X . * , . • * eldesprindpau
toutes ks causes, même ks moins actives, qui- activent fe- moyens de trai-
. ' 7 . , 7 * r . tement à diriper
vonser la congestion utérine. On enlèvera tous les lien* qui contre les fcé-
A , morrhagie* uté-
pourraient gêner la liberté de la circulation on mettra- la ro-piacentaire* malade au lit dans une position horizontale , dont on ne permettra riiême pas l'interruption pour satisfaire aux bei. ?0
5*6 modimo/wops aus rtum i^w rovcnomtiLLis.
sotua naturels m au* «oint de propreté) le bassin sera élevé an Amw> du niveau du étape* on soustraira 1m vêtements et 1m couverture* qui ent*etiearîreia»tune chaleur trop gnude* ou abaissera h température de l'appartement de manièse à et qu'elle soit plutôt fraîche que chaude; cm éloignera toutes les causas extérieure* d'i*eit*ttan quelconques, qui pourraient aeir directement sur Vutfru* , ou qui pourraient l'influencer indirectement par l'intenpédiatre dcsmteee organes ou app â tai !» de l'organisme. Ainsi l'on Taillera à ea que la fenjne n'éprouve aucuue impres- * sion vivé pbyasqne ou morale^ à ea qu'elle ne se livre 4 anémia préooêttpation , ni 4 aucun travail intellect mal, aie. 9 eto. Ou eoascUlér* un régime alimentaire adoucissant, pvepre A «Hftttnit las forces, maiaiqodéré, quant i la quantité et la qualité des almie*ts, de manière à ne donner aux fonctkdrdigeetivee que l'activité la plue faible pcusiM e» cm entretîsfiàee avec août 4a liberté dfs éyaouer tionsafcriM*,«ete» .
aïtiT^omtîiî i4#9« Ces moyen* de vmumml Ueuwnt la pr«f»ière ia V^crTpUoi pUce dan* la thérapeutique d*a bémorrbagie* utér^-plar
ée cet moyeu * . lt . . , . .
ilnr^T ,or centiim * quelle que eotfJeur gaawté) toute médieatiou qui «s a***. ^ let «^m^reudrait ^siif sM»*é**lJAt beurou^Si Vpu Benouçait trop peumpt**»*!*! 4 liw emploi , même un eer* tain temps aprèa que tes aeçideftt* $mmmwe*> et A plus forte raison les acctâeut* de mwifosfrtion de la maladie auraient œsaé, ou devrait s'attendre 4 w récidiva. Ces moyens do fraitemcnt #mt doue A le fois pr&e?wktjfe ratifc dea béawrfoagta utéro?p}acentaire*« On ue doit les interrompre que Umw* fimimm semait** §e sort, éflpuléef après)* Asitoyt qmptôw de 1* wdadie , et encore
càtle ftotenfUpfiQU ne daiMle être faite qu'avec de £rwd*s jprécautiow etd'we mapière progressive, pww revenir $ toute ht sévérité de la prescription , si Ton voyait repaître le moindre prodromie morbide, I/egpérianoe clinique apprend qu'on ^eut le plç? sou-
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vent pour les hémorrfcagies imminentes ov\. durées dans les douze premières sçm&wes 4e la gestation , mettre un terme i la sévérité des prescriptions thérapeutique* au cinquième mois de la grossie; le développement du placenta plus avancé et l'accrojssement du igetus devenu plus considérable , constituent alors des conditions organiques plus solides et moiçs wceptible* d'être altérées, Mais pour les hémorrhagies uj^ro-pUceçjtaires qui se produisent après le quatrième j»ois de la gestation , il est rare qu'on puisse renoncer à la sévérité des moyens de curation avant le dernier mois de la grossesse» Dans tous les eas, quand l'bémorrhagie utéro-placentairè s'est renouvelée plusieurs fois , la récidive a'eût-elle ét^ qu'im- • mirante , il est impérieusement indiqué d'insister sur ces moyens jusqu'à la fin de la grossesse.
DeahémprrHagie* utéro-placentsires survenues dans les deux ou trois premiers mois de la gestation, peuvent ètt$ guéries et prévenues par cette simple méthode thérapeur tMj9?(i479)* toutes les fois que Ton n'a pas à satisfaire à des * indications directes résultant de l'intensité des accidents.
iAQi. La curation des hémorrhagies utéro-placentaires indication» ip^. ne serait pas obtenue, ou aumoms ne pourrait pas être (tentée •»* fotaioM avec prudence que par cette simple médication , <si Ja VMr ladie s'annonçait avec une grande intensité, et se trouvait liée à un état dé pléthore «t d'activité de la circulation propre à rendre énergique le mouvement fluxionnaire qui tend veap l'utérus, et qui alimente la cqngestion sanguine dont cet organe est le siège. Les Wmorragies utéro-placentaires exigent dans ces cas une médicaJtion,ej)cqre plua active que celle des. métro-hémoçrhagies (ta85), à e^use de l'acte physiologique qui s'aocopa^Kt dans^térus^ttgui exagère & un si bputdçgré l'activité de la circulation dans* cet organe et ses annexes (ifoô). Cette médication active repose principalement sur l'eipploi rationnel des ftofc^ioûs 'Sanguines générales et locales.
5o8 MODIFICATIONS BIS HÉMOMLHAGn» FONCTIONNELLES*
dm tTuitacei 1483. La saignée générale chez les femmes grosses, prosj^Mi|«éii dm crite par Hippocrate comme un moyen abortif 1 , est au- M*. jourd'hui pratiquée avec hardiesse par le plus grand nombre
des médecins , qui ne partagent pas leé craintes qu'elle inspirait au père de la médecine ; craintes que Ton n'avait déjà plus au temps de Celse*, qui conseiDait avec raison d'avoir égard pour ce moyen thérapeutique, non à un précepte général, mais A la nature des accidents. Beaucoup>de médecins i hésitent cependant encore à recourir à là saignée dans les
premiers mois de la gestation. Si l'on ne consultait que les observations cliniques dans lesquelles les émissions sanguines ont été opposées avec d'incontestables succès chez des femmes grosses A des états de pléthore générale , à des mé (rites , à des congestions utérine* , et à des hémorrhagies utéro-placentaires , ou à des phlegmasies et des congestions sur divers organes , on soutiendrait facilement que la saignée constitue le moyen de traitement principal de la plupart des maladies qui peuvent troubler la marche delà gestation. Cette conséquence des faits cliniques, jointe aux résultats également bien constatés de saignées pratiquées sans inconvénient chez des femmes grosses, même quand elles étaient peu indiquées ^conduirait à admettre que les émissions sanguines sont bien loin d'avoir, pendant la gestation, tout le danger qu'on leur a attribué, plutôt par respect pour l'autorité d'Hippocrate que d'après une expérience éclairée. On serait ainsi conduit à un précepte de thérapeutique opposé à celui du médecin de Cos, mais tout aussi dangereux dans ses conséquences. Il est incontestable que la saignée , employée dans la vue criminelle de procurer des avortements , a trop souvent ce résultat ; il n'est j^as de praticien qui n'en puisse citer des preuves^ Si des tentatives coupables sont fréquemment déçues, il
1 Mulûri utârtm gertnti vena sôcta abortionem fadt % idque potUrinum •* fœtu$ grandior fueril. ( Àph., lib. ? f n # M,) * De med,, Ub, m, cap* x.
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DB6 H&KOB&HA.GIBS UTÉ&0-FW*ï(TAIM$, . Opg
suffit qu'il n'en soit pas toujours ainsi pour qu'U faille r çonsidérer la saignée comme un moyen qui ne doit être . prescrit qu'avec prudence et sur des indications bien pré- . . .\ / cises. On a d'ailleurs la preuve que la saignée, pratiquée . avec peu démesure chez les femmes grosses , peut être dangereuse y d'après la manifestation d'avortements déterminés par des hémorrhagies abondantes survenues par ides vpies éloignées de l'utérus. Ainsi, nous avons vu l'avortement produit par une épistaxis qui avait jeté la femme dans un état d'oligaimie tel qu'elle ne pouvait changer de place dans son lit sans éprouver des syncopes.
i483. Il sçrait aussi imprudent de négliger, pendant la iwUcaUontdj gestation , les émissions sanguines qhez les femmes plétho- J^J^j;"^ riques, chez celles qui sont d'un tempérament sanguin ou femme» gro«e« qui ont des phlegmasiesou des hémorrhagies, surtout chez celles qui présentent un état d'hyperaimie prononcé de l'utérus et des organes voisins, qui peut entraîner ou qui même a déjà produit l'hémorrha r gieutéro-placentaire( 1 4o5, 1406, 1408 ? 1409, i4 10 )> <I^il le serait d'insister sur ce moyen quand cette maladie estimminente ou déjà déterminée par suite d'un état nerveuxqui se traduit par des spasmes utérins (1398), ou par suite d'une débilité extrême à laquelle participent évidemment les fonctions et le développement du placenta et du produit de la conception (i443).
