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CHAPITRE V

Prognostio des hémorrhagies en général,

i44- 1*^8 auteurs ont donné des signes propres à faire signes qui inprévoir la manifestation d’une hémorrhagie ^ ces signes nenird’unThésont surtout les symptômes d’invasion d’une hyperaimie évidente et les phénomènes du développement de cette hyperaimie dans un organe abondamment pourvu de vaisseaux, et d’une texture lâche et humide contenant un grand nombre d’organes d’exhalation et de sécrétion (27,38,39).

L’état du pouls peut indiquer, dans quelques cas, avec assez de probabilité , la manifestation ^’une hémorrhagie.

Suivant Galien et Solanô de Lucques, le pouls qui présage les hémorrhagies est plein, fébrile et ordinairement dicrote.

Fouquet , dans son Traité du Pouls , dit que le médecin perçoit alors dans l’artère comme la sensation de petits globules qui semblent la parcourir suivant sa longueur. Ces caractères ont sans doute été observés -, mais ils manquent souvent.

145. Le prognostic d’une hémorrhagie se tire plus du Prognostic d’asiége de la maladie que de sa nature et même de son in- rhémo^hagL tensité. Une grande quantité de sang peut être perdue sans un grand danger par un adulte dans l’âge moyen de la vie , parce qu’il ne résulte pas de l’hémorrhagie un trouble permanent dans les ^fonctions d’un organe important , et encore moins une lésion dans la texture de cel organe.* Ainsi , une très-faible hémorrhagie dans le tissu du cerveau entraîne de grands dangers , et toujours au moins de graves accidents souvent incurables , tandis qu’une hémorrhagie nasale très-abondante est le plus souvent toutà-fait sans danger. Nous en pourrions dire autant d’une hémorrhagie pulmonaire que d’une hémorrhagie encéphalique. La seule hyperaimie suffit même, dans ces or- 1, 6

82 PROGNOSTIC DES HÉMORRHAGIES

ganeSj pour produire] de graves et dangereux accidents.

Prognosticd’a- 1^6. Loin de nuire chez les adultes et les adolescents bien constitués ^ une hémorrhagie peu considérable est souvent suivie d’une meilleure santé. « Une hémorrhagie mo- » dérée ^ dit Stahl , non seulement ne débilite pas ^ ipais elle )) entraîne plutôt après elle une plus grande agilité et un » plus grand bien-être dans tout le corps ; par elle on voit » cesser, chez ceux qui sont d’une constitution qui les y » dispose, cette sensation habituelle de pesanteur et de » fatigue qui les retenait éloignés de leurs travaux^. » Stahl, dans l’importance qu’il attribuait au caractère critique ou salutaire des hémorrhagies , ne faisait qu’adopter les idées de Willis qui regardait toutes les hémorrhagies spontanées, chez les personnes bien portantes d’ailleurs, comme ne devant qu’à peine être considérées comme des maladies, pourvu qu’elles surviennent par un organe qui donne aisément issue au sang.

Prognosticd’a^ i47* grande abondance d’une hémorrhagieestdanl’hémorrhagie, geteuse cu produisant 1 oligaimie , état general qui se prolonge toujours long-temps , quand les malades ont dépassé l’âge moyen de la vie, et qui même jette souvent les fonctions dans un état de langueur irréparable. Indépendamment des circonstances qui appartiennent à l’hémorrhagie elle-même , dont il faut tenir compte pour le prognostic , il faut donc avoir aussi égard à la constitution propre des malades , à la position dans laquelle ils se trouvent.

Quand les hémorrhagies sont très - considérables , si elles se font rapidement , leur danger est immédiat, le malade est jeté dans la syncope, les mouvements du cœur se suspendent, et la vie s’éteint, si la perte de sang persiste. La syncope profonde est donc toujours un symptôme de fâcheux prognostic-, si elle se joint à des mouvements spasmodiques des membres , et à une émission spontanée des urines, elle est souvent le prélude de la mort.

‘ Prog, de consuU utUitate fiœmorrhagîaram^ Hal. 1704.

EN GÉNÉRAL

148. L’aptitude à devenir de nouveau le siège d’une hé- Prognoslic du

r0toiir (i6S

morrhagie qui se remarque dans tous les organes qui ont morrhagies , eu

^ ^ T . T • T égard aux orgi^

été attaques de cet état morbide, est une circonstance de nés affectés, fâcheux prognostic. Cette aptitude est d’autant plus grande que la maladie a eu son siège dans des parties dont les vaisseaux forment en quelque sorte un département plus isolé du système circulatoire. Ainsi, les hémorrhagies encéphaliques et pulmonaires sont de toutes les maladies celles qui se reproduisent le plus facilement avec plus de danger pour les malades. Les vaisseaux pulmonaires qui viennent du ventricule droit du cœur forment une circu« lation tout-à-fait à part , et ce sont eux qui fournissent les matériaux des hémorrhagies graves.^ L’appareil artériel encéphalique n’a avec les vaisseaux ^extérieurs de la tete que des anastomoses peu importantes eu égard au volume, au grand nombre et à la grande étendue de ses divisions.

149. Les hémorrhagies symptomatiques d’une autre Prognostic des maladie doivent être appréciées par rapport à cette ma— symptomatiques ladie, et comme pouvant diminuer ou augmenter son intensité -, elles doivent l’être aussi relativement à l’état général

dans lequel l’organisme se trouve jeté par l’influence de la maladie dont elles ne sont elles-mêmes qu’un épiphénomène. Nous ne traitons pas des hémorrhagies sous ce point de vue , parce qu’elles ne sont alors que des phénomènes d’un autre état pathologique •, mais nous insistons sur l’importance de ce fait que les hémorrhagies sont souvent un moyen naturel de terminaison heureuse des maladies les plus graves , surtout chez les Jeunes sujets, et que chez les sujets avancés en âge et affectés de maladies chroniques elles sont trop souvent la cause immédiate de l’issue fu« neste de ces maladies.

THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE

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