sanguinolent par l'utérus , avec des douleurs Jombaires et hypogastriques, de Ja turgescence aux mamelles , et souvent des épiphénomènes variés, que l'expérience a appris à chaque femme à regarder comme jiés à chacune de ses périodes menstruelles (i 10?, fio£).

Chez toutes les femmes véritablement atteintes d'aménorrhée, état qui est ^toujours symptomatique (1 i 3o), nous n'avons jamais Reconnu ni les symptômes ordinaires de l'apparition des règles, ni aucun vestige 4'bé mo F^agie menstruelle, ni aucun symptôme de dysménorrhée. Le$ ouvertures des cadavres , $ms ces cas qù la maladie première est souvent mortelle, expliquent l'aménorrhée et montrent qu*il n'existe dans J'ovaire ni trace de vésicule déchirée, ni cicatricule récente, et souvent même pas de vésicules fie Graaff (i 1 17). C'est donc J'acte qui s'accomplit chaque mois dans l'ovaire qui est la cause prochaine des ac- \ cidents dysménorrliéiques, connue k il est la cause occa-

sionnelle de rhémorrhagie menstruelle.

Ait. III. Diagnostic des dysménorrhées.

signesdMdjf- 1I 77* La dysménorrhée se caractérise d'abord par le fait tl^Shma^ constant de la coïncidence de ses attaques avec les époques ^'iî! périodiques de la manifestation des règles, et presque toutmtues. jours par les symptômes préçSirseurs qui surviennent à chaque époque menstruelle. Ces symptômes, tout en conservant leur identité avec ceux qui se montrent habituellement tous les mois, ont seulement une intensité insolite qui les convertit en de véritables phénomènes morbides ; ils constituent les prodrômes de l'attaque de dysménorrhée.

La coïncidence de la manifestation des règles avec les accidents dysménorrhéiques «st un signe important pour leur diagnostic. Ce signe ne manque jamais, mais il est souvent peu marqué , et ne se reconnaît que lorsqu'on le recherche avec attention.

féwnuêrliV'u 1 1 78* Les symptômes de la dysménorrhée hystéralgique dysménorrhée ne peuvent être confondus avec aucun des accidents des

hystéralgique et *

mprîhoSiîea 11 * ma ^ a< ^ e8 < I U6 nou8 avons étudiées jusqu â présent , excepté ceux de la colique hémorrhoïdale ou entéro-hémorrhagique (599, 588)-, considérés en eux-mêmes, ils s'en distinguent d'autant plus difficilement que la coïncidence des attaques dliémorrhoïdes ou d'entéro-hémorrhagie et des menstrues s'observe assez fréquemment. On parvient néanmoins à ne pa# confondre ces affections en considérant les circonstances suivantes : d'abord pour l'hystéralgie cataméniale la coïncidence des attaques avec les époques menstruelles est constante , et fréquemment il y a déjà* eu plusieurs fois manifestation de semblables accidents aux mêmes époques. Les douleurs tormineuses communes aux coliques bémorrhôïdales et hystéralgiques s'étendent pour celles-ci vers l'hypogastre, aux lombes, dans les fosses iliaques et souvent dans les aines*, pour celles-là c'est à l'ombilic, d'où elles irradient dans les flancs et aux lombes; que les douleurs se manifestent ; elles sont le plus souvent soulagées

DBS DYSMÉNORRHÉES. 77

par la pression hypôgastrique qui exaspère les coliques hystéralgiques. Le gonflement et les douleurs mammaires qui manquent rarement dans l'hystéralgie cataméniale ne surviennent jamais dans les coliques hémorrhoïdales. La chaleur et la turgescence vers les organes génitaux , la ma- ' nifestation d'un écoulement muqueux, mucoso-séreux et même sanguinolent par le vagin, n'indiquent, l'hystéralgie cataméniale qu'à cause de l'époque à laquelle se trouvent les femmes : car ces symptômes se montrent dans lç? attaques d'hémorrhoïdes ( 588 ) ; il est vrai que dans ce cas les hémorrhoïdes sont elles-mêmes un signe diagnostic important-, leur manifestation et leur turgescence* ou la manifestation d'un flux hémorrhoïdal, liées aux* accidents torminteux, suffisent pour qu'on ne puisse plus considérer la maladie comme une hystéra^gie cataméniale.