Chez les femmes d'un tempérament sanguin et d'une forte constitution , la saignée faite avec mesure .n'est ja-t mais dangereuse pendant la grossesse, à quelque période qu'elle soit arrivée. Quand il se manifeste chez ces femmes un état de surexcitation évident du système circulatoire avec des douleurs même obtuses, soit spontanées, soit provoquées par la pression ou par les mouvements de l'enfant, dans le globe utérin, ou vers les fosses iliaques et les aines, ou à la région lombaire 5 si ces accidents ne disparaissent pas par le repos dans la position horizontale et par les précau tionsde régime (147 9), la saignée est 4^ctement indiquée.
tJ^pL^l i484« «aïgnée convient encore d'une manière plus l^àîmh^wl pressante quand des signes évidents ou rationnels d'hémor- ^uSTuiwi'Tt r hagie utéro-placentairè (i449> se manifestent dans îïï'tfleud^d*! ^ circonstances générales que nous venons de déterminer •JjJ^^i^ comme indiquant de ïecourir aux émissions sanguines $ il ootpuoccuioa- ne f a ùt même pas attendre la manifestation de ces signes podr y recourir. Ito&mann a rapporté plusieurs observations sur dès femmes pléthoriques qui avaient déjà éu plusieurs grossesses interrompues par des héihorrhagies , chez lesquelles il est parvenu à prévenir de pareils résultats par des saignées répétées dans des grossesses subséquentes , soit . comme mbyen prophylactique , soit même commè moyen curatif dliémorrhagies ut^ro-plàcentaires qui menaçaient d'occasionnel: des accidents semblables â ceux observés . pendant les précédentes grossesses 1 .
1485. Quand l*hémorrhagié utéro -placentaire est survenuè àveé intensité, si 1 elle n'a pas déterminé uné perte dè sang assèz considérable pour déprimer le pouls , et jeter la malade dans un commencement d*ôligaimie , l'action dépléti ve et dérîvative de la saignée est le moyen le plus sûr pour arrêter l*extràvasatiôn du sang , èt prévenir, s'il en est temps encore, la désorganisation des adhérençès utéro-placentaires • qui interromprait la gestation.
ï/\S6. Lorsqu'il s^est manifesté des accidents d'témorrhagîe ûtéro-placen taire, que Ton à été assez heureux pour arrêter, la saignée est encore lè moyen de traitement sur lequel il faut le plus compter pour prévepir le retour de là malàdié. Elle convient aussi pour annuler les effets fâcheux que peut produire Tétât d'Irritation utérine, nécessairement entretenu par l'hyperàimie qui persiste â un certain degré dans ^appareil vasculàîre utérin et par là présence des caillots sanguins que l'hémorrhagïe à déposés, soit entre le placenta et l'utérus, soit dans le tissu placentaire luimême. C*est dans de^cas de cette espèce que l'on doit réi- • Op.<mnia,L u, sedfi, cap. ? ; t m, p. 185, obs. 1, 11 ; p. 185, obs. t.
attf «iitoààiA«its t^^nMamêMm fit
térer les 4mMtoa* sengokfce* astewtôt que des symplôwët
morbides , du c&é de l'utérus , se reproduisent, à l'en»* pfe de Maurice** , qainetraiflnk p*t 4 èniuiit^romiM compliquée de ce» artaident* , de firire pinflq«ir jcaqu'i quatre* vingts* sàignfes, îfe perdons 1 pas ddrue jéepea» dam tpjfoû m peut obtenir dffeeaton* ktm dé celte pi*~ tiqv* tarife qu^n agissant iveo la plufe gtatfdepTodenoe} il finit se dirigé* d'après ie développement du poarts , sélan !ltiteii*ftède* aecidents iKdrias et sur la feoURésrree laqweàW la femme tépktè le* effets fen&iédiafs des parte* de sang,
1487» Quand on à dimtotté le* aeeiAenes principaux d» ^J^,^^ la maladie, -et ttttodfeé ftMftftitéd* la eknnlation, il ne ttat pas se hâfet d* revenir aut saignées parce que les ^jj^^*^»^ tttalades tt&se*v«tttqu«lqaet dofcletet* lombaires, ou perce que* 1er taouvainstots de l'entent tout douloureux, m même parée qu'il survient quelques optiques utérines. Ces abciéents VefcpHquent par la préeenet inévitable des produite dé fttémtttthagie «Are l'utérus et le ptaeenta f ou 4ans le placenta ItiHtiêmte. Lës nâfgoées réitéré» m les (bot potat eeeser , et d'nilteurs sy mptôa ae e , tant qu'Us ne se joignent pas 4 véritable étet de plétko*e, ne reproduisent pis ltrômortfeagie. Maurioeau* «a pareille circonstance , ebe* une femme qdi avuît été priée à six semâmes de grossesse d'une perte de sang peu considérable, qui s'hait reproduire pendant trois mois entier», par intervalles de quatre A dnq jours > se borna A pratiquer deux saignées ^ et n'opposa mi douleurs de reins qui peraktèrent pendant le restëde la grossesse que les précaution* de repos et 4e rëfftoe (i 4y 9) indispensables dans *oui les cas d'bémorrfeagie oeéro -placentaire K
En dépassant k but dàos la pratique^des émisaiods sanguines, on augmente la susceptibilité nerveuse de la femme, ou on la jette dan* un 4tat de faiblesse extrême qui se fait sentir autant et plu» peut-être sar UfcMictwoqais'actocnplit
* Ote.SU, p. m.
S i ft MoomcÀTtass . «i* «biousaw fonctiouhelles.
daasfiitérasqtie sur tous les autres aetesorganiques, et l'on favorise ainsi f avortement. Les .effets fâcheux irnrnédiate*ment déterminés dans ces tsaa par des saignées trop abondantes 9 s'aanbBOfntipar de la céphalalgie continue de Fanorqxie portée quelquefois au point de faire refiisertou* les aliments, des palpitations , etc. (i&tf) ; l'oedème des çx&éimtée rament} les Jonctions digestives se font difficilement et d'nnef manière imparfaite, qui ne permet pas de réparer les fonces $ un état fébrile se montre et se joint à des spasmes utérins qui reproduisent l'hémmhagie, que Ton ne pput plus ensuite oomlNdttre qu'avec peu de chances de succès. uSritottklZ 11 ***** cependant remarquer que les ^missipns
mm froMMsvp- sanguines , chez les femmes grosses» ne sont pas en général giiéet. suivies d'une oligaimie • au$si «considérable qu'pn . sççgit porté ile penser, d'après la quantité j de : ftang extraite* des vaisseaux , même chez des femmes. dVroe constitution dé* bile et d'un tempérament marqué par une , faible activité de la circulation* , II- est incontestable que , par suite de l'influence exercée, sur tout l'organisme par T<état de gestation , la réparation des pertes de sang se. fait avec une plus grande facilité que dans l'état de vacuité de l'utérus $ cette facile réparation est en général d'autant plus grande que la gestation est plus avancée (106). L'habitude de l'héinorrhagie menstruelle , interrompue par la grossesse , constitue une disposition A la polyaimie qui contribue aussi puissamment à réparer les déperdition* sanguines ( 1 13). Ia pratique fait, néanmoins reconnaître .que l'on tire souvent de troplargesconséquences de cette disposition spéciale des femmes grosses pour opérer des émissions sanguines. xOn retrouve chez ces femmes, toutes les idiotyncrasies qui ^e présentent chez tous les sujet» et dans toutes les conditions physiologiques et pathologiques , par. suite desquelles la résistance atix effets des émissions sanguines et l'aptitude à répara: lés déperditions quelles entraînent varient dans 4e larges limites qu'il est impossible de déterminer d'avance.
