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Les épistaxis considérables ou répétées jettent ïes

Il6 HÉMORRHAGIES DES MEMBRANES MUQUEUSES.

malades dans une véritable oligaimie (53 ). Les épistaxis très-abondantes peuvent entraîner la mort -, du moins les auteurs sont-ils unanimes à le dire. Cependant il est douteux qu’il existe des exemples incontestables d’un semblable résultat des hémorrhagies nasales idiopathiques.

Art. Il, Altérations des organes dans les épistaxis.

Etat du sang dans les épistaxis.

210. Le sang, expulse des vaisseaux dans les épistaxis, est ? dans presque tous les cas, très-concrescible , contenant beaucoup de fibrine et de matière colorante. Ce fluide n’est décoloré et comme diffluent que lorsque l’épistaxis n’est que le symptôme d’un état morbide qui explique cette circonstance. Cependant quand les épistaxis se sont renouvelées un grand nombre de fois , ou ont été trèsabondantes, le sang a perdu une partie de sa fibrine et ne présente qu’un caillot de petit volume après sa coagulation.

Originedusang 211. Le saup: qui s’extravase à la surface de la pitui-

rejete dans les u i r

épistaxis. taire provient très-rarement d’une partie de la surface de cette membrane plus élevée que celle qui revêt les ailes du nez et la convexité des cornets inférieurs. On peut trèssouvent , par un examen attentif , reconnaître à la vue le point d’où provient le sang; lorsqu’une hémorrhagie nasale est suspendue et menace de se reproduire , on remarque toujours sur la partie d’où provient l’extravasation une injection très-considérable des vaisseaux capillaires de la pituitaire , qui sont distendus et augmentés de volume ; la muqueuse est rouge et légèrement tuméfiée.

État de la pi- 2 1 2. Dans les épistaxis chroniques, cette injection des

tuitaire dans les i t i t

épistaxis chroni- Capillaires de la pituitaire et leur distension par le sang

ques. ■

sont telles que ces vaisseaux sont comme variqueux.

Nous avons examiné avec le plus grand soin, à l’œil nu et par le secours du microscope , la pituitaire des ailes du nez d’un sujet qui avait été affecté depuis deux ou trois

' des' ÉPISTAXIS*'^'- ’ ■ 117

ans d’une très-fréquente épistaxis qui était encore survenue la veille de sa mort, à laquelle pourtant elle était étrangère. Il nous a été impossible de reconnaître aucune trace de rupture des capillaires. Ils étaient pourtant très distendus par le sang et beaucoup plus volumineux et plus évidents que dans l’état sain.

Art. III. Étiologie des épistaxis.

2i5. Indépendamment de toutes les causes qui prédisposent aux hémorrhagies en général (79), l’épistaxis en a qui posantes, lui appartiennent plus spécialement. Cette maladie doit être considérée comme presque toujours imminente chez les jeunes sujets , vers l’âge de la puberté surtout, lorsque la plus grande activité de la circulation , à cet âge , vers la tête, est encore favorisée par l’exposition de la tête au soleil , à la chaleur d’un feu ardent , parle séjour prolongé et fréquemment répété dans des lieux échaufiés par la réunion d’un grand nombre d’individus , par des cqntentions d’esprit forcées, telles que des études prolongées pendant les nuits, par l’absence du sommeil, etc.

, Les adultes , et même les personnes déjà avancées en âge , qui sont forcées, par leur profession , de faire des efforts de voix fréquents et considérables , de séjourner dans des lieux chauds , de s’exposer à l’impression d’une vive chaleur frappant particulièrement sur la tête , sont aussi trèsdisposés aux épistaxis.

214. La plus grande fréquence des hémorrhagies nasales dans certaines constitutions atmosphériques et en certaines saisons ne permet pas de douter que la manifestation de ces maladies ne soit influencée par ces circonstances. On voit les épistaxis se montrer, souvent avec utilité pour ceux qu’elles affectent (208), surtout chez les vieillards, à l’automne et au printemps, particulièrement vers les équinoxes. F. Hoffmann aremarqué avec raison que les épistaxis se manifestent chez un grand nombre de personnes dans les

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changements subits d^un extrême à Fautre des états hygrométriques et thermoniétriques de Fatmosphère Nous attribuons une plus grande influence encore pour la production de cette maladie aux temps orageux, où les nuages se trouvent chargés d’une grande quantité d’électricité (8'4).

21 5. L’une des causes qui favorisent le plus leretoùr de cette maladie , c’est sans contredit cette maladie elle-même. Son retour est toujours d’autant plus facile qu’elle s’est reproduite un plus grand nombre de fois -, il ii’est pas de maladie qui récidive plus facilement et plus fréquemment. L’état habituel d’injection des capillaires cutanés de la face ^et des fosses nasales est sans contredit la disposition physiologique qui prédispose le plus à l’épistaxis. ^

216. Indépendamment de toutes les causes que nous venons d’indiquer, on ne peut s’empêcher d’admettre qu’il existe chez certains sujets, et même dans des familles entières, une prédisposition aux hémorrhagies nasales, qui faiit qu’elles se reproduisent fréquemment, pour let moindre cause, et même sans cause évidente. L’expérience a prouvé, dit F. Hoffmann, que les épistaxis sont souvent héréditaires

La prédisposition aux épistaxis, quand elle est ainsi héréditaire, existe souvent dans l’enfance, depuis l’âge de sept à huit ans jusqu’à quinze à vingt, mais on l’observe aussi dans un âge plus avancé. Elle est quelquefois liée à une véritable pléthore sanguine, mais souvent aussi elle est indépendante de toute disposition de cette nature. La congestion sanguine et l’hémorrhagie nasale qui s’y rattache se renouvellent avec opiniâtreté , même après que la faiblesse du pouls est devenue excessive, et après que les capillaires cutanés semblent ne plus recevoir que les parties incolores du sang. Stahl et F. Hoffmann ont insisté beau-

’ Fred. Hoffmann , Op, omnia phys, ^med, , t, 11, p. 2,sect., 1 cap. i,

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