1179. Si l'hystéralgie cataméniale survient comme point de départ ou comme symptôme d'une phlegmasie aiguë de l'utérus ou de ses annexes, les symptômes inflammatoires généraux qui se manifestent alors et les signes de la phlegmasie locale suffisent pour déterminer le diagnostic.

1180. La dysménorrhée hémorrhagique ne peut se con- dei ^JSSJj! fondre avec aucune autre maladie. On voit bien quelquefois âSqjj£ m<aor " se manifester des hémorrhagies par différents organes survenant d'une manière supplémentaire et par suite d'une habitude de pertes de sang sur des personnes habituées à des hémorrhagies par différentes parties, qui ont cessé de se montrer ou qui ont été, troublées. Les hémorrhagies dysménorrhéiques ne sont pas seulement le résultat de l'influence que l'organisme a éprouvé de l'habitude des règles,

elles sont dépendantes immédiatement de la condition physiologique înenstrueUe $ aussi la coïncidence des hémorrhagies avec les époques, et leur rapport avec les phénomènes spéciaux de Ja menstruation, constituent-ilf le 1 caractère pathognomonique des hémorrhagies dysménorrbéïques , quel que soit leur siège.

Abt. IV. Prognostic des dysménorrhées.

Prognostic det ïï8i. t!èi Ûj^fàètàtiÙ&k nyktMi^es lie niefteht h7t tomèniî\J:' point orctinaitement l&foe en Ranger; teur suite ïa plus fâ-

%|uant aux accidenta qui ] dent.

dénia morbides

mhée ; fet HiB& ÏS Wiïe xftfe'ltës eniMnent quelquefois

qui leur succè, |^^ étti ^ ; e £ ttrMMïîôtl «W (l , & 'éh-

lie* àyitiptBtiiéà hyéWWlgîcttïès édirt xttiéïtjiiëfais M Ititfetiêtes; Bs &>ril tôujbiîri si bMufoureux; frufrïs Bfrrkiënt vivfcînèht les hïalàdës ët léiif fataille. S! là Vîè fc'èèt jamais -cdfn^rôirYfee f& cës fecidêntè , Î1A ti'èh etèreènt piàs ùitiitis iinë^âri^ei^ ët ^rifcicipà-

teàîeiii §tir celles M ^stèhife taètvétti; àuM taîssent-1ls subsister chez tes ïnâlâdëè tofe èùsc^^fflbiHK hferveusê qui •è#à$è*é en èllëè lès ^Ws iégèrei ini^r^stôtlô ,lës rend sufèttës pëudânt unë ^âïtié dé leur vite aùfc à'ccidënts spàémd- VB^és, ët dévient ainsi Une catïèë ftnrnë'àlaté dê Maladie et une cause de retour de sehiblârjlek accidenté afofc jtério*des menstruelles suivante^ 170). L'état habituel de niai- Ijrètiï dans lequel ces tn'àlâdîës jettent ïës feMries IBdfque aussi quittés àftiséent rfiir ta "nutrition.

Prognostic de 1 rîte. La d^sménorrhëè îiériiorrhagîque n'entraîne que lés accidents qui &¥attà'cfterït âttfc hémorrtiàgiés qu'elle déauédLâcVidenutétetoe dan* difleVentS br%anes , aussi lè prognostic de cés quelle produit. IM ëst-îl 'Ifi^^ Wnt

^obr les accîâènts quiWiri l'ëflètimto&lat <ïe fty^éradnue et Ae IrUè^iYhâfeifr, qttëflfdur roli^ariîife qui £eùt f êfre Ife j^Itàt desipertes Ik stn^gl*ôltk%éeé ^ ; àboridfantës.