HBft H&&OBJLHA.GIES UTÉRO-PLACBNTAIKBS, 3l3
On reconnaît aussi , par l'observationclinique , qu'il y a sous ce rapport , che* quelques femmes, des différences extrêmes entre l'état habituel et l'état de grossesse, et même entre >des grossistes différentes chez les mêmes sujets. On trouve des femmes qui supportent sans inconvénient de larges saignées dans l'état de santé habituel , et qui ne le peuvent plus dans l'état de gestation, et réciproquement \ de même que Ton en voit d'autres, que l'on a saignées , plusieurs fois, non seulement sans accident , mais même avec avantage dans une ou plusieurs grossesses , qui se trouvent dans des conditions tout opposées dans des grossesses subséquentes. Ces observations imposent, dans le traitement des maladies qui peuveflt compliquer la gestation , de ne procéder qu'avec, une certaine réserve, en ne faisant d'abord que de faibles saignées que l'on réitère ensuite suivant les effets, que l'on en obtient.
i48q. La plupart des praticiens les plus exercés au traite- M DeianécessUé
* * r * . d'éviter les syn—
ment des maladies des femmes grosses, Mauriceau, La- copes dans la
^ ' °~ pratique dea é-
motte, Levret, etc. , ont reconnu le danger des syncopes mutions
. . v , -, \ 9 7 faines clie» les
pendant la gestation. La suspension momentanée de 1 action femmes grosses, du eœur dans la syncope, les mouvements spasmodiques qu'elle détermine très fréquemment et qui se font souvent sentir à la matrice, peuvent être suivis d'uae interruption durable des rapports physiologiques de l'utérus avec lé produit de la conception. C'est sans doute ainsi que les émissions sanguines deyieunent abortives, et c'est probablement pour ce motif que les saignées du pied, qui occasionnent plus fréquemment des syncopes que les saignées du bras , ont plus souvent ce résultat $ il faut cependant attribuer aussi en grande partie ces effets fâcheux à l'influence plus directe que ces saignées exercent sur la circulation abdominale, et spécialement sur la circulation utéro-pelvienne (1407)* Ces remarques cliniques ont porté des praticiens à ne pratiquer les saignées chez les femmes grosses que par une petite ouverture, en ralentissais t ou
5l4 MODIFICATIONS BBS HÉMOàMAOtte VO*ttVTttiftlTCLLUU
même en interrompant de temps en temps l'écorieutent du sang par f occlusion de la reine» Ces précautions ne doivent point être négligées $ nous y Joignons la recommanda* tioh de ne pratiquer la saignée ehei les femmes grosses que pendant qu'elles sont cottcbées (i85), et de ne jamais faire chez elles d'abondantes émissions sanguines. A moins d'indications pressantes et très prononcées, déduites de Pétat pléthorique; à moins d'avoir été éclairé par le résultat utile et la «réparation facile dit sang t>bte<* nus après une saignés antécédente dans la même gros^sesse, nous ne croyons pas prudent de tirer plus de six â huit onces de sang, et encore faut- il avoir soin d'interrOHger avec attention f état dtt potd* pendant qae le Sang coule , pour suspendre la saignée dès que la syncope est imminente. ïl ne s'agit pas , fchesi ces sujets , défrayer ou de suspendre l'hyperaimie et l'orgasme utérin , inséparables de la grossesse (t4*5) , tnàife seulement dç les modérer. Il vaut mieux pratiquer plusieurs petites saignée* & de court* intervalles qtiNme saignée trop abondante, on sé met ainsi en garde contre les accidents , et Kon obtient une action dérivative phis puissante, parce que, se renouvelant plusieurs fois par les saignées réitérées , elle est en quelque sorte plus prolongée.
De* Mignée* 1490. Les émissions sanguines locales sont habituelle»
locale* et de leur a - - ,
utuité dut îa menttrop négligées chez les femmes grosses, surtout dans grosêeise. ^ traitement des hémorrhagies utéro-placentaires. Nous avons tant de fois eu à nous applaudir de les avoir conseil* lées dans ces cas , que nous les prescrivons avec une grande confiance toutes les fois que l'état général n'indique pas directement lés saignées déplétives.
1 49 1 . Lorsque les malades éprouvent comme symptômes dominants une vive sensibilité â la pression du globe utérin, ou des douleurs spontanées intenses vers les fosses iliaques et à l'insertion des ligaments ronds , ou bien dans les cas où le vagin et les petites et les grandes lèvres sont le
siégé d'un gonflement hyperaimique quelquefois très douloureux, nous foirons appliquer des sangsues aux aines > à l'anus , et quelquefois même à la vulre.
t4ja. Quand l'état de turgescence^ qui s'allume dans l'u£érut et les ovaires dans le commencement de la grossesse , provoque des vomissements opiniâtres et un état de d©ukur%aattnue aux lombes et à l'hypogastre , les saignées locales aux aines sont très utiles et n'ont pas les inconvénients des saignées générales, qui ne sont jamais plus facilement suivies d'avortement que dans les premières semaines de la grossesse. Ces accidents sont souvent des prodromes de l'hémorrhagie utero- placentaire; ils indiquent fréquemment un état de phlegmasie de l'ovaire et de la trompe qui constitue une cause pathologique aussi . bitn fréquente de cette hémorrbagie (*4°9) > est alors fatalement suivie, d'avortement ; ils sont aussi liés dans beaucoup de cas à l'apparition de&règles pendant la grossesse^ qui constitue également une prédisposition à Thémorrhagie utéro-piaoentaire abortive (iSgô) ; ils cèdent ordinairement, ou au moins diminuent beaucoup d'inteilsité , par la saignée locale.
i493* La manifestation des bémorrhoïdes pendant la grossesse (1 4^5) , nécessairement liée A un état d'hyperaimie uté£o*peforienne{6i2),eA encore une indication précise de l'emploi des saignées locales. JElle est habituellement jointe à la pléthore , qu'il faut combattre par k saignée générale 5 mats quand cette condition n'existe plus , les saignées locales à l'anus «ont nécessai res .On est souvent obligé de les réitérer plusieurs fois pour combattre la turgescence considérable tles tumeurs hémorrhoïdales, et surtout pour prévenir leur inflammation qui est une cause de vives souffrances et qui entretient une congestion étendue jusqu'aux organes génitaux internes (590), et qui devient ainsi une cause d'héotorrhagie utére-placentaire*
1494* kes phtegmasies qui surviennent dans le voisi-
3l6 MODIFICATIONS DIS UÉMOA&HAG1SS FOBCTIOBA ELLES.
nage de l'utérus, pendant la grossesse, prédisposent directement à l'hémorrhagie utéro-placen taire et exigent ua traitement propre i les modérer, et surtout à atténuer autant que possible l'byperaimie inflammatoire liée à leur présence. Les saignées locales sont encore souvent utiles dans ces cas ; nous y ayons recours dans les catarrhes vaginaux aigus et intenses des femmfe grosses, et dans les dysenteries qui compliquent quelquefois la gp»- ' Ulion. Dans ces cas, c'est encore aux aines, à la vulve, sur les régions des fosses iliaques , i l'anus , que nous faisons appliquer les sangsues.
da J£ j^JJJ"* 1^95. Dans tous les cas où Ton veut obtenir par la saitî^TLi*^ ^ e * oca ^ e un effet déplétif aussi immédiat que possible de* cb£fet foras va * 8ieailx de l'utérus ou des parties voisines, il est toujours grotMf. important de se mettre en garde contre les syncopes. Les saignées locales tirent du sang artériel ; sous ce rapport leur effet immédiat , quand elles sont pratiquées avec une certaine abondance , est plus facilement suivi de la syncope que celui de la phlébotomie (1489). Quant à l'intensité de cet effet immédiat, on remarque aussi qu'il est plus prononcé chez certains sujets , toutes choses égales d'ailleurs , que celui des émissions de sang veineux ; il est plus difficile de prévoir quelle sera la quantité de sang obtenu des saignées locales, surtout quant on les opère sur des parties congestiounées , et dont l'appareil vasculaire est très développé. Toutes ces considérations doivent être pesées par le praticien*, elles lui imposent une prudence plus grande peut-être dans l'emploi des saignées locales que dans celui de la phlébotomie.
