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DES ALTÉRATIONS DES ORGANES

Absorption des produits des hémorrhagies dans les cavités et dans l’épaisseur des tissvis.

qu’il suffit de la presser entre les doigts pour en faire suinter soit du sang J soit au moins de la sérosité sanguinolente.

y 5. Les hémorrhagies par exhalation s’opèrent aussi par les organes sécréteurs , dans la profondeur de leurs follicules. Le sang est alors versé par leurs conduits excréteurs^ plus ou moins mélangé avec le fluide qu’ils produisent ^ mais ne s’en séparant pas complètement.

74* L’issue du sang par exhalation^ par les surfaces où se trouvent réunis des exhalants et des organes sécréteurs en grand nombre, sans rupture des vaisseaux, ne semble pas douteuse. Lorsqu’en eflét une telle hémorrhagie s’est produite sur une surface visible , et qu’elle s’est suspendue , à part une^injection vasculaire plus grande de cette surface , on n’y reconnaît point de petites ecchymoses qui survivraient à l’hémorrhagie s’il y avait eu rupture des capillaires. Mais dans les hémorrhagies qui se produisent dans l’épaisseur des tissus , il n’est pas probable qu’il eh soit ainsi. On ne comprend pas comment un fluide pourrait être exhalé là où ne

se trouve naturellement aucune bouche exhalante. Aussi ne trouve-t-on jamais les produits de ces hémorrhagies, sans que des ecchynxpses environnantes ne marquent la trace de l’extravasation du sang.

y b. Les vaisseaux d’un certain volume , artériels ou veineux, ne se rencontrent jamais rompus, sans avoir été soumis à une action traumatique, à moins qu’ils ne soient malades dans leurs tuniques. Nous ne parlons de ces maladies que pour les signaler -, elles seront considérées en ellesmêmes quand nous traiterons des artérites et des phlébites.

y 6. Le sang extravasé, s’il n’est pas immédiatement versé au dehors, s’accumule dans les cavités et s’y coagule, ou s’infiltre dans le tissu cellulaire où il se coagule égalemeilt, ou enfin se creuse un foyer dans le parenchyme d’un organe. A mesure que le temps s’écoule depuis l’extravasation, le sang extravasé est soumis à l’action absorbante,

BANS LES HÉMORRHAGIES. 49

en même temps que sa présence détermine une phlegmasie dans le parenchyme qull a déchiré. Cette phlegmasie s’annonce par les altérations anatomiques connues elle produit une pseudo-membrane J qui finit par s’organiser autour du sang extravasé , et qui détermine et accélère sa résorption, laquelle s’opère lentement et avec beaucoup de temps. Les altérations qui se lient à ces circonstances sont une cavité isolée par un petit kyste séreux, adhérent au parenchyme adjacent de l’organe ou un réseau cellulo-fibreux très-dense, formé partie par le tissu cellulaire condensé de parenchyme, qui a été désorganisé encepointparle sang épanché, partie par les restes de vaisseaux qui se sont brisés, et qui sont convertis en filaments fibreux très-solides, et enfin partie par la pseudo-membrane qui s’est formée dans le foyer et qui est assez irrégulièrement disposée.

Lorsque le sang s’est extravasé dans un tissu à cellules , il s’y coagule sans altérer les cellules , il s’y dessèche en quelque sorte, puis il y est soumis à l’absorption, sous l’influence de laquelle sa teinte rouge-brune devient plus claire, passe ensuite au jaune et s’efface enfin tout-à-fait à mesure que le caillot fibreux disparaît par absorption. ,

77. Lorsqu’un individu a succombé à une hémorrhagie, les gros vaisseaux seuls contiennent encore du sang en petite quantité et coagulé*, les cavités des séreuses splanchniques tîontiennent toujours une certaine quantité de sérosité diaphane, surtout le péricarde et les plèvres. Les parenchymes des viscères sont décolorés. Les vaisseaux encéphaliques contiennent toujours une quantité de sang assez considérable relativement aux vaisseaux des autres parties. Cela dépend de ce que la structure osseuse du crâne soustrait les vaisseaux cérébraux à la pesanteur de.rah- toutefois la quantité de sang contenu dans ces vaisseaux est toujours moindre que dans l’état sain , et la quantité de fluide céphalo-rachidien est évidemment plus considérable.

Les organes des sujets qui succombent dans l’état d’olig»

Etal des organes sur les cadavres des sujets qui sont morts d’hémorrhagie.

ÉTIOLOGIE DES HÉMORRHAGIES

Origine rauses des inorrhagies.

aimie présentent une décoloration remarquable , qui ne se remarque pas seulement sur les tissus naturellement colorés J mais qui se reconnaît même sur les tissus blancs qui sont alors d’un blanc mat. Le ^œur est presque toujours revenu sur lui-même , au moins dans ses cavités gauches , dont les parois internes sont presque tout-à-fait en contact. Les tissus mous naturellement le sont encore devenus davantage pour peu que l’état d’oligaimie ait persisté pendant quelque temps. Cette plus gxande mollesse générale des tissus est surtout remarquable dans la pulpe cérébrale et dans le tissu de la muqueuse du tube digestif.

78. Les recherches anatomiques sur les parties qui ont été le siège des hémorrhagies n’ont rien appris sur le siège immédiat de la lésion morbide , sinon que les extravasations sanguines idiopathiques proviennent des capillaires sanguins dans lesquels le sang ne paraît plus se mouvoir sous la seule influence du cœur. Comment expliquer pourquoi ces vaisseaux versent le sang à la surface des membranes^ sur les parois des ramifications des canaux excréteurs ^ ou dans les interstices des mailles des tissus ^ lorsque nous ignorons les conditions du mouvement du sang dans les vaisseaux capillaires, et comment s’accomplissent les sécrétions et les exhalations dont ils fournissent les matériaux?

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