Considérée en^le-M&i^ des or-

ganes sur lesquels elle $*6vôque le kriôîimen néhiorrhagiqde, la dysménorrhée vtoit il s'agît ek trkrjfttjtës gi^Ve 1 -, eiie se 1 «montre extrêméitoént: *&beHe , ellé récidive avec unë excessive facilité, tnâlgré lie tfèfitëWent le fltis rationnel*, et comme elle change faerlementdesie^à dhaque attaque ,

D18 *TSMÉSOREHÉES. 79

l'on ne peut jamais aflBrmer , même d'après les accidents qu ? ellé a déjà déterminés dans des attaque* réitérées, qu'elle ne produira pas des héiborrhagies sur des ofgtines où léur présentée £e«t étrë suivie d'adcidenta gtfavefc. .

1 1 83. ' La'copukctnm n'est pas féconde pour le plus grand Rapport* det Bomfeire deafeilitees dysu»énbrrhéh}ues. Cependant Ton ob- avec l'accomî éefre sfcruvent des exceptions à ce fcit général , surtout j^our Fon^Sma" util* la : dysménonfbéè hystéitdgique.

La' dysmémrrhëe est ovâhiaireknent interrompue par la grossesse et FaHaiteéaenfc H est Vrai qu'elle se reproduit le ptad ordioaireDierit erisuifee quand lar fonction menstruelle së rétablit* Les casier plus heureux , et Aussi le» plus rares , sont' cèux dada lescpfel* la grossesse fait diipdraîlre sans i«etour lé» accidents djysméoovrhéiqùes*

L'Age erkiqrfefaft eeôser définitivement lès dysinénor- Aêé8 ,( qôf pèràcirf towfoiirl de leur intensité à mestrte cfue H ^eniése ap^rodbe fie* cet âge.* *

La grornssè sàrvehant chez lés femmes affectées de dysménorrhée/, et surtout de dysuiénorthée nystéraljjiqute, est souvent interrompue par des tfvôrtemente qui se produisent le phts souvent dus époques menstruelles. La poiwfonjté de ces Portements, qui s'acéorojpa^aent toujours dea doddents ordinaires de la dysàiénofrhée , doit entrer dans lë prognostic de cette maladie quand la grossesse vient en suspendre la marche périodique. Ces avortemehts sont d'autant plus fâcheux qu'il* aggravent pour plusieurs mois, et souvent pour des années, l'intensité de la mâtedie, : * ■»

À*t. V, Thérapeutique des dysménorrhée»,

1 1 84. La curation rationnelle des dysménorrhées se dirige contre les accidents dysménorrhéiques existants , et dans les intervalles des attaques , pour prévenir le retour et interrompre l'habitude de ces accidents.

1 1&5. Bans les attaques de dysménorrhée h^atéralgique, . w,c i^ 1

80 MODIFICATIONS DBS HÉMDR&DACIIES FONCTION NÈLLËS.

STaS^I^ l'hyperaimie dont l'utérus est le siège , et querhéniorrhagie îitaqSw d dedyî! menstruelle doit terminer, fournit les indications les plus 5âïï£ c . hy8 " directes; il faut la modérer par le repos continu , la posi- / tion horizontale, le calme d'esprit, l'absence de toute ex- ✓ V citation agissant surtout sur les organes g&ûtaux; l'usage ^ des aliments peu stimulants , donnés en petite quantité , etc.

Si la congestion utérine est très prononcée , il faut la* combattre par des émissions sanguines révulsives ou dérivatives : ainsi des saignées du bras ou des veines saphènes, des émissions sanguines locales par les sangsues, ou par les scarifications aux aines, aux lombes, sur les fosses iliaques, sur les flancs, sont souvent, dans ces cas, suivies d'heureux résultats. L'écoulement des règles ne doit pas empêcher de recourir à ces moyens : il ne se supprime pas sous leur influence; il arrive même le plus souvent qu'il s'établit avec plus de facilité et d'abondance (i i3^). L'observation prouve que la condition la plus favorable pour la manifestation des règles est un degré d'hyperaimie utérine modërée.Quand la matrice est le siège d'une congestion sanguine trop intense, l'hémorrhagie ne s'établit que difficilement , et l'inflammation de l'utérus est imminente.