cootrtndica- i4q6. Les émissions sanguines locales exercent sur l'apgnées locales pareil vasculajre des parties qui les supportent une action groastt. déplétive qui y appelle une circulation afférente plus active et une véri table hyperaimie. On tire parti, en thérapeutique, de cet effet des saignées locales , en le produisant sur des parties extérieures situées au dessous de l'utérus , et liéfes à
DBS HÉMORRHAGIES UTÉRO-PLACEHTÀIRES. 3l/
sa circulation par leur système vasculaire *, la fluxion et l'hyper aimie appelée* sur ces parties s'étendent à la matrice, au point de reproduire en elle des hémorrhagies. Ce fait incontestable a porté des médecins à rejeter absolument l'emploi des saignées locales à la vulve et à l'anus pendant la grossesse , dans la crainte de favoriser la production de l'hémorrhagie utéro-placentaire et l'interruption de la gestation (1407). Ces médecins invoquent, à l'appui de cette exclusion, les effets abortifs de ces saignées locales, aussi employées assez souvent dans des vues criminelles , surtout dans les premières semaines de la grossesse*
Nous faisons une distinction , quant aux effets des saignées locales, entre l'état sain des parties sur lesquelles on agit et l'état pathologique. Les saignées locales à la vulve et dans son voisinage agissent sur l'utérus , lorsqu'on véut provoquer en lui une hyperaimie et une hémorrhagie, précisément de la même manière qu'une hyperaimie morbide hémorrhagique ou inflammatoire développée dans ces parties. Quel praticien n'a pas observé l'augmentation du flux menstruel , et sa manifestation accélérée par des phlegma- •sies vaginales et vulvaires, ou par la dysenterie ou les bémorrhoïdes intenses? Si l'on a recours aux émissions sanguines locales sur les parties qui sont le siège de ces maladies qui agissent sur l'utérus comme hémorrbagipares , on tend évidemment à diminuer leur influence fâcheuse en diminuant l'intensité de la congestion qui leur appartient comme élément principal, pourvu qu'on n'excède pas les limites dans lesquelles l'effet de la saignée locale sera seulement déplétif pour ces parties malades*, de même qu'on n'augmente paa une congestion sanguine héqiorrhagique ou inflammatoire dans un organe qui en est le siège, en le soumettant directement à une émission sanguine locale qui n'excède pas le degré auquel elle n'agit que comme moyen évacuant sur les vaisseaux de cette partie. C'est ainsi que nous concilions avec le danger qui résulte des é^J^ions
5l8 MOftlTlCATlOKS Bit BteOUttAGltt «OUCTIOKHILLCS.
sanguines pratiquées à la vulve, à l'anus ou aux cuisse* pendant la grossesse , lorsqu'il n'existe aucun état pathologique dans les parties sur lesquelles on agi* directement, les avantages que nous avons obtenus un grand nom lire de fois des applications de sangsues sur ces parties, quand eLL&m étaient le siège de congestions sanguines qui prédeposaieri t l'utérus i rhémorrhagie utéro-placen taire. Les saignées locales pendant la grossesse , hors les cas qui viennent d'être spécifiés et sans les précautions indiquées, sont dangereuses; elles ne le sont cependant pas toutes au même degré r celles qu'on pratique aux aines et à llivpogastre ont le moins d'inconvénient.
i497« Le* émissions sanguines locales peuvent être uti— ^ & ^ m ^ lement employées sur des parties éloignées de futérus à * 'uf'hlZZ' g^tian, toujours en vue de combattre ttry- » peraîmie bémorrbagique dont il peut être le siège , ou dont il est menacé par suite de maladies inflammatoires des organes voisins (i4<>5> *£o6 9 1408).
La turgescence que la gestation produit synergiquement dans les mamelles est une indication pour agir sur l'utérus par leur intermédiaire ; elfe avait conduit Hippocrate & faire • appliquer des ventouses sur ces organes dans les métrok hémorrhagies ( 1 288). Nous pratiquons , à son exemple , des saignées locales sur les côtés des mamelles et vers les aisselles, pour prévenir et combattre Phémonrhagie utéroplacen taire; des applications de sangsues sur cette région , rendues plus efficaces par l'action des ventouses provoquée sur leur morsure, sont un moyen dont on obtient d'excellents résultats.
Etna* *et to- 1 408. Les topiques irritants qui appellent une vive fluxion
piquet irritant» ? , . \ • • *• i •
contr« les hé. et qui déterminent une injection vasculaire et «ne conges-
mmrhagies uti- . - #
r<HpUctntaJre«. tion sanguine étendues aux parties sur lesquelles on les applique, exercent une action dérivative , jusqu'à un certain point comparable aux effets des émissions sanguines, sans aMrc comme elles l'inconvénient de soustraire un li-
3*8 flillOMJUGISS UTÉaO-PIACEKTAIHES. ¥ 5lQ
quide que la malade ne peut quelquefois plus perdre sans danger. Ce» moyens thérapeutiques sont d'une grande utilité contre les hémorrhagies utéro-placentaires , soit pour prévenir leur manifestation ou leurs récidives imminentes , soit pour las faire casser; ils ont l'avantage de convenir dans des eas où le* émission» sanguines sont contt'indiquées; leur action est d'autant plus efficace qu'on ^peut la prolonger pendant trè* longtemps en réitérant leur application. Les ventouses sèchea, les sinapisme*, les frictions stimulantes et irritantes , les épispç*Uques , sont les moyens par lesquels on obtient ces résultats 5 on les fait appliquer sur les parties supérieures du corps , eutre les épaules , sur les cotés du thorax, sous les clavicules, sur les hypdchondres et sur les parties latérales de l'abdomen. Rivière avait habituellement recours à ces moyens topiques, et il insistait beaucoup sur leur utilité K Nous ne manquons jamais de les conseiller quand nous avons satisfait aux indications qui exigent les saignées; et, dans les cas où les saignées ne spot plus praticables, nous y avons recours de prime-* abord, en ayant soin de les renouveler plusieurs fois par jour. Dans quelques cas graves , nous en rendons même l'action continue en faisant succéder les unes aux autres sans interruption ces applications diverses. Nous réduisons souvent le traitement des hémorrbagies utéro-placentaires à cette seule médication , jointe au soin indispensable de tçnir la femme spus l'influence du régime et du repos , réglés, comme nous l'avons indiqué (1479)» P our combattre les douleurs lombaires et hyppgastriques , et les coliques utérines qui restent pendant un certain temps après Phémorrhagie supprimée, et qui indiquent toujours une
1 Si vero prapter falones contumaces 9 aut causœ externœ violentiam, sanguis appâter e incipiat, reveUentia remédia adminhtranda sunt , ut fric» tioneê mperiorum partium , ei ligatura dotorifiêœ , tum evemrMtutm uapm* êU, jmb mammU H uhlqm hgpochmdrio a è m xw l** t^ros. met, ttfexv* cap* xvu.) *
5aO MODIFICATIONS DBS HÉMORBHAGIES FONCTIÔ9K1LLB8»
grande aptitude à sa reproduction. Noué ne manquons jamais de recourir encore A ces moyens quand un léger écoulement de sang par l'utérus persiste d'une manière continue, et sous une forme presque chronique, après la cessation des accidents initiaux d'hyperaimie utérine.
Nous n'avons jamais vu d'accidents déterminés par pette médication, qui ne peut être cOntrlndiquée que par une grande susceptibilité nerveuse des malades sur la sensibilité desquelles elle agit nécessairement.dm Umiut 1409. L'irritabilité des malades est ordinairement exas-
qu il faut donner ^* 7 * 7 1
fSSdï^liî P^ e par l'état de grossesse , par les accidents de I hémor- «urirarTTirU rhagie et par l'inquiétude qu'ils font souvent naître chez les femmes; elle serait bientôt exaspérée par des topique» irritants d'une trop grande étendue ou trop multipliés r sur différentes parties du corps. Il est néanmoins toujours facile d'éviter tous ces inconvénients *, il suffit de préférer les moyens topiques qui mettent le moins en jeu la sensibilité, tels que les ventouses sèches, les topiques simplement chauds et peu stimulants plutôt qu'épispastiques. Avec quelque habitude clinique , il est facile de s'arrêter dans de justes limites et de graduer l'action irritante de ces médicaments externes d'après le degré de susceptibilité des sujets. On peut compter qué, dans ces cas, l'irritabilité exagérée des malades augmente l'activité et par conséquent l'efficacité du moyen topique , au point qu'on obtient une irritation et une hyperaimie cutanées considérables avec des topiques dont l'action serait trop faible pour produire le moindre effet en toute autre circonstance, utilité des 1 5oo. f importance que les praticiens attachent à l'ac-' Jiutfqûw qui"- il0n ^ es m °y ens thérapeutiques qui modèrent directement si?*?! comme l'activité de la circulation dans tout le système circulatoire,
sédatifs de la ci r. J > 1
«dation pour la et plus ou moins médiatement dans l'appareil 1 vasculaire
curation des hé- *
morrbagies uté- uléro-pelvien,, se retrouve encore dans le soin avec lequel
ro-placentaircs. * *
ils recommandent toujours de tenir les malades dans le? plus grand repos , et surtout à l'abri de toute influence stimu-'
DES HÉM0RRHAG1ES TJTÉRO-P LACENT A IRES. 521
lante, qui retentirait principalement sur l'utérus en raison de son état dTiyperaimie et de l'activité vitale extraordinaire dont il est le siège pendant la gestation (i4«5). Cette indication dominante dans la thérapeutique des maladies qui nous occupent , exige souvent qu'on ait recours , pour la remplir plus complètement, à des moyens qui exercent une action véritablement sédative sur les fonctions organiques, et spécialement sur celles qui s'accomplissent dans l'utérus. L'administration des boissons et des aliments froids rend leur action aussi peu excitante que pdssiblé pour les organes digestifs Ç la soustraction dë calorique qtjrik prôvoque (178) sur des surfaces douées d'une grmK irritabilité et pourvues 'd'un appareil circulatoire très riche diminue l'activité de' là circulation. On tire itt grand parti de ce moyen dans le traitement des hémor* ïhagies utéro-placentaires , pourvu que l'on ait en raékne temps le soin de satisfaire à toutes les indications qui exigent les émissions sanguines pour prévenir l'influence de la réaction^ qui non seulement annulerait les effets de l'application du froid, mais qui pourrait même* les rendre indirectement dangereux. Toutefois, ce résultat secondaire n'est pas à redouter quand on procède à l'application du froid avec une certaine mesure et d'une inanière progressive 5 c'est pourquoi nous avons lltabitude de prescrire d'abord aux femmes affectées , ou èeuïement menacées dliélnorrhagies utéro-placentaires, de prendre les aliments et les boissons à la température 'fraîche , que nous faisons ensuite abaisser jusqu'au degré de glace fondante si les accidents morbides persistent. Nous n'artivons à cette basse température que progressivement et pTesque toujours après avoir pratiqué des émissions sanguines , ou bien après que les malades ont éprouvé , par le fait même de rhémorrhagie , une déperdition de sang assez considérable pBur prévénir la possibilité d'une réaction dangereuse. L'administration des aliments et des boissons à utie ten*- 2, ti
Ça* MOMflCATIORS M0 HÉ HQURHAOIKS P09CTI0BBVLLES.
pératare fraîche ou mime froide a d'ailleurs aussi pour résol^ de rendre plus facile et surtout moins douloureuse la <Uge*ti*n ♦ qui devient sou veut pénible par des douleurs d'esque l'affection irtérioeproduit fréquemment comme «ffet ép^pbéwméuigufie Ou retire presque toujours de fa- «Wlagp de continuer c& tte admipisti&tion des aliments et d^s boisions froides pendant te reste de la grossessç. I«es famu** trouvent souvent si bien qu'elles demandent qu'elle u4 «oit pas interrompue, même qfiu*n<i elles n'éprov*veqt p)ua 4'acoideats; I4 continuation de ce çégim^ est d'aUWur* tris propreipréve^ir de nouvelles bémorrhagies. Noua pourrions citer, en témoignage de l'eflGÎcacité d^^ttç «lédkntioa, le fait d'une femme qui avait eu deux gro^P&es interrompues, par de* bémprrhagies utéro-placentaires ^ le flux menstruel était resté si abondant pendant huit jo^rs m V ia 9 qu'il constituait un véritable état morbide. Nous coasetylâme* le régime alimentaire froid et les boissons à la glace pour une hémorragie semblable qui faillit avoir un résultat abortif au troisième mois d'une troisième grossesse. Cette dame açcoucha & terme et heureusement 5 nous l'engageâmes ensuite à continuer ce régime comme moyen diététique ordiuairç. Elle est devenue enceinte une quatrième fois, et la gestation a parcouru ses périodes sans aucun accident > elle n'a pas interrompu le régime tout en allaitant son enfant ; les règle* ont ensuite diminué d'abondance, et çtnt ainsi persisté depuis deux, ans que la santé de cçtte Awne est entièrement rétablie, uumé des 10- l5< M f ^ ou * M bornons pas à ces seuls moyens l'applipiquet froMi «ur froîd dans la thérapeutique des hémorrbagjies
le ventre costre * < * <,
^^onkagie* j*^rO"plaaentair es j> nous avons recours en. meçje ijmps £ t-?" p <j£? topiques froids sur le veptre » sur les cuises et § m tQiitp la périphérie du bassin. L'emploi de çes topiques., couvhmi wee l'application des dérivatifs aur les parties du c®rps éloignées (i49§)> ^P us paraît constituer une méthode *le traitement des plus utiles, parce qu'elle réunit des moyens
Dfti ËÊ*thC**kQii$ trréïtO-PLACEÏlTAIREé. S 25
dont les êflfets tendent aû même but; c'est à dire à la diminution del'hyperaimié et de l'activité circulatoire utérines.
Bans les tas cPhémorrhagie utéro-placentaire modérée, des cataplasmes ou lés fomentations fraîches à la température de douze ou quinze degrés C v sur le ventre, jointe i des lavements k la même température , suffisent Ordinairement pour enrayer la fad&dfe ; mais dans les cas où f hémorrhagie arrive avec intensité , qû'elïe soit latente , ou apparenté par f écouleriient du sang à l'extérieur, l'eflfet des tùpiqtiës & cé degr^ftiertnométriqite serait trop faible, il faut âbida^îètoteÎBpA^^ glace fondante,
Otr ht rémtoété* én&iitè , Wrrfqtufc f hàfaorrhagie est arrêtée , juaqtflfcette Se feau frafchë i douze ou quinze degrés.
Cès MoyeA* dé Cttràtîori ônt un effet énergique qui ne pourrait pifoïrâlSléméfct pas être continué pendant longtemps Sàùfs Înc6nvéniênt,-même à cause de la grossesse; ils imposeraient «Taïïléttrï & la femme une gêné qui deviendrait douloureuse patf sa prolongation. Il ne faut donc y recourir qtrô temporairement , sauf £ revenir à leur applicad6n si la maladié se reproduit.
i5cn. On retire leé plus grands àvantages des topiques utnitéd«tapifroids 1 autour du bassin quand fhémorrhagie utéro-pla- E^/S'hémorcentftire est imminente ou se trouve même déjà déclarée , placenUir«s lorsqu'elle sttrvieiit conaéfcutirémént 4 des gonflements ^ P wïïSÎÎ3^ Mmorrhoïdaïrés (î4o5) ou â une congestion sanguine vulv4-vagfoàle (ï4o7)« 6és'dàt 9 si ftiémorrhagie utéro r placentaire û*èèt qu'imminente nous augmentons l'activité d& topique* appliquée tfrefctetoiënt stir les parties extétf&rrer ifflfcctéès (GW^enftrisan tàdmfnistrér'etf même temps Ôèè Vétâ&tléfc frâfiir, dbnt tfous n^VÔtts jamais abaissé la température au dessous de douze à quinze degrés C.
i508. EWfi^ull ést Ihffiqùé , potér prfVeàita'béihorrW ff^ é f^ ^ê'Utëi^placèmai^e, dé fofre cesser les contractions spas-««u»#i****tti fttâtapfeé de htmàtïkè(*3ï4, i5c/8) , Ton a encore utile- ***** mètSVtêtàiM aù* &pR{tMs fttoMb surte fftiM, aux bain»
3 24 MODIFICATIOKÇ DES HÉMOÏVXHÀGIES FONCTIONNELLES.
de siège frais et aux lavements froids; çes topiques agissent alors comme antispasmodiques de l'utérus et diminuent aussi l'activité circulatoire utéro-pelvienne, deux modes ^'action qui sont l'un et l'autre appropriés à la curation. de l'état morbide. . 4
iodicaoo» . i5o4- I^ 8 moyens de traitement donjt nous venons de ^îSSS^S^ discuter * a valeur' pour la prophylaxie ou la curatiqn def ^Tta p£r hémorrhagies utéro-placentaires, conviennent également ïTtTdn 1 !^ dans tes cas où ces maladies sont liées à des états patbolometatérint. giq Ue8 d e l'utérus et de set annexes j seulement ççç état* morbides exigent des modifications dan$ l'emploi des moyens pour les. approprier en içéme temps à lei«r cura-? tion spéciale et à celle de l'hémorrhagie Taté^placent^irei Nous avons insisté sur les indications qtii résultent pçur le traitement , de la présence des byperaimies et même de? tumeurs hémorrhoïdales et des byperaimies vulvo^vaginales ( i5oa), la nature et les causes immédiates de ces dernières maladies étant les mêmes que celles qui se rapportent aux hémorrbagiesimminentesoudéjàdéveloppéesdansrutérus, les indications curatives des unes et des autrçs se confoç-r dent et n'exigent aucune autre distinction pour l'applica- ^ tion des moyens thérapeutiques que celle qui résulte du choix du lieu sur lequel il faut diriger les saignées locales déplétives et les topiques dérivatifs. Mais il n'en est pas de même pour d'autres états pathologiques qui peuvent sç lier avec l'hémorrhagie utéro-placentaire , et surtout pour les pblegmasies aiguës ou chroniques de l'ovaire et les spasmes utérins 5 pour ces maladies, les modifications dans le traitement doivent être si grandes, qu'il suffit de méconnaître les indications qui en résultent pour $ue la médication *oit sans résultats heureux.