La saignée générale est un excellent moyen de diminuer l'intensité de l'hyperaimie utérine menstruelle : elle est absolument indiquée quand cette hyperaimie est liée à un état pléthorique; on la pratique alors avec hardiesse. Si au contraire la pléthore est modérée , on n'y a recours qu'avec mesure. Lorsqu'on la pratique dès l'invasion des prodrômesd'hystéralgie cfttaméniale, la saignée fait souvent avorter les accidents; aussi chez les femmes d'un tempérament sanguin et disposées à la pléthore , ou qui sont abondamment menstruéfes , est-ce une excellente pratique que d'avoir recours à une petite saignée chaque mois, à l'époque des règles, et même deux ou trois jours avant, pour prévenir les attaques d'hystéralgie , et en interrompre l'habitude. iiiétijroS!^ 1 L'ib 01161 " 56 9 ue l'hyperaimie utérine menstruelle

BIS DTSmiKORRHÉES.

exerce sur l'<

intensité ; elle est évidemment aussi proportionnée à la sus- du •!•«*«• «r.. ceptibilité nerveuse des sujets. L irritabilité extrême de d'yutufaire. beaucoup de femmes, exagérée encore par la répétition des accidents hystéralgiques, leur fait percevoir d'une ma* nière désordonnée l'influence de la congestion utérine menstruelle et de l'acte organique dont les ovaires sont alors le siège (1119). L'indication de recourir à des moyens antispasmodiques et sédatifs du système nerveux résulte de cette idiosyncrasie. Parmi ces moyens , les sédatifs qui agissent le plus spécialement sur l'appareil utérin doivent être préférés; ainsi l'assa fœtida, administré surtout en lavement, le castoréum, nous ont été souvent d'un grand secours dans ces cas. L'opium a des effets variables; le plus souvent il fait cesser les douleurs hystéralgiques, et quelquefois il les augmente* Nous l'avons administré avec ces résultats opposés, tantôt par la bouche, tantôt par le rectum; mais l'expérience nous a aussi appris que , si l'on unit ce remède à des excitants diffusibles, comme l'éther, ou le camphre, ou la teinture de mélisse, ou de menthe, il n'occasionne pas en général ces effets fâcheux, et constitue le remède antispasmodique et sédatif qui mérite alors le plus de confiance. Nous avons bien des fois fait cesser immédiatement par l'opium donné de cette manière des accidents hystéralgiques qu'il avait exaspérés lorsqu'on l'avait administré seul.

En môme temps que l'on combat ainsi les accidents hystéralgiques par les sédatifs spéciaux de l'appareil utérin, il est toujours utile de recourir aux sédatifs antispasmodiques qui agissent sur tout l'organisme. Ainsi les bains frais prolongés, les affusions fraîches, font souvent cesser les douleurs hystéralgiques , ou au moins les modèrent beaucoup , en calmant l'excitation nerveuse que provoque dans tout l'organisme l'affection abdominale. Est-il besoin d'insister sur la nécessité de ne prescrire ces moyens qu'après qu'on a

8* MODIFICATIONS BIS HÉM8fcRtt*GîH& FONCTIONNELLES.

calmé les accidents d'byperaimie ét de pléthore par la tûè* dication qui leur est appropriée ( x 1 85) ?

a5â U ctn1îe 1 ^ vaa * ^ 6 P* e8cr * re antispasmodiques êt peÉK Kystéraigie ca- dant qu'on y a recours eontret lea douleurs hystéralffioues v

taméniale. ' j . . J

on ne doit jamais négliger l'administration dés purgatifs surtout si la malade a de te constipation : il n'est peut-être aucun moyen thérapetitkpiè dont on retire pltts d'àvaùtages, et dont l'omission soit plus propre à etnpécher ïe* bons effets de tous les autres remèdes. Qu'ils soient trtilea en prévenant Faccamukrtion des fèces dans l'intestin ; tni en exerçant sur la muqueuse intestinale une excitation dérivative par rapport à l'appareil utérin j l'observation cll^ nique atteste dans la plupart des cas leurs bons effets* Traitement gé- x x 88. Le traitement qu'dn doit conseiller dans les interdans les inter- valles des attaques d'hystéral de e^tariiéni aie, ûetir les pr^

ralles des atta- . , ^ r . „ r *

ques d'hystérai- veDir et en rompre la succession habituelle y repose sut les gi« catamémaie. m ^ meg indications que celui par kfquel on combat l'hysté-^ ralgie manifestée* Réprimer l'état pléthorique * modérer et prévenir l'byperaimie utérine imminente (n85), atténuer la susceptibilité extrême de l'appareil utérin et du système nerveux en général (1186), tels sont les résultats qu'il faut se proposer d'obtenir.