•pédS^wJ* 1 *5o5. L'interruption habituelle de la groas^ssepar des prié^révetéret hémorrhagies utéro-pl^eeQtaires chez les femmes affectées hémon4ii|iet«- de phlegmasie aiguë ou chronique de 1 ovaire, impose la •ymptomauquet nécessite a une médication dirigée contre 1 immin^ce, de
DES HÉMORRHAGI£S UTÉRO-P LACENT AIR ES. 5 25
ce» hémorrhagies sans attendre qu'elle soit annoncée par des de nnfiammaprodromes; elle indique surtout d'insister sur les moyen* Uottdel ' OTalre thérapeutiques convenables aussi longtemps qùe l'affection morbide des ovaires persiste, même après qu'on a pu faire cesser des symptômes d'hémorïhagie utéro-placentaire qui se seraient manifestés* Les émissions sanguines générales et locales, un régime diététique approprié à l'intensité des accidents inflammatoires conviennent surtout dans ces cas» On seconde leurs effets par l'administration des bains, par les topiques émOllients sut le ventre, et l'on insiste avec persévérance sur la recommandation de garder le repos au lit et à l'abri de l'action des causes de stimulation qui agissent sur toute l'économië ou spécialement sur les organes génitaux internes. On giiadue l'activité de tous ees moyen» sur l'intensité des accidents, tout en tenant compte des indications et contr'indicàtions qui résultent de l'état de grossesse et surtout de la nécessité de continuer le * traitement pendant la plus graiide partie , le plus souvent même pendant la totalité de la durée de la gestation.il
Ifovarite ne guérit qu'avec lenteur ^ et dans les cas dont il s'agit, eUe ne cède guère avant la fin de la grossesse, a cause de lMtat de turgescence de l'ùtéfus et de ses annexes qui se lie à cette fonction (ifafi). Cette circonstance impose au médecin le soiù de ménager les forces des malades , et de mettre des limites à l'activité des moyens de traitement , de manière à pouvoir les continuer pendani longtemps. C'est dans ce but qu'on doit ne pratiquer que de petites émissions sanguines qu'on réitère par intervalles , soit par la pblébotomie, soit par des applications de sançsue* aux aines ou à fhypogastre.
Dans les cas où la maladie de l'ovaire résiste à ces moyens et réproduit , à chaque moment , le danger de l'Jiémorrhagië utéro-placentaire , nous n'hésitons pas à établir à la partie inférieure de la ligne blanche nu exutoire profond , que noùt entretenons juiqu'à la fin de la growewe, Nous
5*6 MODiriCÀTIOjll DIS giMOEllUGUS fOJWTIOffMLLM.
pourriona citer f pour montrer les avantagea dé ce moyeu tb érapeutique , le fait d'une femme de vingt-cinq ana , mère de deux enfants, qui fut prise» vers la fin du deuxième mois de sa troisième grossesse , d'une ovarite gauche que l'on combattit inutilement par des saignées générales et locales. Une bémorrhagie utéro-plaeentaire évidente et peu considérable se reproduisit cinq fois de la dixième à h quinzième semaine de là grossesse , nous la suspendîf&ea deux fois par la saignée locale appliquée 4 la fosse iliaque» et Une fois par des ventouses au côté <U| thorax ça dehors des jnanaelles, et paj des application* froides autçur du baaam. Une fan*ta oel le prpfonde fut alors ouverte bas de Ja ligne blanp|},e , Hmipipence de upuveUe* hémorrhagies cessa , et la njal^de arriva sans accident aq terme de m grosaaaie* Kprçs pe rçis^qyâmes pas cependant de faite continuer les prép^uiiops de régime jusqu'à l'*p?ouabement* qui daank . naissance à un enfant faible, mais viable, et qui noua mit 4 jnçme 4$ <5p»sutef la présence 4e flan; foyers bémordur giq^s dans le placenta. >
Les spasmes utérins» le? douleur lombaires et by- |K) gastriques , les polique* utérines ; que tous ces symptômes se montrent comme le$ seuls phénomènes morbides précurseurs de l'bémorrbagie utéro-placentaire , ou qu'Us soient liés à celte bémorrhagie, pu qu'Us se joignent è d'autres états, pathologiques qui peuvent pa* eu^môme* produire Tiiémorrhagie utéro-placen^ire, indiquent directement une médication appropriée $ Içur présence, î^ênie qnaad ils ne sont qu'imminents* Cette médiçatj©* comprend l'ef&r ploi méthodique des antispasmodiques *t eiomplète» avec l'administration des saignées locales (i4âto)et générales (1481), des réviil$jf§ (i4y8) et des topique* froids, le traitement général applicable à toutes les hémojrhagies utéraplacentaires imminentes ou évidentes.
De rutiiité de iHoj. Parmi les antispasmodiques qu U faut administrer
l'opium comme i .. , . . ' , r . i
m«yencuraiif et contre les coliqq^s qtérines, cp4 servent quelquefois çe
»IS H*MOÉBHAaTW OT*mO-PLÀC«*TÀIRlS. 5*7
prodromes aux hémorrhagies utéro-placentaires , et surtout j£j££ u ' t j conlre les spasmes utérins qui précèdent et accompagnent si JjJJJJJJJJE souvent ces hémorrbagîes , l'opium occupe le premier rang, g* «j£<> - p 1 *- TôU8 les avantages que Ton en retire pour la cufation de» tfïétro-hémorrhagies (i5oi) se retrouvent pour celle des hémorrhagies utéro-placentaires ; et les règles d'après lesquelles on dirige Temploi de ce médicament contre les premières , sont applicables pour les secondes. L. Rivière parait être le premier qui ait reconnu l'utilité de l'opium daiks ces cas : il l'administrait à la fois en lavement et par ta bouche *, il le regardait comme indiqué quand def douleurs utérines et pelviennes, principalement dettes aux lombes j vers le sacrum et à l'hypogastre, annoncent l'imminence de rhémorrhagie et^e Favortement. Presque tous les médecins depuis Rivière ont eu recours & l'opium dans ces circonstances; F. Hoffmann , Boërhaave , en ont surtout reconnu Futilité. Ettmuller, qui regardait l'opium comme contrtndiqué cbea les femmes grosses, le prescrivait cependant toutes les fois que des spasmes utérins faisaient craindre Favortement *•
B. L. Tralles a résumé en praticien leé règles pour administrer l'opium contre les hëmorrhagies utérines des femmes grosses. Il établit d'abord que l'opium aérait sans efflcacité y et même quelquefois nuisible, si le décdttenïent du placenta était achevé, et ri les phénomènes utérins n'é* talent que les symptômes de la parturition anticipée; il insiste ensuite sur l'importance de ne pas négliger les indications directes dès émissions sanguines. Après leïepo* complet imposé à la femme, après la saignée qui prévient souvent FhémotïbÀgie, précurseur de Favortement, ou qui la diminue et Farrêtè fréquemment si elïè est déjà survenue (i48a) , les moyens qui répriment les contractions
• MiuelL not, c*r. Des. 99,410. v*vx f 4*
828 MODIFICATION DIS HÉMOEUAGIBS FOHCTI OU BELLES.
spasmodiques de la matrice , et parmi ces moyens l'opium surtout, sont, dit-il, de là plus grande utilité *.
Nous ne connaissons pas de moyen thérapeutique qui mérite plus de confiance que l'opium toutes les fois que l'utérus, dans l'état de gestation, devient le siège de contractions spasmodiques et de douleurs. Nous le prescrivons à toutes les périodes de la grossesse, et nous n'attendons même pas la manifestation de ces accidents utérins quand les femmes grosses éprouvent un ébranlement ou seulement une grande irritabilité du système nerveux 5 la manifestation des snasmes utérins est si fréquente dans ces cas que le moyen qui les fy t cesser nous semble encore indiqué pour les prévenir, d'autant plus qu'il est des sujets chez lesquels Fhémorrbagie utéro-placentaire les siÉt de si près qu'on ne peut trop les redouter.
De i'admi»u. L!opium nous parait aussi le médicament le plus efficace iritioa <u ro- r . r . . r
i«om comme pour prévenir ou arrêter les hemorrbagies utero-placen-
moyen hémoeta- m # # t #
1 iqoe dam les taures survenant comme accident des diflerentes maladies utéro-pUcenui- qui disposent immédiatement à sa manifestation (1410), pourvu cependant qu'on ne néglige pas d'obéir aux indications spéciales des émissions sanguines qui peuvent résulter de la présence et de la nature de cçs maladies.
i5o8. L'opium, lors même qu'il ne suffît pas pour prévenir ou arrêter les hémorrhagies utéro-placentaires, est presque toujours Utile pour diminuer l'abondance de ces héijoorrhagies , qu'elles soient ou non évidentes. Il rend les plus grands services même dans les pertes de sang par suite d'implantation anomale du placenta-, son efficacité paraît alors résulter de son mode d'action sur la circulation utérine comme d^us les inétro- hémorrhagies qui surviennènt pendant là vacuité de l'utérus (i5oi). Les observations pratiques de SmelUe , qui avait l'habitude dç recourir à ce médicament dans toutes les hémorrhagies graves qui surviennent dans l'utérus pendant la grossesse et au moment
DES HÉMORRHÀGIfcS UTERO- PLACENT A.I R ES. 5^9
de l'accouchement, sont de nature à inspirer une grande confiance dans les effets de ce renpède. On voit en effet sous l'influence du laudanum administré par vingt à trente gouttes , des hémorrhagiës utéro-plaçentaires intenses qui ont jeté les femmes dans un état de faiblesse alarmant , diminuer immédiatement-, le pouls devenu faible et dépressible au plus haut degré , reprend de la largeur ; les extrémités refroidies se réchauffent, les femmes sortent de cet état de demi-syncope intense qui faisait craindre une issue fatale prochaine 1 . Cette amélioration ne doit pas cependant faire négliger, pour les hémorrhagiës qui compliquent l'accouchement , d'en venir aux manœuvres obstétricales qui seules peuvent prévenir la mort de la femme en tarissant la source de l'hémorrhagie (i5*7, i5a8) elle n'en est pas moins d'une extrême utilité puisqu'elle suspend un état morbide qui marche quelquefois avec une telle rapidité qu'il amène la mort avant que le médecin ait le temps de mettre en pratique les moyens de l'art obstétrique (i343). i5og. L'opium et ses préparations offrent les remèdes
Du traitement
les plus efficaces contre les spasmes hystériques dont les n t"eux cheTiês femmes grosses peuvent être affectées et qui constituent w^n*™"^ une cause si puissante de l'hémorrhagie utéro-placenlàire , ril^î qîfpîT qu'on peut presque toujours la regarder comme imminente JJJJJhJJ. " tr ° U quand ils se manifestent (i4oo).
La matière médicale fournit cependant aussi d'autres médicaments utiles contre les spasmes hystériques , auxquels on peut avoir recours avec avantage : ainsi la valériane y l'assa fœtida , peuvent être administrés dans le même but; on peut au moins le penser d'après les faits qui se trouvent dans lesrecueils d'observations cliniques. Dans tous les cas , avant d'en venir à f administration de ces moyens , il importe de porter, son attention sur les conditions pathologiques dont les accidents nerveux ne sont peut-être que
''Observation* sur Ut accouchements, U ni, p, 435 et $qq% % tradueU Parte/ 17*5.
35* MODIFICATIONS DIS ■i«OEEHAGlIS povcnoviruLuss.
l'effet, d'autant plut qu'elles peuvent aussi par eUes-mêm< favoriser ou même déterminer la production de Vtkémox rbagie utéro~placentaire. Ces conditions morbides «on surtout l'état pléthorique, les différents degrés d'hjrpojraimie utérine souvent compliquée de coliques, les phJegmaaies de l'ovaire, etc. L'administration des sédatifs antispasmodiques serait alors sans utilité; elle doit être subordonnée à la prescription préalable des moyens de traitement indiqués par les états morbides primitifs (i56 et sgç.) 9
MtfeMaù- x5io. On peut administrer l'opiuip chez les femmes mmx feJT grosses à plus haute dose que chez celles qui ne sopt pas dans
l'état de gestation; cette dose plus élevée est même néee#~ saire pour assurer l'efficacité de ce médicament contre les accidents qui compliquent la grossesse. L'état de gestation établit une tolérance pour ce médicament qu'on ne voit pas arriver dans d'autres conditions. Il fout aussi considérer que les affections spasmodiques, quelles qu'elles soient, rendent les malades plus réfractaires à l'influence des narcotiques. Il importe ensuite de réitérer l'administration du remède plusieurs fois par jour, car l'action de l'opium n'eat jamais que temporaire, elle ne dure guère plus de huit à dix heures ; cette circonstance est encore importante quand on a à combattre,* comme cela arrive souvent dans les cas qui nous occupent, des accidents spasmodiques qui sont rarement continus ou au moins qui augmentent d'intensité par paroxysmes revenant à certains instants du jour.
L'opium introduit dans l'estomac contribue à entretenir l'anorexie, aecident fort commun che* les femmes grosses; cet inconvénient se compense par l'avantage «pi'on retire de ce remède pour faire cesser les nausées et même les vomissements qui se montrent souvent en même temps que les spasmes utérins; il indique cependant de préférer l'administration de l'opium en lavement à l'ingestion par la bouche. Introduit par l'anus, l'opium a d'ailleurs un effet évidemment plus prononcé sur les accidents utérins;
ïl,ai *n iw ntaoamiUGiBs vT*iu>-MACi*TÀinw. 39 1
rea ^ *u**i est-ce principalement par cette Toie que la plupart t^/l* de$ inëdecips qui ont recommandé l'opium contre les ao- ^Afer , cidenU utir'm oonaeillent de l'adimmstrer. Quand il n'y a Wjpex aucun dérangement du côté de l'estomac, auquel l'opium pft/çm puisse remédier, nous nous bornons à le faire introduire i auj. dan ^ 16 reçtwi dans une petite quantité de véhicule aqueux, feuta après avoir vi$é cet intestin par m lavement simple ; nous titan* faisons faire eefte injection* aux moments convenables ftji P°W Action narcotique soit appropriée pa#sa durée fam et par §on énergie à la durée, à l'intensité et aux exa- 0** qeybejion» dçs accidents morbides \ Quand l'état spasmodique n'est pas borpé à l'utérus et surtout quapd il se manifeste des vomissements , nous donnons en mçme temps l'ppium par la bouche. Dans ce cas nous imitons Rivière et F. Hoffmann, qui l'unissaient 4 des médicaments toniques et astringents, pou pas dans la vue d'agir par ces p médicaments , comme ces praticiens croyaient le faire , sur f . les vaisseaux utérins d'une manière astrictive, mais afin de conserver l'activité des fonctions digestives 2 , Nous ne craignons pas de faire continuer pendant longtemps l'usage de ce narcotique, il n'exerce auqune influence nuisible sur la
I La préparation d'opium la plus facile à administrer est le laudanum de Oydonhnni ou celai de Rousseau. Noua prescrirons rarement moins de qui ose à vingt gouttes du premier et huit à dix gouttes du second dans six à huit onces d'eau pure ; nous faisons souvent répéter cette injection toutes les six ou huit heures. Si les accidents ne sont pas suspendus par l'effet d'une première injection, nous augmentons la dose de r opium dans les injections suivantes s nous avons été, dans quelques cas, obligé d'aller jusqu'à quarante gouttes oow abaque injection, et» dans ces cas, les femmes n'ont sauf eut pat même le plus léger symptôme de narcotisme salles n'ont même quelquefois pas de sommeil.
II Les substances qui nous paraissent les plus propres à prévenir l'effev ^ nuisible de l'opium sur les fonctions de l'estomac sont le sirop d'écoree d'c*
ranges, la teinture et l'extrait de quinquina, le sulfate de quinine, l'infusion de mélisse, l'électuaire de rhubarbe, les eaux gazeuses rendues alcalines soit par la soude, soit par la magnésie. On est souvent obligé de varier plusieurs Ibis ces excipients, suivant les indications, quand l'administration de l'opium doit être longtemps continuée.