Le traitement euratif et prophylactique de la pléthore (i56 et sqq.) est toujours indiqué; au moins pour les moyens diététiques qu'il comprend , comme méthode de traitement prophylactique des attaque* cPhystéralgie cataméniale y il est aussi le plus directeifient utile pour modérer l'activité de la fluxion hyperaimique que chaque époquè menstruelle ramène vers l'utérus* Mais tout en ayant recours aux moyens thérapeutiques que comporte ce traitement , il ne faut pas dépasser dans leur emploi une certaine limite imposée par la nécessité de les continuer pendant un temps assez long et de ménager les forces des malades. On ne doit pas perdre de vue qu'on ne peut obtenir la cessation de la maladie qu'en modifiant d'une ma*

«s irrsvfrioiBiiÉxs.

nière permanente l'équilibre des fonctions des appareils circulatoire et nerveux vicié de telle manière que l'accomplissement de la menstruation, par l'influence exagéréë èt anomale qu'il exerce sur l'organisme, reproduit chrique mois les accidents morbides (ii5i). C'est en effet U l'Indication thérapeutique capitale : on la remplit en déterminant sur une grande étendue du Système tégumentaire des mouvements fluxionnaires qui activent les fonctions de ses vaisseaux et agissent comme dérivatifs et révul* sifs par rapport aux organes internes, et en dirigeant sus le système nerveux des moyens sédatifs puissants polit tempérer son excitabilité. Les bains froids peu prolongés et répétés chaque jour, les allusions froides, les frictions sèches à la peau, les bains alcalins chauds ou froids, comme les bains de mer, sont les moyens sur lesquels il faut le plus compter pour obtenir ces effets thérapeutiques. Une précaution importante pour les assurer consiste è ne donner à ces moyens qu'une activité modérée, et à les continuer avec opiniâtreté pendant un temps assez long. C'est un principe général de thérapeutique d'une grande importance pour le traitement des maladies qui sont devenues habituelles, qu'il faut que la médication modifie avec lenteur, d'une manière progressive et pour long-temps l'organisme.

1 1 89 . La dysménorrhée hémorrhagique doit itre traité* rhérapeatid'après toutes les indications qiie nous venons d'exposer iïdy'min^fe pour la curation de l'bystéralgie cataméniale* quand elle hémorrlia8iqu# * est surtout jointe A des symptômes hystéralgiques dont elto tst rarement tout A fait exempte (1166); son traitement repose néanmoins aussi sur des indications spéciales* «

L'hyperaimie et l'hémorrhagie utérines à un certain degré d'intensité sont l'état normal qu'il faut tâcher ïPobtenir pour la curatign.de la dysménorrhée hémorrhagique. Ules sont insuffisantes dans cette maladie, puisque pendant que la fluxion et l'écoulement sanguin se manifestent à un

faible degré sur l'utérus, des hyperaimies et des hémorrhagies comme supplémentaires s'établissent sur des organes éloignés. L'indication la plus directe est donc d'appeler sur l'utérus un molimen hémorrhagique plus prononcé. C'est dans ce but qu'on détermine à l'extérieur des congestions sanguines ou des hémorrhagies artificielles , qui agissent par continuité et médiatement sur l'appareil vasculaire propre aux organes génitaux internes , ou que l'on opère directement sur l'utérus des émissions sanguines qui, tout en évacuant ses vaisseaux , n'y donnent qu'une plus grande activité à la circulation. Les moyens par lesquels on agit directement sur la circulation utérine sont les émissions sanguines opérées sur le col utérin par l'application des sangsues; ceux par lesquels on n'agit que médiatement sont les topiques irritants , les ventouses , les scarifications, les saignées locales vers les organes génitaux externes et à la partie supérieure des cuisses.