53? MODIFICATIONS DBS HÉBOREHAGIBS FOU GTIOKKELLI8 •
marche régulière de la gestation, et très souvent, quand on en interrompt trop tôt l'usage , on voit les accidents se renouveler/ Nous pourrions citer des cas dans lesquels la grossesse s'est heureusement terminée après deux ou trois mois d'usage continu de l'opium, pr&rttaift! i5n. Nous n'avons jamais administré, chez les femmes ^«fe^Z grosses, dans les cas qui nous occupent, d'autres prépaïSbîuïci* ceWa tioD8 d'opium que l'extrait aqueux ou les teintures qui réunisses toutes les parties actives de ce remède $ nous n'avons pas imité F. Hoffmann, qui se bornait quelquefois à l'administration <les préparations de pavot unies à la liqueur anodine éthérée qui porte son nom *. Nous croyons cette médication trop peu active pour qu'on puisse compter sur son efficacité dans des cas où chaque instant de prolongatibn de l'hémorrhagie utéro -placentaire peut être funeste à l'enfant. Les substances médicamenteuses extraites de l'opium, et particulièrement les sels de morphine, auraient peut-être toute l'efficacité de l'opium contre les accidents utérins; si nous ne les avons pas administrées, c'est que l'expérience nous a appris qu'elles n'ont pas sur l'organisme un effet tout à fait semblable à celui de l'opium dont elles ne contiennent pas tous les principes actifs. Nous n'avons aussi jamais eu recours aux préparations de cynoglosse , conseillées par Helwich* dans ces circonstances, non plus qu'à la poudre de jus-' quiame d'Heurnius 8 ; nous concevons cependant que ces médicaments sédatifs peuvent avoir une certaine utilité dans ces cas. Nous en disons autant du castoréum, conseillé par Fischer, comme remède des mêmes accidents; cette substance pouvait être d'autant plus utile entre les mains de ce praticien qu'il l'unissait â l'opium 4 .
* Me<L *y*t. f U iv, p. p. 638 et 648.
* Misccll, naU cm\ % cent ix et x, p. 812.
* /. BeurniîVp. omn, ad iheor, et prax, med % cdenU QtU iïwr\\\o% ttb« « de morb, mulicr, Lugd. Bat. 1658.
4 MUceU, naU cwr., cent, u, obs 07*
DBS HÉM0RRHAGIE8 UTÉR0-P1ACEHTÀIRES. 533
1512. Nous avons plusieurs fois joint à l'administration d?« e !p^aUon3 de l'opium contre les spasmes utérins, dans les cas où i'hé- ^atiîn^rimorrhagie utérp-placentaire était déjà déclarée , à en juger piun1,
par l'écoulement plus, ou moins considérable de sang par le vagin, l'application de compresses imbibées d'eau froide sur le vçntre , et l'administration de$ lavements à l'eau froide (i5jb2). Dans uq cas où l'hémorrhagie se montrait avec une extrême abondance , nous avons subitement suspendu la perte de sang et les spasmes utérins avec un lavement opiacé, à la température de la glaçe fondante , administré immédiatement après une saignée du bras et pendant que nous donnions de l'opium par la bouche.
1513. La présence chez les femmes grosses d'un état de d« moyen*
• ... , , . r fi ii ,# prophylactique*
débilité et de cachexie antécédent a la grossesse, ou déve- et curatif» de* loppé depuis qu'elle existe, fournit des indications théra- utéror p ïacentaipeutiques spéciales pour la prophylaxie dç l'hémorrhagie
mes cachecti-
utéro-placentaire toujours alors imminente (1396, 1397), ^ " et pour sa curation , si déjà elle s'est manifestée. Ces indications dé ûvent d'abord du mode particulier de production de l'hémorrhagie utéro-placentaire, qui est, dans ces cas , immédiatement occasionnée par les spasmes utérins; il faut alors avoiç recours aux moyens sédatifs qui agissent le plus directement, contre ces spasmes, c'est à dire à l'opium; elles se tirent ensuite de la nature de la condition anomale des fonctions de la circulation et de la nutrition, d'où résultent la débilité, l'amaigrissement et l'anasaçque* Les moyens thérapeutiques alors utiles sont ceux qui peuvent redonner de l'activité et de l'énergie à la nutrition. On agit dans ce sens par l'administration des médicaments amers et toniques peu excitants et surtout par l'usage des aliments toniques et des analeptiques. Parmi les médicaments toniques, le quii^quina, les amers indigènes, le suc des plantes crucifères , donnés à doses fractionnées et de manière à ne pas exercer une action trop vive sur la muqueuse gastrique, sont les agents thérapeutiques les plus utiles, et
5$4 MOnmCATION* DES HÉMORRHAGIES POlfCTIOlflflLtlS.
que les femmes supportent le plus facilement. Les aliments analeptiques qu'il faut choisir de préférence sont les viandes rttiet, le vin vieux et généreux. Où Seeonde avec beaucoup <f avantage les effets de ctes moyenfepat'dês appïrcâtions excitantes à la peau , pratiquées de manière à actiVe* l'ac* tion des vaisseaux capillaires tégumentaires et des veines superficielles; c'est ainsi qu'agissent les friction* sèches oti rendues stimulantes par des liniments excitante. tr*item«rt préi Ï ' I 4* indication directe d'un régime analeptique êt ÎSTÏ^Ï^: ionique, et de l'administration de médicaments toniques ptoâtair^ 1 ^ et m * me stimulants ûe doit point être négligée éHez lés Ufmimet «'uoe femmes débiles, k tissu mou, à circulation languissante,
conttitntioB dé- 7
a/u^'in^d!^ non 8eu * ement P oar gu^ir les hémorrhagies chroniques cmcu. dont leurs grossesses sont souvent compliquées (1597) et qui finissent par les faire avorter; mais surtout pour , prévenir ces hémorrhagies. Nous conseillons àUi femmes qui sont dans ces conditions de prendre des préparations ferrugineuses et ajnères pendant toute leur grossesse. I/utitité de la poudre de canelle a été célébrée dans ces cas, comme contre la métro-hénforrhagie , par les auteurs que nous avons cités (1294) \ il en est dé mémé dé féîhploi dé la sabine , auquel Sauter a recours aussi dans ces ôlf constances ( 1 «195). «t J'ai , dit-il , fait prendre ta Sablile en poudre » par dose de quinze à vingt grains trois fois par jbui*, » et céla àvec le succès lé plus soutenu , pendant trois, » quatre et cinq mois pour des pertes qui faisaient craindre » une fatfsse couche, chez des femmes grossés qtti, par » faiblesse, en avaient déjà éprouvé plusieurs; j'ai pu v ainsi arrêter les pertes, empêcher les fausses couches, ét V plusieurs femmes oflt dû à ce précieux remède, des » enfants sains et nés à terme \ » Nous n'avons pts eu recours à ce moyen dans ces cas, mais l'opiniâtreté que les hémorrhagies utéro~placentaires montrent à" se re* produire dans plusieurs grossesses (140a) chez les femmes > Mélanges de chirurgie étrangère; U i, p. »4» Cft note. Genève, ISSfc
Gc
MES HÉM0BHHAGIB8 UTÉRO-PLACÏNTAIRE8. 555
lymphatiques et affectées de leucorrhée chronique (1597, , i443) , habituelleme»t peu réglées, à chairs mottes, est telle , nonobstant les moyens de traitement rationnels , que nous engageons à répéter les observations de Sauter, qu'il dit avoir suivies depuié pins de vingt années. Nonobstant l'action très énergique de k sabine on peut , en agissant avec prudence et en observant avec attention les effets du remède , éviter tout accident.
1515. Le trafeetatont tonkpie appBeable aux divers états ph $£™e* r £* de cachexie n'est pas seuleftient prophylactique et même «^^«nuicîwratif de rbémorrbagie utér^placentaire pendant le cours J£^ M ^£! de la grossesse , il est aussi prophylactique de cet accident p^^^/S; morbide dans les intervalles des grossesses. C'est par interval,es des
* grossesses.
son moyen et en le continuant pendant un temps suffisant qu'on a rendu des femmes dont la constitution était détériorée, aptes à supporter sans aceident des gestations ultérieures lorsque plusieurs grossesses avaient été interrompues par des hémorrhagies utiéro - placentaires. On conçoit, sans qu'H soit besoin de l'exprimer, que dans ces cas le traitement est dirigé avec une plus grande activité que pendant la grossesse; on n'a point & redouter eémme dans ce dernier état le danger des stimulants, des exercices même forcés du corps, des changements brusques opérés dans la circulation par l'action des bains, et surtout des bains froids , qu'on ne peut alors trop recommander.
S H* Des hémorrhagies utéro-placentaires compliquées dé ^interruption de la grossesse et du travail de la parturitiôn.
15 16. Quand lliémoj^hagi6Uté>0'placefttaiïe in (jerrompt sources pria-
, . 1 . .. . , ' cipales de* indi-
la gestation ou rend sa continuation impossible , Le médecin cations théran'a plus à se préoccuper dea moyens de conservée la gros- KwmoîlrSa 1 ^