L'emploi méthodique decesagents thérapeutiques serègle sur la considération de la marche de la maladie , évidemment tracée par la succession et la durée des actes menstruels. C'est aux époques des règles qu'il faut les prescrire, et même dès la manifestation de leurs prodromes ordinaires , c'est-à-dire un ou deux j ours avant leur apparition ; on doit ensuite prolonger leur action d'une manière continue, ou au moins presque sans interruption pendant le temps ordinaire de la durée des règles : on en obtient ainsi plus d'utilité qu'on n'en retirerait si on les appliquait avec une grande énergie et pendant un temps très court. C'est ainsi que l'application quotidienne , pendant quatre à cinq jours chaque mois, ou même réitérée deux fois par jour aux époques menstruelles , de deux ou trois sangsues au col de l'utérus ou à la vulve, ou de ventouses scarifiées ou même sèches aux cuisses, secondée par l'usage quotidien des bains de siège très chauds, suffit le plus souvent, si l'on persiste pendant un temps assez long dans son emploi ,

BBS DYSH&H0UHÉJ3S .

pour rétablir et régulariser l'hémorrhagie utérine menstruelle, et faire cesser l'hyperaimie et l'hémorrhagie anomales (1162).

1 1 90. L'administration des médicaments emménagogues ^JJJJJJJ 1 constitue le principal moyen de traitement prophylactique ^«^^Aé! 10 des attaques de la dysménorrhée hémorrhagique, pourvu hémorrtl, « i< n , «. qu'il n'existe ni état de pléthore sanguine, nihyperaimie

locale , que l'action excitante générale de ces médicaments puisse augmenter. L'influence spéciale qu'ils exercent sur les ovaires et sur l'utérus , et par suite de laquelle ils favorisent la turgescence de ces organes et l'établissement des congestions et des hémorrhagies sur la matrice, contr'indique évidemment l'administration de ces remèdes dans les hystéralgies cataméniales, dont ils aggraveraient les accidents. Mais dans un état pathologique où l'absence de la congestion utérine et de l'hémorrhagie menstruelle normales est la première lésion, l'action des emménagogues est directement indiquée. Parmi ces médicaments , le safran et l'armoise nous paraissent mériter la préférence.

Cette médication ne peut avoir d y effets avantageux que lorsqu'on la continue pendant un certain temps dans les intervalles des règles; on assure mieux encore ses bons résultats en ayant en même temps recours aux moyens qui favorisent directement la congestion sur l'utérus en agissant sur son appareil vasculaire.

1191. Pendant qu'on prépare et qu'on favorise l'établis- . . Moyen, qui

J r t * doirent être dl-

sement de l'hyperaimie et de l'hémorrhagie utérines mens- |?*£ t j o d J* truelles , pour prévenir les hémorrhagies anomales qui sont dation» ment-

, 7 r , r , , . . . ° . „ ^ , truelles, sur les

le résultat de leur déviation ou de leur insuffisance , on doit organes versies-

, * 1.* quels tendent à

s efforcer de contrarier 1 établissement de ces dernières par s'établir les hé-

1 1 . 11 t r ,» morrhagiea se-

les moyens de traitement les plus propres a atténuer r ac- condaires. tivité de la circulation dans les organes qui en sont habituellement le siège, ou vers lesquels se montrent des prodromes qui peuvent faire craindre leur manifestation. Ces moyens thérapeutiques sont tous ceux auxquels on a habi-

86 MODIFICATIONS 088 HÉMOURMÀGtM FONCTIONNELLES.

tueiiement recour» dans le traitement des hémorrhagies idiopathiquee de ces organe»; ils consistent, spécialement pour les cas qui nous occupent, dans les applications froides (178) pratiquas sur les parties qui sont menacées d'hémorrhagie. Ces remèdes ont souvent peu d'efficacité, parée que l'on se trouve forcé de restreindre leur activité de manière 4 ne pas contrarier l'effet, bien plus utile encore, de ceux par lesquels on favorise directement la reproduction normale des menstrues (1189).

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